‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 77 sur 1261 · ARMA · texte numérisé non relu

ARMA

moyen âge; elle avait alors une université fréquentée par 7,000 étudiants. Souvent pillée dans les guerres avec les Danois et les Anglais, elle fut incendiée par sir Phelim O’Neil en 1642. Sa décadence date de la réforme. On la dit fondée par S. Patrick, en 490. — Le comté d’Armagh est situé entre ceux de Tyrone, Monaghan, Louth, Down; 53 kil. sur 31 ; 220,000 hab. ; ch.-l. Armagh. Sol fertile.

ARMAGNAC, prov. de Gascogne, bornée au N. par le Condomois, l’Agénois, le Quercy, et au S. par le Bigorre, le Comminges, le Couserans ; à l’O. par le Languedoc, et à l’E. par le Béarn , la Chalosse, le Marsan, leGabaret ; ch.-l. Nogaro et Auch.La Save, laGimone, le Gers, la Baïze arrosent ce pays. Il forme auj. le dép. du Gers et une partie de ceux de Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, H. -Garonne. — Compris jadis dans le royaume ou duché d’Aquitaine, puis dans le duché de Gascogne qui appartenait à une maison mérovingienne issue de Caribert, puis en 3e lieu dans le comté de Fezensac, l’Armagnac devint un comté particulier en 960 et eut pour premiers comtes Bernard-le-Louche, Géraud Trancaléon, Bernard IL Le dernier y réunit un instant 1 e duché de Gascogne ( J 040-1 052) . Géraud III, son petit-fils, réunit le comté de Fezensac (vers 1140). En 1 163 on détacha pour un cadet un apanage dit, comté de Fezensaguet. La branche aînée s’étant éteinte dans les mâles (1245), Géraud V, fils du premier comte de Fezensaguet, devint comte d’ Armagnac (1266); mais à sa mort (1286), la séparation des 2 comtés continua. Jean I (1319-1373) et ses successeurs joignirent à l’Armagnac les comtés de Rhodex et de Carlat, les vicomtés de Lomagne et d'Auvillari, le Comminges, le Charolais (qu’aliéna Jean III en 1390). Jean III eut pour successeur son frère Bernard VII, chef de la faction des Armagnacs (Voy. ciaprès). En 1473 périt le célèbre Jean V, adversaire acharné de Louis XI. Ce dernier déclara , en 1481 , l’Armagnac réuni à la couronne. Cependant Charles Ylll le rendit à Charles l, frère de Jean V. A Charles I succédèrent le duc Charles d’Alençon , Henri d’Albret (tous deux époux de Marguerite, sœur de François, I), puis Jeanne d’Albrei, et enfin Henri IV, qui le réunit définitivement à la couronne de France par son avènement (1689).

ARMAGNAC (Bernard Vil, comte d’), chef de la faction dite des Armagnacs, fut mis en possession de son comté en 1391 par la mort de son frère. Dans les querelles des maisons de Bourgogne et d’Orléans, qui désolèrent la France pendant la démence de Charles VI , il embrassa le parti du duc d’Orléans dont le fils était son gendre, et devint bientôt l’âme de cette faction. Après l’assassinat du duc d'Orléans par le duc de Bourgogne, 1407, il se mit à la tête des partisans de la victime , combattit la faction de Bourgogne, et après des succès divers finit par entrer dans Paris à la tête d’une armée, 1413; se fit nommer par la reine Isabeau connétable, puis premier ministre, et s’empara de toute l’autorité, 1415 Mais il ne tarda pas à se rendre odieux par 6esexao tions et sa tyrannie, et rompit avec la reine, qui alla chercher un asile à la cour de Bourgogne, 1418. Les mécontents ayant introduit les Bourguignons dans Paris, toute la ville se souleva contre lui et il fut contraint de se cacher. Mais il fut découvert dans sa retraite, et massacré avec un grand nombre des siens par la populace furieuse.

armagnac (Jean V, comte d’), petit-fils du précédent, fut accusé sous Charles Vil d’avoir entretenu des intelligences avec les Anglais , et fut condamné par le parlement au bannissement et à la perte de ses biens, 1465. Louis XI, à son avènement, le rappela et lui rendit ses biens, 1461 ; mais il ne paya ce prince que d’ingratitude, entra dans la ligue du Bien public, et embrassa le narti du duc de Guyenne,

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