‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 771 sur 1261 · MUSS — 1242 — MUST · texte numérisé non relu

MUSS — 1242 — MUST

d’académie, on remarque Euclide, Aratus, Théocrite, Apollonius de Rhodes , Erasistrate , Strabon , Diophante. On a depuis donné le nom de Musée, soit à des réunions semblables de savants , soit à des collections d’objets d’arts ou d’antiquités.

MUSES , déesses des sciences et des arts, filles de Jupiter et de Mnémosyne, déesse de la mémoire, étaient au nombre de neuf, savoir: Clio, qui présidait à l’histoire ; Thalie, à la eomédie ; Melpomène, à la tragédie ; Erato, à la poésie érotique et à l’élégie; Calliope, à l’épopée ; Uranie, à l’astronomie; Polymnie, à l’éloquence et à la poésie lyrique ;Terpsichore, à la danse ; et Euterpe, à la musique. Apollon présidait à leurs réunions. Elles habitaient avec lui le Parnasse, le Pinde, l’Hélicon ou le mont Piérius; lePermesse, les fontainesdeCastalie et d’Hippocrène, le cheval Pégase leur étaient consacrés. Pelles étaient vierges ; on les représente jeunes et modestes.

MUSGRAVE (Guillaume), médecin et antiquaire anglais, ué en 1667 à Carlton-Musgrave , dans le comté de Somerset, mort en 1721, était membre du collège des médecins de Londres et de la Société royale, dont il fut élu secrétaire en 1684. On a de lui: De aquilis romanis epistola, 1713, in-8 ; Gela britannicus , Exeter, 1716, in-8, fig. ; Iielgium brilannicum , 1719, in-8. — Musgrave (Samuel), petit-fils du précédent, mort en 1782, pratiqua la médecine à Exeter, sa ville natale, et cultiva la philologie. Il a laissé : Exercitaiiones in Euripidem, Leyde, 1762, in-8; Animadversiones in Sophoclem , Oxford, 1800, 3 vol. in-8, et une édition d’Euripide. Oxford, 1778, 4 vol. in-4.

MUSKOHGES, peuple indigène de l’Amérique du Nord. Voy. criks.

MUSONE, riv. des États de l’Église (Macer ata), à 7 kil. S. O. de Gingoli, coule au N. E., et se jette dans l’Adriatique à 6 kil. N. E. de Lorette , après 53 kil. de cours. Sous le roy. d’Italie elle avait donné son nom à un dép. qui avait pour ch.-l. Macerata, et qui est auj. réparti dans les délégations de Macerata , Ancône, Urbin et Carnerino. — Une riv. du roy. Lombard-Vénitien, affluent de laBrenta, porte aussi le même nom.

MUSON1US RUFUS ( Caïus ) , philosophe stoïcien, né sous Tibère A Volsinium, ouvrit à Rome ane école très fréquentée ; fut exilé sous Caligula à Gyare, revint sous Vitellius, et se fit tellement estimer, que Vespasien l’excepta seul lorsqu’il chassa de Rome les philosophes.

MUSSATO (Albertin), historien et poëte italien, né à Padoue en 1261 , remplit plusieurs missions auprès de l’empereur Henri VII , commanda les troupes de Padoue dans les guerres contre l’empire et contre Vicence, et mourut en exil en 1329. lia laissé: De geslis Henrici VII imperaioris ; De gestis Ilalorum post Henricum. Ses Œuvres ont été publiées infol., Venise, 1636.

MUSSCHENBROEK (Pierre van), physicien, né à Leyde en 1692, mcrt dans cette même ville en 1761, exerça d’abord la médecine, puis fut successivement professeur de philosophie, de mathématiques et de médecine à Duisbourg, 1719 ; à Utrecht, 1723; et enfin à Leyde, 1740. Il était l’élève et l’ami de S’Gravesande. 11 contribua puissamment, par ses leçons, ses découvertes et ses ouvrages, *à introduire en Hollande la philosophie expérimentale et le newtonianisme; on estime surtout ses recherches sur l’électricité, la cohérence des corps, le magnétisme minéral , la capillarité , le pyromètre ; il eut part à la célèbre expérience de la bouteille de Leyde. On a de lui un discours De certa metkodo philosophiœ experimenlalis , 1723; des Éléments de physique , en latin, 1726, réimprimés plusieurs fois, notamment après sa mort, sous le titre de Inlroductio ad philosophiam naturalem , Leyde, 1762 (cette dernière édition a été traduite en français par

Sigaud de Lafond) ; Disseriationes physicœ experimenlalis el geometriœ , 1729, in-4 ; un discours De methodo insliluendi expérimenta physices, 1730. Il était correspondant des académies des sciences de Paris, Berlin , Saint-Pétersbourg, Londres, etc.

MUSSELBURG, ville d’Ecosse (Edimbourg), h 9 kil. E. d’Edimbourg, 6,000 hab. Amidon, poterie, tanneries. On y fait du sel en quantité. — Elle appartenait jadis à l’abbaye de Dunfermline; elle fut donnée par Jacques VI au comte de Lauderdale ; passa en 1709 à la duchesse de Monmouth. Près de cette ville, Marie Stuart et Bothwell furent défaits en 1668, et Marie faite prisonnière.

MUSSIDAN, ville de France. Voy. mucidaw.

MUSSOMELLI, ville de Sicile (Palerme), à 16 kil. N. E. de Castro-Novo ; 9,400 hab.

MUSSY-L’ÉVÉQUE ou MUSSY- SUR -SEINE, ch.-l. de cant. (Aube), à 17 kil. S. E. de Bar-sur- Seine; 1,800 hab. Beau marbre, vins, eau-de-vie. Patrie du poëte dramatique Boursault. Ane. château fies évêques de Langres. — V. gueneau de mussy.

MUST AG H (mont de glace) , chaîne de montagnes d’Asie, entre l’Himalaya et l’Altaï , est la continuation occidentale du Thian-chan, et s’étend de 69° 30’ à 78° 10' long. E., sur une longueur d’env. 1.200 kil.

MUSTAPHA I, empereur des Turcs, succéda à, son frère Âchmet en 1617; fut détrôné quatre mois après, et mis en prison par les Janissaires, qui placèrent sur le trône Osman IL En 1622, il fut rappelé et fit périr Osman; au bout d’un an, il fut déposé de nouveau et étranglé (1623).

mustapha ii, empereur des Turcs, fils de Mahomet IV, succéda en 1695 à Achmet II son oncle, battit les troupes de Léopold I devant Témeswar (1696), remporta divers succès sur les Vénitiens, ‘les Polonais, les Moscovites ; mais dans la suite, ilossuya des défaites, signa la paix de Carlowitz, et se redira à Andrinople, où il se livra à l’oisiveté. Une révolte ‘ éclata alors ; Mustapha fut détrôné et contraint de céder la couronne à son frère (1703). Il mourut six mois après.

müstapha iii, fils d’ Achmet III, né en 1716, parvint au trône en 1767, se laissa aller pendant tout son règne à la mollesse et à l’inaction, et abandonné le gouvernement à des ministres qui l’engagèrent dans une guerre funeste avec la Russie. Il perdit Choczim, la Moldavie et une partie de la Valachie (1769-71); il répara cependant une partie de ses pertes dans la campagne de 1773. Il mourut en 1774.

mustapha iv, empereur turc, fut porté au trône en 1807 par la révolution qui en précipita Sélim III, son cousin germain. Il abolit toutes les institutions de son prédécesseur, remporta quelques succès sur la flotte russe, repoussa les Anglais qui voulaient s’emparer de l’Egypte, et voulut rabaisser les prétentions des Janissaires ; mais une révolte éclata, et Mustapha fut déposé et étranglé (1808). Il fut remplacé par Mahmoud II, son frère.

mustapha, fils aîné du sultan Soliman î, devait succéder à son père et promettait à l’empire turc un excellent prince; mais Roxelane, sa belle-mère, parvint à le perdre en persuadant à Soliman qu’il songeait à le détrôner. Le jeune prince était dans son gouvernement d’Amasie : Soliman se rendit à l’armée ottomane qui campait dans le voisinage, et ordonna à son fils de venir le trouver ; dès qu’il fut arrivé dans sa tente, il le fit étrangler sans vouloir l’entendre (1663). L’année suivante, l’artificieuse Roxelane, voulant précipiter du trône Soliman luimême, fit paraître un faux Mustapha, qui trompa un grand nombre de Musulmans et fit révolter plusieurs provinces ; mais il fut bientôt pris et jeté à la mer. — La catastrophe de Mustapha a été mise sur la scène française par Belin, 1705 ; Chamfort, 1777; Maisonneuve, 1786.

MUSTAPHA'-BEÏRACTAR. Voy. BEÏRACTAS.

MUZI

mynd

MUSULANI, nation africaine, sur les confins des Mauritanies Césarienne et Sitiflne au S., près des déserts. Ce nom ne diffère sans doute pas de celui de Massvles.

MUSULMANS, nom générique donné aux partisans de Mahomet, sans distinction de secte. Il est dérivé, comme le mot islamisme, de l’arabe islam, s’abandonner à Dieu. Voy. mahométisme.

MUSURUS (Marc), savant grec, né vers 1470 à Retimo (Candie), mort en 1517, vint jeune en Italie ; se lia avec J. Lascaris, Aide Manuce et Fiein ; fut nommé professeur de lettres grecques à l’université de Padoue, et remplit ces fonctions avec un zèle et un talent qui lui attirèrent des auditeurs de toutes les parties de l’Italie, de la France et de l’Allemagne. Le pape Léon X l’appela à Rome en 1516, et le nomma archevêque de Malvoisie en Morée. On doit à Musurus la première édition des Comédies d Aristophane, Aide, 1498 ; celle de Y Etymologicum magnum , 1499 (ouvrage que quelques-uns lui attribuent); celle des Œuvres de Platon , Aide, 1513, etc. On a de lui, comme poète, des Epigrammes grecques et un Poème grec de 200 vers à la louange de Platon, dans l’édition de Platon de 1513. Musurus, fut un des Grecs qui contribuèrent le plus à répandre en Europe le goût des lettres grecques. MUT1EN (le), peintre. Voy. muziano.

MUTINE, Mutina , auj. Modène, ville d’Italie (Gaule Cisalpine) , chez les Bon, entre le Gabellus et le Scultenna , fondée, dit-on, par les Etrusques, et l’une des lucumonies de la confédération étrusque du Nord, devint colonie romaine l’an 183 av. J.-C. Voy. MODÈNE.

MUTIS, botaniste espagnol, né à Cadix en 1733, mort à Santa-Fé en 1808, passa en Amérique en 1*760 et fut attaché comme médecin au vice-roi. Il se livra à de nombreuses et précieuses recherches sur les richesses végétales du pays, et commença la Flore de Bogota , travail qu’il étendit de beaucoup lorsqu’il fut nommé chef de l’expédition botanique de la Nouv.-Grenade. On doit à Mutis de nombreuses découvertes, entre autres celle du quinquina de la Nouv.-Grenade. Linnée faisait le plus grand cas de ce botaniste.

MUTIUS SCÆVOLA, Voy. scævola.

MUTZ1G, ville de France ^B.-Rhin), à 3 kil. 0. de Molsheim ; 3,492 hab. Manufactured’armes à feu.

MUY (le), ville de France (Var), à 9 kil. S. E„ de Draguignan; 1,600 hab.

MUY (Nic.-Yict. de Félix , comte du) , maréchal de France, né à Marseille en 1711, fut nommé en 1735 menin du dauphin, père de Louis XVI; assista à la bataille de Fontenoy ; fut fait lieutenant-général en 1748, et gouverneur de la Flandre en 1762. En 1774, il accepta de Louis XVI le ministère de la guerre, qu’il avait refusé sous Louis XV, et fut promu au grade de maréchal; mais il mourut l’année suivante. Il a laissé plusieurs écrits sur l’administration.

MUYART DE VOUGLANS, criminaliste, membre du grand-conseil, né à Morancé (Franche- Comté) en 1713, mort en 1791, est auteur de : Institutes au droit criminel , 1757, in-4; Lois criminelles de la France dans leur ordre naturel, 1780, in-fol.

MUZIANO ou LE MUTIEN, peintre, né vers 1528, dans le Brescian, mort en 1592, vint jeune à Rome, réussit d’abord dans le paysage, puis se livra au genre historique, et orna de ses tableaux plusieurs églises de Rome. Il réussissait à peindre les personnages d’une physionomie grave, les pénitents exténués par l’abstinence. On estime surtout son Lazare ressuscité, Y Incrédulité de saint Thomas. Il perfectionna l’art de la mosaïque.

MUZILLAC, ch.-l. de cant. (Morbihan), à 23 kil. S. E de Vannes, près de l’embouchure de la Vilaine ; 1*800 hab.

i’îi?YiCA«LE (m0ni) • eïî ionfe» *u sm en face de

I île de Samos, entre Panionium et Priène forme

en s avançant dans la mer le cap Trogilium qu’a rendu célèbre la défaite navale des Perses par Xantippe et Léotychide, l’an 479, le jour même où Pausanias gagnait la bataille de Platée.

MYCENES, Mycenœ (ruines près de Karvathi ) ville d’Argolide, au N. d’Argos, près du mont Tretos, fondée, suivant les uns, par Mycène, fille d’Inachus, vers 1920; selon d’autres, par Acrisius ou Persée, de 1462 à 1481; elle était remplie de monuments magnifiques dont auj. il ne reste que des ruines évidemment cyclopéennes. Elle fut de 1431 à 1190 av. J.-C. la capitale du petit roy. de Mycènes, qui disputait à Argos la suprématie -sur le Péloponèse. Pendant les guerres médiqucs elle se montra lente à envoyer des secours contre l’ennemi commun ; Argos saisit ce prétexte pour lui déclarer une guerre qui se termina par l’extermination des hab. deMycène3 et la ruine de la v. (425).— Les princip. rois de Mycènes furent : Persée, 1431; Sthénélus,! 397 ; Eurysthée, 1367; Hercule, vers 1330; Atrée et Thyeste, î 307 ; Agamemnon, 1280; Égisthe, 1270; Oreste,’ 1263; Tisamène, 1192; Penthilus et Cometès, 1190.

MYLERINUS , roi d’Egypte, fils de Chéopa ou de Chemmis, construisit la 3= des trois grandes pyramides, où sa momie a été trouvée eu 1837. On le place env. 10 générations avant la guerre de Troie, MYCONE, M y conus auj. Myconi, une des îles Cyclades, entre Ténos au N., Paros et Naxos au S., n était qu«ù 15 kil. O. de Délos. On y montrait les tombeaux des Centaures. Fréquemment agitée par dos tremblements de terre, Mycone était presque inhabitée et très pauvre. Ses habitants passaient pour très avares. Auj. on y compte 6,000 hab., qui habitent un petit bourg de même nom.

MYDORGE (Claude), savant géomètre, né à Paris en 1585, mort en J 647, fut d’abord conseiller au Châtelet, puis trésorier de la généralité d’Amiens.

II se lia d’une étroite amitié avec Descartes, auquel il rendit d’importants services : il dépensa près de cent mille écus de son bien à faire fabriquer des verres de lunettes et des miroirs ardents, et à tenter divers essais. On a de lui : Examen des Récréations mathématiques (du P. Leurechon), Paris, 1630, in-8; Prodromi catoptricorum et dioplricorum , sive conicorum, Paris, 1639, in-fol.

MYGDONIE, Mygdonia, contrée de la Haute-Asie, sur les deux rives du haut Mygdonius, entre leChaboras et le Tigre, est quelquefois comprise dans la Mésopotamie, et au ive siècle forma la prov. romaine de Mésopotamie du diocèse d’Orient (ch.-l., Amid). — H y eut encore deux autres Mygdonies : l’une en Macédoine, sur les confins de la T h race, bornée au N. par la Médique, à 10. par l’Axius , à l’E. par leStrymori; — l’autre en Bithynie orient., près du mont Olympe, peuplée, dit-on, de colons mygdoniens de ia Macédoine.

MYLES, Mylœ, auj. Melazzo , ville de Sicile, sur la côte N., entre Nauloque et Tyndaris, avait, dit-on, été fondée par les Gètes ; est fameuse par deux victoires navales, remportées l’une par les Romains sur tes Carthaginois, l’an 260 av. J.-C.; l’autre par Agrippa sur la flotte de Sextus Pompée, 36 av. J.-C. MYLITTA, déesse assyrienne , analogue à Vénus. MYLIUS (Christ.), bibliographe allemand, né en 1710 dans la principauté de Weimar, mort en 1757, fut professeur suppléant de philosophie, bibliothécaire de l’université d’iéna et membre de l’Académie Latine. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels ; Bibliotlieca anonymorum et pseu donymorum, pour faire suite à l’ouvrage de Placcius, Hambourg, 1740, 2 vol. in-8; Memorabilia bibliolhecœ academiœ Jenensis , ibid., 1746.

MYNDE, Myndus , auj. Menie.cli, ville de la Carie occidentale, sur le golfe d’iassus, au N. O. d llali-

NÀÀR — 11

marnasse et au S. E. de Caryande, était une colonie trézénienne. Elle se soumit fort tard à Alexandre.

MYONTE, Myus, v. d’Ionie, sur la Méandre, près de son emb. Colonie ath., fondée par un fils de Codrus.

MYOS ou APHROD1TES hormos, Cosseir, port de fhebaïde, 6ur le golfe arabique, était très fréquenté.

MYRA, v. de Lycie, près de la côte. Ane. évêché.

MYR1NE, Myrina , auj. Lemno , ville de 1 île de Lemnos, fut ainsi nommée de Mynne, fille de Gréthée et femme de Thoas.

MYRIOCÉPHALES , ville d’Asie-Mineure. Aux environs, défilés où l’armée de Manuel Comnène fut taillée en pièces par Azzeddyn, sultan d lconium (1175).

MYRMIDONS, peuple de Thessalie, aux environs de la Phthiotide, faisait partie du royaume d’Achille. 11 y avait aussi des Myrmidons à Egine.

Myrmex en grec signifiant fourmi, Jupiter aurait, selon la fable, fait naître les Myrmidons d' Egine d’une métamorphose des fourmis de 111e en hommes après le déluge, et à la requête d’Eaque, son fils. D’autres les font fils de Myrmidon, fils lui-même de Jupiter et d’Euryméduse. Enfin Strabon explique ce nom par l’activité des Myrmidons comme agriculteurs.

MYRMILLONS , gladiateurs qui combattaient contre les Rétiaires ( Voy . ce mot). On ignore l’étymologie de leur nom. On les appelait aussi Gaulois.

MYRON, sculpteur grec, fréquemment célébré par les poètes grecs et latins. 11 naquit à Eleuthère dans le Ve siècle av. J.-C., et fut le condisciple et l’émule de Polyclète. Cet artiste excellait à représenter les animaux et à leur donner l’apparence de la vie. On estimait surtout une Génisse, si parfaite qu’elle paraissait vivante.

M YRON IDES, général athénien, s’illustra dans la guerre contre les Lacédémoniens et les Béotiens (457 av. J.-C.), vengea ladéfaite de Tanagre en battant les Béotiens à OEnonhyta (456), prit toutes leurs villes, à l’exception de Thèbes, soumit les Locriens Opuntiens et les Phocidiens, et pénétra jusqu’en Thessalie.

MYBRHA, fille de Cinyras, roi de Cypre. Eprise de son père, elle osa entrer furtivement dans son lit à la faveur de la nuit, et devint ainsi mère d’ Adonis. Cinyre, l’ayant reconnue, voulut la tuer; elle s’enfuit dans les déserts de l’Arabie, et y fut changée en l’arbre qui porte la myrrhe.

MYRTILE, écuyer d’OEnomaüs, roi de Pise. Ce prince ayant déclaré qu’il ne donnerait la main d’Hippodainie, sa fille, qu’à celui qui le vaincrait à la course du char, Myrtile, gagné par Pélops, amant d’Hippodamie , donna à OEnomaüs un char dont les roues n’étaient retenues à l’essieu que par des chevilles fragiles, et qui se brisa au milieu de la route et causa sa mort ; quand ensuite il demanda

Ixk - JNABA

au vainqueur ie prix de sa perfidie, celui-ci le précipita dans la mer.

MYRTOS, île de la mer Egée, près du cap Capharée en Eubée.

myrtos (mer de) Myrtoum mare, petite portion de la mer entre le cap Capharée et l’île de Myrto, était fort dangereuse et semée d’écueils. Ainsi nommée de l’amazone Myrto ou de l’écuyer Myrtile.

MYSIE, Mysia, auj. livah de Karassi, etc., contrée d’Asie-Mineure, sur la côle O., au N. de la Lydie. Ses limites varièrent souvent; ordinairement on lui donne pour bornes, au S. la Lydie, à l’E. la Bithynie, au N. la Propontide, et à l’O. la mer Égée. Prise dans son sens le plus vaste, elle comprenait: 1° des côtes remplies de cités éoliennes ou presque toute YEolide; 2° YàTroade ; 3° YAbreit'ene ; 4° la Mysie liellespontique , pleine aussi de cités grecques maritimes; 5° 1 e pays des Doliones et Cyzique. La Mysie hellespontique se nommait aussi Petite-Mysie ; la Mysie intérieure (Abrettène, pays des Doliones, etc.) était la Grande-Mysie. — La Mysie reçut, dit-on, son nom des habitants de la Mésie: l’existence de Dardanes dans l’une et l’autre contrée donne de la force à cette idée. Cette population mésienne fut sans doute refoulée dans les terres et assujettie par les villes grecques des côtes ou par les rois barbares des environs, puis par Crésus, et enfin par les Perses. Sous ceux-ci, la Mysie non grecque fut comprise dans la lre satrapie de l’empire. Pergame, berceau de la puissance des Attalides, était en Mysie, et cette province, enfin étendue jusqu’à l’Hellespont (277), leur appartint en entier, à l’exception de quelques villes grecques du littoral.

MYSON, laboureur du bourg de Chen en Laconie, est mis par Platon (dans son Protagoras ) au nombre des sept sages de la Grèce, à la place de Périandre. U était contemporain d’Anacharsis.

MYSORE, contrée de l’Inde. Voy. maîssour.

MYSTÈRES. Outre les Saints mystères delà relig. chrétienne, on désigne parce nom descérémon. qui se pratiquaient chez les Paiensen l’honneur de certains dieux, et dont le secret n était connu que des initiés ; on n’y était admis qu’après de longues et pénibles épreuves. Il paraît que les systèmes cosmogoniques, les phénomènes astronomiques et des dogmes moraux et relig. eux, dépouillés des superstitions vulgaires, étaient le fond de la doctrine qu'on y révélait aux initiés. Ces mystères dégénérèrent souvent en infamies que favorisait une obscurité profonde; ils se célébraient souvent dans des grottes plus propres à recéler des crimes qu’à voiler des cérémonies religieuses. Chaque divinité avait ses mystères. Voy. CIÎRES, ISIS, BACCHUS, M ITERAS , etc.

mystères de la passion. F.PAssiON(Confrères de la)

N. On employait cette lettre dans les abréviations pour signifier Neplunus, Numerius, etc.; pour nonce, natus, nepos, etc.

NAAB ou NAB, riv. de Bavière, prend sa source sur les limites des cercles de la Regen et du Haut- Mein ; court pendant 156 kil. au S. et se joint au Danube au-dessous de Ratisbonne. Affluents , la Wils, la Pfreimt et la Schwarzach.

NÀAMAN, lieutenant de Benadab, roi de Syrie, fut guéri de la lèpre après s’être baigné dans le Jourdain par ordre du prophète Elisée.

NAARDEN ou NIEUW-NAARDEN, ville du roy.

de Hollande (Nord-Hollande), à 19 kil. S. E. d’Ams¬

terdam, sur le Zuyderzée ; 1,800 hab. Fondée par Guillaume III. Prise et ravagée en 1572 par les Espagnols ; prise par les Français en 1672. Fortifiée à la Cohorn (1813) ; assiégée cinq mois par les alliés, et défendue par les Français (1814). — On voyait jadis une autre Naarden, plus près de la côte; elie fut submergée au xne siècle.

NAAS, bourg d’Irlande (Kildare), à 32 kil. S. O. de Dublin; jadis résidence des rois de Leinster.

NAB, riv. de Bavière. Voy. naab.

NABAB, nom que les Indiens donnent au gouverneur d’une province, ou à un général d’armée. Les nababs sont subordonnés aux soubabs, espèce

NACO — 1245 — N AG A

de vice-rois. Après l’invasion de Nadir-Chah dans l’empire Mogol, les nababs se déclarèrent indépendant» ; mais aujourd'hui, ils sont presque tous soumis à l'Angleterre. — Vulgairement on désigne sous le nom de nabab une personne qui a amassé une immense fortune dans les Indes ou qui vit dans une opulence fastueuse.

NABAL, ville de l’état de Tunis, près des ruines d’une ville ancienne nommée Neapolis , et non loin de la baie d'Hamarnet, à 50 kii. S. Ë. de Tunis.

NABAL, riche J uif de la tribu de J uda, mécontenta David fugitif en lui refusant des vivres pour sa troupe ; instruit par sa femme Abigaïl de la colère du monarque, il mourut de frayeur à cette nouvelle.

NABATHELNS, Arabes nomades, tantôt séjournaient en Arabie Pétrée , tantôt pillaient les caravanes dans les déserts entre la Syrie et l’Euphrate. Jonathas Macchabée tenta eu vain de les réduire. Plus tard, ils prirent le nom de Saracènes (Sarrasins).

NABIS, tyran de Sparte, successeur de Machanidas, 205 av. J.-C., devint en 197 l’allié de Philippe qui lui contia la garde d’Argos, puis se déclara pour les Romains dans l’espoir de demeurer maître de cette ville. Mais la guerre de Macédoine Unie, Flamininus lui reprit Argus et lui imposa un traité onéreux. Au départ du général romain, Nabis entra in guerre avec la ligue Achéenne ; il fut battu par Pnilopœmen et demanda du secours à l’Etolie; mais Aleximène, le chef des 1,000 hommes qu’on lui envoya, le fit tuer l’an 192 av. J.-C. Nabis était un monstre de cruauté.

NABLOUS, ville de Syrie. Voy. naplouse.

NARUNASSAR , roi de Babylone (748-734), peutêtre le même que Phul, estcél. par l’ère qui porte son nom, dont le point de départ est le 26 févr . 747 av. J.-C.

NA BO PO LASSA K ou NABOLASSAB, roi de Babylone (626-605 av. J.-C.), conquit Ninive, alors régie par Sarac ou Chinaladan, et, réunissant les états de ce prince aux siens, fonda le second empire Assyrio- Babylonien. Cyaxare, roi des Mèdes, était son allié. Nabopolassar eut pour successeur Nabuchodonosorll, que quelquefois on appelle Nabopolassar 11.

NABUCHODONOSOR lou SAOSDUCHEÉ, roi de Ninive, régna de 667 à 647 av. J.-C.; vainquit et tua de sa main Arphaxad (le Phraorte des Grecs), roi des Mèdes, à la Uatailip <1p Hagan ; envoya Holopherne contre la Phénicie et la Syrie; perdit toutes ses conquêtes après la mort de ce général, tué par la juive Judith au siégé de Bélhulie, et péril luimême, à ce qu’on croit, en défendant Ninive contre Cyaxare, fils de Phraorte, et contre Nabopolassar.

NABUCHODONOSOR il, dit aussi Nabopolassar //, roi de Babylone et de Ninive réunies, monta sur le trône en 605 av. J.-C., battit Néchao à Circésium ; prit Jérusalem et emmena le roi Joachim en captivité ; fit une deuxième expédition contre cette ville, et g’en étant emparé au bout d’un an de siège, réduisit toute la population en esclavage, avec son roi Sédécias; assiégea treize ans la ville de Tyr, et finit par la soumettre; conquit ensuite l’Égypte et y fit un énorme butin qu'il employa surtout à l’embellissement de Babylone. On a dit qu’il avait porté ses armes jesqu’en Espagne. Fier de tant de succès, il voulut qu’on l’adorât; mais Dieu confondit son orgueil : frappé d’une folie noire, il se crut changé en bœuf et alla vivre dans les forêts ; la reine Nitocris gouverna en son absence. Au bout de 7 ans, ayant fait pénitence, il put remonter sur son trône 11 m. l’année su i vante, f>62, et eut pour successeur Evilmérodac.

NACHITSCHEVAN, V. de Russie. F. nakhitchevan.

NACOGDOCHES, ville de l’Amérique du Nord (Texas), sur la Nana, à 380 kil. N. O. de San-Antonio, par 3i» 27’ lat. N., 96® 30’ long. O.; 1,000 hab. Elle appartint d’abord au Mexique, et s’appelait alors Assinaye ; un présidia y avait été établi en 1716 : elle fut souvent le théâtre des tentatives faites

par les Texiens avant d’avoir conquis leur indé pendance (1812, 1819, 1826).

NADAB, roi d’Israël, fils de Jéroboam, monta sur le trône l’an 913 av. J.-C., se livra à tous les excès, et fut tué, après un règne de deux ans, par Baasa, un de ses généraux.

NADAL ( l’abbé Augustin) , littérateur , né er. 1659 à Poitiers, mort en 1741, fut secrétaire d’ambassade au congrès d’Utrecht , et obtint en récompense l’abbaye de Doudeauville. Il a laissé des Œuvres mêlées , 3 vol. in-12, Paris, 1738; cinq tragédies fort médiocres , et une parodie de Zaïre , qui lui attira les plaisanteries de Voltaire.

NADAS1 (Jean), jésuite hongrois, né en 1614 à Tyrnau, mort à Vienne en 1679, confesseur de l’impératrice Eléonore, a laissé, entre autres ou¬

vrages, Reges Hungariœ a sancio Stephano usque ad Ferdinundum, Presbourg, 1637, in-fol.

NADASTI ou de NADAZD (François), comte de Forgatsch , fut un des membres les plus actifs de la ligue des nobles hongrois contre la puissance autrichienne en 1666, et employa, à ce que l’on assure , le fer et le poison pour se défaire de Léopold I, mais sans succès. Des papiers découverts en 1671 firent reconnaître 8a complicité, et il fut exécuté. On lui doit : Mausoleum regni... hungarici regurn et ducum , Nuremberg, 1664, in-fol. , et Cynosura juristarum , 1668. — Thomas Nadasti, aïeul du précédent, se distingua dans les guerres de Ferdinand d’Autriche contre Soliman (surtout en 1529), et dans celles de Charles- Quint. Le fameux duc d’Albe passait pour son élève dans l’art de la guerre.

NADD1A, Nuddea des Anglais, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), dans l’ancien Bengale, ch.-l. d'un district; célèbre collège hindou.

NADIR-CHAH, dit aussi THAMASP-KOULI- KIIAN, roi de Perse et conquérant célèbre , né en 1688 à Mesched dans le Khoraçan, fut d’abord conducteur de chameaux , ensuite brigand. 11 s’appropria le Khoraçan , à la faveur des troubles qui suivirent la chute de Hussein en 1722; entra avec sa bande au service de Thamasp (Gis de Hussein) en 1726, pritlspahan, 1729, et mit les aff. du prince dans 1 état le plus florissant, mais en s’emparant de tout le pouvoir, bien qu’il s’intitulât Thamasp-Kouli- Khan, c.-à-d. chef des serviteurs de Thamasp. Tandis qu’il étouffe une révolte dans le Khoraçan , Thamasp , battu plusieurs fois par les Ottomans , leur cède la rive gauche de l’Aras. Nadir revient, s’oppose à l’exécution du traité, fait déposer Thamasp , le remplace par un enfant, Abbas III , âgé de 8 mois, s. le nom duquel il règne, et termine heureusement la guerre contre les Turcs (1734-36). A la mort d’ Abbas 111, 1736, Nadir se fait proclamer chah de Perse, soumet le Kandahar , attaque l’empire du Grand-Mogol dans l’Hindoustan (1738), prend la v. de Delhi, 1739, en rapporte un butin évalué à plusieurs milliards de fr., et conquiert plusieurs provinces. Mais la Perse opprimée, épuisée, le détestait. Il fut tué par ses généraux, en juin 1747.

NÀDROV1E, subdivision de la Prusse anc., au N. de la Pyssa jusqu’au Memel , et à l’E. de la Deime

NÆFËLS, bourg de Suisse (Claris), près de la Lintli, à 8 kil. N. de Claris; 1,300 hab. Célèbre victoire remportée par une poignée de Suisses sur les Autrichiens, 1388.

NÆV1US (Cn.) , poêle campanien , mort vers 20% ans av. J.-C., en Afrique, avait vécu à Rome, ma. quelques traits satiriques lancés dans ses pièces cor. tre les grands l’avaient obligé de s’exiler. Ses ouvrages consistaient en tragédies imitées des Grecs, drames nationaux dont un avait pour titre Alimoniœ Remi et Romuli , et un poëme épique sur la pre mière guerre entre Rome et Carthage.

NAGÀRA-BOUROUN, cap de la Turquie d’Asie (livah de Biga), daus I’éyalet des îles, à l’endroit le

NAIX

plus resserré des Dardanelles. A 7 kil. au S. 0., ruines d 'Abydos.

NAGASAKI, ville du Japon. Voy. nangasaki.

NAGOHKOTE, ville de l’Inde. Voy. kangrah.

N AG POUR, ville de l’Inde médiate, capitale du rov. de Nagpour , chez le» Mahrattes orientaux, par 77° 25’ long. E. , 21° 9’ lat. N., à 500 kil. N* E. ■d’Haïder - Abad ; 115,000 hab. en 1825. Ville moderne (elle date de 1740), mais laide. — Le roy. de Nagpour est situé dans le Gandouana, par 17° 30 - 23° lat. N., 76°-81° long. E. : 500 kil. sur 450 ; 3,000,000 d’hab, ; il était célèbre jadis par ses riches mines de diamants. — Fondé au milieu du xme siècle, le roy. de Nagpour s’engagea en 1803 dans la coalition contre les Anglais, et n’obtint la paix qu’en cédant aux Anglais le district de Kattak et se reconnaiss. leur vassal. Ils en ont hérité en 1853

NAGY, mot hongrois qui veut dire grand , entre dans la composition d’un grand nombre de mots géographiques. Cherchez le mot qui suit.

nagy-banya , ville de Hongrie. Voy. neustadt.

NAHË, riv. d’Allemagne, prend sa source dans la principauté de Birkenfeld , et tombe dans le Rhin près de Bingeu, après 115 kil. de cours à l’E. N. E., dont 40 seulement de navigables.

NAHR-EL-ARDËN , riv.dcSyrie. Voy. Jourdain.

nahr-el-kébir , Eleutherus , riv. de Syrie (Tripoli), naît dans le Liban et tombe dans la Méditerranée, après 140 kil. de cours.

nahr-el-kelb, Lycit *, riv. de Syrie (Acre), coule au S. O., et se jette dans la Méditerranée à 13 kil. N. E. de Baïrout.

nahr-ibrahim, riv. de Syrie. Voy. ibrahim (nahr-).

NAHUM , un des petits prophètes, vécut sous Achab ou Manassé, et prédit la 2e ruine de Ninive.

NAÏADES, nymphes qui présidaient aux rivières, et aux sources. On les représente couronnées de roseaux et penchées sur une urne versant de l’eau.

NAICEON (Jacques-André), né à Paris en 1738 et mort dans cette ville en 1810, disciple et ami de Diderot, a laissé la réputation d'un athée fanatique et intolérant, et d'un écrivain tranchant, diffus et lourd. On a de lui : le Militaire philosophe, Londres (Amsterdam), 1768; le Dictionnaire de philosophie ancienne et moderne, dans l’ Encyclopédie méthodique; des Notes sur la traduction de Sénèque, par La-

§ range ; des Mémoires sur Diderot (posth., publiés par Irière, 1823, dans son édition de Diderot ), etc. 11 a lui-même publié plusieurs opuscules de d’Holbach.

NA1I.LOUX, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 9 kil. S. O. de Villefranche; 1,200 hab.

NA1M, ville de Palestine, près du mont Thabor et du torrent de Cison. Jésus ressuscita le Ûls d’une veuve aux portes de Naïrn.

NA1MAN (mongols), tribu mongole qui campe dans la Mongolie orient., sur les bords du Tourghen et de la Lokha, à 300 kil. N. E. de Hi-foungtcheou, sur un territoire de 45 kil. de long sur 90 de large.

NAIN, établissement des Frères Moraves, sur la côte orientale du Labrador, par 56° 24’ lat. N., 64° 8’ long. O. La température moyenne y est de — 3°, 1 (centig.).

NA1RE, nom que les Indiens (dans le Décan et le Malabar surtout) donnent aux personnages nobles et aux officiers d’un grade supérieur.

NAÏRN, ville d Ecosse, ch.-l. du comté de Nairn, sur le Nairn, à 176 kil. N. O. d’Edimbourg; 3,266 hab. Armements pour la pêche de la baleine. — Le comté de Nairn, situé sur le golfe de Murray, est borné à LE. et au S. par le comté de Murray, à l’O. par celui d'inverness; il a 35 kil. sur 13 et compte 10,000 hab.

NAISSE, Naïssus , auj. Nissa , ville de la Mésie supérieure ou de la Dacie méditerranéenne, au S. Constantin y naq.; Claude II y battit les Goths, 269. NAIX, Nasium , village du dép. de la Meuse,, à

N AMU ^

22 kil. S. E. de Bar-le-Duc; 300 hab. Forges, hautsfourneaux. Ruines nombreuses. — Fondée sous le règne de Constance par des barbares d’outre-Rhin, elle fut ensuite fortifiée et communiqua avec Ligny par une voie souterraine. Prise en 612 par Thierry, roi de Bourgogne, sur Théodebert, roid’Austrasie. On y a trouvé récemment une grande quantité de médailles, des bijoux et des effets curieux.

NAJAC, ch.-l. de cant. (Aveyron), sur l’Aveyron, à 17 kil. S. O. de Villefranche; 2,000 hab. Toiles grossières, serges, etc. Commerce de jambons, etc.

NAJERA, ville d’Espagne (Burgos), sur la Nagerilla (petit affluent de l’Ebre), à 24 k. S. O.de Logrono; 3,600 hab. — Jadis résidence des rois de Navarre. Pierre-le-Cruel, aidé du Prince-Noir C Voy cdouard), remporta près de là en 1367 une vict. sur Henri de Transtamare, son frère, et sur les Français Duguesclin y fut fait prisonnier.

NAJERAN ou NEDJERAN, Nagara de Ptolémée. ch.-l. d’une petite principauté d’Arabie dans l’Yémen, à 450 kil. N. de Sana.

NAKCHIVAN , Naxunnci , ville de l’Arménie russe (Erivan), sur l’Aras, à 140 k. E. d’Erivan; env. 1,000 maisons. Archevêché catholique. Ville très-ancienne* Beaucoup de ruines : elle a compté jusqu’à 200,000 hab., et fut très florissante jusqu’à Abbas ï, qui transporta ses habitants dans l’intérieur de la Perse. Nakchivan a beaucoup souffert pendant les guerres entre les Perses et les Russes, et ces derniers ont fini par s’en emparer. Tremblementde terre en 1840.

NAKHITCHEVAN, ville de la Russie d’Europe (lékaterinoslav) , à 10 kil. N. E. de Rostov, sur le Don; 12,500 hab. (beaucoup d’ Arméniens). Tissus de soie et de coton. — Fondée en 1780 par des Arméniens de Crimée.

NAMAQUOIS ou NAMAQUAS, peuple africain de la famille hottentote, se divise en grands et petits Namaquas : les premiers, réunis pendant un temps sous l’autorité patriarcale du missionnaire Anderson, ont remonté l’Orange en marchant au N. E.; les seconds demeurent au S. de ce fleuve. Pella est leur endroit principal.

NAMGHAN , ville du Turkestan indépendant, dans le khanat de Khokand, à 270 kil. N. O. de Khokand; 10,000 familles. Château. Fruits en abondance aux environs.

NAMNETES, peuple de la Gaule celtique, puis de la Lyonnaise 3e, sur l’Océan, au S. des Redones, au N. des Pictones , dont les séparait le Liger (Loire), avaient pour ch.-l. Condivicnum ou Namnetes (auj. Nantes).

NAMSLAU, ville murée dePrusse (Silésie), à46kil. S. E. de Breslau; 3,000 hab. Fil, quincaillerie, etc.

NAMUR, Namurcurn en latin, Namen en flamand, ville de Belgique, ch.-l. de la prov. de Namur, au confluent de la Meuse et de la Sambre, à 52 kil. S. E. de Bruxelles; 20,500 hab. Evêché. Cathédrale, église Saint-Loup ; hôtel-de-ville, athénée, institut de sourds-muets, école de minéralogie, bibliothèque. Coutellerie fine, armes, chapeaux, savon, amidon, fer, acier; fonderie, raffinerie de sel, brasserie, poterie commune. Commerce de cuivre, plomb, fer, marbre. Aux environs, houille, pierres bleues, etc. Vastes fortifications. — Namur fut d’abord une forteresse des Adualici; on la voit reparaître au vu® siècle ; mais son importance ne date que du commencement du xv* ; elle devint évêché en 1559. Prise par Louis XIV en 1692, elle lui fut enlevée en 1695: les Français la reprirent en 1701, la gardèrent (quoique bombardée par les alliés en 1704) jusqu’en 17 12, et la cédèrent alors à l’électeur de Bavière , en 1715, elle devint une des places de la Barrière, et n’en fu-t pas moins reprise en 1746. La paix d’Aix-la-Chapelle (1748) la rendit à l’Autriche. En 1793 et 1794 elle passa comme la Belgique sous la domination française , et fut

NANE — 12^7 — NANS

jusflu'tin 1 814 1b cli .”1 • du dép. de Sambre— et— Meuse.

isAjBiiü (prov. de), une des divisions du royaume de Belgique, au S. du Brabant méridional, confine au dép. des Ardennes (en France), et a 86 kil. sur 62; 235,825 hab. (Wallons laplupart, et catholiques). Bruyères en quelques parties; ailleurs, soi as- Bez fertile : houblon, tabac, grains, pommes de terre, etc. Industrie active. Ch.-l., Namur.

namur (comté de) , une des 17 provinces du cercle de Bourgogne, était partout enveloppé par l’évêché de Liège et le duché de Brabant, sauf une pointe vers 10. qui touchait au Ilainaut; il comprenait (outre son ch.-l. Namur) Charleroi, Bouvines, Fleurus, Moutiers, etc. — Le 1er comte de Namur qu’on connaisse bien est Robert, dont le fils Albert mourut en 998. En 1 196, le comté de Namur passa dans la maison de Ilainaut. En 1190, Henri VI nomma margrave d’Empire le futur comte de Namur; en 1263, Baudouin, empereur de Constantinople , le vendit au comte de Flandre. Enfin , en 1429, s’éteignit la maison de Namur : le comte Jean III avait d’avance (1421) vendu le comté à Philippe-le-Bon. Namur suivit dès lors le sort de la succession de Bourgogne, à ceci près qu’en 1678 la paix de Nimègue en détacha Charlemont, Givet et quelques villages en faveur de la France.

NANCY, Nanceium (mais non Nasium ) au moyen âge, ville de France, ch.-l. du dép. de la Meurtlie, sur la gauche de la Meurtlie, à 330 kil. E. de Paris; 31,446 hab. Evêché. On la divise en vieille ville et ville neuve (celle-ci renommée pour sa beauté) : 4 portes qui sont autant d’arcs de triomphe,, 4 rues principales (aboutissant à. la place Stanislas, ornée de fontaines); cathédrale, église de Bon-Secours, palais du gouvernement, préfecture, hôtel-de»viUe, bourse, théâtre, quartier de cavalerie, vieux château des ducs de Lorraine. Cour imp.; académie universit.; facultés des lettres et des sciences, école second, de médecine, école forestière, lycée, école de sourds-muets. Société des sciences, lettres et arts; bibliothèque, musée de tableaux, jardin botanique, cabinet d'histoire naturelle. Broderies en tout genre (renommées); draps, produits chimiques, pâtes d’Italie, boules de Nancy; filatures, teintureries, tanneries, etG. Commerce de tous ces objets et de vin, grains, huile, cuirs, laine, fer, etc. Chemin de fer. Patrie de J. Callot, dePalissot, de M"* Graffigny, du général Drouot, etc. — Nancy, fond, au xne siècle, devint bientôt la capitale de la Lorraine. Charles-le-Téméraire prit Nancy en 1475, la perdit en 1476, et périt sous ses murs (1477). Louis XIII, Louis XIV la prirent en 1633 et 1660 , et ce dernier en fit raser les fortifications. Stanislas résidait alternativement à Lunéville et à Nancy; il futinhumédanscelle-ci (1766). C’est à lui* surtout que Nancy doit ses embellissements. — L’arr. de Nancy a 8 cant. (Harroué, Nomeny, Pont-à-Moug- Bon, St-Nicolas-du-Port, Vézelise, plus Nancy, qui compte pour 3), 188 communes, et 129,841 hab.

NANDERE, ville de l’Inde médiate (Décan), dans le Bider, à 140 kil. N. de Bider: ch.-l. de district.

NANDODE, ville de l’Inde anglaise (Bombay), dans l’ancien Guzzerat, à 96 kil. N. E. de Surate ; ch.-l. du Kandeich.

NANEK, fondateur du Nanékisme ou religion des Seikhs, qui est comme une fusion du brahmanisme et de l’islamisme, et qui reconnaît en même temps les Védas et le Coran, naquit vers 1469 à Talwendy dans le Lahore, suivit quelque temps la carrière des emplois publics, puis l’abandonna pour prêcher par toute l’Inde. Il mourut en 1639. L ' Adi-gratith , son code, resta le manuel de ses successeurs et la source de sa doctrine, jusqu’au pontificat de Gourou-Govind, que les Seikhs regardent comme leur second prophète ( Voy . ce nom). Amretsyr, dans le Lahore, est le centre du Nanékisme et la résidence du grand pontife de cette religion.

NANGASAKI ou NAGASAKI, ville du Japon ,eiUIle cinq villes impériales de cet empire, dans I ue de Ximo, à 1 extrémité O., par 127° 31’ Ions E 32° 46 lat. N. ; 30,000 hab. Bon port, vaste baie; environ 36 ponts sur de petites rivières ; plus de 60 temples, divers palais. Grand mouvement industriel et comrnerc. Ce fut longtemps laseule ville du

Japon oùfussentadmislesétrangcrs.LesChinoisetles Hollandais avaient seuls ce privilège : encore étaientils confinés, l es premiers dans Je S. O. de la ville, les secondsdans l’Ilôt de Desima, etsurveillesrigoureusem.

NANGIS, ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne),, à 22 kil. O. de Provins; 2,016 hab. Joli château. Commerce en laine, bestiaux, etc. — Erigée en ville en 1544 par François I. Combat entre les Français et les Autrichiens (février 1814).

NANGIS (Guillaume de). Voy. Guillaume.

NAN-HIOUNG, ville de Chine (Kouang-toung), à 235 kil. N. E. de Canton, par 25° 12’ lat. N., et 111° 34’ long. E.; ch.-l. de dép. Grand commerce, population nombreuse. Tour à 9 étages.

NANI (J.-B.-Félix-Gaspard), historien vénitien, né à Venise en 1616, de famille patricienne, fut 25 ans ambassadeur de Venise en France, 1643-68, remplit diverses missions en Allemagne, et devint enfin procurateur de Saint-Marc. Il avait aussi les titres d’historiographe, de bibliothécaire et d’archiviste de la république. On a de lui une Histoire de la république de Venise, en italien (qui forme les tome VIII et IX de la Collection des historiens de Venise , 1720, in-4). Elle a été traduite en français par l’abbé Tallemant, Paris, 1679, 4 vol. in-12, et par Masclary, Amsterdam, 1702, 2 vol. in-12.

NAN-KANG, ville de Chine (Kiang-si), à 100 kil. N. de Nan-tchang, par 29° 32’ lat. N., 113° 41* long. E.; ch.-l. de dép. Magnifiques pagodes; dl gués remarquables.

NANKIN ou NANKING (c.-à-d. cour du Sud), Kiany-ning ou Kin-ling en chinois, ville de Chine, capitale de la prov. de Kiang-sou, près de l’emb. du Yang-tse-kiang, à 900 kil. S. E. de Péking, par 116° 25’ long. E., 32° lat. N. ; environ 500,000 hab. (on a porté la population de cette ville à 1,600,000 hab. et même plus haut). Elle est plus grande même que Pé’king, mais moins splendide. Le palais impérial , l’observatoire, les temples, les tombeaux sont en ruines. La célèbre tour de porcelaine (ou plutôt de faïence) et les deux grandes portes subsistent toujours. La tour a 66 mètres de haut ; elle est octogone. Nankin est la ville savante de la Chine; elle a une académie de médecins, une bibliothèque publique, des imprimeries, etc. Son industrie et son commerce sont encore très actifs; les soieries, le nankin (qui en tire son nom), la porcelaine, les laques, etc., en sont les objets principaux. — Nankin a été longtemps capitale de la Chine; mais en 1363 la translation des six grands tribunaux à Péking a donné son rang à celle-ci. Les Mings v faisaient leur résidence l’été. Les empereurs mandchoux Font complètement négligée. Les Anglais l’ont bombardée en 1842.

NAN-NGAN, v. deChine (Kiang-si), ch.-l. de dép., sur le Tchang, par 25° 30’ lat. N. 111° 39’ long. E.

NANNI (Jean). Voy. annius de vitlrbe.

NANNONI (Ange), chirurgien de Florence, né en 1716, mort en 1790, avec la réputation d’un des premiers opérateurs de son temps, perfectionna 1 opération de la taille, combattit le système de l’humorisme galénique; mais fut quelquefois trop partial dans les jugements qu’il portait sur ses rivaux. Son ouvrage principal est intitulé : Délia simpliciia

del medicare , 3 vol., 1761-67,

NANSOUTY (Etienne-Antoine-Marie champion, comte de), général français, né à Bordeaux en 1768, entra au service actif en 1786, passa par tous les grades, fit la campagne d’Allemagne avec Moreau,

NANT — 1248 — NAPL

celle de Portugal avec Leclerc, prit part à la conquête du Hanovre sous Mortier, aux batailles d Austerlitz, de Wagram, de Friedland; fut blessé à Borodino; s’empara du défilé d’Hanau après le désastre de Leipsick , et fut fait colonel-général des dragons en 1813. Il déploya la plus grande activité pendant la campagne de France, et mourut le 12 février 1816, avec la réputation d’un des meilleurs généraux de cavalerie de l’époque.

NANT, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 24 kil. S. E.

de Milhau : 3,419 hab.

NAN-TCHANG, ville de Chine (Riang-si) à 490 kil. de Nankin, par 113° 10’ long. E., 23° 36’ lat. N.; ch.-l. de prov. et de dép. Fabriques immenses de porcelaine aux environs ; fabrique d idoles, soieries, fourrures ; grand commerce.

NANTERRE , Nannetodurum ou Nepiodurum , b. du dép. de la Seine , au pied du mont Valérien, à 11 kil. N. O. de Paris; 2,260 hab. Gâteaux, etc. Commerce de pierres à bâtir et petit salé. — Patrie de sainte Geneviève. Pris et brûlé plusieurs fois par les Anglais et les Armagnacs.

NANTES, Condivicnum ou Namnetes, ch.-l. du dép. de la Loire-Infér., à 66 kil. de la mer, sur la droite de la Loire, au confluent de ce fleuve avec la Sèvre nantaise et l’Erdre , à 370 kil. S. O. de Paris ; 96,362 hab. Evêché. Les petits vaisseaux y remontent la Loire ; les autres s’arrêtent à Paimbœuf. Les vieux quartiers de Nantes sont laids et saies, mais le reste est élégant et régulier (quartier Graslin, île Feydeau , faubourg de la Fosse) ; belles places , beaux quais ; cathédrale , bourse , Grand- Théâtre, halle neuve, préfecture, hôtel-de-ville, hôtel des monnaies, palais épiscopal ; les Salorges, restes du palais des ducs de Bretagne, Tribunal de lreinst. et de comin.j lycée, école préparatoire aux facultés, école sec.deméd.;éc. de commerce, de dessin; Ibeau musée d’antiquités , cabinet d'histoire naturelle, jardin botanique, bibliothèque observatoire. Société d’horticulture. Banque. Entrepôt de sel. Tissus dits de Nantes, cotons, toiles peintes, flanelle, etc. ; chapeaux , bonneterie , coutellerie , faïences, mécaniques, outils aratoires; fonderies en fer et cuivre, verreries, raffineries de sucre, distilleries, tanneries, clouteries, corroieries, etc. Construction de vaisseaux marchands et de corvettes. Très grand commerce maritime : denrées coloniales ; grains , biscuits, farine, laines, cuirs, meubles, livres, etc. On y fit longtemps la traite des noirs. Chem, de fer. — Nantes fut une des principales villes armoricaines. Les Normands la brûlèrent en 834, 863, 871, et en 959. Henri 1Y y rendit le célèbre édit de Nantes, qui accordait aux Protestants et la tolérance et des üiaces de sûreté (1598) ; Louis XIV, voulant rétablir l’unité de religion, révoquacet édit en 1685, au risque Je priver laFranced’un grand nombre de fam. industrieuses. L’armée vendéenne, en juih 1793, marcha sur Nantes, mais ne put la prendre. Nantes souffrit beaucoup pendant la révolution : Carrier surtout y commit des horreurs (les noyades , les mariages rèpubheains, etc.). La reine Anne de Bretagne, l’architecte Boffrand, le savant Lacroze, etc., étaient de Nantes; Fouché était né près de là. — L’air. de Nantes a 17 c. (Aigrefeuille, Bouage, Carquefou, Clisson, Chapelle, Légé, Loroux, Machecoul, Saint-Philbert, Vallet, Verlou, Nantes, qui faite), 66 comrn. et 216,418 h.

NANTEUIL, ch.-l. de cant. (Oise), à 19 kil. S. E. de Scnlis; 1,600 hab. Ancien prieuré de Bénédictins. Pépinières, grains, corderies, etc. — Clovis avait fait de Nanteuil un fief, avec titre de comté.

NANTEUIL (Robert), célèbre graveur de portraits, né à Reims en 1630, mort à Paris en 1678 avait autant de facilité que de talent. On a de lui au moins 280 portraits dont 8 représentent Louis XIV.

NAN liAl ch.-l. de cant. (H.-Yienne). à 16 kil. ►V K de Bellac; 1,100 hab.

NANTUA, ch.-l. d’arr. (Ain), au bord du petit lac de Nantua, entre deux montagnes, à 31 kil. E. de Bourg; 3,696 hab. Tribunal de première instance, collège communal ; abbaye de Bénédictins, fondée en 671; tomb.deCharles-îe-Chauve. Percale, calicot, toiles de coton et fil; filature de coton, moulinage hydraulique de soie, sciage de bois, etc. Commerce. — L’arr. de Nantua a 6 cant. (Brenod, Châtillon-de-Michaille, lzarnore, Oyonnax, Poncin et Nantua), 69 comm., et 60,826 hab.

NANTUATES, peuplade gauloise, dans les Alpes Graies-et-Pennines, entre les Seduni et les Veragri , sur les confins des Allobroges, occupaient le pays qui forme auj. le Chablais et le Bas-Valais. Capitale, Tarnaia ou Tarnadœ (auj. Saint-Maurice).

NANTUCKET, île du Massachussets, à 48 kil. de la côte, par 41° 16’ lat. N., 72° 28’ long. 0. : 35 kil. sur 9 ; 7,300 hab. Ch.-l., Nantucket, sur la côte N. O., à 200 kil. E. de Boston; petit port.

NANTW1CH, ville d’Angleterre (Chester), à 28 kil. S. E. de Chester ; 4,886 hab. On y confectionne beaucoup de souliers pour Londres. Fromages. Aux environs mines de sel.

NAN-YANG, ville de Chine (Ho-nan), à 260 kil. S. O. de Khaï-fong, par 33° 6’ lat. N., 100° 18 long. F..; ch.-l. de dép.

NAPAR1S, riv. de la Dacie, affluent du Danube, est auj. la Jalomnitza suivant les uns, la Proava ou même Y Ardschisch suivant les autres.

, NAPATA, ville d’Ethiopie, sur te Nil, à trois journées du golfe Arabique, était la résidence île la reine Candace. Les Romains, commandés par Petronius, la prirent et la saccagèrent l’an 22 av. J.-C. ; mais ils l’abandonnèrent aussitôt.

NAPÉES (de napos , vallée ou bosquet), nymphes qui présidaient aux bois, aux montagnes , aux vallons, aux prairies et aux bocages.

NAPIER (Jean), NEPER ou NEPAIR , baron de Markinston, mathématicien écossais, né en 1560, mort en 1617, inventa les logarithmes et laissa deux formules générales pour la solution des triangles sphériques rectangles. Son principal ouvrage est Logarithmorum canonis descripiio , suivie de la Mirifici logarithmorum canonis comiructio, Lyon, 1620, très rare. C est là qu il expose sa grande découverte. La base des logarithmes dits népériens , du nom de l’auteur, est le nombre 2,7182818.

NAPIONE (Ch.-Ant. galeani), de Turin, officier distingué, quitta le service du Piémont vers 1800, lorsque sa patrie fut asservie à la France; passa en Portugal, où il devint directeur de l’arsenal de Lisbonne, puis accompagna le prince-régent au Brésil , et y devint lieutenant-général. 11 créa une fabrique de poudre à canon à Rio-Janeiro, y facilita l’exploitation des mines de fer par l’introduction de procédés nouveaux, et mourut en 1814. C’était un habile minéralogiste; il a beaucoup écrit, tant sur la minéralogie que sur la métallurgie.

NAPIONE ( J. - Fr. galeani , comte de), frère du précédent, s’est fait une réputation par un Essai sur la pairie de Colomb , qu’il fait naître dans le Montferrat ; par divers Mémoires imprimés dans les vol. de l’ Académie royale de Turin; par sa tragédie de la Griselda , etc. Ses ouvrages ont été réuni* en 16 vol. in-8, Florence.

NAPLES, primitivement Parthenope , ensuite JAeapolis , chez les anciens; en italien Napoli; ch.-l. de la prov. de Naples et eapit. de tout le roy. des Deux- Siciles, sur le golfe de Naples, à 206 kil. S. E. do Rome, à 1,600 kil. S. E. de Paris (par Viterbe et Rorne) ; 390,000 hab. La basse classe, misérable et fainéanle, y fourmille : onnommeceuxqui en font partie lazzaroni. Arclievêehé , résidence royale. La ville est uàlie en amphithéâtre ; elle a 16 kil. de tour, 6 faubourgs, 12 quartiers; places en général petites , sauf pel!e du Palais-Royal-, rues étroites* obscures et mou-

N APL — 1249 — NAPL

tueuses (hormis la belle rue de Tolède), mais pavées en dalles de lave noire et fort propres; beau quai de la Chiaja; magnifiq. promen. de la Villaréal; vaste palais royal, palais Capo di-Monte , de Chiatamone, du prince de Salerne, des princes étrangers , archiépiscopal ; Reclusorio (ou hôpital des pauvres), etc.; arsenal, superbe théâtre Saint-Charles, Archives, Vicaria ou Castel-Capuano (palais de justice), cathédrale (dédiée à saint Janvier), églises de Sainte- Claire, de Jésus-Nouveau, de Saint- François de Paule, de Saint- Dominique , de Saint- Philippe— Néri, etc.; le riche couvent de Sainte-Claire, ceux de Sainte-Marie des Carmes, de la Trinité, de Saint- Dominique-le-Grand, de Mont-Olivet, l’ancien couvent des Chartreux (auj. les Invalides), etc. Dans le N. de la ville sont des catacombes ( plus vastes que celles de Rome et de Syracuse); au S. O., le châteaufort de l’OEuf et le Château Neuf ; au N., le fort Saint- Elme, qui domine la ville de tous côtés. Université fondée en 1224, Gli studii , lycée du Sauveur; école de paléographie, institut de peinture , etc. ; collège et école militaire, académie de marine, école vétérinaire , deux écoles de musique ; quatre grandes bibliothèques (la Borbonica , etc.); cabinets de minéralogie , d’histoire naturelle, etc. ; musée des antiques (où se trouvent entre autres objets ceux qu’ont fournis les fouilles d’Herculanum, Pompeïa et Stabies) ; jardin botanique, deux observatoires, bureau topographique, Académie borbonique (divisée en trois sections: 1* Ercolanense ou antiques; 2° sciences; 3° beaux-arts); mont-depiété (très riche). Industrie active : tissus d’or et d’argent, soierie, velours, drap, linge de table, grosses toiles de coton, coraux, rubans, cordes d’instruments, passementeries renommées, instruments de musique , porcelaine, faïence, bougies, jaune de Naples, savon de senteur, essences, fleurs artificielles, confitures et sucreries, macaroni, etc. Commerce; célèbre banque de Saint-Charles et autres banques. Environs délicieux. — Parthénope fut une colonie de Cumes ; de nouveaux colons survinrent et bâtirent Neapolis (la ville neuve), d’où le nom de Palépolis (ville vieille) donné à la première. Les deux villes étaient contiguës , et finirent par n’en faire qu’une sous la domination romaine ( Rome s’empara de Naples en 327 av. J. - C.) ; mais sous l’empire de Rome, Naples resta complètement une ville grecque ; ce caractère la rendait le séjour favori des riches Romains , qui tous y avaient des maisons de plaisance ; elle remplaça aussi Capoue comme capitale de la Campanie. Seule de la Basse- Italie elle résista en 636 à Bélisaire, qui îa prit d’assaut sur les Goths et la pilla ; Totila la reprit en 541. L’expulsion des Ostrogoths (544) la rendit à l’empire grec qui parvint à la conserver , même lorsque les Lombards eurent soumis l’Italie; elle forma alors avec les villes grecques environnantes le duché de Naples , qui confinait au duché de Rome au N. O. , et au duché de Calabre à l’E. et au S. E. Peu à peu Naples devint une république presque souveraine ; elle resta dans cet état du IXe au xie siècle sous des ducs héréditaires. Enfin en 1139, Naples se soumit à Roger 11, déjà maître de tout ce qu’on nomma depuis royaume des Deux-Siciles. Roger en Ût sa capitale, et depuis ce temps elle n’a cessé de l’être, soit des Deux-Siciles, soit du royaume de Naples. Après la mort de Frédéric II (1250), elle se déclara pour le pape Innocent IV contre les Hohenstauffen ; Conrad IV et Mainfroi la forcèrent à se rendre et rasèrent ses murs. Le roi de Hongrie Louis - le - Grand l’occupa en 1347 , mais Jeanne y rentra dès 1348. Louis 1 d Anjou prit Naples en 1383, René d’Anjou en 1438 , enfin Alphonse I (V d’Aragon) en 1442. Charles VIII de France conquit et Naples et tout le royaume (1495), et les perdit la même année. Les troupes de Louis XI 1 y entrèrent

de même en 1500, après le traité de Grenade. Mais Ferdinand-le-Catholique en resta bientôt maître. Pendant la deuxième guerre entre François 1 et 1 Charles-Quint, Lautrec aidé de Doria fit le siège de Naples, mais ne la prit point. En 1 647 eut lieu à Naples la célèbre insurrection de Masaniello ( Voy . ce nom), 1 et Naples se déclara république sous le duc de’ Guise; mais dès le mois d’avril 1648, le comte d’Ognate reprit la ville. Longtemps après Naples fut prise, d’assaut et saccagée par Daun (1707) pour Charles 111, compétiteur de Philippe V. Naples se soumit sans résistance au duc de Parme don Carlos (plus tard roi des Deux-Siciles et roi d’Espagne). Les Français sous Championnet prirent Naples, 23 janvier 1799, et y établirent la République parihénopèenne ; mais le cardinal Rufifo y rentra le J3 juin. Enfin Naples subit en 1820 une révol. qui un instant lui donna une constitution, mais qui fut dès 1821 comprimée par l’Autriche.Pat.deStace,Vell.Paterculus,Sannazar, Marin, Bernin, SaIv.Rosa,Filangieri,Pergolese,Gravina,etc.

naples (royaume de) , une des deux grandes divisions de la monarchie des Deux-Siciles, occupe la partie méridionale de la péninsule italique , entre les mers Adriatique , Ionienne et Tyrrhénienne , au N. E., à l’E. et à l’O. , est bornée au N. O. par les États de l’Eglise , et au S. est séparée de la Sicile par le phare de Messine ; d’où le nom de Domaines en deçà du Phare ( Dominj al di quà del Faro), sous lequel on désigne officiellement le roy. de Naples. 11 s’étend entre 37° 50’-42° 54’ lat. N., et 10® 30-16° 9’ long. E. : 580 kil. du N. O. au S. E., sur une largeur d’environ 200 kil. ; 6,113,259 hab. (en 1840); capitale, Naples. Le roy. de Naples est divisé administrativement en 15 intendances, dont voici les noms avec les chefs-lieux :

Intendances.

Chefs- lieu

Naples,

Naples (Napoli).

Terre de Labour,

Caserta.

Principauté Citérieure ,

Salerne.

— Ultérieure,

Avellino.

Molise ou Sannio,

Campobasso.

Abruzze Citérieure,

Chieti.

— Ultérieure Ir* ,

Teramo.

— Ultérieure II* ,

Aquila.

Capitanate,

Foggia.

Bari,

Bari.

Terre d’Otrante,

Lecce.

Basilicate,

Potenza.

Calabre Citérieure,

Cosenza.

— Ultérieure Ire,

Reggio.

— Ultérieure IIe,

Catanzaro.

Le roy. de Naples est traversé dans toute sa longueur par la partie méridionale de la chaîne des Apennins, à laquelle appartient le volcan du Vésuve. Rivières principales: le Basiento, le Gariglia no, l’Ofanto, laPescara et le Volturno (tous peu navigables) ; lacs, l’Agnano , l’Averno et le Celano. Air sain et chaud; sol extrêmement fertile, mais sujet aux tremblements de terre, qui y ont causé de terribles ravages et renversé des villes entières; il est mal cultivé, et produit néanmoins toutes sortes de grains, fruits exquis, oranges, légumes, huiles, vins excellants, riz, chanvre, lin, coton, manne et safran très estimés ; alun, vitriol, soufre, cristal de roche, minéraux, carrières de marbre; bétail abondant, cliecaux recherchés, mulets, buffles, etc. ; lynx et porcsépics dans les Apennins; laine fine , soie belle et en grande quantité. Industrie très peu active et qui consiste surtout en tissus de soie et de coton, étoffes et cordonnets d’or et d’argent , mousselines , chapeaux, vernis, savon, cuirs, cordes d’instruments, fleurs artificielles, faïence, etc. — Le roy. de Naples correspond à la Grande -Grèce des anciens (Apulie, Lucanie, Messapie et Brutium), augmentée de la Campanie et du Samnium. Ce pays, successivement soumis aux Romains aux Lombards, aux

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