NOA
encore à Nizolius: De veris principiis et vera rations philosophandi contra pseudo-philosophos , Parme, 1553, in-4, dont Leibnitz a. donné une nouvelle édition avec une préface, Francfort, 1670, in-4.. Il y attaque avec force le langage barbare et les doc- ; i" - ohilosophiques des Scolastiques.
NIZZA , surnommée délia Paglia (c.-à-d. de la Paille) ou de Montferrat , ville des États sardes, sur la Nizza et le Belbo, à 12 kil. N. d’Acqui ; 5,000 hah NOA1LLES, Noviliaca, ch.-l. de cant. (Oise), à 13 kil. S. E. de Beauvais; 800 hab. Etoffes de laine.
noailles, bourg du dép. de la Corrèze, à 7 kil. S. de Brives; 700 hah;, fut érigé en 1663 en duché' pairie en faveur d’Anne de Noailles.
NOAILLES, famille noble et ancienne du Limousin, originaire de Noailles près de Brives, remonte au Xe siècle ; elle a fourni à l’état plusieurs hommes distingués; nous citerons:
noailles (Antoine de), né en 1504, mort en 1562. Il se signala à la bataille de Gérisoles, fut fait amiral de France lors de l’avénement de Henri II, et négocia la trêve de Vaucelles en 1556.
noailles (François de), son frère, fut successivement envoyé à Venise, à Londres, à Rome, à Constantinople comme ambassadeur, conclut la paix entre Sélim II et les Vénitiens1, et mouruten 1 585àBayonne* c’était le premier diplomate de son temps.
noailles (Louis-Ant. de), né en 1661, devin* archevêque de Paris en 1695 et cardinal en 1700 Indécis et faible dé caractère, il voulut d’abord être médiateur entre Bossuet et Fénelon dans la querelle du quiétisme, mais il fut bientôt subjugué par F ascendant du premier. Lors des disputes qu’excitèrent les propositions du P. Quesnel, janséniste, il approuva d’abord lès écrits de ce pere, puis il-se rétracta et donna les mains à la; destruction de Port-Royal. U refusa longtemps de signer la bulle Unigenitus, et il finit par la signer(172S). Il m. peu après, en 1729. Les pei-pétuelles variations de ce prélat furent pour la France une source de dissensions et de troubles.
noailles (Anne-Jules de), son frère, né en 1650, maréchal de France, se signala d’abord dans la campagne de Hollande de 1672, fut envoyé contre les rebelles après la révocation de l'édit de Nantes, et dans cette mission montra un rare esprit de conciliation et de clémence, commanda de 1689 à 1696 1 armée française destinée à seconder la révolte de Catalogne , prit et démolit Campredon, s’empara de Roses, gagna la bataille du Ter, 1094, etm. en 1708.
noailles (Adrien-Maurice de), fils aîné d’Anne- Jules, fit ses premières armes en Catalogne, sous son père, se distingua dans la guerre de la succession d'Espagne, prit en 1710 l’importante place de Girone en plein hiver,, reçut de Philippe V le titre de grand <i’ Espagne, de Louis XIV celui de duc et pair, devint président du conseil des finances sous la régence (17 1 S),, et prit quelques mesures utiles pour empêcher la banqueroute et prévenir les désastres que devait attirer le* système de Law; il fut éloigné du conseil en 17 1 8. Il reprit du service en 1733,
J assista au siège de Philipsbourg, qui lu>i valut le bâton de maréchal, fit évacuer Worms par les Allemands, 1734. En 1743i.il fut battu par le roi George U à DetUngen. Quittant alors le service, il alla en Espagne comme ambassadeur, 1746, puis fit partie du ministère. Il m. à 88 ans, en 1766. Ses Mémoires ont été publiés par l’abbé Millot en 1.777. — Ses deux fils ; Louis de N., 1/713-93 , et Philippe, duc de Mmifihy f V . ce nom) , furent tous deux maréchaux.
noailles (le vicomte Louis-Marie de), second fils du maréchal Philippe de Noailles, duc de Mouchy. né en 1766, eut part à l'expédition française aux Etats- Unis.se prononça dans le sens de la ré'olution en 1789 après la> réunion de la noblesse au tiers-état, prêta serment à la nation après le départ de Louis XVI pour \ Varennes, commanda Sedan, puis les avant-postes du