HO — 1323 — OTTO
ût la paix à des conditions honteuses, et fut étranglé par les Janissaires qu’il accusait de ses revers (1622). Il n’avait que dix -sept ans. — Othman 111 (1764-57), ne se signala que par son impéritie, ses caprices et sa cruauté. Sa mort subite laissa le trône à Mustapha 111 son cousin.
OTHON, Marcus Salvius Oiho , empereur romain, né l’an 32 de J. -G., avait été un des favoris de Néron, et était le premier mari de la célèbre Poppée. Néron le força à lui céder cette femme qu’il chérissait, et l’envoya comme questeur en Lusitanie. Othon fut un des premiers à se déclarer pour Galba , et quelque temps il espéra être adopté par ce vieillard : voyant Pison préféré , il forma un complot, se fit proclamer empereur par quelques prétoriens, et excita une révolte dans laquelle Galba et Pison furent massacrés (janv. 69). Mais presque au même .înstant l’armée de Germanie élevait à l’empire Vitellius, et marchait sur l’Italie. Othon, renomméjusque là par sa mollesse , son luxe et ses dettes , déploya soudain du talent, de la vigueur; ses mesures habiles lui valurent la supériorité en Ligurie, en Narbonaise, à Plaisance et au combat donné près de Crémone ; mais il eut le tort d’en vouloir ü-nir tout d’un coup, livra la bataille de Bédriac et la perdit. Bien que cet échec ne fût point décisif , il se donna la mort, le 15 avril 69.
OTHON ou otton i, dit le Grand , emp. d’Allemagne, le2« de la dynastie saxonne, né en 91 2, Gis de Henril’Oiseleur, fut élu roi de Germanie en 936, battit à plusieurs reprises les Huns et les Hongrois , rendit la Bohême tributaire de la Germanie, Gt la guerre à Louis-d’Outremer, qui disputait la Lorraine à I’empire, et poussa jusqu’en Champagne ; revint en France en 946, mais comme allié de Louis contre flugues-le-Grand ; épousa en 951 Adélaïde, veuve de Lothaire, roi des Lombards , et par suite de ce mariage prit pied en Italie ; força Bérenger, marquis d’Ivrée, à se reconnaître son vassal; fut rappelé dans cette contrée par Jean XII en 961, et déposa Bérenger à Milan ; fut couronné roi d’Italie en 961, empereur en 962, soumit la Lombardie entière, Gt nommer un nouveau pape, Léon VIII, à la place de Jean XII qui s'était déclaré contre lui , et réunit
Îour jamais le roy. d Italie à l’empire d’Allemagne.
1 étouffa diverses révoltes dans ses états, fonda plusieurs évêchés et mourut comblé de gloire en 973.
othon il, dit le Roux , Gis et successeur d’Othon 1, né en 955, proclamé roi de Germanie dès 962, emp. en 973, eut pour compétiteur son cousin Henri de Bavière et le battit ; Gt la guerre à Lothaire, roi de France, qui, voulant régner sur le roy. de Lorraine, avait pris Metz et Aix-la-Chapelle (97 8); pénétra jusqu’à Paris , et força le monarque français à se désister de ses prétentions (980); entra ensuite en Italie, remit Benoît Vil sur le trône pontiGcal, prit Naples, Salerne, Tarente (981), fut ensuite battu et n’échappa que par miracle aux Grecs qui l’avaient pris ; il mourut à Rome en 983, n’ayant qua 28 ans et avec la réputation d un prince cruel.
othon ni. Gis et successeur d’Othon II, né en 980 , était mineur à la mort de son père (983). Après une régence agitée, il passa les Alpes en 996, prit Milan, Gt élire pape Grégoire V , revint en Allemagne s’opposer aux incursions des Slaves, parut encore deux fois en Italie, fut sur le point d’être pris par la populace à Rome, et mourut à Paterno en 1002, empoisonné, dit-on, par la veuve du consul Crescence, qu’il avait fait mourir.
othon iv, de Brunswick, emp., né vers 11 /5, 3e fils de Henri de Bavière et de Mathilde, fut élu empereur en 1198 en même temps que Philippe de Souabe, resta seul maître en 1208, fut couronné en 1209 par Innocent 111» voulut ravir la Pouille à biederic 11, s’unit à Jean-Sans-Terre pour faire la guerre à Philippe-Auguste , et conduisit 120,000 nommes
en Flandre, mais il fut battu à Bouvines, 1214 et m. en 1218 au chat, de Harzbourg.
othon de nordheim , duc de Bavière , princo saxon, fut créé duc de Bavière en 1061 par l’impératrice régente Agnès, mère de l’empereur Henri IV. conspira néanmoins contre sa bienfaitrice, et s’empara du pouvoir impérial. Henri IV, devenu majeur, le dépouilla de son duché, mais il se réconcilia avec lui en 1075, et le fit son lieutenant-général dans la Saxe. Henri ayant été déposé, et Rodolphe de Souabe couronné à Mayence, Othon prit les armes contre ce nouvel empereur , mais il fut défait et tué à la bataille de Volksheim, en 1080.
othon de wittelsbauh, duc de Bavière, descendant d’Arnoul-le-Mauvais, de l’ancienne maison de Bavière , servit fidèlement et d’une manière brillante, en Italie, Frédéric Barberousse , qui l’en récompensa par le don du duché de Bavière, qu’il venait d’ôter à Henri-le-Lion. Othon le garda jusqu’à U8u et le laissa a son fils Louis. — r . wn i i.jiisaÀCii
OTHON DE BRUNSWICK. Voy. BRUNSWICK.
othon de freisingen , chroniqueur, fils de Léopold, marquis d’Autriche, et d’une tille de Henri IV, était abbé de Morimond (ordre de Saint-Benoît). Il fut nommé par Conrad 111 évêque de Freisingen, et mourut en 1158, laissant une Chronique depuis Adam jusqu'en l’an 1146, en 7 livres (les 3 derniers se rapportent à l’Allemagne et sont précieux), qui a été publiée par Cuspinianus, Strasbourg, 1515.
OTHONIEL , premier juge des Israélites après Josué, prit Kariat-Sépher , délivra ses compatriotes de l’esclavage (1554 av. J.-C.), les régit 40 ans, et mourut en 1514.
OTRANTE, Oiranto en italien, Hydruntum des anciens, ville du roy. de Naples (Terre d’Otrante), sur l’Adriatique , à 36 lui. S. E. de Leece: 2,500 hab. ; murs en ruines, château-fort. Commerce d’huile. Prise par Mahomet 11 en 1480. — Napoléon donna en 1810 le titre de duc d’Otrante à son ministre de la police Fouché. ( Voy . ce nom.)
Otrante (Terre d’), Terra di Otranto, lapygie des anciens (Salentini , Messapii , Calabri) , prov. du roy. de Naples, la plus à l’E., sur l’Adriatique et le golfe de Tarente : 1 90 kil. sur 45 ; 350,000 hab. Ch.-l., Lecce (jadis Otrante). Le pays n’est arrosé que par quelques ruisseaux ; climat doux, sol fertile; vers à soie, mulets; huîtres, etc. — On nomm e canal d’ Otrante le canal qui unit l’Adriatique à la mer Ionienne.
OTREPIEV. Voy. démétrius.
OTRICOLI, Olriculum , bourg de l’Etat ecclésiastique, à 28 kil. N. O. de Rieti ; 800 hab. Très près, sur le Tibre , est un beau pont dit Felice. Les Français y remportèrent en 1799 une victoire éclatante sur les Napolitains.
OTT (P.-Charles, baron), feld-maréchal autrichien, né en Hongrie, se distingua contre les Turcs en 1789, figura sous Wurmser, Souvarov, Mêlas, dans les guerres d’Italie, commanda le siège de Gênes en 1799, fut battu à Montebelloen 1800, prit part à la campagne autrichienne de 1805, et mourut à Pesth en 1809.
OTTAWA ou GRANDE RIVIÈRE, Great-River, riv. de l’Amérique du Nord , dans le Canada, naît probablement à TE. du lac Supérieur, et au N. du lac Huron, sépare le Haut et le Bas-Canada, et se joint au Saint-Laurent, vis-à-vis de l’île Montréal, cours, 800 kil. environ, dirigé, généralement au S. E. Elle communique avec l’Ontario par le Rideau.
OTTAWAS , peuplade de l’Amérique du Nord habite dans l’état d’Ohio et le territoire de Michigan, sur le bord occid. du lac Michigan.
OTTERY-SA1NT-MARY, ville d Angleterre (Devon), à 17 kil. E. d’Exeter; 6,000 hab. Grande, mais mal bâtie; église fort ancienne ; maison de Walter-Raleigh. Lainages.
OTTO DE GUÊRICKE. Voy. guëricke.
ÜUAR — 132i — OUDJ
0TT0B0N1 pape. Voy. Alexandre viii.
OTTOKAR 1 (przémysl), duc de Bohême en 1192, fut déposé en 1 193, rétabli en 1197, nommé roi par l’empereur Philippe de Souabeen 1198, puis reconnu comme tel parOthon IV et Innocent 111 en 1203.
Ottokar il, dit le Victorieux, successeur de Venceslas 111, réunit à la Bohême l’Autriche et la Styrie en 1253, fit en 1254 des conquêtes en Prusse, fonda des villes, favorisa l’exploitation des mines, obtint par testament la Carinthie et la Carniole en 1270, protesta contre l’élection de Rodolphe de Habsbourg, s’allia avec Henri de Bavière et le roi de Hongrie, fut mis au ban de l’empire (1275), et se vit abandonné de ses alliés, privé de l’Autriche (1270), obligé de renoncer à tous ses duchés. Il recommença bientôt la guerre (1277), et périt à la bataille de Laa ou de Marchfeld (1278).
OTTOMAN (empire) ou PORTE OTTOMANE. On désigne sous ces noms l’ensemble des possessions du Grand-Seigneur. Elles comprennent la Turquie d’Europe, la Turquie d’Asie avec les îles de la Méditerranée (Sporades, Candie, Chypre, etc,.), l’Egypte, l'Hedjaz, Tunis, Tripoli, etc. Ces dernières provinces ne dépendent plus que nominalement de la Turquie. Voy. Turquie.
OTTOMANS, nom donné à une branche delà nation turcomane, est tiré d’Othman I, fondateur de l’empire turc.
OTTÔN. Voy. othon.
OTTUMBA, ville du Mexique (Mexico) , à 45 kil. N. E. de Mexico; 5,000 hab. Cochenille excellente. Beaux aqueducs. — C’était jadis une ville importante : elle a compté jusqu’à 50,000 hab.
OTUS, géant, fils de Neptune et d’iphimédie, femme d’Aloéus. Voy. aloïdes.
OTWAY (Thomas), poëte anglais, né en 1651, dans le Sussex, mort en 1685, fut d’abord acteur; mais n’ayant pas obtenu de succès, il quitta le théâtre et se mit à composer des pièces. 11 réussit assez bien dans la tragédie et dans la comédie ; cependant il véout et mourut dans la misère. Les Anglais lui donnent la première place après Shakspeare. Ses meilleures pièces sont : Don Carlos , C. Marius, T Orpheline , Venise sauvée (1682). Lafosse a imité Venise sauvée dans son Manlius. Ses Œuvres ont paru à Londres, 1736, 2 vol. in-12, et 1812, 3 vol. in-12.
OUAD-EL-KEBIR. Voy. gtjadalquivir et rummel.
OUA1I (el) et OUAH-EL-BAHRYEH (el). Voy.
OASIS (GRANDE- et PETITE-).
OUAHOU, Woahou des Anglais, une des îles Sandwich (Polynésie), au N. O. de celle d’Owhyhee : 90 kil. sur 28 ; 60,000 hab. Beau port de Honarura; récifs. Sol le plus fertile de l’archipel (palmiers, bananiers, mûriers, acacias, sandal ; taro ; melon, riz, vigne, tabacj. Habitants superstitieux, voleurs, habiles navigateurs : 4 castes (la 4e très méprisée) ; gouvernement monarchique et féodal (toutes les terres sont censées appartenir aux rois, et les nobles ne les possèdent que comme fiefs).
OUALO, Whalo des Anglais, roy. de Sénégambie, sur l’océan Atlantique, entre les Trarzas au N., le CayorauS. : 140 kil. sur 90; 40,000 hab.Ch.-L, Daghana (jadis Nder). Gouv. monarchique féodal. On trouve dans le Oualoquelquesétablissements français.
OUANDIPOUR, ville de l’Asie centrale, dans le Boutan, par 87° 30’ long. E., 27° 30’ lat. N.
OUANGARA, lac d’Afrique. Voy. tchad.
OU ANKARA, division de l’Afrique occidentale d’après les indigènes, comprend les roy. de Nifé, de Yarriba, de Eounda, de Bénin, de Qua, etc.
OUAOUA, ville de Nigritie, dans le roy. de Borgou, à 90 kil. N. E. de Kiama; 20,000 hab. Visitée par Clapperton en 1826.
OUARA , ville de Nigritie , capit. du roy. de Mobba ou Bergou, par 20° 45’ long. E., 15° 40’ lat N. «'ille grande ; maisons en canne et roseaux.
OUARANSENIS.montsde l’Algérie dans le moyen Atlas, au S. E. d’Oran. Le plus haut pic a 2,800 m.
OUARI, ville de Nigritie, capit. du roy. de Ouari, sur le Ouari , à 60 kil. S. de Bénin ; 3,000 hab. Commerce avec le Bénin et le Nouveau-Calabar.
ouari (roy. de), en Guinée septentrionale, dans le delta uu Djoliba, sur le golfe de Bénin, à l’O. du royaume de Qua : 380 kil. sur 200. Commerce OU BOUCHA, khan mongol, était le chef de la grande peuplade des ËleuthsTorgoouts, qui, en 1770, ne pouvant s’accommoder des institutions régulières que les Russes voulaient introduire chez elle, quitta les steppes entre le Don et le Volga, traversa pendant 8 mois les déserts du Turkestan, arriva sur les bords de l’Ili (177 1) et fut accueillie amicalement sur le territoire chinois. Ouboucha reçut beaucoup d’honneurs et de présents à la cour de Pékin, qui probablement avait conseillé cette émigration.
OUCHE (pays d’), Uticum, partie de la Haute- Normandie, entre la Rille et la Carentone (ou même la Touques). Villes: Bernay, l’Aigle, Beau* mont -le -Roger, la Ferté-Fresnel, Nonant. Auj. partie des dép. de l’Eure et de l’Orne. — Un affluent de la Saône, dans le dép. de la Côte-d’Or, porte aussi le nom d’Ouche, en latin Oscara.
OUDDEN, ville d’Yémen en Arabie, résidence d’un cheik, à 48 kil. N. O. de Taas : 600 maisons. On y trouve le meilleur café de l’Arabie.
OUDE, contrée de l’Indoustan. Voy. aoude. OUDENARDE ou AUDENARDE, Aldenardum en latin, Oudenaarden en flamand, ville de Belgique (Flandre orientale) , à 29 kil. S. de Gand, sur l’Escaut; 4,600 hab. Nankin, lainages, etc. ; jadis tapis renommés. Commerce actif. — Les Impériaux, commandés par le prince Eugène et le duc de Marlborough, y défirent les Français, commandés par le duc de Vendôme (11 juillet 1708).
OUDENDORP (François d’), philologue hollandais, né à Leyde en 1696, mort en 1761, se forma sous J. Gronovius et P. Burmann, fut successivement recteur des écoles deNimègue (1724), et de Harlem (1726), fut nommé en 1740 professeur d’éloquence el d’histoire à Leyde. On lui doit des éditions estimées de Julius Obsequens, Leyde, 1720; Lucain, 1728; Frontin, 1731; César, 1737; Suétone , 1751.
OUDIN (Franç.), jésuite, né en Champagne en 1673, mort à Dijon en 1752, savait six langues. Il publia les Poemata didascalica, qui parurent sous le nom de d’Olivet, mais est connu surtout par ses travaux pour la Bibliothèque latine des écrivains de la société de Jésus ; il en acheva les quatre premières lettres ainsi qu’environ 700 notices. — Un autre Oudin, César, qui vivait à la fin du xvi« siècle, et mourut en 1625, fut secrétaire interprète de Henri IV pour les langues étrangères, traduisit Don Quichotte , 1639, et donna des Grammaires et des Dictionnaires des langues italienne et espagnole. — Son fils, Antoine Oudin, mort en 1653, l’avait remplacé comme interprète, et fit lui-même des Grammaires et des Dictionnaires de langues étrangères. On estime ses Recherches ital. et franç. (1640);
OUD1NSK (verkhnéi), ville de la Russie d’Asie; à 240 kil. S. E. d’irkoutsk, au confluent de l’Ouda et de la Selinga; 2,800 hab., descendants des Strélitz que Pierre-le-Grand y avait exilés. Forteresse; commerce de pelleteries avec Kiakhta.
OUDJAN1, riv. du Turkestan. Voy. kizil-dària, OUDJE1N, VOzene des anciens, ville du Sindhia, dans l’ancien Malwa, à 1,600 kil. O. de Calcutta, sur la Serpa, par 75° 51’ long. E., et 23° 1 1’ lat. N. 80,000 hab.? Mausolées, temples (de Maha-Kali, de Krichna, de Rama), palais de Rana-Khandi. Ecole célèbre, bel observatoire (par où les géographes indous font passer leur premier méridien). Commerce actif de marchandises européennes et chinoises, d’assa-fœtida, de diamants, de coton, d’o-
ouin — i ;
pium, etc. — Oudjein était capit. du Sindhia avant 1810: l’élévation de Goualior au rang de capitale et la prospérité d lndore lui ont beaucoup nui.
OUDJËR, riv. de l’Afrique septent. Voy. maza- FRAN.
OUK1 ou OUI, une des quatre prov. du Thibet, a pour bornes au N. le Boutan, au S. le Turkestan chinois; 700 kil. (du N. au S.) sur 465. Ch.-J., Lahsa. Autres villes : Botala, Jigagounggar, etc. Mont., lacs, riv. nombreuses (Brahmapoutre, etc.).
ouéi-tcheou, ville de Chine (An-hoéi) , ch.-l. de dép., par 29° 58’ lat. N., 116° 11’ long. E., à 230 kil. S. de Nan-king. Encre et vernis de Chine ; gravures sur cuivre; thé estimé.
QUEL ou HOEL, dit le Bon , roi du pays de Galles de 907 à 948, est connu par un recueil de lois fort sages, et qu’il fit sanctionner par le pape. La première édition en gallois, avec traduction latine et notes, par Wotton, parut en 1730, sous le titre de Leges Wallicce. M. Mangourit en a donné le résumé dans sa Charte d' Hoet-le-Bon, Paris, 1819.
OUELBE, riv. de l’Afrique orient., naît chez les Bertouna-Gallas, coule au S. E., et tombe dans la mer des Indes à Brava. Cours, 1,200 kil.
OUEN (saint), Audoenus , né vers 609 à Sancy près de Soissons, mort en 686, vécut à la cour de Clotaire 11 et de Dagobert, et fut étroitement lié avec saint Eloi. Dagobert lui confia la garde de son sceau. 11 ne fut tonsuré qu’à 30 ans, et fut un an après sacré év. de Rouen (640). Il administra son diocèse avec sagesse, et m. àClichy, au lieu où futdepuis hâti le village de Saint-Ouen. Son corps fut transporté à Rouen et inhumé dans l’église qui a pris aussi le nom de Saint-Ouen. On l’honore le 24 août, jour de sa mort.
OUEN-TCHEOU, ville de Chine (Tche-kiang) , ch.-l. de dép., à l'embouchure du Youn-ho, à 270 kil. de Hang-tcheou, par 28° 2’ lat. N., 118° 28’ long. E. Bon port.
OUESSANT, Uxantis ou Uxisarna, île de France, sur la côte du dép. du Finistère, dans l’Océan Atlantique, à 22 kil. du continent, par 7° 23’ long. O., 48° 28’ lat. N.: 8 kil. de long sur 5 de large. 1,700 h. Portderefuge, phare;pêchede sardines. Bat. navale entre les Anglais, commandés par Keppel, et les Français, par d’Orvilliers (1778), indécise.
OUEST (dép. de T), un des dép. d’Haïti. Ch.-l., Portrau-Prince ; 317,600 hab.
OUESTANlEH,nom arabe de la Moyenne-Egypte (l’anc. Heptanomide). Voy. egypte.
OUFA, riv. de Russie, sort des monts Ourals dans le gouv. d’Orenbourg, vers 55° 20’ iat. N., coule au N., entre dans le gouv. de Perm, se dirige au N. O., puis au S. O., rentre dans le gouv. d’Orenbourg, et tombe dans la Biélaïa à 2 kil. audessus d’Oufa; cours, 500 kil.
oufa , ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. d’Orenbourg, par 53° 58’ long. E., 54° 42’ lat. N.; 3,000 hab. Résidence d’un primat dit archevêque d’Orenbourg et d’Oufa. — Fondée en 1573 par Ivan Vasiliévitch pour contenir les Kirghiz.
OUGL1, riv. de l’Hindoustan. Voy. hougly.
OUGLITCH, ville de la Russie d’Europe (laroslav); 5,500 hab. ; deux quartiers, remparts en terre. — Prise et ravagée par les Lithuaniens en 1607. Elle avait été donnée en apanage à Dmitri par Féodor Ivanovitch, son frère, en 1584.
OU1DDAH ou JUDA, petit roy. de Guinée, sur la côte des Esclaves, entre ceux d’Ardra, de Popo, de Dahomey; il est tributaire de ce dernier. Son sol, bien cultivé, fournit beaucoup de maïs, de poivre et de tabac. 11 a pour ch.-l. Ouiddah, sur le golfe de Guinée, à 140 kil. S. d’Abomey; 8,000 hab.
OUIGOURS. Voy. oigours.
OUINN1PEG ou OUYN1PI (lac), lac de l’Amérique du Nord (Nouv.-Bretagne), par 98°-10l° 30’
25 — OURG
long. O., 50« 30’-54« lat. N. : 460 kil. sut w, I! communique avec le lac des Bois par la riv. Ou'innipeg, avec la baie d’Hudson par la Severn, reçoit la riv. Rouge et d’autres riv., et offre 31 cataractes de 1 aspect le plus grandiose et le plus varié. Entre le lac Ouinnipeg et le lac Supérieur est un désert inhabitable, qui forme une barrière entre les Etats- Unis et l’Amérique anglaise.
OU1SCONSIN ou WISCONSIN , riv. des Etats- Unis, dans le territoire du Nord-Ouest, coule au S. 0. et se jette dans le Mississipi, par 42° 40’ lat. N., et 94° long. O., après un cours de 500 kil. — On donne quelquefois le nom de Ouisconsin au territoire du Nord-Ouest. Voy . nord-ouest.
OULCHY -LE-CHATEAU, ch.-l. de cant. (Aisne), à 19 kil. S. de Soissons; 600 hab.
OULL1, un des états mandingues de la Nigritie occid. ou Sénégambie, a pour bornes au N. le Foutfeioro, à l’E.le Bondou; capit. Medinahfenv. 5,000 h. 1.
OULOUG-BEG , fils de Chah-Rokh et p.-fils de lamerlan, né en 1394 à Sultanieh, régna sur la Transoxiane dès 1409, sur presque tout l’emp. de Tamerlan dep. 1446, et fut mis à mort en 1449 pâi un fils révolté. Il résidait à Samarcand et y éleva un bel observatoire. Passionné pour l’astronomie , il dressa des Tables astronomiques (en persan) d’une remarquable exactitude. Quelques fragments en ont été publiés parGreaves, dans ses Tabulas celebriores, ^ond., 1650 et 52; par Th. Hyde (Tab. longitud. et latitud. ex observ. Ulug-Beigi , Oxf., 1665); par le bar. de Zach, dans ses Éphémérides. M. L. A. Sédillot a donné en 1847 des Prolégomènes des Tables Qstron. d Ouloug-Beg, et en 1849 les Tables mêmes
OULOUK-TAG (monts), grande enaîne qui séparé ta Sibérie d’avec l’empire chinois et le Turkestan.
OUMI, prov. de l’île de Niphon; ch.-l. Miyako.
OUMMÉRAPOURA, v. de l’Inde. V. àmarapoura.
OUNALACHKA, une des Aléoutes. Voy. ce mot.
OUNJIGAH, ou rivière de la Paix, dans l'Amérique du Nord, sort des monts Rocheux, par 121° long. O., 54° 24’ lat. N.; court 1 ,700 kil., se dirigeant à 10., au N., à l’E., puis au N. E., et, réunie à la Stone-River, forme la riv. de l’Esclave.
OURAL ou IA1K, RhymnusP grande riv. de la Russie d’Europe, naît dans les monts Ourals (Orenbourg), par 54° 50’ lat. N., coule au S., à l’O. et au S., et tombe dans la mer Caspienne par trois embouchures. Cours, 4,600 kil. L’Oural forme la limite de la Russie d’Europe du côté du S. E.
OURALS (monts) ou POYAS (ces deux mots en tartare et en russe veulent dire ceinture ), chaîne de mont, qui sépare ! Europe d'avec l’Asie (le3 gouv. d’Arkhangel et de Vologda d’avec celui de Tobolsk), et s’étend de l’océan Glacial Arctique à la mer Caspienne : 2,900 kil. de développement. Des monts Ourals sortent la Kara, la Petchora, la Kama, l’Oural, etc. Riches mines d’or, d’argent, de platine.
OURALSK, ville de Russie (Orenbourg), sur l’Oural, par 51° 11’ lat. N., 49° 22’ long. E. ; 15,000 hab. (Cosaques). Ch.-l. des Cosaques de l’Oural.
OURCQ, riv. de France, naît dans la forêt de Ris (Aisne), à 10 kil. S. E. de la Fère-en-Tardenois, et tombe dans la Marne à Lizy; cours, 80 kil.
OURCQ (canal de 1') , canal de dérivation dont la prise d’eau est à Mareuil ( Oise ) , à 16 kil. audessus de l’embouchure de l’Ourcq dans la Marne, et qui aboutit à Paris, où il forme le bassin de la Villette et prend ensuite le nom de canal Saint-Martin. Son étendue est de 94 kil. Terminé en 1 825.
OUREM, ville de Portugal (Estramadure) , à 17 kil. E. de Leiria; 3,100 hab. Fondée en 1148.
OURGA ou KOUREN, ville de l’empire chinois (Mongolie), sur la Toula, par 104° 1’ long. E., 47° 54’ lat. N.; 7,000 hab. (dont 5,000 prêtres de Lama). Ch.-l. du pays des Kalkhas.
OURGHENDJ ou OURGHANTCHE (nouv.-), ville
OUTC — 1326 — O VER
fl u klianatde Khi va dans le Turkestan indépendant, il 45 kil. N. O. de Khiva ; 5,000 hab. Murs en terre, vingt mosquées. Centre du comm. de tout le pays. A 150 kil. N. O., ruines de Vieil-Ourghantehe. abandonné par suite du changement de lit du Djihcun.
OUR1QUE, ville de Portugal (Alentéjo), à 44 kil. S. O. de Béja ,* 2,400 hab. Alphonse -Henriquez y gagna, dans la plaine de Castro-Verde, sur cinq rois maures, en 1139 une victoire éclatante à la suite de laquelle il se fit proclamer roi de Portugal.
OURM1AGH, ville de l’Iran (Aderbaïdjan), sur le bord O. du lac d’Ourmiagh. Jadis importante. On y fait naître Zoroastre.
OURMIagh (lacd’), dans l’Iran (Aderbaïdjan), à 40 kil. S. O. de Tauris, par 37° 8’-38° 8’ lat. N. ; 130 kil. sur 60. Plusieurs îles, entre autres celle de Châhi, qui a 60 kil. de tour. Eau très salée.
OURO (Rio de), riv. de la capitainerie-générale de Mozambique, par 24° 48’ lat. S. On ignore sa source. — Riv. du Sahara qui se jette dans l’Atlantique, par 23° 30’ lat. N. Cours, 110 kil.
OURO-PREÏO, ville du Brésil. Voy. villa-rica.
OUROUP ou ALEXANDRE , une des Kouriles russes; 110 kil. sur 25. Mont., herbages très élevés. Etablissement russe, fondé par l’emp. Alexandre.
OURTHE ou OURT, riv. de Belgique, naît dan3 le. grand-duché de Luxembourg, coule au N., entre dans li^prov. de Liège et se jette dans la Meuse à Liège, après un cours sinueux de 110 kil. environ. Affluents : l’Aisne, l’Amblève et la Weeze. — Sous l’empire, cette rivière avait donné son nom à un dép. qui avait pour ch.-l. Liège; ce dép. a depuis formé une grande partie de la prov. de Liège et une partie de la prov. prussienne du Bas-Rhin.
OURVILLE, ch.-l. de cant. (Seine-lnfér.), à 15 kil. N. O. d’Yvetot; 1,400 hab. Toile, bougran.
OUSE, nom de trois riv. d’Angleterre : la lre, dans le comté d’York, tombe dans l’Humber après un cours de 80 kil.; — la 2e, dite Grande Ouse ( Gréai Ouse), naît dans le comté de Northampton, arrose ceux de Buckingham, Bedford, Huntingdon, Cambridge, Norfolk, tombe après 250 kil. de cours dans la mer du Nord à Lynn-Regis; — la 3e, dite Petite Ouse ( Little Ouse), naît dans le comté de Norfolk et se perd dans la Gnmde Ouse; cours, 55 kil. — Une autre Ouse se trouve dans l’Amérique anglaise (Bas- Canada) ; elle naît par 44° 2’ lat. N., 80° 25’ long. O., et tombe à Sherbrooke dans le lac Erié. Cours, 180 kil.
OUSKOUB, Scopi, Justinicinia la , v. de Turquie 'Roumélie), ch.-l. de livah, à 180 kil. S. O. de Sofia ; 6,000 hab. Archevêché grec. Plusieurs mosquées, églises grecques, etc. Jadis plus importante. — Le livah d’Ouskoub, formé de l’angle N. O. de l’ancienne Macédoine, est entre ceux d’Aladia-Ilissar, Scutari, Ochrida, Monastir, Ghiustendil.
OUST, ch.-l. de cant. (Ariége), à 13 kil. S. de Saint-Girons; 1,700 hab.
OUSTIOUG-JELEZOPOLSKOI, ville de la Russie d’Europe (Novogorod), sur la Mologa, à 450 kil. E. de Novogorod ; 3,000 hab. Commerce de fer.
OUSTIOUG-veliki , e.-à-d. Oustioug - la- Grande , ville de la Russie d’Asie (Vologda), sur la Soukonia, à 500 kil. E. de Vologda; 10,000 hab.; 9 kil. de rour. Commerce avec la Sibérie, Arkhangel et Kazan. Grande inondation en 1761.
OUSTVOLA, l'anc. Granique , riv. de la Turquie d’Asie (Anatolie), dans le livah de Biga.
OUTARVILLE, ch.-l. de cant. (Loiret), à 17 kil. N. O. de Pithiviers; 500 kil.
OUTCHE, ville du roy. de Lahore (Moultan), à Î50 kil. S. de Moultan, près du confluent du Setœdje et du Tchennab. Les environs sont l'ancien pays des Oxydraques.
i ÆTCHEOU, ville de Chine (Kouang-si), à 200 Kil. S. de Kouéi-ling, par 23° 29’ lat. N., 108° 30’ long, E.j ch.-l. de dép.
OUTREFURENS, village de France (Loire), sur le Furens à 1 kil. E. de Saint-Etienne; 3,200 hab.
OUTSES, Voy. polovtzes.
OUZBEK, OUZBEKS. Voy. üzbek, uzbeks.
OUZOUER -LE-MARCHË , ch.-l. de cant. (Loiret-Cher), à 49 kil. N. E. de Blois; 1,000 hab.
ouzouer-sur-loire, ch.-l. de cant. (Loiret), à 14 kil. N. O. de Gien ; 700 hab.
OUZOUN-H AÇAN (Abou-Nasr-ModhafTer-Eddyn) , dit vulg. Uzum Casan, prince turc de la dynastie de Mouton blanc, détrôna et fit périr Géangir, fils de Tamerlan, entra en guerre avec les Turcomans du Mouton noir, leur prit toutes leurs possessions (1467- 69) , tourna ses armes, à la sollicitation des Vénitiens , contre Mahomet II (1476), et envahit l’Asie Mineure, mais fut vaincu en 1477 et mourut en 1478. Sa succession occasionna de sanglantes guerres, à la suite desquelles monta sur le trône de Perse Ismaïl, chef de la dynastie des Sofls, et petit-fils d’Ouzoun-Haçan par sa mère.
OVANDO (Nie.), gouverneur de l’île de Saint- Domingue pour la reine d'Espagne Isabelle (1501- 1508), après Bovadilla ; employa les moyens les plus atroces pour maintenir sa domination, réduisit par le massacre de Xaragua et autres mesures de ce genre la population de l’île à 60,000 hab., dépeupla les Lucayes pour compenser le vide ainsi produit dans Saint-Domingue et pour subvenir à l’exploitation des mines. Ovando mourut en Espagne dans une paisible retraite.
OVAR, ville de Portugal (Beira) , sur un lac, à 28 kil. S. d’Oporto ; 10,500 hab. Commerce considérable avec les colonies, pêche active.
OVAS, peuple de l’île de Madagascar, habite l’intérieur, au nombre d’1,000,000 environ d’individus, et a pour capitale Tannanariva. Ils ont le teint olivâtre, les yeux petits et les cheveux plats; ils sont doux et assez civilisés. Radama , un de leurs derniers chefs, mort en 1829, étendait son empire sur presque toute l’ile.
OVATION ou petit triomphe. L’ovation était en usage à Rome lors de quelque avantage secondaire remporté sur l’ennemi, ou quand on n’avait vaincu que îles esclaves, des pirates, des rebelles. Le vainqueur était conduit au Capitole moins solennellement que lors d’un triomphe, et l’on ne sacrifiait qu’une brebis noire.
OVERBEECK (Bonaventure van) , peintre hollandais (1660-1706), étudia l’antiquité à Rome, revint dans sa patrie avec une riche collection de dessins, et mourut jeune par suite d’excès de travail et de plaisirs. On lui doit Reliquiæ antiquœ urbis Romœ, Amsterdam, 1709, grand in-fol., avec 150 planches (estimées), trad. en français, 1709, m-fol.
OVERBURY (sir Thomas), fut longtemps l’ami et le confident de Robert Carr, comte de Somerset, le favori de Jacques I ; mais ayant contrarié les projets du favori sur la comtesse d'Essex, celui-ci le fit emprisonner à la Tour sous une fausse accusation et l’y fit périr par le poison (1613). Sa mort donna lieu à la disgrâce de Carr et à un procès célèbre. Overbury était poète; on a de lui : la Femme et le Remède d'amour.
OVER-YSSEL, riv. de Hollande. Voy. yssel.
over-yssel, prov. du roy. de Hollande, entre celles de Frise et de Drenthe au N. , le roy. de Hanovre à l’E. , la Prusse au S. E., la prov. de Gueldre au S. et au S. O., et le Zuyderzée à l’O. , 106 kil. sur 35 ; 160,000 hab. Ch.-l., Zwoll. Sol uni et bas, quelques collines à l’E. Riv. principales : l’Yssel (qui a donné son nom à la province), le Zwarte-water, le Vecht , la Havelteraa, etc. Marécages, bruyères ; pâturages et forêts ; gibier, abeilles, bêtes à cornes. Toiles et lainages. — Cette contrée, jadis habitée par les Usipètes et les Charnavesf fut ensuite occupée par les Francs Saliens ; elle de-
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rint la possession des évêques d’Ulrecht dès le xie siècle, et en 1528 elle passa avec la seigneurie d’Utrecht sous la domination de Charles-Quint. Elle jccéda en 1579 à l’union d’Utreeht. En 1798, elle fut comprise dans la république batave; en 1806, dans le roy. de Hollande, et de 1810 à 1814 elle forma le dép. français des Boiiches-de-l’Yssel.
OVIDE, P. Ovidius Naso , célèbre poète latin, né à Sulmone l’an 43 av. J. -G., fut envoyé à Rome afin d’y étudier la jurisprudence, mais se voua de préférence à la poésie, s'ouvrit, par ses vers et son urbanité, l’entrée du palais d’Auguste, fut lié avec toutes les notabilités littéraires de son siècle , Virgile, Horace, Tibulle, Properce; s’acquit les bonnes grâces du prince lui-même et mena ainsi longtemps la vie de poète, de courtisan et d’homme à bonnes fortunes. Mais l’an 9 de J. -G., Auguste le relégua à Tomes, près du Pont-Euxin, tout près des frontières. Le prétexte de cette disgrâce fut la licence de Ses poésies, beaucoup moins libres pourtant que celles de plusieurs de ses contemporains; la véritable cause est restée une énigme. On a longtemps supposé qu’Auguste punissait dans Ovide un des amants de sa tille Julie; aujourd’hui on présume que le crime du poète (crime tout involontaire, il le dit en vingt passages) était plutôt d’avoir appris un secret d’état relatif au jeune Agrippa, l’héritier naturel d’Auguste. Ovide, en dépit de ses sollicitations, de ses bassesses même, ne put obtenir son rappel ni d’Auguste ni de Tibère. Il mourut à Tomes tnrèsSans l’oxil (17 de J.-C.). On prêt. en 1508avoir trouvé à Stain (Autriche) un tombeau d’Ovide avec ‘ une inscription ; la découverte était apocryphe. Les ouvrages d’Ovide sont : 1° les Métamorphoses en 15 liv.; 2° les Fastes (12 liv.); 3° les Amours (3 liv.) ; Y Art d'aimer (3 liv.); le Remède de l'amour (l liv.); 'es Héroïdes (2 liv.) ; 4° les Tristes (3 liv.) ; les Portiques ; 5° Médée , tragédie. Tous existent encore, sauf la Mèdée et les 6 derniers livres des Fasie.v. Tout ce que nous possédons d’Ovide est en vers élégiaques, excepté les Métamorphoses. On reproche à Ovide l’abus de l’esprit, un peu de monotonie : en revanche, son style est pur, léger, gracieux. Les Métamorphoses sont, sans contredit, son chef-d’œuvre. Les Fastes abondent en détails curieux et pleins de vérité locale ; ils sont u nombre des meilleures sources qu’on ait pour la connaissance de l’Italie primordiale. Les Tristes et les Pontiques sont un recueil d’élégies et d’épîtres écrites pendant son exil ; il y règne une monotonie fatigante. Dans ses œuvres érotiques ( l'Art d’ aimer , etc.), le poëteoffense trop souvent la morale. Les édit, remarquables d'Ovide sont cellesde Rome, 1471, infol.; des Aide, Venise, 1502 et 3, 1515 et 16, 3 vol. in-8 ; de Leyde, Variorum , 1661 et 62; de Lyon, ad usum Delphini, 1689, 4 vol. in-4 ; d’Amsterdam, 1727, 4 vol. in-4, par Burmann; de Paris (dans la Biblioth. classique latine de Lemaire), 1820-25, 10 vol. in-8. On distingue les traductions en prose des Métamorphoses, par Banier, par V illenave(1805) ; des Fastes , par Bayeux; des Tristes et Pontiques par Xervillars. De Saint-Ange a traduit en vers les Métamorphoses , les Fastes, V Art d’aimer . Il a paru ane trait, compl. en prose dansla collect. Panekoucke, par MM. Caresme, Charpentier Chapmiyri, Gros, etc.
OVlDIOPüL, v.de Russied’Europe (Kberson), sur la rive gauche du Dniester, à20k. deson embouchure ' dans la mer Noire; 1,600 h. Grau d commerce de sel. Son nom rappelle, mais à tort, le lieu d’exil d’Ovide.
OVIÉDO Lucus Asturum , Ovelüm; ville d’Espagne capit. des Asturies, ch.-l. de l’intendance d 0viédo, à 390 kil. N. O. de Madrid; 10,500 hab.
Évêché. Cathédrale, aqueduc arsenal, etc. Toile, bonneterie.V .fond, par Pélage. Lmversité(dep. lôbü).
OVIEDO (ASTURIE d’). VüXJ ASTURIES. . .
oviédo (intendance d’), une des divisions administratives de l’Espagne , a la même circonscription que
l’ancienne principauté des Asturies. ( Voy . ce nom.)
oviédo (roy. d ), premier nom du roy. des Asturies, ou roy. des Asturies - et- Léon , se dit surtout de l’époque primitive de la monarchie espagnole, depuis Froïla, 3* successeur de Pélage, qui lit sa résidence à Oviédo (757), jusqu’à Ordogno 11, qui s’établit à Léon (913). Dix rois se succédèrent sur le trône d’Oviédo. Voici les noms de ces princes : Froïla, 757 Alphonse {rétabli), 791
Aurelio, 768 Ramire I, 842
Silo, 774 Ordogno I, 850
Alph. II, le Chaste , 783 Alphonse III leGr., 866
Maurégat, 783 Garcie I, 910-913.
Bermude, 788 (Pour la suite, Von. Léon).
OVIEDO Y VALDEZ (Gonzalve Ferdinand d’), voyageur et historien espagnol, né en 1478, fut intendant des mines d’or de la Darie (1513 et 14), intendant d Haïti (1535-45), et ne signala son administration que par ses exactions et ses violences. Voulant se justifier aux yeux de Charles-Quint, il calomnia la population indienne dans tous ses rapports. Or* a de lui : Histoire générale et naturelle des Indes occidentales , Tolède, 1535, in-fol., en espagnol OV1LAB1S, ville de Norique , sur le Trannus (Traun), est auj. lambach ou wels.
OWEN (John), Oenus ou Audoenus , poète latin moderne, né dans le pays de Galles (Caernarvon), étudia à Oxford (d’où l’épithète A' Oxoniensis qu’il se donne quelquefois), tint une école à Monmouthj puis à Warwick (1594). Il perdit la faveur d’un riche parent pour avoir attaqué dans ses épigrammes l’Église romaine et vécut dans l’indigence. On lui éleva cependant un superbe tombeau dans l’église de St- Paul de Londres. On a de lui dix livres d’épigrammes, dans lesquelles il imite heureusement Martial (Leyde, 1628, in-24, Amsterdam, 1647, in— 1 2; réimprimés à Paris par Renouard, 1794); elles sont assez souvent spiritnellpa oi niquantes, mais parfois licencieuses et pleines d’âpreté, surtout quand il censure le cierge : aussi sont-elles condamnées à Rome. Voici le jugement qu’il j>orte lui-mème de ses poésies :
Qui legis üta , tuam reprehendo , &i mea laudas Omnia . etultitiam . «i nihü, invvham.
Les Epiyrarnmes d’Owen ont été traduites en vers français par Kérivalant et autres; on a publié le recueil de ces imitations à Lyon ( 1 8 1 9). — On connaît deux autres J. Owen : l’un qui vécut de 1616 à 1683, se signala comme théologien non-conformiste et défendit successivement les doctrines des Presbytériens et des Arméniens; l’autre, né en 1765, mort en 1822, fut curé de Felham, puis chapelain à Ghelsea ; il eut la plus grande part aux opérations de la société biblique de Londres, et donna, entre autres écrits, Voyage en différentes parties de l'Europe, 1796, 2 vol. in-8, et Histoire de l'origine et des dix premières années de la société biblique britannique , l8K^-20, 3 vol. in-4.
owen Cambridge (Richard), poète et écrivain distingué, né à Londres en 1714, mort en 1802, écrivit la Scribleriade , poème, 1744, in-8; Histoire de la guerre de l'Inde de 1755 à 1761, entre les Anglais et les Français , sur la côte de Coromandel. Ses Œuvres ont été publiées à Londres en 1803, 2 vol. in-4, avec 88 Vie. — Il ne faut pas le confondre avec le célèbre Robert Owen, auteur du système de la Coopération, fondateur d’une colonie coopérative à New-llarmony, et qui est encore vivant.
OWHYHEE ou OOUA1HI (on écrit aussi Oyaihé, Oaihé, Huvaii ), la plus grande des îles Sandwich, et même de toute la Polynésie, par 157° 9-158° 30 long O., 18° 53 -20° 19’ lat.. N. : 170 kil. sur 140; 150 000 hab. Ch.-l., Tiah-Tatoua. Sol éminemment volcanique (57 cratères dont 22 toujours fumants ou lançant des laves); hautes montagnes (de 5 à 6,000 métrés). Sur la côte orientale vient d’être découvert Je bon port de Whytea. — C’est dans cotte île que