‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 770 sur 1261 · MURR — 1241 — MUSÉ · texte numérisé non relu

MURR — 1241 — MUSÉ

MURGIS, ville et port de la Béiique, auj. almeria. MURILLO (Barth. esteban), célèbre peintre espagnol, né à Séville en 1608, mort en 1682, reçut les leçons de Moya, élève de Van Dyck, et celles de Velasquez, qui lui procura des travaux lucratifs à Madrid, il retourna en 1 646 à Séville où il se fixa, et composa un grand nombre de tableaux d’église qui le placèrent à la tête des peintres de sa nation. Il mourut des suites d’une blessure qu’il s’était faite sur un échafaudage où il travaillait. Parmi ses œuvres, on remarque la Mort de sainte Claire , Saint Jacques distribuant les aumônes (dans le cloître de Saint- François à Séville), une sainte Elisabeth , Y Enfant prodigue , une Conception. Murillo, n’étant jamais sorti d’Espagne, offre dans toute sa pureté le caractère de l’école espagnole; il brille surtout par la fidèle imitation de la nature, par la suavité, l’éclat, la fraîcheur et l'harmonie du coloris. Il réussissait dan8 le paysage, les fleurs, les marines, comme dans l’histoire.

MURO, Numistro, ville du roy. de Naples (Basilicate), à 26 kil. S. O. de Melfi ; 7,000 hab. Evêché. — Près de cette ville, se livra jadis un combat entre Marcellus et Annibal. Jeanne I , reine de Naples, fut étouffée dans ce lieu en 1382.

muro, ville d’Espagne, dans l’île de Majorque, à 30 kil. N. E. de Palma ; 4,900 hab. Poterie. muro-di-carini, Hyccara. Yoy. CARINI.

MURPHY (Arthur), auteur dramatique anglais, né à Clooniquin, dans le comté de Roscommon, en Irlande, en 1727, mort en 1806, fut tour à tour acteur, journaliste, auteur dramatique, avocat, et remplit dans la dernière année de sa vie un.emploi important à la banque de Londres. Murphy a luimême recueilli ses Œuvres , 7 vol. in-8, 1786. La plupart de ses comédies sont restées au théâtre ; on cite entre autres : Connaissez-vous vous-même (Rnow your own mind) , 1 Ecole des tuteurs , Tout le monde a tort , le Bourgeois , la Vieille fille , le Mariage clandestin, il le déserte , etc. Parmi ses tragédies, on remarque Alzuma, Zénobie, Arminius. La plupart de ces pièces sont empruntées à des auteurs français, qu’il n’en dénigre pas moins.

MURR ( Christophe-Théophile de ) , savant allemand, né à Nuremberg en 1733, mort dans la même ville en 1811 , s’est rendu célèbre par l’étendue de ses connaissances dans les langues, la bibliographie et les antiquités. Il a publié un nombre prodigieux d’ouvrages dont il a donné la liste lui - même en 1802 et en 1806; ils sont écrits, les uns en français ou en latin, les autres en allemand ; les plus importants sont: Bibliothèque de peinture , de sculpture et de gravure , Francfort, 1770 , 2 vol. in-8 ; Memorabilia bibliothecarum publicarum Norimbergensium et universitatis Altdorfince, 3 vol. in-8, 1786, 1791 ; Antiquités d'Herculanum , Augsbourg, 1777-93, sept parties in-fol ; Mémoires pour la littérature arabe , Erlang , 1803, in-4. En outre, de Murr a publié: Journal pour l'histoire des arts et de la littérature , ib. 1775-89 ; Nouveau Journal pour l'histoire de la littérature et des arts , Leipsick, 1798-1800. De plus, il a enrichi de notes bibliographiques et historiques un grand nombre d’ouvrages dont il s’est fait éditeur. MURRAY, comté d’Ecosse. Voy. elgin.

murray (golfe de), sur la côte orient, de l’Ecosse, entre les comtés de Nairn, d’Aberdeen, de Banff, d’Elgin, d'inverness au S., celui de Ross à l’O., et ceux de Sutherland et de Caithness au N. ; 110 kil. de profondeur sur une largeurqui varie dé 3 kil. à 100.

murray (îles) en Australie, dans le détroit de Torrès. La plus grande est par 141° 63’ long. E., 9° 64’ lat. S.

MURRAY (Jacques, comte de), fils naturel de Jacques V, roi d’Ecosse, et frère aîné de Marie Stuart, fut le plus cruel ennemi de sa sœur. Aspirant à monter sur le trône, il fit tout ce qui était en son pouvoir pour perdre Marie, se mit à la tête du

parti protestant en Ecosse; se fit l’espion et l’agent du roi d’Angleterre Edouard VI, puis d’Elisabethfut, à ce qu’on croit, l’auteur de la mort d’Henri Darnley , second époux de Marie Stuart; la força, pour l’avilir , à épouser le comte de Bothwell , assassin de Henri ; puis souleva le peuple contre elle et la réduisit à se réfugier en Angleterre entre les mains d’Elisabeth , son ennemie jurée; il se fit alors nommer lui -même régent du royaume ( 1567). Pendant la captivité de Marie , il dénonça à Élisabeth le projet qu’avait conçu le duc de Norfolk de la délivrer, et aggrava ainsi le sort de sa sœur. Il périt en 1670, à Linlithgow, assassiné par un gentilhomme écossais, Jacques Hamilton, dont il avait outragé la femme.

murray (lindley) , grammairien , né en Pensylvanie en 1745, mort en 1826, suivit d’abord avec succès le barreau de New -York, puis abandonna cette profession pour se livrer au commerce , et ayant amassé une honnête fortune, se retira en Angleterre , où il se fit connaître par d’utiles écrits. Il publia en 1795 une Grammaire anglaise , qui devint bientôt classique , et qu’il compléta par des Exercices et une Clef. On lui doit aussi un livre de lecture , The english spelling book, qui est généralement employé dans les écoles.

MURRE (la), ville de France. Voy. mure.

MURSA ou Mursa major, auj. Eszek ou Osziek, ville de la Basse-Pannonie, sur la Drave , près de son confluent avec le Danube. L’empereur romain Constance y remporta une victoire signalée sur son compétiteur Magnence , l’an 360. — Mursa minor , auj. Darda , autre ville de la Basse-Pannonie, à quelque distance au N. de la précédente.

MURTZUPHLE. Voy. Alexis i.

MURV1EDRO, Mûri veteres , ville d’Espagne (Valence), à 5 kil. de la mer et à 26 kil. N. E. de Valence, près de l’emplacement de l’ancienne Sagonte; 6,250 hab. Vieux château fort. Ruines romaines et mauresques aux environs. Commerce de cabotage.

MURV1EL, ch.-l. de cant. (Hérault), à 13 kil. N. O. de Béziers; 1,400 hab.

MUSA ou MOUSA, port de Mousa des Grecs? ville d’Arabie (Yémen), à 35 kil. E. de Moka.

MUSA (Antonius), médecin. Voy. antonius.

MUSÆÜS, poète grec. Voy. musée.

musæus (J.-Ch.-Aug.) , écrivain allemand, né à Iéna en 1735, mort en 1788 , fut pasteur à Eisenach , puis précepteur des pages du duc de Saxe- Weimar, et professeur au gymnase de Weimar. Il a publié des romans qui ont eu du succès ; on remarque le Second Grandisson, Eisenach, 1760-62, 3 vol. in-8; Voyages physiognomoniques (satire contre Lavater), Altenbourg, 1778-79, 4 vol. in-8; Contes populaires, 5 vol., Gotha, 1782; Plumes d'autruche , Berlin, 1787-97, 7 vol. Kotzebue,qui était son neveu, a publié ses Œuvres posthumes , Leipsick, 1791, in-8.

MUSCHENBRÜECK. Voy. musschenbroeck.

MUSÉE, Musæus, ancien poète grec, natif d’Athènes, disciple ou fils d’Orphée, et père d’Eumolpe, vivait vers le xme ou le xive s. av . J .-C. Il avait écrit des poèmes sur les Mystères , les Préceptes, la Théogonie, etc.; ils sont tous perdus. — On a sous le nom de Musée un petit poème intitulé Héro et Léandre, mais il est d’un auteur beaucoup plus récent, et probablement d’un grammairien du ive ou du ve siècle de J.-C. Ce poème est rempli de vers heureux et de descriptions élégantes. On le trouve dans le Corpus poetarum grœcorum. Il a été publié séparément par Heinrich, Hanovre , 1793 , traduit en français par Laporte-Dutheil, 1784, Gail, 1796, et mis en vers parCl. Marot, Mollevaut, Girodet, Denne-Baron.etc.

MUSÉE , Muséum , édifice d’Alexandrie où les Ptolémées, rois d Egypte, rassemblaient les savants les plus distingués, pour qu’ils s’y livrassent à la culture et à l’enseignement des lettres et des sciences. On en attribue la fondation à Ptol 1. Dans rette espèce

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