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N0S — 1306 — OP1M

ONËSIME (saint), disciple de saint Paul, était d’abord esclave de Philémon, riche habitant de Colosses, et s’était enfui de chez son maître après l’avoir volé. Saint Paul le convertit, écrivit pour lui à Philémon une lettre que nous avons, le fit rentrer en grâce auprès de son maître, et le retint près de lui pour s’aider de ses services. Onésime subit le martyre en 95. On l’honore le 16 février et le 10 avril.

' ONFROI , un des fils de Tancrède de Hauteville. Voy. ÜNFROI.

ONIAS, nom de quatre grands sacrificateurs de Judée. Onias iYégna de 321 à 300 av. J.-C. ; — Onias II de 241 à 229; — Onias III succéda en 200 av. J.-C. à son père Simon II, régit le pays avec sagesse, mais fut déposé sous Antiochus Epiphane, qui lui donna pour successeurs d’abord Jason, puis Ménélas. Mandé à Antioche par le monarque pour rendre compte de sa conduite, il fut assassiné par Andronic sur l’ordre de Ménélas. — Onias IV, fils d’Onias III, ne régna point en Judée, mais obtint de Ptolémée IV et de Cléopâtre, sa femme, qui l’aimaient beaucoup, l’autorisation de bâtir un temple juif près de Bubastis et d’y vivre en souverain. Autour du temple s’éleva bientôt une ville qui prit le nom à' Onium. Devenue veuve, Cléopâtre chargea Onias de faire la guerre à Ptolémée Physcon en faveur de son fils. Onias se laissa prendre par Physcon et fut mis à mort. ONIHOU, une des îles Sandwich. Voy. sandwich. ONIUM, viiie d’Egypte. Voy. onias iv.

ONKELOS, rabbin auquel on attribue le Targum (paraphrase chaldaïque du Pentateuque ), aurait été, selon les uns, disciple de Gamaliel et condisciple de saint Paul, et serait, suivant les autres, le même qu’Aquila, auteur d’une traduction grecque de l’Ancien-Testament et contemporain d’Adrien. La lre édition du Targum est de Bologne, 1482. Il a été traduit en latin par Alph. de Zamora,par B. Baldi, et par P. Fagius (cette dern. traduction est condamnée).

ONNAING, village du dép. du Nord, à 7 kil. N. E. de Valenciennes; 2,786 hab. C’est le premier endroit où l’on ait cultivé la chicorée-café.

ONOLDINUM, nom latin de la ville d’ANSPACH. ONOLZBACH, v. de Bavière, la même qu’ANSPACH. ONOMACRITE, poète et devin d’Athènes, est regardé comme l’auteur des Poésies que l’on attribue à Orphée et à Musée, et surtout de l’ Ar y o nautique, mise sous le nom d’Orphée; ilflorissait vers 516 av. J.-C., et fut chassé d’Athènes par Hipparque, fils de Pisistrate.

ONOMARQUE, général phocéen, commanda d’abord, conjointement avec son frère Philomèle, pendant la guerre Sacrée ; après la mort de son frère, il devint seul chef de l’armée phocéenne (l’an 353 av. J.-C.) Il prit Thronium, Amphisse et les villes principales de la Doride, envahit la Béotie, et battit deux fois Philippe en Thessalie. Mais ayant été vaincu et pris par ce prince près de Phères , il fut attaché à un gibet (353).

ONORE ou HANAWAR, ville de l’Inde anglaise Madras), par 14° 16* lat. N., 72° 14’ long. E., à 180 kil. de Mangalore, près de la mer d’Oman. Bon ancrage. Commerce avec Goa. — Jadis ch.-l. d’un petit état; à partir du xv* siècle, elle appartint successivement aux Portugais, aux Hollandais, à Haïder-Ali (1763) et enfin amx Anglais (1799).

ONOSANDER , écrivain grec, qui vivait, à ce qu’on croit, sous le règne de Claude, dans le Ier siècle de J.-C., est auteur d’un livre intitulé : Stratégilios logos ou la Science du chef d'armée. Camerarius l’a publié le premier, Nuremberg, 1595, in-8. Rigault en a donné une édition plus correcte, avec traduction latine, Paris, 1599, in— 4 ; celle de Schwebel, la plus complète et la plus soignée, parut a Nüremberg, 1761, in-fol., avec une traduction irançatse de Zurlauben. L’empereur grec Léon e . la maréchal de Saxe faisaient grand cas de ce traité

ONTARIO (lac), lac de l’Amérique du Nord, entre es Etats-Unis et le Canada, est le plus oriental des cinq grands lacs; il est compris entre 43° 15’-44*

; 0’ lat. N., et entre 78° 40 -82° long. O.; 320 kil. sur 110. Il communique par le Niagara avec le lac irié, par le Saint-Laurent avec la mer. Il reçoit en outre le Black-River, l’Oswego, le Trent, etc. Beaucoup d’îles, mais peu de ports. Poisson excellent et en grande quantité. Les eaux de ce lac sont profondes et supportent les plus gros bâtiments.

ONTEN1ENTE, ville d’Espagne (Valence), à 22 Ail. S. O. de San-Felipe; 12,000 hab. Palais des ducs d’ Almodovar. Drap, toile, papiers, eau-de-vie: moulina à foulon et à huile.

ONUPHIS ou OMPHIS, un des trois bœufs sacrés de l’Egypte (les deux autres étaient Apis et Mnévis); c’était une des incarnations animales d’Osiris.

ONUPHIS, ville de la Basse-Egypte, ch.-l. d’un nome dit Onuphite, était sur la branche Atarbéchite du Nil, entre Bouto au N. et Isidis oppidum au S.

00.... Cherchez par ou... les mots géographiques anglais qui commencent ainsi.

OOST (J. van), peintre flamand. Voy. van oost. OOSTERHOUT, ville de Hollande (Brabant S.), à 9 kil. N. E. de Breda; 6,300 hab. Toile, drap, etc.

OOTMARSUM, ville de Hollande (Over-Yssel), à 17 kil. E. d’Almeloo; 4,500 hab.

OPH1R , pays oriental où les flottes de Salomon allaient chercher de l’or ; pour s’y rendre, on s’embarquait au port d’Asiongaber, et l’on descendait le jolfe Arabique ; les savarits ont placé Ophir, les uns e long de l’Afrique orientale (à Sofala par exemple, ou aux environs), les autres dans l’Inde ou dans es îles de Sumatra, Java, etc. ; quelques-uns ont adopté des points intermédiaires. L’aller et le retour de la flotte duraient trois ans.

ophir, mont de l’île de Sumatra, presque sous l’équateur (par 0° 4’ lat. N.) : hauteur, 4,000 mètres. — Mont, de la presqu’île de Malacca, au N: de la ville de ce nom.

OPHIUCHUS (du grec ophis , serpent, et ékheinf tenir), en latin Anguitenens, en français le Serpentaire, constellation voisine de la grande Ourse. Les poètes ont dit, les uns que c’était Hercule, les autres que c’était Esculape.

OPHÎUSA, Fermentera, une des Baléares, au S., était infestée de serpents (en grec Ophis) : d’où son nom.

OP1E (J.), peintre d’histoire anglais, né en 1761 en Cornouailles, mort en 1807, était fils d’un charpentier et fut d’abord destiné à l’état de son père. H s’est placé au 1er rang pour le coloris, la vérité et la perfection de l’exécution. Il a fait entre autres beaux tableaux : le Meurtre de Rizzio , le Meurtre de Jacques J, la Mort de Saphira. Il devint après Fuessli professeur à l’Académie royale de peinture à Londres et laissa quelques écrits sur son art.

OP1MES (Dépouilles), nom donné à Rome aux dépouilles prises par le général en chef romain sur le général en chef ennemi ; elles étaient consacrées à Jupiter Férétrien. L’histoire romaine n’offre que trois exemples de dépouilles opimes; elles furent remportées par Romulus sur Acron, roi des Céniniens, par A. Cornélius Cossus sur Lars Tolumnius, roi des Véiens, et par Marcellus sur Yiridomare, roi des Gaulois- Gésates.

OPIM1US (^.), romain fameux par sa lutte contre C. Gracchus, fut élu consul l’an 121 av. J.-C., et entreprit de faire casser les lois agraires rendues par les Gracques. Ayant éprouvé quelque résistance, il se fit investir par le sénat de pouvoirs illimités, cita C. Gracchus devant son tribunal, et comme celui-ci refusait de comparaître, il fit attaquer son cortège par des troupes dont il s’était entouré, mit sa tête à prix , et le réduisit à se donner la mo-rt. 11 fit ensuite bâtir un temple à la Concorde. Quelques années après, il fut envoyé en Afrique contre

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Jugurtha; mais s’étant laissé corrompre par l’or de ce prince, il fut condamné à l’exil, et il mourut de misère à Dyrrachium. L’année du consulat d’Opimius (633 de Rome, 122 av. J. -G.) fut marquée par une récolte de vins d’une qualité exquise et à laquelle il est souvent fait allusion chez les anciens.

OPIQUE, Opica , nom denné à une grande partie de l’Italie du S. et du centre, dans les temps très anciens, mais réservé ensuite au S. du Latium et à la Campanie. Opica est l’adjectif d’ops, terre (en vieille langue italique), et ne diffère point d 'Apia, premier nom du Péloponèse. Les habitants de l’Opique se nommaient Opicu Qpsci , Osci (ce dernier finit par être le plus usité et devint synonyme d’indigène de la Campanie).

OPIS , déesse scythique , probablement la plus grande de toutes, et celle à laquelle on sacrifiait en Tauride des victimes humaines. Les Grecs l’ont identifiée avec leur Diane. •

OP1TZ (Martin), Opitius en latin, poëte et littérateur allemand, né à Bunzlau en Silésie (1597), mort de la peste à Dantzick en 1639, mena une vie fort vagabonde , voyagea dans presque toute l’Allemagne, fut professeur d’humanités à Weissembourg en Transylvanie (1622), puis s’attacha au duc de Liegnitz , au burgrave de Dohna , et se fixa enfin à Dantzick, où il reçut le titre de secrétaire et historiographe du roi de Pologne. Il a écrit dans tous les genres littéraires, surtout dans la poésie didactique, et a exercé la plus grande influence sur la langue de son pays, dont il a révélé les ressources à ses compatriotes : il a mérité le titre de père de la poésie allemande. Ses Œuvres complètes ont eu au moins 12 édit, (la meilleure est celle de Breslau, 1690).

opitz (Henri), orientaliste, né en 1642 à Altenbourg (Misnie), mort à Kiel en 1712, professeur d’hébreu et de théologie, était un des plus savants protestants de son temps ; mais ses singulières opinions le firent passer pour visionnaire. Il a donné beaucoup d’ouvrages, entre autres une Bible hébraïque très estimée (Kiel, 1709, 2 vol. in-4); un Lexicon hebrœo-chaldæo-biblicum , Leipsick, 1692, etc.

OPONTE, Opus , auj. Talanti , ville de la Grèce propre, capit. du petit état des Locriens Opontiens, près de la mer d’Eubée. — Ajax, fils d’Oïlée, était roi d'Oponte. patrocle, l’ami d’ Achille, y étaitné.

OPONTIENNE (locride-). Voy. loohiue.

OPORJN (J.), dont le vrai nom était herbst ( herbst en allemand, opôra en grec veulent dire automne), savant imprimeur de Bàle, né à Bâle en 1507, fut correcteur d’épreuves chez Froben, puis directeur du gymnase de Bâle, médecin et professeur de grec à Bâle; il fonda ensuite avec Robert Winter, son parent, une imprimerie célèbre qu’il finit par gérer seul jusqu’à sa mort en 1568. Peu d’imprimeurs ont mieux mérité des lettres. Outre d’excellentes éditions, il a donné des notes estimées sur Solin, Pline, Plutarque, 11 avait été secrétaire de Paracelse.

OPORTO, ville du Portugal. Voy. porto.

OPPA, riv. d’Allemagne, affluent de l’Oder, sépare la Silésie (prussienne) de la Moravie: cours, 90kil.

OPPÈDE (JI.Meynier, barond’), néà Aix en 1495, devint 1er président du parlement de cette ville, provoqua la mise à exécution de l’arrêt rendu en 1540 contre les Vaudois de Mérindol, de Cabrières et des villages environnants, qui couraient lepays en armes, détruisant les églises, menaçant même, disait-on, de surprendre Marseille. Chargé d exécuter 1 arrêt, il s’en acquitta avec une rigueur extrême et extermina les se1 taires (1545). A la mort de l’ rançois 1, Henri II fit examiner sa conduite par le Parlement de Paris ( 1551) : après des débats solennels, qui remplirent 50 audiences, il fut absous, et put reprendre son lauteuil, qu’il occupa jusqu’à sa mort (1558).

OPPELN, Oppolie en polonais, ville des Etats prussiens (Silésie), ch.-l. de la régence d’Oppeîn, sur

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la droite de l’Oder, à 45 kil. S. E. de Breslau, à 420 kil. S. E. de Berlin; 5,000 h. Gymnase catholique : quelque industrie et un peu de commerce. — Elle a jadis été ch.-l. d’une des principautés dé la Haute-Silésie et fut gouvernée par une branche de la famille des Piast qui s’éteignit en 1532; l’em percur Ferdinand I réunit alors la principauté à ses états. Elle fut cédée à la Prusse en 1742. Les autres villes de la principauté après Oppeln étaient : Rosenberg, Gross-Strelitz , Tost, Ratibor, Kose’,, Oberglogau, Falkenberg.

oppeln (régence d’), partie méridionale de la Silésie prussienne : elle est plus grande que l’ancienne principauté d’Oppeln et a 160 kil. du S. au N., sur 228 de l’E. à l’O. Ch.-l., Oppeln. Division, 16 cercles, qui ont eux-mêmes pour ch.-l. (outre les 7 villes susnommées), Kreuzbourg, Lublinitz, Beuthen, Pless, Rybnik, Leobschutz, Neustadt, Neiss, Grottkau. Bétail, abeilles. Sol pauvre. Riches mines de fer. Industrie médiocre (toile, forges, instruments de fer et bois, etc.).

OPPENHEIM , Bonconica , ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, sur le Rhin, à 16 kil. S. E. de Mayence; 2,450 hab. Tout près, sur une montagne, est le fort Landskron. — Elle a beaucoup souffert pendant la guerre de Trente Ans et a été souvent prise : par les Suédois en 1631, puis par les Français et les Prussiens (1689, 1792 et 1794).

OPPIDO, Mamerium , ville du n>y. de Naples (Calabre-Ultérieure lre), à 35 kil. N. E. de Reggio; 8,000 hab. Evêché. Cette ville fut très endommagée par le tremblement de terre de 1783. — Autre ville du roy. de Naples (Basilicate), Opinum des anciens, à 22 kil. N.-O. de Potenza ; 2,000 hab.

OPPIDOLO, ch.-l. de l’île Pantellaria, à 130 kil. S. O. de Girgenti; 3,500 hab. Port.

OPPIEN, poëte grec, d’Anazarbe en Cilicie, suivit en exil son père, sénateur d’Anazarbe, qui n’avait pas voulu fléchir devant Septime-Sévère. 11 consacra son loisir à la poésie et sut plaire à Caracalla, qui, à sa prière, rappela son père de l’exil ; mais il fut lui-même, quelque temps après, emporté par une maladie épidémique : il comptait à peine 30 ans. On a sous son nom deux poëmes didactiques la Pèche (Halieutica) et la Chasse (Cynegetica)., Selon Schneider, Je 2e de ces poëmes , qui lui semble fort inférieur au 1er, serait d’un autre Oppien, d’un âge postérieur. La lro éd. d’Oppien fut publiée par les Juntes à Florence (1515); la meilleure est celle de Schneider, Strasbourg, 1776, in-8. La Chasse a été trad. en français par Belin de Ballu, Strasbourg, 1786, et la Pêche par Limes, Paris, 1817, in-8. Belin de Ballu combat la supposition de deux Oppieu.

OPPIUS (C.), tribun du peuple l’an 21 5 av. J.-C. A la suite des malheurs causés par les victoires d’Annibal, il fit rendre une loi qui mettait des bornes au luxe des femmes et leur interdisait de porter sur elles plus d’une demi-once d’or. Cette loi excita chez les dames romaines un mécontentement général, et elles parvinrent, 18 ans après, à ]a faire révoquer, malgré l’opposition de Caton. — Un autre G. Oppius, lieutenant et ami de César, est regardé comme l’auteur des Guerres d’ Alexandrie , d’Afrique et d’Espagne, qu’on attribue à César môme. Niebuhr pense quela G. d’Afrique seule est d’Opp us.

OPPORTUNE (sainte), était abbesse de Montreuil, dans le diocèse de Séez au vin* siècle ; elle mourut en 770. On la fête le 22 avril.

OPS, la grande déesse italique des temps primitifs passait pour femme de Saturne, et a été en conséquence identifiée avec Rhée, Cybèle, et la Terre. Son nom veut dire terre en vieille langue italique, et est le même qu'Opes (richesses), comme si cette divinité était la richesse par excellence.

OPSLO, v. de Norvège (Aggerhuus), contiguë à Christiania, à l’E., est regardée comme, un de ses fau-

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