MURA — 1239 — MURA
Münster, située entre les Pay3-Bas au N., la régence *de Minden à l’E., celle d’ Are nsbeîg au S., et la Prov. Rhénane au S. O., a 1 33 kil. sur 95, et 380,000 hab.
munster (évêché de) , état de l’empire germanique, dans le cercle de Westphalie, se composait de 4 quartiers divisés en 13 bailliages, et avait pour villes principales Münster, Ahlen, Werne, Ahaus, Borcheim, Kœsfeld et Meppen. — . L’évêché fut sécularisé en 1802, et après diverses vicissitudes il fut presque entièrement cédé à la Prusse en 1815; le reste fut partagé entre le roy. de Hanovre et le grand-duché d’Oldenbourg.
munster, cli.-l. de cant. (Haut-Rhin), à 17 kil. S. O. de Colmar, sur la Fecht, dans la belle vallée de Saint-Grégoire ; 3,953 hab. ; papeteries, grande manufacture de toiles peintes. — Münster doit son origine à un célèbre monastère fondé en 600 sous l’invocation de saint Grégoire-le-Grand, puis réuni à la congrégation des Bénédictins de Saint-Vannes; elle fut depuis ville impériale. Louis XIV la prit et la démantela.
MUNSTER (Sébastien), savant hébraïsant, né à Ingelhelm en 1489, mort en 1552, avait pris à Tubingue l’habit de cordelier lorsqu’il embrassa avec ardeur les opinions de Luther; il fut appelé à Bâle en 1529, où il enseigna l’hébreu et la théologie. On a de lui des Traductions d’Elias Levita, de Jossiphon, de Ptolémée. 11 a publié une Bible hébraïque (avec 'es commentaires rabbiniques) , Bâle, 1534-35, 2 v. in-f., et divers ouvr. théol., qui tous sont hY Index. \ MUNSTER BERG, ville des Etats prussiens (Silésie), à 55 kil. S. O. de Breslau ; 2,600 hab. Velours, étoffes de laine, de coton, etc. Jadis duché.
MUNYCH1E, Munychiu, auj. Porto, bourg et port de l’Attique, entre le Pirée et le cap Sunium, était un des 3 ports d’Athènes et un poste extrêmement fort; on y voyait un temple de Diane très célèbre.
MUNZER ou MUNTZER (Thomas), un des chefs des Anabaptistes, né àZtviekau (Misnie) vers la fin du xv* “siècle, avait reçu les ordres. D’abord sectateur de Luther, il voulut jouer à son tour le rôle de réformateur, en allant beaucoup plus loin que son maître; il parcourut en prêchant la Thuringe, la Souabe et la Franconie; s’attacha un grand nombre de prosélytes, et s’annonça comme un nouveau Gédéon, chargé de rétablir le royaume de J.-C. au moyen de l’épée. Déjà Munzer comptait sous ses ordres 30,000 fanatiques, et s’était emparé de Mühlhausen en Franconie , lorsqu’il se vit attaqué par l’armée des princes confédérés; défait et pris, il fut condamné et mis à mort, 1525. Voy. anabaptistes.
MUR D’ADRIËN , Adriani Valium , ligne de 23 châteaux forts, unis par une muraille de 125 kil. de long, entrecoupée de 81 tours et d'une foule de bastions, que l’empereur Adrien fit construire au ’N. de la Bretagne romaine; elle allait de l’embouchure de la Tynna (Tyne) à VIticna œstuarium (golfe de Solway). Ce mur fut toujours le véritable boulevard de la Bretagne.
mur de sévère, mur situé à 130 kil. plus au N. que le précédent, n'étaït qu’un retranchement en terre, bornant au N. la Yalentie et allant de la G Iota (Clyde) au Bodotria œstuarium (golfe deForth); il fut élevé par Septime-Sévère. 11 avait 45 kilom.
MUR DU diable, Pfahlyraben en allem. Voy. diable.
MUR, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord)., à 14 kil. O. de Loudéac; 2,400 hab. Ardoises.
mur-de-barrés , ch.-l. de cant. (Aveyron), à 36 kil. N. d’Espalion ; 1,300 hab. Cadis, camelots.
MURADAL, lieu d’Espagne dans la Sierra-Morena, à 48 k. N. de Jaën, cél. parlavict. qu’y remp. sur les Maures en 1212 les rois de Castille, de Navarre et d’Aragon réunis. Cette bataille est aussi connue sous le nom de bataille de las Navas de Tolosa.
MURAILLE (la grande-), immense muraille construite le long des frontières septentrionales de la
Chine, commence à TE. de Péking, sur le bord de la mer; traverse d’abord la province deTchi-li en se dirigeant au N.; puis se portant à l’O., parcourt celles de Chan-si, Ghen-si et Kan -sou. Le développement de la Grande-Muraille est d’environ 2,500 kil. selon la plupart des voyageurs, ou même de 3,600 kil. selon quelques-uns Dans plusieurs endroits la Grande-Muraille est en briques; ailleurs elle est en terre; partout elle est assez large pour que six cavaliers puissent y passer de front; sa hauteur ordinaire est de 6 à 8 mètres. Cet immense boule* vard fut construit par l’emp. Thsin-chi-hoang-ti de la dynastie des Thsin (vers 247 av. J.-C.) pour arrêter les invasions des Mongols et dcsMan (choux, cependant elle ne put empêcher l’asservissement de la Chine par ces deux peuples.
MURANO, ville du roy. Lombard-Vénitien, a 2 kil. N. de Venise; 4,400 hab. : 15 églises. Glaces miroirs, perles fausses, dentelles.
MURAT, ch.-l. d’arr. (Cantal), à 39 kil. N. E. d’Aurillac; 2,503 hab. Tribunal de lre instance. Petite, ancienne et mal bâtie. Gros draps, dentelles et cordonneries; bestiaux, chevaux; fromages, etc. Jadis titre d’une vicomté qui appartenait au roi. • — L’arr. de Murat a 3 oant (Àllanche, Marcenat et Murat), 31 communes et 35,801 hab.
murât, ch.-I. de cant. (Tarn), à 46 kil. E. de Castres; 2,800 hab. Etoffes de laines, bestiaux.
MURAT (Julie de Castelnau, comtesse de), rit : à Brest en 1670, morte en 1716, épousa, à 1 âge de 16 ans, le comte de Murat: exilée à Loches à la sollicitation de Mine de Maintenon, qui l’accusait d’avoir coopéré à un libelle injurieux pour la cour de Louis XIV, elle composa, pendant sa retraite, plusieurs romans qui sont pour la plupart remarquables par la grâce et le goût. En 1715, le duc d’Orléans fit cesser son exil. Nous citerons parmi ses écrits : Mémoires de ma vie, Paris, 1697 ; Nouveaux Contes de fées, 1698; le Voyage de campagne , 1699; les Lutins du château de Kernosy, 1 7 1 0; Histoires sublil mes et allégoriques, 1699.
murât (Joachim), roi de Naples, né en 1771 à La Bastide, près de Cahors, était fils d’un aubergiste. Il s’enrôla au commencement de la révolution, se fit remarquer par ses opinions exaltées, et devint dès 1794 lieutenant-colonel. Destitué ainsi que Bonaparte après le 9 thermidor, il se lia avec ce général, reprit du service en même temps que lui, et le seconda au 13 vendémiaire dans la défense de la Convention. 11 l’accompagna depuis en Italie, en Egypte, comme son aide-de-camp de confiance, se signala en toute occasion par une bravoure fougueuse, et fut bientôt nommé général de division. Au 18 brumaire, il commanda les 60 grenadiers qui dispersèrent le Conseil des Cinq-Cents. Bonaparte pour le récompenser lui confia le commandement de la garde consulaire et lui donna la main de sa sœur Caroline. Après la bataille de Marengo, dans laquelle il commandait la cavalerie, il fut nommé gouverneur de la république Cisalpine, puis gouverneur de Paris (1804). Lors de l’avénement de Napoléon à l’empire, il reçut le bâton de maréchal et le titre de prince. Il eut une grande part aux succès de la campagne d’Allemagne en 1805, se distingua surtout à Austerlitz, et fut nommé l’année suivante grand-duc de Berg. Envoyé en Espagne, <808, il détermina le roi, Charles IV, à se rendre à Bayonne et aspira à s’asseoii sur le trône de ce malheureux prince; mais Napoléon préféra y placer son frère Joseph, et donner à Murat le roy. de Naples : il fut proclamé, le 1er août 1808, roi des Deux-Siciles, sous le nom de Joachim-Napoléon ; mais jamais il n étendit sa domination au-delà du détroit. Murat régna paisiblement jusqu’en 1812. A cette époque, il prit part à l’expédition de Russie et y commanda la cavalerie ; quand l’empereur eut quitté l'armée
MURC
il dirigea la retraite désastreuse de Smolensk à Wilna. Après le désastre de Leipsick, prévoyant îe sort de Napoléon , il s’empressa de retourner en Italie, et noua des négociations avec les puissances coalisées; on consentit en 1 8 1 4 à le laisser sur le trône, mais à condition qu’il fournirait son contingent contre la France; cependant, dès qu’il eut appris que Napoléon était revenu de l’île d Elbe, Murat se déclara en sa faveur, envahit la Haute- Italie et marcha contre les Autrichiens. Battu à Tolentino (2 mai 18J5), il perdit en un instant son armée et son trône. Il se réfugia dans le midi de la France, puis en Corse où il retrouva quelques partisans ; il se mit à leur tête et tenta avec eux de reconquérir son royaume ; mais ayant été séparé par une tempête du gros de sa troupe, il fut jeté presque seul sur la plage de Pizzo; il fut pris en débarquant, traduit, par ordre du roi Ferdinand, devant unecommiss. miiit., condamné à mort, et fusillé le 13 oct. 1815. Il laissa un fils, L.-Nap. Murat, né en 1803.
MURATO, ch.-l. de cant. (Corse), à 17 kil. S. O. de Bastia; 730 hab.
MURATORI (Louis-Antoine), un des savants les plus distingués du xvme siècle, né en 1672 à Vignola (Modénais), mort en 1760. Déjà célèbre à l’âge de 20 ans par son érudition, il fut appelé dès 1694 à Milan pour y occuper une place de conservateur à la bibliothèque Ambrosienne. En 1700, il revint dans sa patrie sur les instances du duc de Modène, qui le nomma son bibliothécaire et lui donna la charge de conservateur des archives de celte ville. Ecrivain infatigable, Muratori a enrichi l’histoire de savantes dissertations, et publié un grand nombre de documents très-importants , entre autres le précieux recueil des lierum ilulicarum Scripiores prœcipui ab anno 600 ad annum 1600, Milan, 1723-61, 29 vol. in-fol.; les Antiquitaies iialicœ medii œvi , Milan, 1738-43, 6 vol. in-fol.; le Novus Thésaurus veterum inscriptionum , Milan, 1739-42; les Annales d’Italie depuis l'ère vulgaire jusqu en 1749 (en ital .), Milan, 1744-49, 12 vol. in-4, et dans la Collection des classiques italiens. Milan, 1820, 1821, 18 vol. in-8. Ses Œuvres ont été publiées à Arezzo, 1767-80, 36 vol. in-4, et à Venise, 1790-1810, 48 vol. in-8.
MURBACH, célèbre abbaye de Bénédictins (Haut- Rhin), fondée en 727 au pied du ballon de Guebwiller, et sécularisée en 1769 par Louis XV en faveur de la noblesse catholique d’Alsace. Son abbé avait séance et voix à la diète. Le territoire de l’abbave comprenait les 3 prévôtés de Guebwiller, Wattewiller et St-Amarin.
MURCIE, Arcilacisei Vergilia en latin du moyen âge, ville d’Espagne, ch.-l. del’intendancedeMurcie, sur la gauche de la Segur a, avec un faubourg sur la droite, à 398 kil. S. E. de Madrid ; 40,000 hab. Palais épiscopal, cathédrale, beau pont; jardin botanique, beau bâtiment où l’on apprête la soie ; cinq collèges. L’évêque de Carthagène réside à Murcie. Aux environs, beaucoup de mûriers ; draps, lainages, savon, blanc de céruse, salpêtre; filatures de soie, moulins à huile; un peu de commerce. — Murcie n’apparaît dans l’histoire qu’en 713, mais elle doit être plus ancienne. Elle fit d’abord partie du califat de Gordoue (766), devint au xie siècle ch.-l. d’un roy. maure particulier, et fut prise par les Chrétiens en 1266. Elle a beaucoup souffert d’un tremblement de terre en 1829. — L’intendance de Murcie, comprise dans la capitainerie-générale de Valence et Murcie, entre les intendances de Valence, Grenade, la Manche, Cuença, et la mer, peut avoir 160 kil. du N. au S. et 148 de l’E. à l’O. Ch.-l., Murcie. Autres villes, Chinchilla, Orihuela, Lorca, etc. C’est une des prov. les plus chaudes et les plus fertiles de l’Espagne ; mais on y manque d’eau en quelques endroits. 11 s’y trouve des lacs salés et plusieurs mines. — Réunie à la province de Carthagène, qui ne coni-