‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 784 sur 1261 · NIL · texte numérisé non relu

NIL

N IME

NI K LA S B Eli G ou NICLASBOURG, bourg de Bohême, à 17 kil. N.d’Eger. Un traité de paix y fut conclu en 1622 entre l’empereur Ferdinand et Belhlem- Gabor, qui y renonça à ses prétentions sur la Hongrie.

NIKOLAIEV, ville de Russie (Kherson), à, 60 kil. N. E. de Kherson, au ( outillent du.Boug et de flngoul; 12,000 il. Chan tiers de constr.. Fondée en 1701 Pn* de là on trouve les ruines de l’ancienne colonie milésienne d 'Olbia. — On donne quelquefois le nom de gouvernement de Nikolaiev au gouvernement de Kherson, à cause de l’immense "accroissement que la villede Nikolaiev a reçu dans ces derniers temps.

N1KOLSBURG, ville des Etats autrichiens (Moravie), à 40 kil. S. de Br gymnase, cabinet d'histoire

de l’île de Niertate. Le cours total du Nil est de 5,500 kil. — Les sources de ce -fleuve ont été uu problème insoluble pour les anciens; les modernes eux-rnémes ne l’ont résolu que tout récemment (181 6} Ptolémée les a le premier.placées dans les moiits A 1- Earour eteette opinion prévaut encore aujourd. Cad tand, A. d’Abbadie sont ceux à qui on doit le plu s , ce dernier découvritlaprinc. source duNil bleu, lb-16. i WL (saint), Nilus, moine grec, disciple de sai ni. Chrpostôme, né à Ancyre au IVe- siècle, avait é té préfet de Constantinople ; puis, quittant le monde, il alla s ensevelir au couvent du mont Sinaï avec so n ^ fils Théodule. 11 a laissé dix-neuf Opuscules ascét. rünn ; collège, synagogue, ides Lettres (dans la Bibliûth . Patrwn) et sa propre ire naturelle. 1 Vie (Paris, 1630) . Les Grecs le 'fêtent le J2 novembre.

NIKOPOL1, Nicopolis ad Istrum, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), ch.-l. du livah.de .Routchouk, sur le Danube, à 140 kil. S. O. de Bucharest; 10,000 hab. Chàteau-fort. Archevêché grec; évêché catholique ; grand commerce. Voy. nicopolis. — Il y a un autre ÎNikopoli, Nicopolis ad Nestum , à 200 kil. N. O. de Gallipoli.

NIKSARou N1G1SSAR, Neocésarée, ville de la Turquie d’Asie (Boum), ch.-l. de livah, à,36.kil. '•£. de Tokat ; 1,000 hab. Evêché.

NIL, Nilus des anciens, quelquefois Triton, Mc las et Siris, célèbre fleuve de l’Afrique, naît au S. da Darfour, dans les monts Al-Kamar, vers 34° 3 H long. E., 7° 49’ lat. N., coule d’abord sous le nocri de Bahr-el-Abiad (ou fleuve Blanc) à l’E. et ad N. E., puis prend sa route générale au N., reçoit chemin faisant le Maleg, le Bahr-el-Azrek (ou fleuve Bleu) et le Tacazzé ou Atbarah (ancien Astaboras), parcourant ainsi le Donga, le pays des Chelouks, le Denka, et passant entre le Dar-el-Aïze (dans le Sennaar) et le Kordofan ; il prend alors le nom de Nil, traverse l’Abyssinie et la Nubie, arrosant les pays de Halfay, de Chendy, de Damer, de Barban, de Chaykyé, de Dongola, de Mahas, de Sokkot, de Hadjar, de Barabras, et arrive ainsi en Egypte, où il va presque directement du sud au nord, jusqu’à ce que, par 30° 12’ lat. N., il se divise en deux branches qui elles-mêmes, par leurs ramifications, donnent lieu à sept bras et à sept bouches, dites chez les anciens : Canopique, Bolbitine, Sébennytique, Phatnitique, Mendésienne, Tanitique et Pélusiaque ; on les appélle auj. bouches du lac d’Edkou, de Rosette, du lac Bourlos, de Damietle, de Dibéh, de l’Om-Far.eg et de Tinéh. La première et la quatrième sont les plus considérables ; les branches qui s’y rendaient portaient les noms d’Agathodœmon , >et 'd’Mhnibitique ; 1 -espace compris entre elles était appelé grand Delta; entre la quatrième et la septième était ie petit Delta; le tout, ensemble formait le Delta [\oy. ce nom). Le cours du Nil est encadré à droite et à gauche par des

henflent de-

N1LGHEBR1 (méats) , chaîne de montagnes qu fait partie du système indien ou des Ghattes, s’élève au N. de Koirnhatour, et forme comme la jonction des Ghattes occidentales et des Ghattes orientales. Parmi les pies les plus élevés se distinguent le Mourchourti - Bet et TOuta- Kamoud. Les monts Nilgherri sont couverts d’épaisses forêts remplies de bêtes sauvages, et recèlent des mines d’or et de fer.

NIMÈGUE, Noviomagus des anciens, Nyrnegenou Nimwegen en hollandais, ville de Hollande (Guel* dre), sur’le Wahal, à 64 kil. S. E. d’Amsterdam; 15,500 hab. Cathédrale, hôtel-de-ville, arsenal, etc.; belle promenade de Kalverbosch , hors des murs. Industrie (savon, raffinerie de sel, etc.). — Ville très ancienne, existait du temps des Romains et était déjà importante au iv” siècle. Charlemagne l’agrandit et l’embellit , mais les Normands la ravagèrent en 881. Auxi* siècle, Nimègue .devint ville libre et impériale , et fut admise dans la Hanse. Elle entra dans l’alliance d’Utrecht en 1579. Prise par les Franç. en 1 67 2 et 1 7 94 . On y signa la Paix de Nimègue : la France traita, le lOaofit 1678, avec la Hollande, à laq. on rendit les villes conquises ; le 17 sept. 1678, avec l’Espagne, qui céda la Franche-Comté et partie de (a Flandre ; le 5 t’évr. 1679, avec l’Empereur, qui restitua quelques provinces ‘à la Suède, alliée de la France. Leduc de Lorraine, alliéde l’Emp., n’accepta pas les conditions mises à la restitution de ses Etats.

NIMES. Nemausus* ville de France , ch.-l. du dép du Gard, à 702 kil. S. E. de’ Paris; ‘53,619. h. en 1855. B eaux’ faubourgs. Nombreuses antiquités rom. (Amphithéâtre dit les Arènes, Mdison -Carrée, temple et fontaine de Diane, tour Mae ne, porte de César, etc.1); uuiars iîe pisfice, norrveau théâtre, hôpital, Tontûiue de l’Esplanade (1851) Evêché, suffragant de l'arcbevèelié d’Avignon; c. imp.; lycée, éc. de dessin; acad. liueraire du Gard ^société ue médecine, bibliothèque, musée Marie-Thérèse (dans la Maison-Carrée), cabinet d’hist. nat. Banque. Manufactures nombreuses (tissus de soie et coton ; châles, mouchoirs, madras, foulards , galons, eau-de-vie, vinaigre, etc.). Entrepôt des soies du pays. Grand commerce d e plan- 'u^uieuicii.aiesüitiHCUmuies.Che'in.ileuej pour Mont-

chaînes de montagnes; les pluies d’été

mesurément, il déborde peu pourhnit darw la Haute- pdli„4 4udtaflh..j. deSiVoiques Am-omniues, avait Égypte, parce que là ses rives son! très hautes. îJans -colonisée par les Marseillais ; florissante sous le9 la Moyenne et la Basse-Egypte, au conUaiie, Romains, .-et une des grandes cités de la Gaule ; sou-

o.ordebe^coi^:c>esta^es^e^r^rahèm^e.lf«ol ^ aux ww ^ (Je 4üô à 535 environ); enfin

f’S-E^pleœ 1 mliLelk). il uililkme hauteur Ux Francs. Aux a* siècle, elle lit partie du comlé des eruœ du Nil est de lmit mènes. Au Caire, .«,3 'de loulouse; mais comprise dans le comte de Ha. canaux que ferment et ouvrent des écluses reçoivent guelone, elle devint possession aragonaise et ne lut

l’eau excédante et la donnent à l’agriculture quand rendue à la France ^Ilw^69éeP!^ j wlaf® i p fipnvp n’atteint pas le niveau requis. L’ancienne Corbeil. En 1 1 17, elle tut ou upee par les Anglais» Ecvnte avait construit, pour mesurer la hauteur des ee fut ;ajore que 1 amphithéâtre lu. ruiné. Au xvi® eaux du Nil des échelles remarquables dites nilom'e- «iècle elle embrassa le calvinisme : aussi eut- elle très Six cataractes interrompent ie cours du Nil relies beaucoup a eouüvir au xvu® sous Louis XIII et étaient surtout célèbres dans l’antiquité. La seule qui * XlV ■ et Derd'lwel

soit vraiment remarquable est celle de l’anc. Philœ (auj. El-Birbé), près d’Assouan, sur les limites de l’Egypte, encore n’a-t-elje que seize mètres. Les cinq autres sont en Nubie, vers Ouady— Halfah , Hannaeh, Guerf-el-Iiamdab, EDSuleimanieh et piès

au xvne sous Louis Xi V, et perdit-elle quantité d’habitants et de richesses; jamais pourtant le calvinisme n’y fut léraciné, et ily reparut dès le milieu du xvin® siècle, mais les deux partis catholique et calviniste y semuient toujours à la veille-de se combattre par les arnes. En 1791 et!8l 6 y eurent lieu de sanglantes fac-

NINU — 1276 NISI

iîons politiques et religieuses. Il s’est tenu à Nîmes des conciles particuliers en 389, 886, 997 et 1096. A Nîmes sont nés Nicot et Rabaut-Saint-Étienne. — L’arr. de Nîmes à 11 cant. (Aigues-Mortes, Aramon, Beaucaire, Marguerites, Saint-Gilles-les-Boucheries, Saint-Mamert , Sommières , Vauvert, plus Nîmes qui compte pour 3), 72 communes et 131,712 hab.

N1NÉANAI, roy. d’Afrique. Voy. monoémugi.

N1NG-H1A-QUE1, ville de Chine (Kan-sou), ch.-l. de dép., sur la frontière de Mongolie, près du Hoangho, par 38° 33’ lat. N.; 103» 46’ long. E. Papier, tapis, serge. Commerce de sel. Forte et peuplée.

NING-PO, Liam-po des Européens, ville de Chine (Tche-kiang) , par 29» 55’ lat. N., 119° 5’ long. E.; env. 300,000 h. Port commerçant, mais mal fortifié PriseparlesAngl.enl841 ; ouv.auxEurop. en 1842.

NINIVE, Ninus, v. de l’Asie anc., capit. du roy. d’Assyrie, dit aussi roy. de Ninive, sur la rive gauche Ju Tigre, à4ÜO k. N. de Babylone, par 40° 48' Bmiüt E. 36° 10’ lat. N., avait, dit-on, 45 kil. de circonférence, des murs hauts de plus de 30 m., des tours de 70, el 600,000 hab. — Fondée d’abord par Assurvers 2640 av. J.-C., puis agrandie vers 1968 par Ninus, qui lui donna son nom ; elle fut prise 2 fois, la lrepar Artacès et Bélésis en 759 (après la bataille de Ninive et la chute de Sardanapale, 762 ou 761) ; la 2e fois, par Nabopolassar I, roi de Babylone, en 625. La corruption de Ninive égalaitsa puissance et son opulence; les prophètes juifs reviennent souvent sur son luxe. On connaît la fameuse mission donnée par Dieu à Jonas, et la crainte qu’elle lui inspirait; il finit cependant par la remplir, criant dans toutes les rues de la ville: « Encore 40 jours, et Ninive sera détruite.» Mais Dieu, touché delà pénitence des Ninivites, leur pardonna cette fois. N. paraît avoir subsisté, mais bien déchue, jusqu’au temps de la conquête arabe, au vifs. — On en a déc. les ruines à Khorsabad à 20 k. N. E. de Mossoul.

ninive (roy. de) , nom donné, après la chute de Sardanapale 1 et le démembrement du grand emp. d’Assyrie (759), au nouv. roy. d’Assyrie, dont Ninive fut la capitale. Ce roy. avait à l’E. la Médie, au S. le roy. de Babylone, au N. l’Arménie. Son histoire peut se diviser en quatre phases : 1° indépendance sans conquêtes, de 759 à 680; 2° indépendance et domination sur Babylone, de 680 à 644 ; 3° retour à l’état d’indépendance sans conquête, 644 -625; 4° absorption dans le roy. de Babylone jusqu’à la conquête de celui-ci par Cyrus et à leur absorption commune dans l’empire persan, 625-538. Voici les rois de Ninive de 759 à 625 :

Phul ou Sardanap. II, 759 Assar-Haddon, 707 Téglathphalasar, 742 Saosduchée, 667

Salmanasar, 724 Sarac ou Chinala-

Sennachérib, 712 dan, 647-625

NINON DE LENCLOS. Voy. lenclos.

N1NOVE , Ninoven , ville de Belgique (Flandre orientale) , à 31 k. S. E. d’Oudenarde ; 3,700 hab. Jadjs abbaye de Prémontrés. Toile, chapeaux, imprimerie sur toile. Patrie de Despautère. — Jadis Tille forte ; souvent prise et ravagée. Réunie à la France (dép. de l’Escaut) en 1794 et fortifiée.

NINUS, roi d’Assyrie et conquérant célèbre, succéda vers 1968 av. J.-C. à Bélus son père, qui avait réuni le roy. de Babylone à celui de Ninive,- fit alliance avec les Arabes, imposa un tribut au roi d’Arménie, soumit la Médie, après avoir défait et mis en croix le roi de ce pays, subjugua l’Égypte, puis envahit la Bactriane , en prit ou fit capituler toutes les villes, sauf Bactres, et s’empara enfin de cette dernière ville à l’aide de Sémiramis, femme d’un de ses généraux. Après la prise de Bactres, il épousa Sémiramis. H agrandit Ninive et lui donna son nom. Ninus mourut vers 191 6 av. J.-C. Sémiramis tut accusée de l’avoir empoisonné. Elle lui succéda

NINUS II ou ninyas, était fils du précédent. Sa

mère Sémiramis, profitant de son jeune âge, s’empara de la régence et bientôt du trône qu’elle conserva pendant 42 ans. Suivant les uns, Ninus II k. mit à mort (1874); selon d’autres, elle expira naturellement ou abdiqua. Nul événement mémorable ne signala du reste le règne de Ninus II, qui commence la longue liste des rois fainéants de l’Assyrie On place son règne de 1874 à 1836 av. J.-C.

NINYAS. Voy. NINUS il,

NIOBË, fille de Tantale et femme d’Amphion, roi de Thèbes, avait 7 fils et 7 filles. Fière de cette nombreuse postérité, elle osa insulter à Latone, qui n’avait que deux enfants. Celle-ci, pour se venger, lit tuer toute sa famille à coups de flèches par Apollon et par Diane. Niobé , stupéfiée par la douleur, fut transformée en pierre.

NIÜN, NIONS,. Voy. nyon, nyons.

NIORD, NIORDR, le troisième des dieux Scandinaves , préside aux vents, au feu et apaise la mer en furie. Il est le dieu qu’invoquaient les chasseurs, les pêcheurs, les navigateurs et les mineurs. 11 a 1 pour épouse la chasseresse Skada. Il est le père de Freyr et de Freya.

NIORT, NioHum ou Novirogus , appelée Nyrax par Et. de Byzance, ch.-l. du dép. des Deux-Sèvres, sur laSévreNiortciise,à416k. S. O. deParis; 17,177 h. en 1851. Église Notre-Dame, remarq. par sa haute flèche, donjon, hûtel-de-ville, hoteldelapréf., pal. de justice, théâtre, château, halle, promenades; macliipe hy drauliquequi amène les eaux de la fontaine du Vivier Lycée, biblioth. Papier, vinaigre, angélique, minoterie, ganterie, teinturerie, tannerie, corroierie, etc jyjmes je ftlaintenon et de Cavlus, Bcausobre, Fontanea y naquirent. — Niort fut enlevée aux Anglais en î 202 ; toutefois, ceux-ci la reprirent encore vers 1290 et la gardèrent 18 ans. — L’arr. de Niort a 10 cant. (Beauvoir-sur-Niort, Champdeniers, Coulonges-les-Boyaux , Fontenay-f Abattu , Mauzé-sur- Mignon, Prahecq, Saint-Maixentet Niort qui comptent chacun pour deux), 94 communes et 100,208 hab.

N1PHATE (mont) , mous Niphates , auj. monts Nimrod. , chaîne de montagnes en Arménie, au S. E. Le Tigre y prenait sa source.

MPHON , la plus grande des îles du Japon, entre celles d Yéso au N., de Kiousiou et de Sikokf au S., est séparée de la Corée par le détroit de Corée, et s’étend de 33* à 41» lat. N., de 129* à 140° long. E.; elle est beaucoup plus longue que large (1,300 kil. au moins sur 388 au plus) , et se courbe en forme d’arc de cercle. Les six premières régions du Japon (Voy. ce nom) et une partie du Nankaïdo y sont situées. Yeddo en est la capitale, comme elle l'est de tout l’empire. Voy. japon.

N1PHUS (Augustin), en italien Nifo, philosophe scholastique , né en 1473 à Sessa dans la terre de Labour ou à Japoli en Calabre, mort en 1538, professa successivement et avec un grand succès à Padoue, à Naples, à Rome, à Pise, à Salerne, et se fit une grande réputation par ses ouvrages. Il com menta Aristote en mêlant aux idées du philosophe grec celles d’Averroës sur l’âme ou l’intelligence universelle. Ses principaux ouvrages sont : De intel lectu, Padoue, 1492, De immortaliiate anirnee , Venise, 1518, et des Opuscula moralia , parmi lesquels on remarque le traité De pulchro et amore.

NIKÉE, roi de Naxos, fils de Charopus et d’Aglaia, était le plus beau des Grecs après Achille.

NISAS (le marquis de). Voy. carrion-nisas.

NIS1B1N. Voy. nisibis et nézib.

N1S1B1S ou Antioche de Mygdonie , Antiochia M ygdonia, auj. Nisibin ou Nézib , ville de Mésopotamie, en Mygdonie , sur le Mygdonius, au pied du mont Masius. On en attribuait la fondation à Nemrod. Lucullus la prit sur Tigrane, et depuis les Romains la perdirent et la reconquirent à diverses reprises. Depuis Dioclétien jusqu’à Jovien.

JNIVE —

elle appartint continuellement aux Romains, et elle fut un des boulevards de leur empire. Ce dernier la céda aux Perses. Voy. nézib.

NISMES. Voy. nimes.

1VISSA ou N1CH, Naisse, v. de Servie, sur la Nissava (affluent de la Morava),à 100 kil. S.E. de Sémendrie; 4,000 hab. Insurgée contre la Porte en 18-il.

NISUS, roi de Mégare, avait un cheveu de couleur pourpre auquel, suivant l’oracle, était attachée la conservation de son royaume. Scylla, sa tille, éprise de Minos, qui vint mettre le siège devant Mégare, coupa ce cheveu et le porta à Minos. Ce prince prit la ville , mais il dédaigna l’amour de Scylla et la fit lier au mât de son navire. Les dieux changèrent Nisus en épcrvier et sa fille en alouette. — Nisus et Euryale, célébrés dans YÉnéide (5e et 6* livres) pour leur étroite amitié, sont probablement des personnages de pure imagination.

NITHARD, fils d'Angilbert et de Berthe, fille de Charlemagne, naquit avant 790, fut duc ou comte et devint un des principaux conseillers de Charlcsle-Chauve. Il mourut en 868 d’une blessure reçue dans un engagement contre les Normands. On lui doit une Histoire des divisions entre les fils de Louis-le-Débonnaire (insérée dans le Recueil des histoires des Gaules et de la France, de D. Bouquet).

NITIOBR1GES, peuple de la Gaule, compris d'abord dans la Celtique, puis dans l’Aquitaine 2*, habitait au S. E. des Rituriges Vivisci , dans l’Agénois actuel, et avait pour ch.-l. Aginnum ou Nitiobriges (auj. AGEN).

N1TOCRIS, reine de Babylone, est célèbre par le pont qu’elle fit construire sur l’Euphrate etpar un tombeau dont l’inscription semblait promettre de grands biena à qui l’ouvrirait; mais Darius 1, qui eut cette audace, n’y trouva que des ossements avec ces mots:

« Si tu n’étais insatiable, tu n’aurais pas violé ma sépulture. » On la croit femme d’Evilmérodacli et mère de Balthazar. — Une autre Nit. régna 12 ans à Memphis, peu avant l’invasion des Rois pasteurs. NITRIOTES nomos, contrée d’Égypte. V. natron. NITSCH (Fréd.-Achate) , savant allemand, né à Glaucha en 1763, mort à Bibra en 1794, était ministre évangélique, et a laissé des compilations assez médiocres, entre autres : Manuel de l'histoire jusqu’à Constantin- le-Grand, Erfurt, 1784, in-8; Description de l'état civil, scientifique, moral, ecclésiastique , etc. des Grecs, 4 vol. in-8, 1806, 2* édition; Description de l’état civil des Romains, Altenbourg, 1806, 2 vol. in-8; Leçons sur les poêles classiques romains, Altenbourg, 1792-3, 2 vol. in-8; Plan abrégé de la géographie ancienne, Leipsick, 1 7 98, in-8.

N1VE, petite riv. de France (B.-Pyrénées) , naît au S. de Saint-Jean-Pied-de-Port, et se jette dans l’Adour, anrès 66 kil. de cours ; elle arrose Bayonne.

N1YELEURS, faction politique de l’Angleterre, ainsi nommée parce qu’elle voulait tout soumettre au niveau de l'égalité la plus absolue, fut un démembrement du parti des Indépendants. Non seulement les Niveleurs ne voulaient ni roi ni noblesse, mais ils réclamaient aussi une égale répartition des biens et du pouvoir entre tous les membres de la société chrétienne. Cette faction fut comprimée par Cromwell, qui en avait lui-même fait partie quelque temps; il se saisit de ses principaux chefs et en fit même exécuter un pour effrayer les autres (1648).

NIVELLE ou NIVELLES, Niella , ville de Belgique (Brabant mérid.), ch.-l. d’arr., à 28 kil. S. de Bruxelles ; 6,600 hab. Eglise de Sainte-Gertrude, sur la tour de laquelle on voit un homme en fer, qui sonne les heures avec un marteau et que le peuple nomme Jean de Nivelle. Cotonnades, dentelles, chapeaux, etc. — Cette ville doit son origine à un monastère de Bénédictines fondé en 646 par sninte Gertrude , et dont les abbesses portaient le titre de dames de Nivelle. La ville, qui était dans

'7 — NIYF

l’ancienne Flandre, devint le ch.-l. d’une baronnie qui relevait des ducs de Bourgogne; en 1422 elle passa dans la maison de Montmorency, par le mariage de Jeanne, héritière des seigneurs de Nivelle, Fosseux, etc., avec Jean II de Montmo rency, et devint ainsi l’apanage d’une branche de la famille de Montmorency (Voy. l’art, suiv.) — PrèB de Nivelle se livra en 1674 le célèbre combat connu sous le nom de Senef (Voy. senef) ; en 1794, les Français y défirent les Autrichiens.

NIVELLE (Jean de), fils aîné de Jean II de Montmorency, né vers 1423, embrassa le parti du duc de Bourgogne et refusa de marcher contre ce prince, malgré les ordres de Louis XI et les prières de son père. Il s’attira par cette conduite la colère du roi et celle de son père, qui le déshérita; mais il fut, en dédommagement, comblé de biens et d’honneurs par le duc de Bourgogne, qui le nomma son chambellan. Jean de Nivelle était devenu en France un objet de haine et de mépris à cause de sa trahison et du refus qu’il avait fait de répondre à l’appel du roi pour marcher contre le duc de Bourgogne : le peuple lui donna le surnom injurieux de chien ; de la le proverbe vulgaire, dont la véritable signification fut bientôt oubliée. — Jean de Nivelle, après avoir été déshérité, s’était fixé à Nivelle en Flandre, fief qu’il tenait de sa mère ; il y devint la tige d’une branche de la maison de Montmorency, connue sous le nom de Montmorency-Nivelle. Cette branche, après s’être plusieurs fois alliée aux comtes de Hornes, finit par hériter de leurs possessions et prendre leur nom. Le premier comte de Hornes, de la famille de Nivelle, fut Philippe de Nivelle, arrière-petit-fils de Jean de Montmorency-Nivelle, dont la mère, née Anne d’Egmont, mariée d’abord à Joseph de Montmorency-Nivelle, avait épousé en secondes noces Jean, dernier comte de Hornes. Ce Jean de Hornes n’ayant pas d’enfant adopta ceux que sa femme avait eus du premier lit, en leur imposant l’obligation de porter son nom. La nouvelle maison de Hornes ne fut pas heureuse s Philippe de Hornes-Nivelle fut mis à mort par le duc d’AIbe avec le comte d Egmont en 1668, pour avoir favorisé les insurgés de Flandre. Son frère, Fions de Montmorency, fut déporté en Espagne, où il éprouva le même sort en 1670. Voy. hornes.

NIVERNAIS, partie des Vadicasses et des Boii, jadis prov. et grand gouv. de France, au N. du Bourbonnais et au S. de la Champagne, à l’E. du Berri et à 10. de la Bourgogne; 80 kil. sur 70„ Beaucoup de sources de rivières. Climat peu chaud* humide. Grains, vins, fruits, sauf dans le Morvan! Division : les vaux ou vallées de Ne vers , les Amo^ gnes, la vallée de Montenoison , les vallées d’Yonne, le Morvan, le Bazois, le pays d’entre la Loire et l’Ailier, le Donziois. Villes principales ; Nevers (ch.-l. général), Pouilly, Montigny, Clamecy, Vézelay, Château-Chinon, Decize, Donzy, etc. Le Nivernais forme auj. le dép. de la Nièvre. Voy. nevers.

Nivernais (canal du), canal de France, joint l’Yonne* à la Loire, commence près de Decize à l’embouchure de l’Aron dans la Loire, et se réunit à l’Yonne au port de la Chaise : 80 kil. de développement.

NIVERNAIS (ducs de), titre porté par quelques membres de la maison de Nevers. — On connaît surtout sous ce nom L. -Jules mancini-mazarini, duc de Nivernais, néàParis en 1716. Ilservitde 1734 à 1743 fut ambassadeur à Rome en 1748, à Berlin en 1766, à Londres vers 1761, entra un moment au conseil sous le ministère de Vergennes, perdit presque toute sa fortune à la révolution, fut jeté en prison pendant la terreur et mourut en 1798. Sa vieavaitété en grande partie vouée au culte des lettres; il a composé des fabl^w, des poésies légères, des imitations en vers de poètes tant anciens que moderne -, (Ovide, Pope, Milton, etc.) etune traduction du Richar -

NIZO

dei de Forteguerrl ; mais aucun de ses ouvrages, tant en vers qu’en prose, ne s’élève au-dessus du médiocre. Il était de l’Académie Française. Ce sei¬

gneur était aussi distingué par son aménité que par son esprit. Ses Œuvres , publiées par lui-mômc, forment 8 vol. in-S, Paris, 1796. 11 faut y joindre set. Œuvres posthumes , S 807 , 1 vol. in-8, publiées par François de Neufchâteau. Voy. nevers (ducs de).

N1VERNUM ou NOVIODUNUM, ville de Gaule, auj. NEVERS.

N1V1LLAC, bourg du dép. du Morbihan, à 37 kil. S. E. de Vannes ; 2,500 hab.

NJVILLERS, ch.-l. de cant. (Oise), à 7 kil. N. E. de Beauvais ; 300 hab.

N1XDORF ou GROSS-NIKOLSDORF, ville de Bohème (Leutmeritz), à 24 kil. N. O. de Bœhmisch- Kamnitz; 4,030 hab. Toiles, lainages.

N1ZAM (c.-à-d. ordonnateur ), titre donné sous l'empire mogol au gouverneur du Décan; ce titre est auj. porté par le souverain qui règne sur la partie du Décan non comprise dans les possessions anglaises, niais soumise au protectorat des Anglais comme roy. tributaire. Voy. décan et nizam-el-molouk.

N1ZAM-EL-MOLOUK (Khodjah-Haçan), né vers 1017 dans le Khoraçan, exerça divers emplois sous Mas’oud , sultan gaznévide, puis fut nommé visir en 1064 , à l’avénement d’Alp-Arslan. Pendant 30 ans il déploya dans ce poste une habileté consommée, réprima la révolte du Kerman, diminua les impôts, et fonda des collèges. Il finit pourtant par tomber en disgrâce , victime des intrigues de la sultane Terkhan-Kbatoun, et périt en 1092, assassiné par ordre de son successeur.

nizam-e-e-molouk ( Tchyn-Qélytch-khan ) , né à Delhi vers 1648, mort en 1748, jouit d une immense Influence à la cour de Behader, fils d’Aureng-Zeyb, et à celle de ses successeurs, reçut en 1 7 1 7 de Ferokhser la vice-royauté du Décan avec le titre de Ni zam-el-Molouk (c.-à-d. ordonnateur du royaume) et une puissance extraordinaire, soumit les Mahrattes; puis, disgracié, se révolta contre son souverain, se rendit maître du Guzzerat et du Malwa (1720), et bientôt après parvint à ressaisir le gouvernement du Décan. Mohammed-chah, qui régnait alors, effrayé de la puissance de son vassal, l'appela à sa cour, et, pour le retenir, le nomma son visir (1731). Mais Nizam s’enfuit, et de retour dans le Décan. il ne craignit pas d’achever la ruine de l’empire mogol en y appelant Nadir-chah (1738). Après la retraite des persans (1744) , Nïzam gouverna encore en souverain pendant 4 ans et mourut âüé de près de 100 ans ou même, selbn qq.-uus, a 104 ans.

NTZAMI, poète persan, naquit à. Candjëh et mourut en 1180. On lui doit un recueil formé de 28,000 distiques, nommé en arabe Khamseh, et en persan Pentch-Gandj (les Cinq trésors ), dans lequel se trouve V Histoire d' Alexandre en deux parties ; la première a été imprimée à Calcutta, 1812, in-4. Quelques fables ou anecdotes de Nizami ont été impr. dans le tome 2 AesAsiaiic MiscelLanies , 1786.

NIZIB1N. Voy. nézib et nisibis.

NIZOLIUS, en italien Nizzoti , savant littérateur et philosophe estimable, né en 1498 dans le Modénais, à Brescello, mort en 1566, fit l'éducation des neveux du comte de Gambara, son bienfaiteur, puis fut chargé d’une chaire à l'université de Parme, et de la direction de l'académie fondée à Sàbionetta, parle prince de Gonzague, pour renseignement des langues anciennes. On a de lui : Observationes in M. Tullium Ciceronem , 1535, irv-fol. Une seconde édition de cet ouvrage, préparée par Nizolius, fut publiée par son neveu à Venise, Aide M'anuee, 1570, iu-fol.. Bous le titre de Thésaurus Cv'r*-'mianus\ sous lequel il est plus connu ; il a été publié de nouveau par Facciolati, avec des augmentations, sous le titre de lexieon Ciceromatium. Padoue, 1734. On doit

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