O LEE
un moment (1810-1813) partie de l'empire français, et a formé le départ, des Bouches-du-Weser.
OLDENBOURG (Henri), physicien, né à Brème et mort à Charlton en 1678, était secrétaire de la Société royale de Londres, dont il fut un des premiers membres, et entretenait une correspondance active avec les principaux savants de l’époque ; il publia les Transactions philosophiques, de 1665 à 1677.
OLDENBURGER (Philip.-André), publiciste, né dans le duché de Brunswick, mort en 1678 à Genève, où il avait ouvert une école d’histoire et de droit, public, a laissé, entre autres ouvrages iManuale pnncipum christianorum ; Thésaurus rentra pub licarum fotius orbis; quiontété mis à YIndex à Rome.
OLDHAM, ville d’Angleterre (Lancastre), à 9 kil. N. E. de Manchester; 32,000 hab. Futaine, chapeaux, filatures de coton. Mines de houille. Celte ville a atteint une grande prospérité depuis peu.
OLEARIUS (Adam), dont le vrai nom est Œlschlœger, savant allemand, né vers 1600 dans le pays d’Anhalt, fut secrétaire de l’ambassade que le duc de Holstein-Gottorp envoya en 1633 au czar de Russie et au chah de Perse, passa six ans dans cette mission, traversa ainsi la Russie, la mer Caspienne, vit Astrakhan, Derbend, Ispahan; fut nommé à son retour conseiller, bibliothécaire et mathématicien du duc de Holstein, et mourut en 1671. On lui doit des Voyages en Moscovie , Tartarie et Perse , Sleswig, 1647, trad.en franç. par Wicquefort, Paris, 1656-66.
olearius (Godef.), né en 1672, mort en 1715 à Leipsick, donna une édition de Philostrate (Leipsick, 1709, in-fol.), traduisit en latin l 'Histoire de la philosophie de Stanley et composa une Histoire romaine et d' Allemagne, Leipsick, 1799, in-8.
OLEG, second grand-duc de Moscovie, de 879 à 913, conquit en 882 Smolensk et Lioubitch, rendit tributaires (885) les Sévériens, Radimitches, Drevliens, etc., conduisit vers Constantinople 2,000 barques et força l’emp. Léon VI à signer un traité de commerce tout à l’avantage de la Russie (91 1). Cette expédition initia le3 Russes aux arts et au christianisme. On donne souvent Oleg comme le tuteur d’Igor I, fils de Rurik. — Oleg, fils de Sviatoslav I, eut pour lot, à la mort de son père (973), le pays des Drevliens; mais il fut attaqué par laropolk 1, son frère, qui remporta sur lui la victoire d Ovroutch; Oleg y périt (977). — Oleg, fils de Sviatoslav (prince de Wladimir) et petit-fils de laroslav I, fut, jeune encore, dépouillé et enfermé par ses oncles, s’échappa, se fit prince de Tmoutarakan, et, uni aux Polovtses, battit Sviatoslav II en 1078, enleva sous Sviatopoik II les villes de Tchernigov, Riazan, Mourom, etc., mit le siège devant Kiev en 1096, mais sans succès, et mourut en 1124 après avoir été pour beaucoup dans les guerres civiles de la Russie. Ses fils, Vsévolod et Igor, dits Olgovitchs ou fils d’Oleg, les continuèrent et formèrent un parti puissant à l’aide duquel ils régnèrent enfin (1139-1146).
OLEKMA , riv. de la Russie d’Asie , en Sibérie (Iakoutsk), sort des monts Stanovoï, coule au N., et tombe dans la Léna après 700 kil. de cours.
OLEN, ancien poète et pontife grec, antérieur à Orphée, était de Lycie, ou, selon d’autres, de Sarmatie. On chantait à Delphes et à Délos, dans les fêtes solennelles, des hymnes composés par lui. On croit aussi que c’est lui qui établit à Delphes l’oracle d’Apollon. On lui attribue Y Hexamètre.
OLENUS, ville d’Achaïe, au N. O., sur la mer de Crissa, entre Dymes à 10 et Patras à l’E., avait été bâtie par Olène, fils de Jupiter, et était une des douze villes de la confédération achéenne.
OLÉRON ou CHATEAU D’OLERON, ch.-l. de cant. (Charente-Inl'ér.), sur la côte S. E. de l'île d’Oléron, à 10 kil. de Marennes ; 2,644 hab. Château-fort, Un peu de commerce, vins, sel, etc.
OI.ÉRON (île d’), Uliarus et Olario , île de France,
OLIE — 1302 — OLIY
dans l’Océan, vis-à-vis des embouchures de la Seudre et de la Charente. Elle a 24 kil. sur 8, compte 19,000 hab. et renferme deux petites villes (Oléron et Saint- Pierre d’Oléron); elle forme deux cantons. Grains, vins, eaux-de-vie, légumes, sel blanc renommé. — Cette lie appartint longtemps aux comtes d’Anjou et aux ducs d’Aquitaine; elle fut acquise à la France par Charles V; prise ensuite par les Anglais, puis reconquise sous Charles VII . Souvent prise et reprise du temps de la Ligue. Louis XI Y la fortifia. La Coutume d’Oléron a été longtemps célèbre comme code maritime : elle datait de St Louis.
OLÉRON (SAINT-GEORGE et SAINT-PIERRE D’). Voy. SAINT-GEORGE et SAINT-PiERRE.
oléron, ville des Basses-Pyrénées. Voy. oloron.
OLESNIKI (Sbignée), Polonais, né vers 1389, mort en 1455 à Sandomir, avait été secrétaire de Ladislas II (Jagellon), auquel il avait sauvé la vie; il devint évêque de Cracovie, cardinal, ambassadeur. Olesniki fit élire en 1434 Ladislas 111 à Posen: en 1444 il rompit l’élection de Boleslas (duc de Moscovie), et amena celle de Casimir IY.
OLETTA, ch.-l. de cant. (Corse), à 11 kil. S. O. de Bastia ; 900 hab.
OLETTE , ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orient.) , à 13 kil. S. O. de Prades; 700 hab. Sources minérales sulfureuses.
OLGA, femme du grand-duc de Russie Igor, était de basse extraction, mais fut distinguée par Oleg, qui i’unit à son pupille Igor. Elle devint régente après la mort de son époux (945), vengea sa mort sur les Qrevliens (946), puis remit à Sviatoslav I, son fils, es rênes du gouvernement (955). Elle se fit baptiser à Constantinople, où elle prit le nom d’Hélène ; de retour en Russie, elle essaya d’y répandre le christianisme, mais ses tentatives n’eurent que peu de uiccès. Elle mourut en 968. L’église grecque en fait fine sainte.
OLGIERD, grand-duc de Lithuanie, de 1330 à v38l, était le lilsdeGhédimin. Il détrôna son frère aîné Iavnut, et partagea le pouvoir avec Kieistut, son autre frère, mais porta seul le titre de grand-duc. Il vengea la mort de son père sur l’Ordre teutonique (1330), auquel il reprit les conquêtes faites en Samogitie ; enleva aux Tartares du Dniepr la Podolie, fut ensuite battu par les chevaliers teutoniques, se laissa prendre deux fois, échappa par stratagème, et parvint à empêcher l’Ordre de s’établir en Lithuanie ; perdit pendant cette lutte la Volhynie, la Podolie, les palatinats de Brzesc et de Belz, que lui ravirent les Polonais; défit en 1362 trois hordes de Mongols nomades en Podolie et sur le Dniepr, puis pilla et détruisit Kherson ; dirigea contre la Russie trois expéditions dont deux en 1367 pour soutenir Michel II contre Dmilri; envahit ensuite la Prusse en 1370, mais perdit la sanglante bataille de Rudan et vit les Allemands porter le fer et le feu jusque dans Vilna. Olgierd mourut en 1381. Il laissait douze fils dont le plus célèbre est Iagiel ou Jagellon.
OLIAROS, île de la mer Égée, auj. antiparos.
OLIBRIUS. Voy. olybrius.
OLIER (J.-J.), curé de Sainl-Sulpice, né à Paris en 1608, mort en 1657, établit en 1641 une compagnie de prêtres destinée à i’instruction des jeunes ecclésiastiques, et connue depuis sous le nom de Sulpiciens , fonda dans ce but à Vaugirard un séminaire, fut nommé en 1642 curé de Saint-Sulpice, commença en 1646 la construction de la célèbre église de ce nom (terminée par le curé Longuet), ainsi que du séminaire qui en était voisin, et créa dans diverses parties de la France et même au Canada plusieurs séminaires de Sulpiciens. Il a laissé plusieurs ouvrages de piété estimés, et une Explication des cérémonies de la grand’ messe , 1655.
OLIERGUKSou olliergues, ch.-l. de cant. (Puyde-Dôme), à 17 kil. N. O. d’Ambert; 1,900 hab.
OLIFERNE (château d’}. Voy. condes.
OLIM. On désigne sous le nom d ’Olim (c.-à'-d. autrefois) les plus anciens registres du parlement de Paris. Ils renferment le rapport des enquêtes faites devant le parlement, et des arrêts rendus par cette cour depuis 1254 jusqu’àl318, et comprennent ainsi les règnes de saint Louis, Philippe-le-Hardi, Phi- ' lippe-le-Bel , Louis-le-Hutin et Philippe-le-Long. On y trouve de précieux renseignements : 1° sur la hiérarchie féodale et les luttes entre les vassaux et les seigneurs ; 2° sur l’administration de la justice et l’organisation du parlement, de la pairie, du conseil privé du roi et des bailliages ; 3° sur les grands événements contemporains ; 4° enfin sur les coutumes et les mœurs. Les Qlim ont attiré l’attention des savants les plus célèbres, mais ceux-ci n’ont pu les apprécier qu’imparfaitement; car le parlement les dérobait à tous les yeux. Ce ne fut que sous Louis XYI qu’on parvint à en avoir une copie entière et exacte. M. le comte Beugnot les a publiés dans les Documents inédits sur l'Histoire de France.
OL1NA, riv. de la Gaule, auj. Borne.
OLINDA, ville du Brésil. Voy. pernambouc.
OL1SIPPO, plus tard Félicitas Julia, auj. Lisbonne, ville de Lusitanie, ainsi nommée, disaient les anciens, parce qu’elle fût fondée par Ulysse.
OL1TE, ville d’Espagne (Pampelune) , sur le Cidacos, à 40 kil. S. de Pampelune ; 2,900 hab. Palais construit par Charles III, roi de Valence; restes de murs. Jadis résidence des rois de Navarre.
OLIYA, village des Etats prussiens (Prusse propre), sur le golfe de Putzig, à 8 kil . N. O. de Dantzick ; 600 hab. Ancien couvent de Bénédictins et belle église. Aux environs, beaucoup d’usines. — Une célèbre paix y fut conclue entre la Pologne et la Suède en 1 660 (celle-ci acquit l’Esthonie ej presque toute la Livonie et devint la puissance prépondérante du Nord).
oliva , ad Statuas, ville d’Espagne (Valence), à 14 kil. N. O. de Dénia, à 5 kil. de la mer; 5,600 hab. Titre d’un ancien comté ; palais des comtes.
oliva, ville d’Espagne (Estramadure), à 6 kil. O. de Xérès ; 4,800 hab. Toiles.
OLIVARÈS, bourg d’Espagne (Valladolid), à 26 kil. E. de Valladqlid, sur le Duero ; 600 hab. Il est le titre d’un comté et a donné son nom au ministre de Philippe IV. — Il y a plusieurs autres Olivarès en Espagne, notamment à 17 kil. O. de Séville (2,100 hab.), et à 40 kil. S. O. de Cuença (1,200 hab.).
OLIVARÈS (Gaspar guzman , comte d’), fameux ministre espagnol, naquit à Rome en 1587, gagna la confiance de l’infant, depuis Philippe IV, et quand ce prince fut sur le trône (1621), devint son premier ministre, ét reçut le titre de duc de San-Lucar. Il conçut de gigantesques projets pour relever l’Espagne, qui déclinait sensiblement. Il tenta d’encourager l’industrie, fit la guerre aux Provinces- Unies et envoya Spinola pour les attaquer ; il noua diverses intrigues avec les Calvinistes français et avec les ennemis de Richelieu, et finit par entamer avec la France la célèbre guerre que devait terminer la paix des Pyrénées (1635-59); mais il n’en vit pas i la fin. La lutte, d'abord assez favorable à l’Espagne, tourna contre elle; l’insurrection de la Catalogne, la révolution du Portugal en 1640 lui portèrent encore deux coups terribles ; l’insuccès de la conspiration de Cinq-Mars acheva de rendre la chute du ministre inévitable. Accablé par mille ennemis, il fut exilé et peu après mourut de chagrin en 1643. Olivarès était un homme spirituel, mais vain, léger, et incapable de joûter avec un rival tel que le cardinal de Richelieu. L’Espagne ne fit que déchoir sous son ministère.
OLIVENÇA, ville forte d’Espagne (Estramadure), à 24 kil. S. deBadajoz ; 10,500 hab. Place d’armes j remarquable. — Jadis au Portugal; cédée à l’Espagne l (1801); prise par les Français en 1811. Les traités
OLME
de 1816 en ordonnaient la restitution par l’Espagne au Portugal ; mais cette clause n’a pas été exécutée.
OLIVET (saint-martin d’), ville de France (Loiret), sur le Loiret, à 5 kil. S. d’Orléans ; 3,386 hab. Bons fromages. Cristaux dits diamants d’Olivet. Sites charmants. — Célèbre abbaye fondée par Clovis en 510 (auj. détruite). Ce fut à la tète du pont jeté en ce lieu sur le Loiret que le duc de Gui8e (François) fut assassiné par Poltrot.
OLIVET (Joseph th°ülier, abbé d’), grammairien célèbre, né à Salins en 1682, mort à Paris en 1768, avait été quelque temps jésuite, mais avait quitté 1 ordre de bonne heure. 11 se voua à l’étude de la grammaire et à la traduction. 11 a donné , entre autres ouvrages ou éditions : Histoire de l'Académie française (jusqu’en 1700), Paris, 1729, 2 vol. in-4; Traité de la Prosodie; Essais de grammaire; des *rad\ des Philippiquas, des Calilinaires , des Pensées de Cicéron , du De Natura Deorum; Ciceronis opéra omnia, cum delectu commentariorum, Paris, 1740-42, 9 vol. in-4 (excellente édition); Poemata didascalica, Paris, 1749, 3 vol. in-12. Il avait été reçu à l’Académie Française en 1723, et travailla beaucoup au Dictionnaire publié par cette compagnie.
OLIVET (FABRE d’). Voy. FABRE.
OLIVETO, ville du roy. de Naples (Basilicate), à 42 kil. S. O. de Matera; 6,200 hab.
OLIVIER (François), chancelier de France, né à Paris en 1493, fut successivement avocat, conseiller au grand conseil, maître des requêtes, ambassadeur, chancelier de la reine de Navarre, président à mortier (1543), et enfin chancelier du royaume. Il signala son passage au pouvoir par des ordonnances sages, mais qui ne plurent pas à tous également. Diane de Poitiers surtout blâma ses lois somptuaires, le fit tomber dans la disgrâce du roi , et lai fit enlever les sceaux ; néanmoins, il portait toujours le titre de chancelier. Retiré dans sa terre de Mont- Ihéri , Olivier y vécut en sage, et fut souvent visité par L’Hôpital. Le cardinal de Lorraine le rappela en 1559 (sous François II), pour couvrir d’un grand nom les actes des Guises. Après la découverte de la conjuration d’Amboise, d’amers reproches furent adressés par les victimes au vieillard, qui n’avait pu prévenir l’événement ; il mourut peu après en proie à une profonde mélancolie (1560).
olivier (Guillaume-Antoine), entomologiste français, né à Fréjus en 1756, reçut en 1792 une mission en Perse, et en revint au bout de 6 ans avec de riches collections sur toutes les branches de l’histoire naturelle (1798); il devint membre de l’Institut en 1800, et mourut à Lyon en 1814. On lui doit, outre des Mémoires sur l’entomologie, l’agriculture et la botanique : Histoire naturelle des coléoptères , 1789-1808, 6 vol. in-4, 363 planches; Dictionnaire de l'histoire naturelle des insectes (dan3 l'Encyclopédie méthodique ), 1789- 1819, 9 vol. in-4 (avec Mauduyt , Latreille , Godard) ; Voyage dans l'Empire ottoman , l’Egypte , la Perse , 1802-7, 3 vol. in-4 ou 6 vol. in-8 et atlas.
OLIVIER. Voy. LEDAIN, LAMARCHE , etc.
OLIVIERS (le mont des), auj. Djebel-tor , montagne située à l’E. de Jérusalem, et séparée de cette ville par le torrent de Gédron et la vallée de Josaphat. Il s’y trouvait un enclos où croissaient beaucoup d’oliviers. C’est là que J.-C. se rendait qq.-fois avec ses disciples; c’est là aussi qu’il fut pris par la trahison de Judas pour être conduit chez Pilate.
OLLERIA, ville d’Espagne (Valence), à 9 kil. S. de San-Felipe; 3,700 hab. Antiquités romaines.
OLLIOULES, ch.*4. de cant. (Var), à 9 kil. 0. de Toulon, dans un vallon sauvage, dit gorges d'Ol lioules; 3,132 hab. Fruits et huile d’olives.
OLMEDO, ville murée d’Espagne (Valîadolid), à 24 kil. S E. de Medina-del-Campo ; 2,150 hab. Eau-de-vie • commerce de bois de construction. j
OLYB
OLMETO, ch.-l. de cant. (Corse), à 52 kil NO de Sartene; 1,40C hab. u
2ÆEEdCeAœ50hh^ ^ “t (CM8e>>
OLMUTZ, Holomauc en morave, Eburum en latin , vnle des Etats autrichiens (Moravie) , sur 1
îîfnnn’ uCerde» a 65 ktt.N. E. de Brünnr,
19,000 hab. Archevêché (depuis 1777). Citadelle, cinq faubourgs; quelques édifices remarquables tleux belles fontaines ; aspect sombre. Commerce de
z* T d3!1*8 capit* de la M°ravie. Université (transférée à Briinn, en 1778). Assiégée vainement
JiïJufàS, 11 eü Ü?8; Lafitte y a été détenu en 179-1. L empereur d Autriche, François-Joseph, s’v
retira en 18*8, après l’insurrection de Vienne; c’est de ilr donna une constitution, le 4 mars 1849.
DE NE Y, v. d’Angleterre (Buckingham), à 18 kil. S. “ 'do Norlhampton; 3,000 h. Dentelles. Beaux sites.
ü LOIN A, affluent du Po, qui passe à Milan, donnait son nom à un dép. franç. qui avait Milan pour ch.-l.
OLONETZ ou OLONEJE, ville de la Russie d’ Europe (Olonetz), sur l’Olonka, à 160 kil. S. de Péirozavodsk ; 8,000 hab. Moulins à scie. C’est là que Pierre-le-Grand fit construire le premier vaisseau destiné à St-Pétersbourg. — Le gouv. d’Olonetz est au S. de celui d’Arkhangel et à l’E. de la Finlande ; il est très vaste (660 kil. du N. O. au S. E.), mai» très froid et peu fertile; il n’a que 380,000 hab. Ch.-l., Pétrozavodsk. Division, 7 cercles (Kargopol, \itegra, etc.). Lacs (Ladoga, Onéga, etc.), marais, forêts ; marbre, porphyre. Industrie très arriérée.
OLONNAIS (J .-David nau, dit l’), fameux flibustier, né aux Sables-d’Olonne (xvne siècle), était le chef d’un grand nombre d’aventuriers réunis dans i’île de la Tortue, et fut longtemps le fléau des Espagn.Enl667. il fut pris et mangé par des Indiens.
OLONNE, bourg de France (Vendée), sur la mer, à 5 kil. N. des Sables-d’Olonne; 2,400 hab. Sel, chevaux. — Jadis v. forte et titre d’un comté app. à * la maison de La Trémoilie. Prise et ruinée en 1570 par La Noue, gén. calviniste. — V. sables d’olonne.
OLONZAC, ch.-l. de cant. (Hérault), à 23 kil. S. de St-Pons; 1,200 hab.
OLORON ou OLERON, Iluro , ch.-l. d’arr. (B.- Pyrénées), à 32 kil. S. 0. de Pau, sur le gave d’Oloron; 6,620 hab. Drap, bonnets tunisiens, teinturerie, papeterie, charcuterie. Commerce assez actif (laines à lisière, peaux d’agnelins, etc.). Dépôt de bois de mâture. Ane. évêché. — Saccagée en 732 par les Sarrasins, puis entièrement détruite par les Normands. Centule, vicomte de Béarn, la fit rebâtir. — L’arr. d’Oloron a 8 cantons (Oloron, Accous, Aramits, Arudy, Laruns, Lasseube, Moneins, Ste- Marie-d’Oloron), 81 communes et 76,312 hab.
oloron (gave d’), riv. de France, se forme de la réunion des gaves d’Ossau et d’Aspe à Oloron, coule au N. O. et se jette dans le gave de Pau, un peu au-dessus de Peyrehorade ; cours, 70 kil.
OLOT, ville d’Espagne (Barcelone), près de la source de la Fluvia, à 22 kil. N. O. de Girone ; 13,900 hab. Beaucoup de fontaines. Cotonnades, bonneterie. OLT, riv. de Transylvanie. Voy. aluta.
OLTEN, Ultinum, ville de Suisse (Soleure) , sur l’Aar, à 31 kil. N. E. de Soleure ; 1,300 hab.
OLTIS, riv. de Gaule, auj. le lot.
OLUGH-BEYG, astronome. Voy. oüloüg-beyg.
OLVERA, Ilipa, ville d’Espagne (Séville), à 30 kil. S. O. d’Ossuna; 6,000 hab. Vieux château-fort OLYBRIUS (Anicius) , époux de Placidie , fille de Valentinien III, et général de Léon I, fut envoyé en Occident pour soutenir l’empereur Anthémius contre le rebelle Ricimer ; mais il accepta la pourpre des mains de ce dernier, qui, quelque temps après, marcha sur Rome, la prit et mit à mort Anthémius , 472. Olybrius ne régna que peu de mois et mourut la même année. Glycérjus lui succéda.
OLYM — 1304 — OJIAR
OLYMPE , Olympus , nom commun à d^ux célèbres chaînes de montagnes, l’une entre la Macédoine et la Thessalie (auj. le Lacha), l’autre dans la Bithynie occidentale, sur les confins de la Phrygie et de la Mysie (auj. le Kechich Dagh ou montagne du Moine). — La lre est la plus élevée, et les anciens en faisaient le séjour de leurs dieux. Son sommet principal, situé par 40° 41’ lat. N., 20° 2’ long. E., atteint 2,373 m. — La seconde chaîne ne s’élève pas au-dessus de 400 mètres.
OLYMPE ou OLYMPIADE (sainte), née en 368, morte en 4?0, épousa Nébride, préfet de Constantinople ; devenue veuve après 20 mois de mariage, elle vécut dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes; on la fête le 17 décembre. — Une autre sainte du nom d’Olympe est fêtée le 12 janvier.
OLYMPIADE, espace de quatre années qui s’écoulaient entre deux célébrations consécutives de jeux olympiques. Un siècle répond donc à 28 olympiades. La lre olympiade commence en 776 av. J.-C., année où les jeux furent reconstitués et où Corœbusfut vainqueur; la dern. (293e) vade 392 à 396 Dans ce mode de supputation, on emploie 2 nombres, l’un qui désigne l’olympiade, l'autre qui indique l’année de l’olympiade ; d’ordinaire on écrit le 1er en chiffres romains, le 2e en chiffres arabes. Ainsi 01. lxxi, 3, veut dire 3e année de la 71® olympiade.
OLY’MPIAS , fille de Néoptolème, roi d’Epire, femme de Philippe 11 de Macédoine , mère d’Alexandre-le-Grand, fut répudiée vers 336 av. J.-C., se retira en Epire, et probablement fit agir le bras qui tua Philippe , revint en Macédoine après ce meurtre, fit rendre de grands honneurs à la mémoire du meurtrier, et força Cléopâtre, sa rivale, à se pendre. Elle n’eut presque aucune autorité pendant l’absence d’Alexandre, mais elle n’en fit pas moins beaucoup de mal à Antipater, auquel Alexandre avait confié le gouvernement de la Macédoine. Elle se retira derechef en Epire après la mort de son fils (323); prit part, malgré son éloignement, aux guerres civiles des Macédoniens, s’unit à Roxane qui vint l’y rejoindre, revint en Macédoine après la mort d’Antipater, et, à l’instigation de Poiysperchon (319), elle fit mourir Eurydice et Arrhidée(3l8), que soutenait Cassandre , et donna ainsi l’exemple de verser le sang de la famille d’Alexandre. Peu après, Cassandre vint la bloquer dans Pydna et la força à se rendre. 11 lui avait promis la vie ; mais il suscita une émeute parmi les parents de ceux qu’elle avait fait massacrer : ceux-ci l’égorgèrent en 317.
OLYMP1E , auj. Miraka ou Longenico , lieu de l’Elide, sur l’Alphée, à l’O. et près de Pise, était célèbre par les jeux olympiques qu on y donnait tous les 4 ans en l’honneur de Jupiter olympien , par le superbe temple consacré à ce dieu, par le bois sacré qui l’environnait, enfin par le nombre extraordinaire de statues qui décoraient le bois, le temple et le stade. Voy. olympiade, olympiq. (jeux) et pise.
OLYMPIODORE, philosophe platonicien, qui enseignait à Alexandrie vers le commencement du vi® siècle. On a de lui un Commentaire sur le premier Alcibiade , précédé d’une Vie de Platon, publié à Francfort par Creuzer, 1821; des Commentaires sur le Phédon , le Gorgius , le Phil'ebe , le deuxième Alcibiade, etc., dont quelques-unes seulement ont été irnp. (del816àl847).— Unautre Olymp.qui vivaitvers la fin du vi® siècle , et qui était aussi d Alexandrie, a laissé des Commentaires sur les météores et quelques autres écrits d’Aristote.
OLYMPIQUES (jeux), fêtes célébrées à Olympie en l’honneur de Jupiter olympien, revenaient tous les quatre ans. Ces jeux, les plus magnifiques de la Grèce, avaient été institués ou renouvelés par Hercule (l’idéen) ; souvent interrompus depuis, ils furent rétablis successivement parPélnpc, pujs oarlphi-
tus, législateur de l’Elide, l’an 884 av. J.-C., et reçurent une constitution nouvelle en 776. A partir de cette dernière époque , ils fournirent â la Grèce un point de départ pour supputer les années ( Voy . olympiades). Ces jeux avaient lieu au solstice d’été et duraient cinq jours. On y disputait le prix du pentathle , de la double course , de la course avec les chevaux de selle, de la course des chars et du pancrace. Les enfants y combattaient aussi et avaient un concours particulier, mais seulement pour le pentathle. Les athlètes recevaient en récompense une couronne d’olivier, et ils rentraient en triomphe dans leur ville natale. Ces jeux furent supprimés en 394 par Théodose.
OLYINTiiE, Olynthus , ville de Chalcidiq., n’était qu’un misérable village, quand le roi de Macédoine Pcrdiccas II la donna aux émigrés des colonies athéniennes de la Chalcidique, vers 433 av. J.-C. (un peu avant la guerre du Péloponèse). Olynthe devint bientôt très puissante , étendit sa domination sur plus de 30 villes environnantes, sut échapper aux Athéniens et aux Spartiates qui la convoitaient, mais fut réduite par Philippe II (père d Alexandre), et réunie à la Macédoine (348). Démosthène avait tenté de prévenir ce dénoûment et d’ouvrir les yeux au peuple d’Athènes sur les vues de Philippe relativement à Olynthe , dans trois harangues célèbres dites les Olynthiennes.
OM, syllabe mystique qui précède toutes les prières et les invocations des Hindous. En langue sanscrite, elle 6’écrit aum, cette langue n’ayant point de voyelle simple pour le son O. Ces trois lettres représentent latrinité indienne: A estYichnou, U est Si va, et M Brahma.
OM, riv. de la Russie d’Asie en Sibérie (Tomsk), vient de la steppe de Baraba, coule à l’O., et tombe dans l’Irtich à Omsk; cours, 850 kil.
OMA, une des Moluques, par 126° 8’ long. E., 9° 40’ lat. S.; 17 kil. sur 12: 5,000 hab. ; ch.-l. le fort Zélandia. Beaucoup de clous de girofle.
OMAD-EDDYN-ZENGHY. Voy. zenghy.
OMAGH, ville d’Irlande (Ulster), ch.-l. du comté deTyrone, à 35 kil. N. E. d’Enniskillen. Ruines d’une abbaye et d’un château-fort. Incendiée en 1743.
OMAGUAS. Voy. guaranis.
OMAN, une des cinq régions de l'Arabie , la plus au S. E., sur le golfe Persique et sur la mer d’Oman, comprend entre autres états l’imamat de Mascate et l’état de Belaa-Ser, qui jadis dépendait de Mascate (Ser en est la capitale). L’intérieur de l’Oman est très peu connu. Ce pays tire son n. delà v. d’Oman.
Oman ou sohar , ville d’Arabie (Oman), sur la mer d’Oman, à 220 kil. N. O. de Mascate; port, plusieurs chantiers, commerce assez actif.
Oman (mer d’), partie de la mer des Indes qui baigne les côtes de l’Arabie, entre 54° et 59° long. E., et par 22° et 27° lat. N. ; elle communique par le détroit d’Ormus avec le golfe Persique.
OMAR I (Abou-Hafsa-lbn-al-Khaltab), deuxième calife, était cousin au troisième degré de Mahomet. D’abord persécuteur ardent de l’islamisme, il l’embrassa en 615, devint même un des principaux apôtres du prophète, fut chancelier d’Abou-Bèkr (l*r calife) , lui succéda en 634 et prit le titre d’émir al-moumenim (chef des croyans) avec celui de calife. Il étendit par lui-même et par ses lieutenants leg limites de l’empire arabe, conquit la Syrie, la Perse, l’Egypte, poussa jusqu’à Tripoli, et fut tué en 644 par un fanatique arabe. 11 avait 63 ans. Il détruisit, dit-on, 40,000 temples chrétiens et éleva 1,400 mosquées; cependant c’est à tort qu’on lui a imputé 1 incendie de la bibl. d’Alexandrie ( V. amrou). Il introduisit en Orient 1 ere de l’hégyre. Sa mémoire est en vénération chez les Musulmans Sunnites ou traditionnaires ; mais les Chyites ou hétérodoxes l’ont en exécration, et, croyant que le califat devait nasser
OMOR — 1305 — ONES
par intermédiaire à Ali, traitent Abou-Bekr, Omar, Othman, d’usurpateurs. — Omar II , huitième calife ommiade, arrière-petit-fils par sa mère d’Omar 1, succéda en 7 1 7 à Soliman, fils de Valid I, fut simple, modeste et juste; néanmoins, il déplut aux princes ommiades et fut empoisonné en 720.
omar (Abou- Hafs-al -Galedh-ben-Schoaib), né aux environs de Cordoue, se mit en révolte contre Abdérame II, fut battu, s’enfuit, parcourut la Méditerranée en pirate, conquit la Crète et y bâtit un fort qu’il appela El-Khandak (le retranchement); c’est ce Sort qui valut à 1 île son nom moderne de Candie.
omar-al-mota wakel-al-allah ( Abou - Mohammed), dit el-Aftas, dernier roi maure de Badajoz , régna de 1079 à 1094, fut célèbre par ses richesses, sa prospérité, son goût pour les arts; il seconda
I invasion almoravide , mais il en fut victime. Il vit presque toutes ses villes se révolter ou se laisser prendre par les troupes de Ioussouf-ben-Tachfin, et fut livré à Saïd par ses sujets ; il eut la tête tranchée avec ses deux fils.
OMBAY , une des îles de la Sonde en Malaisie, au N. de Timor, par 8° 22’ lat. S., 122° 47’ long. E. : 90 kil. sur 36; habitants braves, mais perfides.
OMBOS, auj. el-Boueih ou Koum-Ombos , ville d’Ëgypte, en Thébaïde , sur la rive orientale du Nil, entre Syène et Apollinopolis-la-Grande , était fameuse par le culte qu elle rendait aux crocodiles et par sa haine pour Tentyra, qui avait ce culte en horreur. — Vis-à-vis d'Ombos, de l’autre côté du Nil, était Contra-Ombos.
OMBR1E , Umbria , contrée de l’Italie ancienne, entre l’Ëtrurie (dont la séparait le Tibre), le Picenum et le pays des Sabins. Fulyinium en était la ville principale. Les Umbri , ses habitants (dont le nom dérive d Ombra, homme fort, en eeltique), étaient Gaulois d’origine et très braves. Ils prirent part aux grandes guerres des Étrusques et des Samnites contre Rome (311-307 et 297-95 av. J.-C.). Leur soumission eut lieu en 280. — On avait conservé le nom d’Ombrie à une ancienne province des Etats de l’Eglise, qui forme à peu près la délégation actuelle de Spolète.
OMBRIOSou PLUV1ALIA (c.-à-d. pluvieuse), une des îles Fortunées , Vile de Fer actuelle.
OMBRONE , Vmbro , riv. du grand-duché de Toscane (Sienne), naît dans les Apennins, à 22 kil. E. de Sienne , tombe au S. et se jette dans la Méditerranée après 1 1 0 kil. de cours. Sous l’Empire, elle donnait son nom à un dép. français qui avait pour ch.-l. Sienne.
OMER (saint), Audomarus, était moine de Luxeuil et devint évêque de Thérouanne (près de la v. actuelle de Saint-Omer, à laquelle il donna son nom) en 637.
II mourut vers 670; l’Eglise fête ce saint le 9 sept.
OMESSA, bourg de Corse, ch.-l. de cant., à 9 kil.
N. E. de Corte; 800 hab.
OMMERAPOURA. Voy. amarapoura.
OMMIADES, célèbre dynastie arabe, monta sur le trône de Damas en 661 à la mort d’Ali, en la personne de Moawiah, descendant d’Ommiah, régna sur la totalité de la monarchie arabe jusqu’en 749; détrônée à cette époque par les Abbassides, elle alla régner en Espagne , où, sous le nom de califat de Cordoue, elle forma un empire nouveau, démembrement de l’ancien. Ce 2e califat commença à tomber en dissolution vers l’an 1000; le dernier Ommiade cessa de régner en 1031. Voy. Califes,
OMM1AH, prince de la tribu des Koraïchites qui dominait à la Mecque, mourut vers le commencement du VIIe siècle, et avant que Mahomet prêchât. Moawiah, le 1er Ommiade , était son arr.-petit-fils.
OMONT, ch.-l. de c. (Ard.), à 18 k. S. deMézières.
OMORCA, déesse chaldéenne, était, selon Bérose, femme de Baal, et coexistait dans l’éternité avec ce dieu; quand le temps de la création fut venu, elle
fut coupée en deux par son mari : la partie supérieure forma le ciel, l’inférieure fut la terre. De la tête d’Omorca naquit la race humaine.
OMPHALE, reine de Lydie, femme de Tmolus resta maîtresse du trône après la mort de ce prince Elle acheta Hercule, lorsqu’on expiation des ravagea et des massacres dont il s’était souillé pendant sa démence, il fut vendu par Mercure. Elle se plaisait à faire filer ce héros à ses pieds. Elle conçut pour lui de l’amour et en eut un fils, Agélaüs ou Lamon. Au dire de quelques mythologistes, Hercule vit Omphale en passant par la Lydie et devint volontairement son esclave. Une dynastie de rois lydiens prétendait descendre d’Hercule et d’Omphale et prenait le nom d’Héraclides. Voy. lydie.
OMRA (emir-al-). Voy. EMIR.
OMSK, ville de la Russie d’Asie, ch.-l. du gouv. d’Omsk, à 480 kil. S. E. de Tobolsk, par 64° 57’ lat. N. et 71° 2’ long. E.; 11,000 hab. (la garnison se compose de 4,000 hommes). Citadelles, fortifications, églises, etc. Commerce avec les Kirghiz et les Kalmouks. — Le gouv. d’Omsk, situé entre ceux de Tobolsk au N., de Tomsk au N. E., 1? Dzoungarie au S. E., et le pays des Kirghiz au S O., a 1,300 kil. sur 500, et se divise en 4 district (Omsk, Oust- Kaménogorsk, Pétropavlovsk et Seirjpolatinsk).
ON, ville d’Egypte. Voy. heliopolis.
ON AN, fils de Juda et mari de Thamar, se livra à un vice infâme, et périt subitement, maudit de Dieu.
ONCHESTE, Onchestus, ancienne ville de Béotie, sur le lac Copaïs, près d’Haliarte, fut fondée par un fils de Neptune; elle était le siège d’une amphictyonie : dès le temps de Pausanias, elle était en ruines.
ONDA, Oronda , viWe d’Espagne (Valence), sur le Mijarès, à 24 kil. N. de Ségorbe ; 5,200 hab. Tuileries, fours à chaux ; mines de fer.
ONDINS, ONDINES, génies élémentaires, imaginés par lescabalistes, et qui, selon eux, habitent les profondeurs des lacs, des fleuves et de l’Océan, dont ils sont les gardiens. On peut les comparer aux naïades et aux dieux fleuves des Grecs et des Romains.
ONEGA, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gouv. d’Olonetz, qu’il arrose, ainsi que celui d’Arkhangel, coule au N. E., puis au N. O., pendant 500 kil., et tombe dans le golfe de la mer Blanche dit golfe d’Onéga. On trouve à son embouchure une ville de même nom; elle a 1,800 hab.
Onega (lac) , dans la Russie d’Europe (Olonetz), entre le lac Ladoga et la mer Blanche, reçoit la Svir, la Vitegra, la Chouia, etc. : 220 kil. sur 100.
ONE1DA, lac des Etats-Unis (New-York), communique à l’Ontario par l’Oswego : 38 kil. sur 9.
O’NEILL ou O’NIAL, ancien roi d’Irlande, régna sur la Momonie (Munster) de 379 à 402 de J.-C.. se réunit aux Pietés et aux Scots contre les Romains, contribua puissamment à chasser ceux-ci de la Bretagne, et envahit l’Armorique en 388.11 périt assassiné par Eocha, prince d’une province de l’Irlande, Les descendants d’O’ Neill ont régné 500 ans en Irlande. Ils avaient pour principale résidence la ville de Dungannon dans l’Ultonie. Un des derniers rejetons de cette famille, après avoir passé 20 ans à la cour d’Elisabeth, leva l’étendard de la révolte, se soutint pendant 7 ans, et fut sur le point d’assurer l’indépendance de sa patrie.
ONEILLE, Oneylia en italien, ville des Etat^ sardes (Nice), ch.-i. d’une prov. de même nom, à 60 kil. N. F. de Nice; 5,000 hab. Petit port. Patrie d’André Doria. Prise par les Français en 1792 et 9 ;
ONÉSICRITE, historien grec, d’Egine, suivi! Alexandre en Asie comme commandant de trirèmes, et composa une Histoire de l'expédition de ce prince, espèce de roman calqué sur la Cyropédie; on y trouvait des faits intéressants relatifs à la géographie et à l’histoire naturelle des Indes : Strabon , Elien et Pline le citent souvent. L’ouvrage n’existe plus au,].