‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 761 sur 1261 · MORIN — 1228 MORO · texte numérisé non relu

MORIN — 1228 MORO

tant s, et fut converti au catholicisme par le cardinal Duperron. 11 acquit une connaissance profonde des langues hébraïque et samaritaine, ainsi que de tout ce qui a rapport à la discipline des premiers temps de l’Église, et publia sur ces matières des ouvrages qui font encore autorité, entre autres : De disciplina in adminisiratione sacramenti vœnitentiæ , 1651 ; De Ecclesiæ ordinationibus , 1655.

MOR1NGEN, ville du Hanovre. Voy. mohringen.

MOR1NS, Morini , peuple de la Gaule (Belgique 2e), sur le frelum Gallicum , au N. des Ambïani etdes Atrebates, au S. et à l’O. de la Germanique 2e, s’étendaient à l’O. jusqu’à la mer; ils avaient pour villes principales Taruenna Gesoriatum , Morinorum castellum[ Cassel). Leur pays répondait au N. de l’Artois et à la Flandre.

MORINTAY, une des Moluques. Voy. moluques.

MOR1SON (Robert), botaniste, né en 1620 à Aberdeen en Écosse, mort en 1683. 11 avait dans sa jeunesse embrassé avec ardeur la cause de Charles I, et passa, après la mort de ce prince, en France, où il se fit recevoir docteur en médecine. Gaston, duc d’Orléans, lui confia la direction de son jardin de Blois ; pendant les dix ans qu’il occupa cette place, il fil plusieurs voyages dans diverses provinces, et recueillit une grande quantité de plantes. Il fut rappelé en Angleterre par Charles II, qui le nomma son médecin, professeur royal de botanique et surintendant des jardins du roi. Il^se fit recevoir docteur à Oxford en 1669, et bientôt après obtint la chaire de botanique à la même université. 11 a rendu des services incontestables à la science, et a été un des premiers à classer les plantes d’après les fruits et les autres organes principaux. On a de lui : Hortus Blesensis , Londres, 1669; Planiarum urnbelliferarum distribué nova, Oxford, 1672; Histoire universelle des plantes , 1680, in-fol., achevée par J. Bobart, 1699.

MORLAAS, ch.-l. de canton (Basses-Pyrénées), à 9 k. N. E. de Pau ; 1,700 h. Ane. capitale du Béarn.

MORLAIX, en breton Montroules . ch.-l. d’arr. (Finish), au contl. du Jarlot et du lvestlent, qui y forment un uort, a 505 Kit. U. de Pans; 9,740 fi. Promenades, quais, aqueducs. Château dit Taureau qui défend la rade. Eglise St-Martin, hôtel-de-ville, hôpital. Ecole de navigation. Draps, manufacture de tabac, etc. Commerce actif. Moreau naquit à Morlaix. — Ville très ancienne; longtemps disputée par les princes de Léon et les ducs de Bretagne ; prise en 1374 par les Anglais, mais les habitants se délivrèrent eux-mêmes , et en 1381 elle fut rendue au duc de Bretagne. Elle souffrit beaucoup pendant les guerres de la Ligue, et se rendit à Henri IV en 1594. — L’arr. de Morlaix a 10 cantons (Morlaix, Landivisiau, Lanmur, Plouescat, Plouigneau, Plouzévédé, Sizun, St-Pol-de-Léon , St-Thégonec, Taulé), 59 communes et 136,535 hab.

MORLAQU1E, petit pays d’Europe, sur l’Adriatique, entre la Dalmatie et la Croatie (de 155 kil. env. sur 39), est partagé entre la Turquie et l’Autriche, et a pour habitants les Morlaques (en leur propre langue Moro-Vlassi ou Vlassi ), peuple brave, très guerrier, peu civilisé, et qui vit presque exclusivement de ses troupeaux. Carlopago et Zengg en sont les lieux principaux.

MORMANNO, ville du royaume de Naples (Calabre Citérieure), à 28 kil. N. O. de Cassano; 5,700 nab. Palais épiscopal. Bibliothèque. Industrie.

MORMANT, ch.-l. de canton (Seine-et-Marne), à 17 kil. N. E. de Melun; 1,000 hab.

MORMOIRON, ch.-l. de canton (Vaucluse), à H kil. E. de Carpentras; 1,600 hab.

> MORNANT, ch.-l. de canton (Rhône), à 18 kil. S. O. de Lyon; 2,400 hab.

MORNAS, bourg du département du Vaucluse, à 11 kil. N. O. d’Orange 900 hab. Ruines d’un châ¬

teau jadis habité par le baron des Adrets. On croit que ce bourg occupe 1 emplacement de 1 ancien Forum Neronis, que Ion place aussi à Forcalquier.

MORNAY (Philippe de), seigneur du Plessis- Marly, né en 1549 à Bu hy, dans le Vexin français, d’un père catholique, fut élevé en secret dans la religion réformée par sa mère, et embrassa ouvertement la réforme après la mort de son père (1560). II fut appelé en 1575 auprès du roi de Navarre (Henri IV), qui lui confia l’administration de sea finances; il fut en outre chargé par lui d’importantes négociations , et alla en Angleterre demander des secours à Elisabeth. Pendant les troubles de la Ligue, il fut nommé surintendant-général de la Navarre, et supporta presque seul dans cette province le poids de la guerre. Lorsque Henri III se rapprocha du roi de Navarre, et que celui-ci se fut fait remettre Saumur comme place de sûreté, le gouvernement de cette ville fut confié à Mornay. En 1589, Mornay enleva le cardinal de Bourbon, qu’on voulait faire roi ; en 1592, il fut chargé de traiter avec Mayenne. 11 s’opposa de tout son pouvoir à l’abjuration de Henri , et ftnit par se faire disgracier à cause de son zèle excessif pour le calvinisme. Il conserva néanmoins son gouvernement de Saumur. Après la mort de Henri IV, Louis XIII, résolu à com battre les Protest ants, lui ôta son gouv. Il m. en 1623 Mornay fut pendant cinquante ans le véritable chef des Protestants en France ; sa grande instruction dans les matières religieuses faisait de lui l’oracle de ses coréligionnaires; ou le surnommait le Pape des Huguenots . 11 a laissé, entre autres ouvrages : un Truité de la vérité de la religion chrétienne , 1580; De l'institution de l'Eucharistie , 1598; cet ouvrage fut vivement attaqué; Henri IV indiqua pour en discuter les noints principaux une conférence publique qui eut lieu à Fontainebleau en 1600: Mornay s’y fit battre par le cardin. Duperron. 11 a laissé des Mémoires qui ont été publiés après sa mort (1624- 25), et d’une manière plus complète en 1822-25, par Auguis, 12 vol. in-8. Tous ses ouvrages sont condamnés â Rome. J. Ambert a écrit sa Vie , Paris, 1847.

MORNE, nom usité en Amérique etdansles colonies françaises pour désigner les montagnes peu élevées.

morne-a-l’eau , bourg de la Guadeloupe , sur la côte N., à 9 kil. N. E. de la Pointe-à-Pître ; 3,200 hab. (dont 2,300 esclaves).

morne (le gros-), bourg d’Haïti (Nord), à 31 kil. S. du Port-de-Paix.

morne (le gros-) , volcan de l’île Bourbon. Voy.

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