‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 783 sur 1261 · NICO · texte numérisé non relu

NICO

de Rome, mais ne réussit ni dans ses tentatives pour la réunion des Églises romaine et grecque, ni dans ses essais pour jouer le rôle de médiateur entre le roi de Castille et Philippe-le-Hardi. Mort, en 128^

Nicolas i s, Jérôme d’Ascoli , élu eml288,. malgré -r résistance , avait été général desFrôres-Miueurs.;Il £h tous ses efibrts pour ranimer le zèle des croisades, envoya des missionnaires-jusqil’en Chine et fonda en F rance l'université de Montpellier (1289) . M. an, 4292.

Nicolas v, Thomas Parentucelli ou de Sarzane , fut élu en 1447 après Eugène. 11 eut le bonheur de voir abdiquer l’antipape: Félix V, 4449, ce qui.mit fin à un schisme fâcheux. Après ia prise de Constantinople (1453), Nicolas avait conçu le projet d’une croisade de toute la chrétienté contre les Turcs, et il y travaillait activement quand la mort l’enleva en 1455. Rome lui doit plusieurs édifices magnifiques, et on peut le considérer comme le fondateur de la bibliothèque du Vatican, tant il l’augmenta.

Nicolas v, antipape. Voy. Corbière (Pierre de).

Nicolas de damas ou damascène, écrivain grec, né à Damas vers l’an 74 av. J.-C., composa des tragédies qui eurent du succès, cultiva en même temps la rhétorique, les mathématiques , la philosophie et adopta le système d’Aristote. Il fut- en grand crédit auprès d Hérode, roi de Judée, et à la mort de ce prince, il contribua à décider le partage de la Judée entre Archélaüset Hérode- Antipas.' Outre des traités de philosophie, il avait composé la Vie d' Hérode, La Vie d'Auguste, et une Histoire univers.en 144 liv. Il reste des fragm. deson/hsCumt;.,pub , p. Coray {Prodrom . biblioth. or<e>cœ,>Pa,r.;l803),etdesa Fj<;^’vlu§r.^pr:b. par J.-A.Fabnctus(Hamb.,.4727) : E. Millereuj&déc. un nouv.fraerm.à rEscJurial(<pub. p. F. DidoWl849).

Nicolas de cusa , cardinal , fils d’un pécheur nommé Jean Crebs, né en 1401 à Cusa, sur la JMoselle, dans le diocèse de Trêves, acquit une profonde connaissance de l’hébreu, du grec, de la philosophie, de la théologie et des mathématiques, assista en 1431, comme archidiacre de Liège, au concile de Bâle, et y défendit l’infaillibilité de l’Eglise. Eugène IV , Nicolas V et Pie II l’employèrent dans des légations importantes auprès des cours étrangères. Nicolas V le nomma cardinal <en 1448, et lui donna l’évêché de Brixen dans le Tyrol. Ayant voulu introduire la réforme dans un couvent de son diocèse, il excita le mécontentement des moines et fut emprisonné par ordre de l’archiduc Sjgismond III. Quand il eut recouvré la liberté, il se retira, ‘à Todi, en .ümbrie, ou il mourut en 1464. Qn a de lui trois vol. in-fol., Bâle , 1565. On y trouve des traités de théologie et de philosophie, parmi lesquels: De docta ignorantia; Apologia doctæ ignorantias ; De conjecturis ; De sapientia. 11 inclinait vers le . mysticisme et renouvela les idées de Pythagore.

Nicolas (Augustin), né, en 1622 et mort en 1695 à Besançon , fit. plusieurs campagnes en , Italie, devint secrétaire du cardinal Trivulce , .passa en Espagne, nù il travailla à. la délivrance du ducde;Lorraine Charles IV, fut ensuite le résident de co prince à Madrid, puis maître des requêtes au .parlement de Dôle (1668), qui après la paix de'Nimègue fut transféré à Besançon. Témoin oculaire de la révolte de Mazaniello, il a donné sur ce sujet: 1° Histoire de la dernière révolution du royaume de Naples , Amsterdam, 1660, 8 vol. in-8 ; 2° Parthenope fur eus, Lyon, 1668 , in-4 (poème en ,5 livres).

Nicolas de pise, architecte. Voy. pisano.

n nr clémences. V. clémences — P.au^si le Suppl.

NICOLAY (Nicolas de), voyageur français, né e n 1 5l 7 à la Grave-en-Oysans, mort en 1583, parcourut pendant 16 ans l’Europe et l’Orient, prenant parfois du service dans les états qu’il visitait, fut nommé géographe et valet de chambre de Henri II, puis commissaire d’artillerie. On a de lui : Navigations et pérégrinations de Nicolas de Nicolay, Anvers, 1.573,

N ico — r

Nicolay, premier président. Voy. nicolaY. NICOLE (Pierre), célèbre moraliste et théologien, l’un des plus illustres écrivains de Port-Royal, né à Chartres en 1625, enseigna les belles-lettres pendant plusieurs années dans la maison de Port-Royal-des- Champs, s’y lia avec les Jansénistes, dont cependant il n’adoptait pas toutes les opinions, vint à Paris en 1655 pour travailler avec Arnauld, son ami, fit un voyage en Allemagne en 1658 dans les intérêts du Jansénisme, se vit forcé en 1679, par suite de ces démarch. suspectes, de quitter la France, se retira à Bruxelles,

Suis à Liège; obtint par l’intervention de M. de arlay, archevêque de Paris , la permission de revenir à Chartres, puis à Paris, où il mourut en 1695. On a de lui les Imaginaires et les Visionnaires , ou Lettres sur l'Hérésie imaginaire (celle des Jansénistes), Liège, 1667, 2 vol. ; la Perpétuité de la foi de l'Église catholique touchant l'Eucharistie , publié sous le nom d’Arnauld , Paris, 1668-76,

3 vol. ir.-4 (les tomes iv et v , publiés en 1711 et 1713, sont de l’abbé Renaudot); mais il est surtout connu par ses Essais de morale et instructions théologiques , 1671 et années suivantes, 25 vol. in- 12 : on estime particulièrement! ' Essai sur les moyens de conserver la paix avec les hommes. Nicole a aussi traduit en latin les Provinciales , sous le pseudonyme de Wendrock , et a eu part à la rédaction de la Logique de Port-Royal. Cet écrivain est avec Pascal un de ceux qui contribuèrent le plus à former la prose française. On doit à l'abbé Cerveau V Esprit de Nicole, Paris , 1765, in-12. Les Pensées de Nicole ont été recueillies par Mersan, Paris, 1806, in-18. N1COL1TES ou nouveaux quakers. Voy. quakers. NICOLO (Nicolas isouard , dit), compositeur, né à Malte en 1777, d’origine française, vint en France en 1790 , fut d’abord commis de banque et visita Palerme , Naples , Florence pour le compte de sa maison. Devenu musicien dans ses voyages , il se fixa comme organiste à Malte, puis, après la prise de l île par Bonaparte (1799), revint en France, et se mit à composer pour l’Opéra-Comique ; il donna 29 pièces, remplies de chants gracieux, et qui eurent pour la plupart du succès ; tels sont : le Médecin turc , Michel-Ange , Joconde , Cendrillon, Jeannot et Colin. Il mourut en 1818, ayant déjà fait 3 actes de l’opéra intitulé Aladin ou la Lampe mer véilleuse, qu’acheva Benincori.

NICOLSON. Voy. nicholson.

NICOMAQUE, Nicomachus , père d’Aristote, fut médecin de Philippe et composa des traités de médecine, auj. perdus. On a sous le titre d Éthique à Nicomaque un traité de morale d'Aristote, qui fut ainsi intitulé parce qu’il était dédié par l’auteur, soit à son père, soit plutôt à son propre fils, qui portait aussi le nom de Nicomaque.

Nicomaque, peintre grec, contemporain d’Apelle, fut un des premiers artistes de son siècle. On vantait surtout sa Cybèle sur un lion, son Enlèvement de Proserpine , sa Victoire traversant les airs sur un quadrige, etc.

NICOMÈDE , nom de trois rois de Bithynie. Nicomède I , fils de Zypœtès , régna de 281 à 250 av. J. -C. , et débuta par le massacre de tous ses frères hormis un seul. Inquiété par Antiochus l, roi de Syrie, il appela les Gaulois en Asie Mineure, et réussit avec leur secours à repousser l’invasion; mais il fut obligé de céder à ses sauveurs une province de ses états , qui prit d’eux le nom de Galatie. Il fit fleurir les arts et le commerce , et bâtit Nicomédie. — Nicomède II, fils de Prusias, prit les armes contre son père qui voulait le faire périr, à 1 instigation d’une seconde épouse (148 av. J.-C.), le mit à mort, et régna 59 ans. Il tenta sans grand succès de s agrandir, malgré les Romains. — Nicomède III, fils de Nicomède II, régna de 90 à 75 av. J.-C. , mais non sans interruption : deux fois Mithri-

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date le chassa de ses états, et chaque fois les Romains le rétablirent. Nicomède en mourant légua son royaume aux Romains. César avait dans". sa jeunesse vécu quelque temps à la cour de Niromede.

NICOMEDIE, Nicomedia , auj. Isnikmid, ville d’Asie Mineure, en Bithynie, sur la Propontide, au fond du golfe d 'Astacus, devait son nom et son origine au roi Nicomède I. Sous l’empire, elle devint le ch.-l. de la province. Dioclétien en affectionnait le séjour et l’orna de superbes bâtiments. Sous Constantin, il fut question un instant de l’ériger eu capitale de l’empire. Arrien naquit dans cette ville. Annibal y mourut.

N1CON, archevêque de Novogorod, puis patriarche de l’Église de Russie, né en 1613, mort en 1681, avait joui longtemps d’un grand crédit auprès d’Alexis, et fut chargé en 1655 de réviser la liturgie russe; vers 1666 , devenu suspect au czar, il se retira dans un couvent de Moscou, et plus tard fut banni de la capitale. On lui doit un Corps d’histoire de Russie, formé de la réunion des chroniques depuis Nestor jusqu’en 1630; Schlœzer en a publié 2 vol. in-4, Saint-Pétersbourg, 1767.

NICOPOL1S (c.-à-d. , en grec , ville de la victoire), nom commun à plusieurs villes anciennes, entre autres: 1° Nikopoli, dans la Mésie inférieure, au confluent du Danube et de l’Aluta, fondée par Trajan après ses victoires sur Décébale; cette ville, plus tard comprise dans la Bulgarie , fut prise par Bajazet en 1370, qui remporta aux environs sur les biné tiens en 1 396 une vict. décisive : l’armée de Sigismond, r. de Hongrie, y fut taillée en pièces, ainsi que U noblesse française, conduite par Philippe d’Artois, connétable de France , et Jean comte de Nevers (Jean-sans-Peur, duc <le Bourgogne); — 2° Devriki , dans le Pont, au S., sur le Lycus; Mithridate y vaincu par Pompée; — 3° Prevesa-Vecchia , à l’entrée du golfe d’Ambracie, fondée ou agrandie par Auguste , en mémoire de la bataille d’Actium; — 4° une ville de Palestine élevée par Vespasien sur l’emplacementd’Emmaüs (qu’avait brûlée Quintilius Varus, gouverneur de Syrie), et depuis agrandie par Héliogabale et Alexandre Sévère,- — 5° une ville de la Basse-Égypte, dite aussi Juliopolis , auj. Kars ou Rassiéra; — 6° une ville de Cilicie, la même qu’issus ou Adjacium, auj. Aias ou Aiazzo.

NICOSIE ou LEUCOSIE, Lefkosia en grec moderne, capitale de l’île de Chypre, par 3 1 ° 6’ long. E., 35° 13’ lat. N.; 2,000 familles en 1806. Evêché; murs en pierre ; mosquée , jadis cathédrale d’Aia- Sofia ou Sainte-Sophie; palais, auj. sérail. Maroquins, petits tapis, toiles de coton bien imprimées. — - Construite sur l’emplacement de l’ancien Tremitus; importante sous les Lusignans, rois de Chypre; prise aux Vénitiens par Sélim II, en 1570.

Nicosie, ville de Sicile (intend. de Catane), à 60 kil. N. O. de Catane; 13,000 hab., bâtie sur l’emplacement d Erbita, célèbre dans l’antiquité pour avoir résisté à Denys, tyran de Syracuse.

N1COT (Jean), seigneur de Villemain , né en 1530 à Nîmes, mort en 1600 à Paris, secrétaire de Henri II, et ambassadeur de François 11 en Portugal , a publié un Trésor de la langue française tant ancienne que moderne (Paris, 1606, in-fol.) ,.qui est le premier dictionnaire français connu, et une bonne édition de Y Histoire d.' Aimoin (Paris 1656, in-8);mais il est surtout connu pour avoir introduit en France le tabac , que lui fit connaître un marchand flamand venu d’Amérique pendant son ambassade à Lisbonne, et qui prit de lui le nom de Nicotiane .

N1COTERA, Nicotera, ville du roy. de Naples (Calabre Ult. 2e), sur le golfe de Gioja; 6,300 hab. Evêché. Ravagée par un tremblement de terre en 1783.

NIEBELUNGEN (chant des), vieux poème épique de l’Allemagne , ainsi nommé d’une ancienne et puissante tribu des Burgundes appelée Niebelun-

mm

gen ou Niflungen (on fait aussi dériver ce nom de Nihullunan , qui veut dire intrépide). Le sujet du poëme est la lutte des Burgundes et particulièrement de la famille des Niebelungen contre le fameux Etzel ou Attila, et la destruction de cette tribu, victime des passions de Siegfried et de Gunther , deux de ses principaux chefs. Le premier de ces deux guerriers, fils de Sigismond, roi de Santen,sur le Rhin, aime Chriemhild, sœur de Gunther, et. celui-ci, de son côté, aime Brunhild, fille d’un roi d’Islande ; mais la main de cette dernière ne peut être conquise que par la force. Alors Gunther promet sa sœur à Siegfried, s’il veut l’aider à se rendre maître de Brunhild. Celle-ci est en effet vaincue par Siegfried, qui lui arrache un talisman d’où elle tirait sa force, et qui le donne à sa fiancée Chriemhild. Brunhild, furieuse et jalouse, fait assassiner Siegfried par Hagen, et Gunther n’ose point s’opposer à ce meurtre. Chriemhild, devenue veuve, brûle à son tour de se venger. Elle épouse Etzel (Attila), roi des Huns, et fait inviter les Niebelungen au festin des noces ; mais à un signal donné tous sont massacrés par les Huns ; Hagen et Gunther sont faits prisonniers et mis à mort par Chriemhild. — Les événements de ce poëme remontent au v* siècle de notre ère et se passent à la fois sur le Rhin et sur les frontières de l’Autriche et de la Hongrie. 11 a pour fondement les sagas ou traditions germaniques mêlées à celles du Nord. On pense qu’il a été écrit au xme siècle par un minnesingcr nommé Henri d’Ofterdingen. Il a été traduit en franc, par Mme Moreau de la Meltière, 1839, 2v. in-8.

NIEBLA, bourg d’Espagne (Séville), sur le Tinto, à 52 k. O. de Séville ; 700 h. Titre d’un comté. On se servil p. la lce fois du canon ausiégedecettev. en 1257.

NIEBUHR (Carsten), voyageur danois, né en 1733 à Ludingsworth, dans le Lauenbourg, mort en 1815, est surtout célèbre par le voyage qu’il fit en Arabie avec Forskal, Cramer, Baurenfeind, Van Haven, et qui dura six ans. A son retour, il eut la place d’administrateur à Meldorf (Ditmarsie), puis fut nommé conseiller. Il était associé étranger de l’Institut de France, 3* classe. On a de lui : Description de l'Arabie , d’après les observations faites dans le pays même et d’autres pays cir convois ins, Copenhague, 1772, et Voyage en Arabie , Copenhague, 1774-78, 2 vol. in-4 ; ces deux ouvrages sont à juste titre regardés comme des modèles. Ils ont paru aussi en français, le premier en 1773, trad. par Mourier, le second en 1776 et 1780, 2 vol. in-4.

Miebuhr (Berthold-George), historien, fils du précédent, né en 1776 à Copenhague, suivit d’abord la carrière administrative, fut secrétaire du ministre des finances de Danemark, puis directeur de la Banque: se retira en Prusse lors de l'invasion des Français en Allemagne, y devint directeur du commerce, fut nommé professeur à l’université de Berlin, lors de la fondation de cet établissement, commença en 1 8 1 1 la publication de l 'Histoire Romaine qui a fait sa réputation, fut envoyé en 18 1 6 à Rome comme ambassadeur de la Prusse près du Saint-Siège, et profita de son séjour en Italie pour faire des recherches importantes sur l’histoire et la philologie; quitta Rome en 1824, accepta une place à l’université de Bonn , et résida dans cette dernière ville jusqu’à sa mort, en 1 831 . Son Histoire Romaine se compose de plusieurs parties qui ont été publiées à des époques fort éloignées, et n’a pu être achevée; la dernière édition a paru à Berlin, 1828- 32, 3 vol. in-8 ; elle a été traduite en français par M. de Golbéry, 1830 et années suivantes. Dans cet ouvrage, rempli d’érudition et de sagacité, Niebuhr a soumis à la critique la plus sévère les faits des premiers temps de l’histoire de Rome, et a porté le scepticisme plus loin que ses devanciers Beaufort, Lévêque, etc. On doit encore à Niebuhr une Vie de son

NliS

père , une réimpression de la Byzantine , Bonn, 1826 et ann. suiv.; la publication (avec Ang. Maï) de la République de Cicéron, de fragmen ts de Fronton, de Dion Cassius, la découverte des lnstitutes de Caïus , etc.

N 1 EDER, c.-à-d. inférieur. Pour tous les noms géographiques qui commencent ainsi, et qu’on ne trouve pas ci-dessous, cherchez le mot qui suit Nieder.

N1EDERBRONN, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), à 17 kil. S. O. de Weissembourg; 2,500 hab. Eaux minérales ferrugineuses; papier; forges.

N1EDERUNG. Voy. nehrung.

NIÉMEN ou MEMEL, fleuve de la Russie occid., naît dans le gouvernement de Minsk, traverse ceux de Vilna et de Grodno, forme la limite entre la Pologne russe et la Courlande, puis, après avoir couru 54 kil. en Prusse, tombe dans le Curische-Haff. Affluent principal, la Vilia. Ce fleuve coule en général de l’E. à l’O. avec beaucoup de détours ; 680 kil. — Napoléon eut avec l’empereur Alexandre, le 25 juin 1807, sur le Niémen près de Tilsitt, une entrevue célèbre qui amena la paix de Tilsitt. L’armée française exécuta, le 23 juin 1812, le fameux passage du Niémen pour entrer en Russie.

N1ENBURG, ville du Hanovre, sur le Weser, à 46 kil. N. O. de Hanovre; 3,800 hab. Ch.-l. du comté de Hoya. Toiles, vinaigre, etc.

NIEPPERG (Adam-Albert, comte de), feld-ma* réchal-lieutenant autrichien, chambellan de l’empereur, né à Salzbourg en 1771 , fut ministre plénipotentiaire de l’Autriche à Stockholm en 1812 et contribua puissamment à faire entrer Bernadotte dans la coalition contre Napoléon. Envoyé à Naples en 1814, il parvint aussi à faire signer par Murat un traité d’alliance avec l’Autriche; mais à Mantoue il échoua auprès du prince Eugène Beauharnais. Lorsque l’archiduchesse Marie - Louise quitta la France, il fut admis auprès d’elle et sut gagner sa confiance; il défendit ses intérêts au congrès de Vienne et la mit en possession de ses nouveaux états (Parme, Plaisance et Guastalla). Après avoir contribué au renversement de Murat, et passé quelque temps en France en qualité de commandant du département du Gard, il revint à Parme, où un mariage secret l’unit à Marie-Louise. Il mourut en 1828, laissant à Parme la réputation d’un habile administrateur.

N1EUHOF (J.), voyageur, né à Usen (Westphalie) fut successivement au service de la Compagnie hollandaise des Indes occid. et de celle des Indes orient., remplit diverses missions au Brésil (1640), à Batavia, en Chine, sur la côte de Coromandel, et eut le gouvernement de l’île de Ceylan. Ayant pris terre à Madagascar pour faire la traite, il ne reparut plus. On a publié, d’après ses observations ; Ambassade de la Compagnie hollandaise des Indes orientales au grand khan de Tartarie , empereur de la Chine , Amsterdam, 1665, in— fol. ; Voyage curieux au Brésil par terre et par mer , Amst., 1682, in-fol. ; Voyage à différents lieux des Indes orientales , avec une description de ta ville de Batavia , Amst., 1688-93, in-fol.

NIEUL , ch.-l. de cant. (Haute-Vienne), à 10 kil. N. O. de Limoges; 800 hab.

N1EUPORT, Nieuwpoort en flamand, ville de Belgique (Flandre occid.), à 16 kil. S. O. d’Ostende 3,600 hab. Climat malsain. Canaux qui communiquent avec Bruges, etc. Petit port de pêcheurs. Pêche de harengs, cabillauds, etc. — Fondée au xme siècle; ruinée par les Anglais en 1383; rebâtie et fortifiée par Philippe-lc-Hardi en 1385. Elle soutint plusieurs sièges, notamment contre les Français en 1488. Bataille où Maurice de Nassau défit l’archiduc Albert en 1600. Prise par les Français en 1745, 92 et 94.

N1EUWENTYT (Bernard), médecin et mathéma ticien, né en 1654 à Wastgraafdyk en Hollande, mort en 1718, exerça les fonctions de bourgmestre de Purmerend, et fit partie de l’assemblée des Etala de sa orovince. Le plus connu de ses ouvrages est '

NIJ K

le Véritable usage de la contemplation de Vunivers i pour la conviction des athées et des incrédules , on Hollandais, Amst., 1715, in— 4 , trad. en français par Noguez, Paris, 1725, in-4. C’est un livre estimable, mais diffus et mal écrit. L’auteur du Génie du christianisme a donné (Iie partie, liv. 5) un court extrait de ce livre, en le dépouillant de ses formes pédantesqnes.

NIEUWKERK ou NYKERK, ville de Hollande (Gueldre), à 10 kil. N. E. d’Amersfoort ; 5,000 hab. Port qu’un beau canal joint au Zuyderzée. Tabac, bétail. — Ville de Belgique. Voy. neuve-église.

NlÉV'RE, petite rivière de France, formée de deux ruisseaux qui se joignent à Guérigny, tombe dan3 la Loire à Nevers, après 45 kil. de cours, et donne son nom au dép. de la Nièvre.

Nièvre (départ, de la), un des départ, du centre de la France, entre ceux du Loiret et de l’Yonne au N., delà Côte-d'Or et de Saône-et-Loire à l’E., de l’Ailier au S., etdu Cher à 10. : 6,810 kil. car. : 297,550 hab. Ch.-l., Nevers. Il est formé du Nivernais et d’une partie de l’Orléanais et du Gatinais. Plaines et mont., beaucoup de sources; partage des eaux entre la Seine et la Loire. Beaucoup de fer, plomb, houille; marbre, granit, grès; eaux minérales. Grains, fruits, légumes ; vins ; chanvre ; beaux pâturages ; forêts. Chevaux nombreux, gros et menu bétail. Industrie métallurgique, faïencerie , cordes à violon. Commerce de bois, etc. — Ce dép. a 4arr. (Nevers, Château-Chinon, Clamecy, Cosne) ; 25 cant., 317 comm. ; il appartient à la 13e div. militaire, a une cour roy. à Bourges et un évêché à Nevers.

N1FFÉ, dit aussi Tuppa, roy. de la Nigritie centrale, sur la rive gauche du Kouarra. Villes princip. : Fabra, Koulfa, Rabba et Egga.

NIFO, philosophe scolastique. Voy. niphus. N1FON, île du Japon. Voy. niphon.

NIGER, grand fleuve d’Afrique. Voy. djoliba. NIGER (pescennius). Voy. pescennius.

N1GIDIÜS FlGULUS(Publius), savantromain, ami de Cicéron, préteur l’an 59 av. J.-C., remplit en Asie une mission au retour de laquelle il passa quelque temps à Mitylène, prit parti pour Pompée, fut envoyé en exil par César, et mourut l’an 45 av. J.-C. H fut un des premiers à introduire la philosophie à Rome. Il avait beaucoup écrit, mais il ne nous reste de lui que des fragments. Burigny a donné un Mémoire sur Nigidius (tom.,29 de l’Acad. des Inscript.). NIGISSAR, ville de Turquie. Voy. niksar. NIGRITIE, une des cinq grandes régions de l’Afrique, entre celles du Maghreb au N., de l’Afrique australe au S., du Nil et de l’Afrique orientale à l’E., et l’Atlantique à l’O. (de 20° O. à 24° E. pour la long., de 1> N. à 18° S. pour la lat.), est divisée vulgairement en 4 parties inégales : 1° Sénégambie, ou Nigritie occidentale du Nord; 5° Guinée, ou Nigritie occidentale du Sud ou Nigritie maritime; 3° Congo, ou Nigritie mérid. (au S. de la Ligne) ; 4° Soudan, Nigritie intérieure ou Nigritie propre.

NIGRITIE INTÉRIEURE OU CENTRALE OU PROPRE¬ MENT dite, vulg. Soudan, a pour bornes à l’O. la Sénégambie et la Guinée, au S. encore la Guinée e les monts Al-Kamar, ou les régions centrales tout à fait inconnues de l’Afrique, au N. le Sahara; elle commence à 7° de long. O.; pour la lat., elles’arrête à5° ou 6° N. Elle renferme un nombre infini d’Etats que nous réunirons en trois masses et dont voici les principaux, avec leurs capitales rQ* l Emp. de Bornou 2 l ( Bornou propre , Ka-

1 nem , Loggoun Bor-

o J nouan , Mandara Bor-

— nouan, partie des Mun-

^ 1 gas),

Z. ! ǰy- de Baghermé,

S i Roy. de Bergou, dit aussi 35 \ Mobba ou Dar-Szaleh,

ch.-l. Kouka.

Mesna.

Ouarra.

CO

ce

ce

cd

CQ

Pays de Sangara,

Pays de Bouré,

Pays de Kankan,

Pays d’Ouassoulo,

Roy. de Haut-Bambarra, Roy. de Bas-Bambarra, Roy. de Massina,

Pays de Banan,

Pays des Dirimans,

Roy. de Tembouctou, Roy. d’Yaouri,

Roy. de Niffé ou Tappa, Roy. de Borgou,

Roy. de Yarriba,

Roy. de Bénin ou Adou, Roy. de Qua,

Roy. de Kong,

Roy. de Kalanna,

Bouré.

Kankan.

Sigala.

Ségo.

Djenné.

Massina.

Dihiover.

Alcodia.

Tembouctou.

Yaouri.

Tabra et Koulfa.

Boussa.

EyeoouKatunga.

Bénin.

Vieux-Calabar.

Kong.

Kalanna.

Yahndi.

Roy. de Dagoumba,

Pays mi-partie dans les deux bassins.

Empire des Fellahs ou Fellatahs, ch.-l. Sakatou, subdivisé en :

Etats de Gcuber. Etats de Kachenah.

— Katagoum.

— Aweik.

— Kurry-Kurry.

Pays de Djakoba.

— Kobbi.

— Guari.

— Zamfra.

— Zeg-Zeg.

— Kano.

On ne peut évaluer la population du Soudan. Les habitants sont noirs et forment la race éthiopienne ou nègre (d’où le nom du pays). On les divise en beaucoup de familles [Voy. nègres). Pour la religion, les uns sont mahométans; les autres, au moins aussi nombreux, sont fétichistes. Les langues sont très variées. Le climat est généralement brûlant (4l° à l’ombre); sur quelques points pourtant on a des hivers très rudes. La saison pluvieuse commence en juin et dure très longtemps ; des fièvres endémiques la signalent. Le sol est très fertile vers les rivières; mais celles-ci sont rares ( Djoli ba, Charry, Yeou, Misselad, etc.); des sables stériles occupent presque tout le pays. Mais, riz, coton, indigo, taliac, café, dattes et autres fruits, patates, ignames, mangooses,etc. Eléphants, girafes, chameaux, buffles et bétail; volaille, gibier, mais nombre d’animaux féroces , lions, hyènes, panthères, léopards, ohakals, etc., reptiles énormes, crocodiles, boas et autres serpents. Mines d’or à Tembouctou et ailleurs. — Ces pays furent inconnus aux anciens, qui niaient même la possibilité d’habiter sous la zone torride et qui plaçaient là une mer. La Nigritie a été comme entrevue au moyen âge , et Léon l’Africain en a parlé, mais elle n’a été vraiment explorée par des Européens que depuis quatre-vingts ou cent ans; les principaux voyageurs qui l’ont visitée «ont î Browne, Hornemann, Mungo-Park, Denham, Clapperton, Oudney, Laing, Ruppel, Caillié.

nigritie maritime. Pour la description, Voy. GUI¬ NÉE. — Nous donnerons seulement ici la liste des princip. États de cette partie de l’Afrique avec leurs chefs-lieux :

Timmanie,

Kouranko,

Roy. de Soulimana,

Roy. de Capo-Monte,

Roy. de Sanguin,

République de Cavally, Cavally,

Empire des Achantis, Goumassie,

Roy. de Dahomey , Abomey,

Roy. d’Ardrah, Allada,

Roy. de Lagos, Lagos, etc.

nigritie méridionale. Voy. congo.

nigritie occidentale. Voy. sénégambie.

NiJNÉl, NIJN1, N1JNAIA (c.-à-d. en russe, inferieur , inférieure). Les mots qui commencent ainsi doivent être cherchés au mot qui suit.

Kamba ,

Kolakonka,

Falaba,

Couscea,

Trade-Town,

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