MOZA
politiques qui ensanglantèrent à cette époque le midi de la France : il fut fusillé à Lyon le 19 juillet. mouton, comte de Lobau. Voy. lobau.
MOUTON-NOIR (dynastie du), en turc Karakotn-iu , dynastie turcomane , ainsi nommée parce qu’elle portait un mouton noir peint sur ses étendards. Les princes du Mouton-Noir régnaient au iiv* siècle dans l’Arménie et le Diarbékir ; en 1407 ils envahirent la Perse où la dynastie des IIkhaniens disputait l’empire aux descendants de Tamerlan; ils furent chassés du trône en 1468, par les Turcomans du Mouton-Blanc. Voici leurs noms : Tour-Ali-Beg, 1360; Kountlubeg; Kara-Youssouf- Othman, 1380-1406; Eskander, 1407-35 ; et enfin Géangir, 1435-68.
mouton-blanc (dynastie du), en turc Ak-koïn-lu , appelée aussi Baïandouriens , dynastie turcomane, rivale de la précédente , la remplaça en Perse en 1468, et fut renversée en 1499 par celle des Sophis. Les princes de cette dynastie sont : Ussum Cassan, 1468-78 ; Khalil-Beg, 1478-79 ; Yacouf, 1479-85; Djoulaver, 1485-88; Beïsankour, 1488-90 Roustam, 1490-97; Alvend ; Mouradbeg , 1497-1499.
MOUTONNET-GLA1RFONS, littérateur, né au Mans en 1740, mort en 1803. On a de lui des traductions estimées des Baisers de Jean Second , d’Anacrèon , Sapho , Bion, Moschus, etc.; un poème sur les chats, intitulé la Galéide, 1798.
MOUTYPOLLAM, ville de l lnde anglaise (Madras), à 28 kil. de Kaddalor. Célèbre bataille entre les Anglais et Haïder-Ali, 1781.
MOUY, ch.-l. de cant. (Oise), à 9 kil. S. O. de Clermont; 2,507 hab. Draps pour les troupes, filature de laine, papeterie. Pierres de taille aux env, mouy, ch.-l. de canton (Aisne). Voy. moy. MOUZA1A, montagne de l’Algérie, située dans la première chaîne de l’Atlas, entre Blida et Médéah (1,560 m* de haut). Au pied de cette montagne est un défilé fort dangereux connu sous le nom de l eniah de Mouzaïa , il s’y est livré plusieurs combats. Forcé par les Franç. en 1840. Mines de fer, de cuivre.
MOUZANGAYE, ville de 1 île de Madagascar, sur la côte N. O., par 15° 6’ lat. S., 45° 20’ long. E., est la capit. du roy. des Séclaves; 6,000 hab. Etoffes de soie et coton. Grand commerce.
MOUZON, ch.-l. de cant. (Arden.), sur la Meuse, à 14 kil. S. E. de Sedan ; 2,400 hab. Drap, serges, filature de laine, cuir. — Jadis très forte : souvent prise et reprise. Turenne la prit et la démantela en 1653. Elle avait une riche abbaye de Bénédictins.
MOXOS, peuple indigène de l’Amérique du Sud (Bolivie), dans le dép. de Santa-Cruz de la Sierra, hçbite les vallées des Andes, par 12° 18’ lat. S. et 63° 71’ long. O. Il avait donné son nom à un dép. du Haut-Pérou.
MOY ou MOUY, ch.-l. de cant. (Aisne), sur l’Oise, à 12 kil. S. E. de St-Quentin; 1,000 hab.
MOYENNEVILLE , ch.-l. de cant. (Somme), à 7 kil. S. O. d’Abbeville; 900 hab.
MOYEN-RIVER, riv. des États-Unis (Missouri), naît dans la partie S. E. du coteau des Prairies, et tombe dans le Mississipi ; cours, 500 kil. au S. E.
MOYENVIC, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 6 kil. S. E. de Château-Salins, à 2 kil. E. de Vie; 1,500 hab. Faïence, salines considérables. Jadis place forte.
MOYEUVRE-LA-GRANDE , village de France (Moselle), à 13 kil. S. 0. de Thionville; 1,550 hab. Hauts-fourneaux à l’anglaise, cylindres à cannelure, feux d’afflnerie, aciérerie, machines à vapeur, etc.
MOYOBAMBA, ville du Pérou (Livertad), à 400 kil. N. E. de Truxillo, sur le Moyobamba; 5,000 hab. jadis; moins auj. Fabrique de lucayas (étoffe de coton grossière). — Le Moyobamba coule a l’E. et tombe dans le Huallaga après 400 kil. de cours. MOYSE. Voy. moïse.
MOZAMBIQUE, capitainerie-générale, compre-
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liant les possessions portugaises dans l’Afrique orientale, de 10° 15 à 25° 15 lat. S., s’étend indéfiniment dans les terres, mais en réalité ne consiste que dans les établissements de la côte, depuis le cap del Gadoau N. jusqu à la baie de Lorenzo-Marquez au S. ; env. 270,000 h. Sept capitaineries : Querimbe ou Porto delGado , Monzambique, Quilimane, Sena, Sofala, Inhatnbane, Bahia-de- Lorenzo -Marquez ; ch.-l., Ibo (fort), Mozambique, St-Martin de Quilimans, Tête, Sofala, Inhambane, Lorenzo-Marquez. Très vastes forêts pleines d’éléphants (d’où grand commerce d’ivoire). Nombreuses mines d’or, surtout à Zumbo. Sol très fertile (riz, millet, fruits, etc.).
Mozambique, ch.-l. de la capit.-particulière , et capitale de la capitainerie-générale de Mozambique, sur la petite île de Mozambique, par 38° 20’ long. E., 15° 1’ lat. S.; 8,000 hab. Port et citadelle (mal armée) ; palais du capitaine-général; évêché. Climat insalubre. Commerce encore actif en ivoire, écaille, piment, médicaments, baume, ambre gris, gomme, peaux de tigre, etc., et, il y a peu de temps encore, en eselaves. — Vasco de Gama aborda sur la côte de Mozambique en 1498; mais ce ne fut qu’en 1508 que les Portugais y bâtirent un fort et y établirent un comptoir.
Mozambique (canal de), grand bras de la mer des Indes, entre la côte orientale d’Afrique et l’île de Madagascar.
MOZARABES (c.-à-d. Arabes mélangés ou étrangers ), nom que donnèrent les Maures aux chrétiens d’Espagne qui consentirent à vivre sous leur domination, en conservant leur religion et leurs lois. On donnait aussi le nom de rit mozarabique à la liturgie en usage chez ces chrétiens ; cette liturgie, arrangée au vie siècle par saint Léandre, archevêque de Séville, et complétée par saint Isidore, son successeur, avait été formée en partie du rit gallican, mais elle avait aussi beaucoup emprunté aux Orientaux ; on l’appelait encore rit gothique . Le rit mozarabique fut remplacé, du xie au xne siècle, par le rit romain , grâce aux efforts des papes et aux ordonnances des rois de Castille et d’Aragon; mais le peuple n’abandonna qu’avec regret sa liturgie nationale.
MOZART (Wolfgang-Amédée), compositeur allemand, né à Saltzbourg en 1756, mort en 1791. Il n’avait pas encore 8 ans quand il toucha l’orgue à la chapelle de Versailles et se montra, dès lors, l’égal des plus grands maîtres. Il fit successivement l’admiration de l'Angleterre , des Pays-Bas, de la Hollande et de l’Italie. Après avoir fait quelque séjour à Paris, mécontent d’ailleurs du goût des Français, il quitta la France et s’attacha à l’empereur Joseph 11. Mozart composa dans tous les genres et excella dans chacun d’eux. Il n’avait pas 36 ans, lorsqu’il mourut, victime de quelques excès. Ses chefs-d’œuvre sont : Don Juan , les Noces de Figaro , la Flûte enchantée , la Clémence de Titus , un grand nombre de symphonies, et la célèbre messe de Requiem , qui fut pour lui le chant d cygne. Il se persuada, en composant cet admirabl morceau, quil travaillait pour lui-même, et cett idée fixe hâta, dit-on, sa mort. En 1841 on lui a érigé une statue en bronze dans sa ville natale.
MOZDOK , ville de la Russie méridionale (Caucase), sur le Terek, à 225 kil. S. E. de Stavropol; 3,000 hab. Elle termine la ligne militaire formée le long du Caucase. Maroquins, eau-de-vie, vers à soie. Commerce avec les montagnards. Les environs de Mozdok sont infestés par des hordes pillardes.
MOZIFFERABAD , ville du roy. de Lahore (Afghanistan), par 70« 2’ long. E., 34° 2’ lat. N. Jadis au Kaboul et résidence d’un chef qui prend le titre de sultan.
MQU1NWARI ou KAZBEK, un des plus hauts sommets du Caucase à 115 kil. N. O. de Tiflis par
MUHL — 1236 — MULG
42° 28’ lat. N. et 41° 55’ long. E. : 5,045 mètres au-dessus du niveau de la mer Noire.
MSTA, riv. de la Russie d’Europe, sort du lac Matino (Tver), arrose legouv. de Novogorod, coule au N. O., à l’O. et au S. O., et tombe, à 12 kil. S. O. de Novogorod, dans le lac Umen. Cours, 400 kil.
MSTISLAVL, ville de la Russie d’Europe (Mohi- 'ev), à 90 kil. N. E. de Mohilev; 5,000 hab. Beau collège de Jésuites, synagogues. Commerce de chanvre, blé, avec Riga. — Fondée en 1180; souvent prise; réunie à la Russie par Catherine 11 en 1772.
MTZENSK, ville de la Russie d’Europe (Orel), à 49 kil. N. E. d’Orel ; 6,000 hab. Commerce de blé, chanvre. Environs très fertiles. — Cédée à la Russie en 1509 ; elle appartenait d’abord aux Lithuaniens.
MUCHAM1EL, ville d’Espagne (Valence), à 11 kil. N. d’Alicante; 4,000 hab. Vin excellent.
MUCIDAN, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 23 kil. S. de Riberac; 1,600 hab. Forges, mines de fer.
MUCIEN, M. Licinius Crassus Mucianus , d’une famille issue par adoption de la maison des Mucius, général et ami de Vespasien, aida puissamment ce prince à renverser Vitellius et à monter sur le trône. Vespasien lui laissa en reconnaissance une grande autorité, mais il en abusa quelquefois. Il fut plusieurs fois consul, en 52, 70, 74 après J.-C.
MUCIUS (famille des), célèbre maison plébéienne de Rome, aont les membres portaient le surnom
de Scœvola , en mémoire du fameux guerrier Mucius Scævola, est célèbre surtout par les habiles jurisconsultes qu’elle produisit. Il paraît qu’elle s’éteignit sous les empereurs. Voy. scævola.
MUCY-L’EVÈQUE. Voy. mussy.
MUFTI ou MUPHTI, grand pontife de la religion de Mahomet, réside à Constantinople. 11 est le souverain interprète du texte et des pensées du Coran : aussi l’appeile-t-on l'oracle du jugement, le bras droit de Mahomet. Il est à la fois le chef suprême des gens de loi et des prêtres, nommés ulémas ; ses ordonnances, appelées fetfas, sont aveuglément exécutées. C’est le mufti qui ceint l’épée au sultan k son avènement. — Chaq. v. a en outre son mufti.
MUGNANO, bourg du roy. de Naples (Terre de Labour), à 11 kil. E. de Nola; 3,700 hab.
MUGNOZ. Voy. ^iunoz.
MUGRON, ch.-l. de cant. (Landes), sur l’Adour, à 13 kil. O. de Sainb-Séver; 2,400 hab. Commerce actif d’eau-de-vie et vins.
MUHL, riv. de l’archiduché d’Autriche (pays audessus de l’Ens), naît sur les frontières de la Bavière et de la Bohême, et se jette dans le Danube près de Neuhaus; cours, 60 kil. — Elle a donné son nom à un cercle de l’archiduché d’Autriche, entre la Bohême au N., le Manhartsberg supérieur à l’E., le Danube au S., la Bavière à 10. : 100 kil. sur 32; 200,000 hab. Ch.-l., Freystadt.
MUHLBERG , ville murée des Etats prussiens (Saxe), sur l’Elbe, à 84 k.E. de Mersebourg; 3, 000 h. Château. Drap, bonneterie, toile, gants. Commerce de grains, houblon, etc. Près de cette ville, Charles- Quint défit en 1547 l’électeur Jean-Frédéric de Saxe, qui était à la tête du parti protestant.
MUHLDORF, ville murée de Bavière (Isar), sur l’Inn, à 65 kil. N. E. de Munich ; 1,350 hab. Ruines d’un château. Près de là fut livrée une célèbre bataille entre les deux compétiteurs à l’empire, Louis V et Fréd. le Beau, 1322 ; ce dernier y fut battu et pris.
MUHLENBACH, Szasz-Sebes , ville de Hongrie (Transylvanie), ch.-l. de siège, à 20 kil. S. de Karlsburg; 4,300 hab. Drap.
MUHLHAUSEN, ville des Etat3 prussiens (Saxe), sur TUnstrutt, à 46 kil. N. O. d’Erfurt; 10,000 hab. Etamines, drap de ras, chapeaux, tanneries; bière, eau-de-vic de grains. — Longtemps ville libre; fut cédée à la Prusse en 1802.
mühlüaüsf.n, ville de France. Voy. Mulhouse.
MUHLHEIM, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), sur le Rhin, à 5 kil. N. E. de Cologne ; 3,900 hab. Velours, soie, indiennes, lainages, savon, vinaigre, tabac, tanneries, etc.
MUHLHEIM, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), sur la Roër, à 24 kil. N. E. de Dusseldorf; 5,000 hab. Amidon, papier, savon; ciseaux à tondre le drap. La Roêr y devient navigable.
MUHR ou MUR, riv. des États autrichiens, naît en Autriche du versant sept, des Alpes Noriques, arrose la Styrie, entre en Hongrie, et s’unit à la Drave près de Neograd. Cours, 400 kil.
MIJLA, ville d Espagne (Murcie), à 31 kil. à l’O. de Murcie; 7,400 hab. Poterie, moulins à farine.
MULCIBER (c.-à-d. le forgeron ), un des surnoms de Vulcain.
MULDE, riv. d’Allemagne, formée de deux bras qui se joignent à Colditz dans le roy. de Saxe, tombe dans l’Elbe près de Dessau. Cours, 250 kil. au N. 0.
MULEY-ABDEL-MÉLEK , roi de Fez et de Maroc, de la dynastie des chérifs (1576-1578), monta sur le trône en détrônant son neveu Muley-Mohammed, à la jalousie duquel il craignait d'être sacrifié. Le prince détrôné alla implorer le secours du roi de Portugal, don Sébastien, qui vint débarquer sur la côte d’Afrique avec une armée de 20,000 hommes; Muley-Abdel-Mélek, quoique gravement malade, vint lui livrer la bataille et remporta la célèbre victoire d’Alcaçar-Quivir , dans laquelle périt don Sébastien; mais épuisé par ses efforts, il mourut luimême à la fin de l’action. — Il eut pour successeur son frère Muley-Ahmed, qui régna paisiblement pendant vingt-cinq ans. — Le nom de Muley a été porté par plusieurs autres princes de l’Afrique qui ne sont guère remarquables que par leur cruauté Les plus connus sont :
muley-ismael, empereur de Maroc, de la dynastie des chérifs, monta sur le trône en 1672, enleva Tanger aux Anglais (1684), prit plusieurs villes aux Espagnols, entre autres Larache (1689), et assiégea vainement Ceuta pendant vingt-six ans. 11 conclut un traité de commerce avec Louis XIV, tenta une expédition contre les Algériens (1690); mais il fut défait. Il eut dans sa vieillesse à combattre la révolte de plusieurs de ses fils. 11 mourut en 1727, à 81 ans. Il signala son règne par d’atroces cruautés.
muley-haçan, roi de Tunis en 1533. Il fut attaqué et chassé de Tunis par le général des Turcs, le célèbre Barberousse (Chérédin). Il implora le secours de l’empereur Charles-Quint , qui défit Barberousse, reprit Tunis, et le replaça sur le trône (1535). Mais ses sujets se révoltèrent : il fut battu par son propre fils, Muley-Homaidah, jeté dans une prison, et privé de la vue par ordre de ce prince. Muley-Haçan fut délivré par les Espagnols, et se retira en Italie où il mourut vers 1545. — Son fils Muley-Homaidah fut ch-assé de Tunis par les Turcs en 1573, et fut le dernier prince de la dynastie des Ilafsides.
MULGRAVE (Constantin-John-Phips, lord), navigateur anglais, né en 1734, mort en 1794, fut chargé en 1773 de s’assurer de la possibilité d’un passage au nord de l’Amérique. 11 partit avec deux bombardes, et, après un voyage pénibje et dangereux, revint sans avoir obtenu un résultat satisfaisant ; il s’étail élevé au-delà du 80e degré de lat. N. A son retour, Phips fut nommé membre de la Chambre des Communes (1775), et commissaire de l’amirauté en 1777 ; en 1783, il obtint le rang de pair. La relation de son expédition, publiée par lui-même, a pour titre : Voyage au pôle boréal , entrepris par ordre du roi, en 1773 , Londres, 1774 ; traduit en français par Fleurieu et Demeunier, Paris, 1775, in-4.
MULGRAVES (îles), dites aussi îles de Marshall , i les de Gilbert, et pour lesquelles on a proposé le nom à' Archipel Central, s’étend à peu près au centre de la Polynésie au S. E. des îles Mariannes,
MULL — 1237 — MUjND
par 168°-171° long. E., et 1°-10° lat. N. Presque toutes sont petites et basses; leurs habitants, cuivrés ou noirs, sont très misérables. Vulgairement on répartit ces îles en cinq ou six groupes, Browne, Radak, Mulgrave, Ralik , Scarborough et Kingsmill. Le groupe de Mulgrave est situé par 6° 7’ lat. N., et 169° 36’ long. E.
MULHOUSE, Mühlhausen, ch. -1. d’arr. (H.-Rhin), sur VIII et le canal de Monsieur, qui en forment une île, à 30 k S. de Colmar, à 30 k. N. N. 0. de Bâle; 41 ,272 h. (1857). Tribunal, collège, école dessciences appliquées. Mousselines, cotonnades, toiles peinte», etc. Les environs fabriquent immensément aussi. Mulhouse, pour tous ces articles, est la ville la plus productive de France (elle fabrique pour 50,000,000 de francs par an), et rivalise avec les grands ateliers d’Angleterre. Banque. — Mulh. devint ville sous l’empereur Frédéric 11 , ville impériale sous Rodolphe de Habsbourg, puis alliée des treize cantons de la Suisse en 1 515. Enfin elle fut réunie à la France en 1798. Turenne défit les Impériaux près de Mulhouse en 1674 — Cette v. été érigée en cli.-l. d’arr en 1857 , à la place d’Altkiroh V. ce nom.
MULL (île), jadis Dréolin , une des îles Hébrides, par 8° 28’ long. O., 56° 30’ lat. N. : 49 kil. sur 35 ; 9,500 hab. Climat humide ; montagnes (dont une, le Benmone, a 1 ,000 mètres) ; lacs, cavernes. Sol peu fertile, bétail. Houille, granit, marbre, basalte, etc. Tobermory en est le village principal.
MULLER (Gérard-Fréd.), voyageur et historien, né en 1705 en Westphalie, mort en 1783, alla de bonne heure se fixer en Russie pour y enseigner l’histoire et la géographie, gagna la faveur de l’impératrice Catherine, devint historiographe, membre de l’Académie de Saint-Pétersbourg, conservateur de6 archives; fut chargé de plusieurs voyages scientifiques, et accompagna Gmelin dans son voyage en Sibérie (1733-43). On a de lui : Recueil pour l’Histoire de Russie , St-Pélersbourg , 1732-64 ; Origines gentis et nominis Russorum , St-Pétersbourg , 1749; Voyages et découvertes fies Russes, 1766, etc.
muller (Othon-Fréd.) , naturaliste danois, né à Copenhague en 1730, mort en 1784, est l’un des meilleurs observateurs du xvin® siècle. Le gouvernement danois lui conféra plusieurs fois des fonctions publiques; mais il s'en démit en 17 72 pour se livrer tout entier à l’étude. 11 est surtout connu par ses recherches sur les animaux infusoires; c’était pour la science un nouveau monde dont il est en quelque sorte le créateur. On a de lui : Fauna inseclorum Friedrichsdaliana, 1764; Flora Fried richsdaliana , 1767; Vermium lerrestrium et fluvialilium Historia, 1773-4 ; Hydrachnae , Il 8i ; Eniomostraca , seu insecta testacea , 1785; Animalcula in fusoria, fluvialilia et marina , 1786. 11 a terminé la Flore du Danemark, commencée en 1761 parOEderj il avait lui-même commencé une Zoologie danoise , lorsqu’il mourut, avant d’avoir pu l’achever.
muller (André), savant orientaliste, né en Poméranie vers 1630, mort à Slettin en 1694, fut pasteur à Bernow en Prusse, puis prévôt de l’église de Berlin, 1667. Il renonça en 1687 à toute fonction pour se livrer à l’étude; il avait séjourné pendant dix ans à Londres pour coopérer à la Bible polyglotte de Wallon. A. Muller est surtout connu par ses travaux sur les langues de l’Asie, particulièrement sur le chinois. Il fit graver à ses frais 66 alphabets différents, et publia l’Oraison dominicale en langue chinoise, comparée avec cent autres versions en autant de langues, Berlin, 1676. On a de lui un recueil (A'Opuscula orientalia, Francfort, 1695.
muller (Jean de), historien suisse, né à Schaffhouse en 1752, mort en 1809, enseigna d’abord le grec à Scliaffhouse, puis l’histoire à Genève et à Berne, et commença (lès 1780 ['Histoire de la Confédération helvétique , qui a fait sa réputation. En 1786,
I électeur de Mayence 1 attacha à sa personne comme son conseiller intime; après la prise de Mayence par les Français, au commencement de la révolution l’empereur Léopold l’accueillit dans ses états, le nomma conseiller, bibliothécaire, et lui conféra des titres de noblesse ; mais se plaisant peu à la cour de Vienne, Muller accepta en 1804 une place à l’Académie de Berlin. Napoléon , maître de la Prusse, le nomma secrétaire d’état de la Westphalie, puis directeur de l’instruction publique dans ce royaume. Les principaux ouvrages de Jean de Muller sont : Y Histoire de la Confédération helvétique (commencée en 1780, mais qui reparut entièrement fondue et continuée en 1786-95. et qui a été trad., 1794-1803, Lausanne, 13 vol. in-8, et Pa- TSjl 840-45,1 6 v. in-8) ;etun e Hist. universelle (ouvr. posthume, 1810), traduite en français par Hess, 1814-17, 4 vol. in-8; seconde édition, 1826. Ses Œuvres complètes ont été réunies par son frère à Tubingue, 28 vol. ir.-8, 1810-20. On a surnommé Jean de Muller le Thucydide de la Suisse.
muller (Jean), astronome. Voy. regiomontanus.
MULLINGAR, ville de l’Irlande (Leinster), ch.-l. du comté de West-Meath, à 70 kil. N. O. de Dublin ; bien bâtie et commerçante.
MULUCHA, rivière d’Afrique. Voy. molokath.
MUMMIUSfL.), général romain; consul l’an 146 av. J.-C., il battit Diæus, général des Achéens, anéantit la Ligue achéenne, prit Corinthe d’assaut, livra cette ville aux flammes, et réduisit toute la Grèce en province romaine sous le nom d’Achaïe. Il reçut les honneurs du triomphe et le surnom d ’Achaïcus. Mummius fit transporter à Rome la plus grande partie des statues, vases et tableaux qui se trouvaient à Corinthe; mais il connaissait si peu le prix de ces chefs-d’œuvre, qu’il dit à ceux qui étaient chargés de les transporter que s’ils les perdaient ils seraient onligés de les remplacer à leurs dépens.
MUMMOL (Ennius) , guerrier bourguignon du VIe siècle, fils de Péonius, comte d’Auxerre, obtint en 561 de Contran, roi d’Orléans et de Bourgogne, l’office de comte à la place de son père. Nommé ensuite patrice (c.-à-d. généralissime) des troupes bourguignonnes, il battit les Lombards et les Saxons, enleva la Touraine et le Poitou à Chilpéric, roi de Soissons. Mais ayant voulu détrôner Gontran, 585, et mettre sur le trône un aventurier nommé Guiv dovald , il fut assiégé dans Comminges. Vaincu et se voyant sans ressources, il se donna la mort.
MUNATIUS PLANCUS (L.), orateur et général romain, né à Tibur, suivit d’abord César dans les Gaules, puis s’attacha au parti de Pompée, et revint encore à César. Dans la suite, il servit longtemps Antoine, mais il l’abandonna pour Octave. Ce fut à sa sollicitation que le sénat décerna à ce dernier le titre d’Auguste. 11 avait été consul (42) et censeur (22 av. J.-C.), et avait été chargé de commandements importants dans la Gaule et dans l’Asie.
II fonda Lugdunum {Lyon) pendant qu’il était proconsul dans les Gaules (41). Horace a adressé à Munatiu8 Plancus la 7 e ode de son 1er livre : Laudabunt alii claram Rhodon , etc. — Voy. plancus.
MUNCER. Voy. munzf.r.
MUNCHHAUSEN (le baron de), homme d’état, né dans le Hanovre en 1688, mort en 1770, siégea 37 ans dans le conseil privé de l'électeur, et devint son premier ministre en 1768. Il fonda l’université de Gœttingue et la dirigea pendant 32 ans avec le titre de curateur.
MUNDA, auj. Monda , ville d’Hispanie (Bétique), chez les Bastuli Pœni , est célèbre par la victoire que César y remporta sur les deux filâ de Pompée l’an 45 av. J.-C., victoire qui termina la guerre, civile. — Fl. d’Hispanie (Lusitanie), auj. le mondeoo.
MUNDEN, ville du roy. de Hanovre (Hildesheim), à 26 kil. S. 0, de Gœttingue , au confluent de la
— MUNI — 1238 — MUNS
Fulde et de la Werra ; 6,000 hab. Murs flanqués de tours ; églises, hôpital. Tabac, .savon, faïence, tanneries ; commerce de transit. — Prise et pillée par Tilly (1 626); occupée par les Français (1766 et 1806).
MUNGO (saint), dit aussi Kentigern , évêque de Glasgow au vi* siècle, était disciple de Palladius et descendait d’une famille royale. On lui attribue la fondation du monastère de Saint-Asaph (660), et la création de l’université d’Oxford.
mungo-park, voyageur écossais, né en 1771 près de Selkirk. Après avoir fait un voyage dans l’Inde, il fut chargé, par la Société africaine de Londres, de faire un voyage d’exploration en Nigritie, 1796 ; suivit pendant un long espace le cours du Niger (ou Djoliba), revint en Europe, 1 797, avec beaucoup de renseignements précieux, se maria et exerça la profession de médecin plusieurs années. 11 entreprit en 1803 un second voyage en Afrique; il cessa de donner de ses nouvelles le 16 novembre 1806. Il fut probablement tuéprès delà ville de Boussa. Le Premier Voyage de Mungo-Park , publié d’abord en anglais, Londres, 1799, a été traduit en français par Castera, an vin (1800), 2 vol. in-8, Paris, et dans presque toutes les langues de l’Europe. Le journal de sa seconde expédition a été publié par le major Rennel , sous le titre de Dernier voyage dans les contrées de l'Afrique, ; fait en 1806, Londres, 1816-16 (traduit en français, Paris, 1820). Mungo-Park joignait à la prudence et à l’intrépidité un rare talent d’observation
MUNICH, München en allemand, Monaco en italien, Monachium en latin moderne, ville capitale de la Bavière, ch.-l. du cercle de H.-Bav., sur Pisar, à 760 kil. E. de Paris, par Mayence; 115,000 hab. Archevêché. C’est auj. une des plus belles villes d’Allemagne ; belles rues, palais, hôtels et maisons élégantes. Places d’Armes et de Maximilien, an- ; cien palais royal ; nouveau palais ; palais de Maximilien, des États, etc. ; églises Notre-Dame, des Théatins, de St-Michel, de St-Etienne ; hôpitaux, hôtelde-ville, Nouvelle-Monnaie, douane, arsenal ; Nouveau-Théâtre, Odéon ; glyptothèque, pinacothèque; institut des études (jadis collège des Jésuites). Univ. catli. (jadis à Landshut) , lycée, école des Beaux-Arts, académie militaire, école polytechnique, institut royal des études, école vétérinaire, école forestière, école de topographie, etc. ; institut des sourds-muets. Académie royale des Sciences, académie des arts ; magnifiques collections de médecine , estampes , miniatures , antiquités ; galerie Maximilienne, nombreux musées ; bibliothèque (de 400,000 vol. et 8,600 manuscrits), observatoire. Presse très active ; grands ateliers lithographiques de Seiicfelder ; institut Reichenbach ( instruments de mathématiques, etc.l, institut géographique (fondé par le libraire Cotta) ; tapis de haute lisse, soieries, cotonnades, lainages, cartes à jouer, tabac, cordes d’instruments, passementerie, gants, meubles, porcelaine; tanneries, dentelles, brasseries, etc. — Munich fut bâtie en 962 ou en 1176 (non loin de l’ancienne Campodunum?) , sur un terrain appartenant aux moines du couvent de Schæffclaren (d’où lui vint son nom). Elle eut à souffrir d’un grand incendie en 1327, fut presque brûlée en 1448. Elle a été prise quatre fois (par les Suédois en 1632, par les Autrichiens en 1704, 1741, 1743). Les Français l’occupèrent en 1800. — Chemins de fer.
MUNICH ou MUNNICH (Christophe burchard , comte de), général au service de la Russie, né en 1683 dans le comté d’Oldenbourg , se distingua d’abord comme ingénieur, servit sous le prince Eugène dans la guerre de la Succession, puis passa au service de Pierre-le-Grand qui lui confia l’exécution du canal de Ladoga. Ayant terminé avec succès cette grande entreprise, il fut comblé d’ho nneurs par l’impératrice Anne Iwanowna, qui le nomma feld-maréchal et conseiller privé. Mis à, la
tête des troupes russes, il battit les Polonais et les Turcs (1736), s’empara de Pérékop, çl’Otchakof et de Chokzim. Enfin, il devint premier ministre; mais sa faveur et ses succès avaient excité la jalousie de Biren ; il parvint une première fois à triompher de ce rival et le fit exiler en Sibérie; mais il fut renversé lui-même par une intrigue de cour à l’avénement d’Élisabeth, fut banni à son tour, 1742, et alla remplacer Biren dans son exil, où il resta 20 ans. Il fut rappelé par Pierre III, qui lui rendit ses titres, et le combla de faveurs : il avait alors 82 ans. Il mourut en 1767. Ilalem a écrit sa Vie.
MUNICIPES ou MUNICIPALES (villes), Municipia. Les Romains donnaient ce nom à celles des villes étrangères soumises à leur domination dont les habitants avaient obtenu de jouir des privilèges de citoyen romain, et qui se gouvernaient par leurs propres lois ; elles différaient en cela des colonies, qui restaient dans une étroite dépendance de la métropole. On distingua longtemps deux sortes de villes municipales : celles qui avaient le droit de suffrage, et celles qui en étaient privées. Dans la suite, cette ligne de démarcation disparut.
MUNKACS. Voy. mongatch.
MUNOZ (Gilles de) , anti-pape sous le nom de Clément VIII, était chanoine de Barcelone ; il fut éiu par les cardinaux dissidents, après la mort de «antipape Benoît XI li (1424) et Installé à Peniscola. La réconciliation du roi d'Aragon Alphonse V avec le pape Martin V mit fin à la vaine puissance de Munoz; invité par ce prince à se démettre du. pontificat, il abdiqua et termina ainsi le schisme qui désolait l’église depuis 61 ans (1429). Munoz reçut l’évêché de Majorque en compensation.
munoz (Sébastien), peintre espagnol, né en 1664, fut élève de Coëllo et marcha avec succès sur le? traces de son maître; on lui reproche cependant d’avoir introduit en Espagne le mauvais goût quij de son temps, régnait dans l’école italienne. Charles II le nomma son peintre. Il mourut en 1690 d’une chute qu’il fit en réparant une voûte peinte par Herrera. Son chef-d’œuvre est le Martyre de Saint Sébastien; on cite encore sa composition de Psyché et l' Amour , et les sujets tirés de la Vie de saint Eloi.
MUNSTER ou MOMONIE, une des quatre grandes divisions de l’Irlande, et la plus au S., entre 61° l9’-63° 8’ lat. N., et 9° 20’-12° 60’ long. O., a pour bornes au N. le Connaught, à l’E. le Leinster, au S. et à 10. l’Océan Atlantique. Elle se divise en six comtés . Clare , Cork, Kerry, Limerick, Tipperary et Waterford. Voy. Irlande.
MUNSTER, Monasterium en latin du moyen âge, ville des Etats prussiens, capitale de la Westphalie, sur l’Aa et le canal de Mllnster; 18,000 hab. Evêché. Nombreuses maisons à portiques ; cathédrale, église de Saint-Lambert, hôtel-de ville, palais épiscopal ; 3 gymnases, bibliothèque , jardin botanique , amphithéâtre anatomique, etc. Université anc.,transf. à Bonn en 1818, rétablie en 1825. industrie (toile, jambons de Westphalie), et un peu de commerce. — Mtinster était divisée au ix® siècle en deux parties, Mimigernford (la plus ancienne) et Münster (ou le couvent). Très forte jadis, et même pourvue d’une citadelle, elle fut démantelée en 1765. Les Anabaptistes, sous Jean de Leyde, dit le roi de Münster , en firent le centre de leur puissance en 1535 et 36. De 1646 à 1648 y eurent lieu les conférences qui se terminèrent par le traité de Münster ou de Westphalie {Voy. westphalie). Avant 1789, Münster était le ch.-l de l’évêché de Münster ; en 1806, elle passa au pouvoir des Français, fut comprise en 1809 dans le grand-duché de Berg, devint en 1810 ch.-l. du dép. français de la Lippe, et en 1815 fut donnée à la Prusse. Elle est auj. capit. de la régence de Münster. — La régence de