‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 808 sur 1261 · OSTE · texte numérisé non relu

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l'enflure du style. On a beaucoup écrit pour et contre l’authenticité de ces poèmes. L’idée admise aujourd’hui, c’est que Macpherson et Smith ont véritablement découvert des poésies d’Ossian , mais qu’ils les ont dénaturées en voulant leur donner une forme et un style qui ne leur appartiennent pas. Le texte primitif des poésies d'Ossian, en langue gaëlique, avec une traduction latine littérale, a été publié à Londres, 1807, 3 vol. in-8. Letourneur a traduit Ossian en prose (Paris, 1771. 2 vol. in-8 ou in-4); Baour-Lormian l’a imité en vers (Paris, 1801, etc.) ; M. Lacaussade en a fait paraître une traduction complète en vers (1850). L'opéra des Bardes de Lesueur et de Jouy, ainsi qu'un beau tableau de Girodet, ont été faits sous l’inspiration d’Ossian.

OSSOLA , prov. des Etats sardes, dans l’intendance de Novare, entre la Suisse et la prov. de Pallanza, a pour ch.-l. Domo d’Ossola et compte 35,000 hab.

OSSONOBA, auj. Gibraléon ? ville de Lusitanie, dans le Cunens (Algarve), à l’embouchure du Silvès.

OSSUN, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), à 10 kil. S. O. de Tarbes ; 1,800 hab.

OSSUNA ou OSSONE (P. tellez y giron, ducd’), homme d’état espagnol, né à Valladolid en 1579, ne se fit d’abord remarquer à la cour que par des bons mots et des sarcasmes qui irritèrent contre lui Philippe 11 et Philippe 111, et se vit forcé de s’éloigner quelque temps de sa patrie ; il alla combattre en Flandre contre les ennemis de l’Espagne, à la tête d’un régiment levé à ses frais, et mérita par là d’être rappelé. Il se concilia la faveur du duc de Lerme , devint successivement vice-roi de Sicile (1610-15), et vice-roi de Naples (1618), développa dans ces deux places de grands talents, battit les Vénitiens et refusa d’établir l’inquisition dans le roy. de Naples. Il conçut le plan de cette fameuse conspiration contre Venise, qui avait pour but, suivant les uns, de livrer Venise à l’Espagne, et selon les autres, d’enlever à Philippe III le roy.de Naples et d’en faire un royaume indépendant au profit d’Ossuna lui-même. Le vice-roi avait très habilement trompé la cour de Madrid sur ses vrais desseins par un simulacre de complot; mais il ne put donner le change jusqu’au bout : il fut bientôt remplacé par le cardinal Borgia, et à l’avènement de Philippe IV (1621), on le renferma au château d’Almeida où il mourut en 1624.

OSSUNA, Urso ou Genua Ursorum, ville d’Espagne (Séville), à 80 kil. E. de Séville ; 16,000 hab. Jadis université (supprimée en 1824). Antiquités et inscriptions romaines. Commerce d’huile, vin, etc.

OSTADE (Adrien van). Voy. van-ostade.

OSTAKHOV, ville de la Russie d’Europe (Tver), ch.-l. de district, sur le lac Seligouer, par 57° 10’ lat. N., 30® 52’ long. E.; 7,000 hab. Commerce de blé, bois, cuirs, suif, salaisons, etc.

OSTENDE(c.-à-d.eatfrd/niYdone»L),v.deBelgique (Flandre occident.), à 19 kil. 0. deBruges,sur la mer du Nord ; 1 1 ,000 hab. Hôtel-de-ville remarquable. Canaux qui la lientà Bruges, Nieuwport, Gand, Dunkerque. Bains de mer; salines, commerce, grande pêche de morue et harengs, huîtres vertes renommées. — Cette ville ne date que du Xe siècle ; elle fut fortifiée en 1445 et 1583, et soutint trois sièges célèbres, en 1601 (celui-ci dura trois ans), en 1706 et en 1745. Les Français la prirent encore en 1794.

OSTERMANN (André, comte d’), né dans le comté de La Marck, entra en 1704 dans la marine russe, devint baron et conseiller sous Pierre 1, ministre et grand-chancelier sous Anne, fut exilé en Sibérie sous Elisabeth, dont il avait dénoncé la conspiration à Ivan IV, et mourut en 1747. — Son fils, v tce-ohancelier, puis chancelier sous Catherine 11 échoua en 17 83 dans le projet de former une quadruple alliance entre les cours devienne, Madrid. \ ersail

l es et Saint-Pétersbourg, et mourut en disgrâce sous l’empereur Paul I.

OSTERODE, ville murée de Hanovre, dans l’anc. principauté de Grubenhagen et le gouv. actuel d’Hildesheim, à 10 kil. S. O. de Klausthal ; 4,400 hab. Lainages, toiles, bas, céruse, etc. ; commerce. Aux environs, albâtre, pierre à chaux, plâtre. (Voy. grubenhagen.) — Ville murée des Etals prussiens (Prusse), à 110 kil. S. O. de Kœnigsberg; 2,300 hab. Château sur une mont. ; drap, chapeaux, etc.

OSTFR1SE, prov. du Hanovre. Voy. frise.

OSTHE1M , ville du grand-duché de Saxe-Weimar, à 100 kil. S. O. de Weimar; 2,400 hab. Drap, toile, fil. — Village de France (Haut-Rhin), près de Colmar; 1,400 hab. Plaine aux env. où l’on place le célèbre champ du Mensonge. Voy. lugenfeld.

OSTIAKS, peuple de Sibérie, forme trois peuplades qui diffèrent par la langue, et qu’on nomme Ostiaks de l’Obi , Osliaks de l'ienisséi, Ostiaks de Torgoout. Les premiers sont presque les seuls connus. Us sont très pauvres, malpropres, ichthyophages, idolâtres, peu nombreux; ils élèvent des rennes, habitent des yourtes ou cabanes portatives et paient le tribut en fourrures. Superstitieux, ils croient fort à leurs sorciers.

OSTIE, Ostia , bourg de l’État ecclésiastique, à l’embouchure du Tibre, à 19 kil. S. O. de Rome; évêché ; port ; salines. Très près de la ville actuelle se voient les ruines de l’anc. Ostie, regardée comme le port de Rome et bâtie par Ancus Martius.

OSTIGL1A , Hostilia , ville du roy. Lombard- Vénitien, sur le Pô, à 28 kil. S. O. de Mantoue ; 3,150 hab. Rizières nombreuses. — Fondée vers l’an 132 av. J.-C. ; fortifiée au moyen âge; elle comptait alors plus de 10,000 hab.

OSTPHALIE, nom vague donné aux vu9 et vm* s. à la partie de la Saxe située à l'Est du Weser; on l’opposait à la Westphalie, sit. à l’O.du même fleuve.

OSTRACISME, genre de jugement en usage à Athènes : il consistait à prononcer par voie de suffrage universel et sans forme de procès sur l’exil 1 d’un citoyen dont on craignait la puissance ou l’am- ' bition ; l’exil devait durer dix ans. Les votants donnaient leur suffrage en écrivant sur une coquille (en grec, ostracon ) le nom du personnage à bannir. L’ostracisme fut institué en 509 av. J.-C. (après la chute des Pisistratides). Miltiade, Thémistocle, Aristide. Cimon en furent victimes; il fut aboli après la condamnation de l’indigne Hyperbolus, l’an 338.

OSTRAS1E. Voy. attstrasie.

OSTROG, ville de la Russie d’Europe (Volhynie), par 50° 20’ lat. N., 24° 10’ long. E. ; 4,600 hab. Résidence d’un archevêque. C’est là que fut imprimée la première bible eselavonne. — Jadis titre d’un grand-duché de Pologne, puis d’une commanderie de l’ordre de Malte.

OSTROGOJSK, ville de la Russie d’Europe (Voronèje), sur l’Ostrogojsk et la Posna, à 90 kil. S. de Voronèje; 11,000 hab.

OSTBOGOTHIE, prov. de Suède. Voy. gothie et

LINKOEPING.

OSTROGOTHS, Ostroyothi, nom porté par ceux des Goths qui se trouvaient à l’orient des autres. On les voit à diverses époques occuper différents lieux ; ainsi on les trouve : 1° en Scythie avant 376 (les Goths formaient alors trois corps de nation, Wisigoths, Ostrogoths et Gépides) ; ces Ostrogoths- Scythes s’étendaient du Borysthène au Tanaïs ; 2° en Pannonie et en Mésie, lorsqu’après la morlf d’Attila (453), les empereurs leur accordèrent des demeures dans l’empire (les Goths d'Alaric et de ses successeurs étaient alors en Hispanie); 3° en Italie et aux environs, lorsque, en 493, Théodoric, leur roi, conquit ces régions sur Odoacre. 11 y eut alors deux monarchies gothiques, l’une en Hispanie -[(Wisigoths), l’autre en Italie (Ostrogoths). Celle des

OS YM — 1322 — OTHM

Ostrogoths finit la première (552), après avoir lin instant, sous Théodoric, dominé le roy. des Wisigoths et menacé de devenir la puissance prépondérante de l’Occident. En 526, époque de la mort de Théodoric , les Ostrogoths occupaient l’E. de la Rhétie lre, le diocèse d'Illyrie (deux Noriques, deux Pannonies, Servie, Dalmatie et Liburniel, le diocèse de Dacie (Mésie lre, deux Dacies, Dardanie et Prévalitane), la Sicile, la prov. d’Arles en Gaule. Ils avaient pour ch.-l. Ravenne ou Narbonne. Mais après la mort de Théodoric, la décadence fut rapide. Bélisaire, général de Justinien, conquit rapidement la Sicile et la plus grande partie de 1‘ Italie (635-40). Le rappel de cet habile général permit un instant àTotila, roi des Ostrogoths, de reconquérir l’Italie; mais la défaite de ce prince à Lentagio par Narsès (552), et celle de Téias, son successeur, qui fut battu et tué sur les bords du Draco, près de Gu mes, acheva la ruine des Ostrogoths. Un grand nombre de ces barbares quittèrent alors l’ Italie et disparurent pour toujours. Les Ostrogoths n’eurent que huit rois : Théodoric, 493-526 ; Athalaric, 526-34 ; Théodat, 534-36; Vitigès, 536-40; ildebald, 540- 541; Eraric, 541; Totila, 541-552; Téias, 552-553.

OSTROLENKA, ville de la Russie d’Europe (Polo gne), à 140 kil. N. E. de Plock, sur la Narew; 1,900 hab. Les Russes y furent battus en 1 806 par les Fran- ‘ çais ; en 1831, les Polonais, commandés par Skrzy- ! necki, y furent défaits par le gén. russe Diébitsch.’

OSTROVSK1 (Constantin), fameux général polonais, fut défait et pris par les Russes à la bataille de la Vedrokha en 1500, résista aux offres que lui fit Ivan III pour le déterminer à entrer à son service; défit en 1514 Glinski et les Russes à Orja ; remporta de brillantes victoires sur les Moldaves, les Turcs et les Tartares de la Crimée, qui venaient ravager la Pologne, fut pourtant battu par eux à Sokol en Volhynie (1519), mais vainquit à son tour en 1522 à Olchenica , où il délivra 40,000 prisonniers chrétiens.

OStrovski ( Thomas-Adam rawicz ), descendant du précédent, né en 1739, mort en 1817, remplit diverses missions auprès du roi de Prusse , de Louis XV et du pape, devint chambellan de Stanislas Poniatowski, membre de la commission du trésor, se déclara pour la constitution polonaise de 1791, fut nommé ministre des finances de Pologne, mais voulut en vain déterminer Stanislas à résister à la Russie, fut destitué par les confédérés de Targowica, et mis sous la surveillance de la police russe à Kiev. Redevenu libre, il reçut en 1809 le titre de maréchal du grand-duché de Varsovie, et fut de 1811 à 1813 président du sénat polonais.

OSTUN1, Osiunum , ville du roy. de Naples (Terre d’Otrante), à 37 kil. N. O. de Brindisi, près de la mer Adriatique; 10,000 hab. Evêché.

OSUNA, ville d’Espagne. Voy. ossuna.

OSWALD (James), écrivain écossais du xviii® siècle, ne fit que suivre la route tracée par Reid et Beattie, et s’appuya sur le sens commun pour combattre les doctrines paradoxales ou dangereuses de Locke, de Berkeley, de Hume: il publia dans ce but un Appel au sens commun en faveur de la religion , Edimbourg, 1766.

GSWESTRY, ville d’Angleterre (Shrop), à.26 kil. N. O de Shrewsbury : 4,000 hab. Grande église.

OSYMAND1AS, roi d’Egypte (qu’on donne quelquefois pour le même que Memnon ou même pour Sésoslris), régnait à Thèbes dans l’intervalle du xx® au xvi* siècle, et précéderait, suivant Diodore, de huit générations le roi Uchoréus. Osymandias porta ses armes jusqu’en Baetriane, mais il est surtout célèbre par sa bibliothèque publique intitulée : Remèdes de l’âme , et par son tombeau, autour duquel était placé, disent les anciens, un cercle d’or de 365 coudées. Dans les ruines de Thèbes se voient,

encore des débris qui portent le nom de palais d’Osymandias. Son nom égyptien est Semfos .

0TAH1T1 ou TAITl, la Sagittaxiu de Quiros, la TSouvelle-Cythère de Bougainville, la plus grande des îles delà Société, et une des plus grandes de la Polynésie, par 152° long. O., et 17° lat. S., est formée de deux presqu’îles ayant l’une 136 kil. de tour, l’autre47; 7, 000 h. Bonnes rades (Papeiti, etc.), montag. boisées. Climat délicieux, sol très fertile (coco, pisangs, poivre, canne à sucre, arbre à pain, bois de construction) ; volaille, gibier, poissons et espèces marines en abondance. Cette île semble être une production volcanique : des récifs de corail l’entourent. L’espèce humaine y est fort belle, mais de couleur olive. — Otahiti, visitée dès 1G06 par Quiros, revue ensuite par Wallis (1767), Bougainville (1768), et Cook (1768 et 1776), au temps où elle obéissait à la reine Obéréa , a longtemps été le lieu de la Polynésie le plus fréquenté par les Pmropéens. Les habitudes voluptueusesdes indigènes l’avaient rendue fameuse. Des missionnaires anglicans, en s’y établissant, ont donné à l’île un autre aspect, et fait adopter à presque toute la population le vêtement, la religion et les manières européennes. Cependant les montagnes recèlent encore ceux qui sont restés fidèles aux coutumes de leurs pères , ou qui désertent la plaine pour retourner à la vie sauvage. Vers 1822, l’Angleterre a voulu imposer à Otahiti son pavillon et y placer une garnison anglaise. Cette offre a été déclinée. En 1842, l’île accepta le protectorat delà France : l’amiral Dupetit-Thouars voulut y substituer en 1843 l'occupa lion complète, mais il fut désavoué. — Otahiti a eu plus, souver. du nom de Pomaré.

otahiti (archipel de), nom proposé par quelques géographes pour désigner le groupe des îles de la Société (Otahiti et les îles voisines), et le groupe de George.

OTAVALO, ville de la république de l’Équateur, dans le dép. de l’hnbabura, à 53 kil. N. E. de Quito; 15,000 hab. (renommés pour leur beauté).

OTCHAKOV ou OCZACKOV, Axiaca, Odessus? v . de la Russie d’Europe (Kherson), à l’embouchure du Dniepr, rive droite, à 90 kil. O. de Kherson: 1,000 hab. Jadis grande et forte, auj. presque nulle. Près de cette ville, ruines de l’antique Olbia, colonie milésienne. — Otehakov fut prise par le général Munich et les Russes sur les Turcs en 1737, rendue en 1739; prise de nouveau après un siège opiniâtre par Potemkin, et rasée (1788).

OTFRll), théologien alsacien du îx® siècle, est connu par sa traduction de l’Evangile, en vers rirnés théotisquea ou tudesques, traduction qui est le premier monument de celte langue, publiée à Bâle en 1571, in-8, par Francowitz et Casser.

OTHE, anc. petit pays de France en Champagne, dans le Sénonais, auj. compris dans le N. E. du dép. de l’Yonne et le S. O. de celui de l’Aube. Lieu principal, Aix-en-Othe. 11 a donné son nom à une forêt considérable qui le couvrait en partie.

OTHM AN, 3* calife, régna de 644 à 656. Il était pieux, humain, mais peu capable de gouverner, et fut, au milieu du mécontentement générai, poignardé par Mohammed, fils d’Aboubekr. Sous son règne eut lieu la conquête d’une partie de la côte N. d© l’Afrique (647) , et fut détruit le deuxième empire perse (652).

othman i, dit el Ghaii ( le Victorieux ) , fondateur de l'empire des Turcs Ottomans, naquit à Soukout (Bithynie) en 1259, s’établit à Konieh en 1299, s’agrandit aux dépens des petits états voisins formés des débris du roy. des Seldjoueides ( renversé en 1294), conquit Kara- Hissar, s’étendit jusqu’à la mer Noire et mourut en 1326. — Othman II, fut placé sur le trône à 1 âge de 13 ans (1618) , conclut la paix avec la Perse, soutint Bethlem - Gabor en Hongrie contre Ferdinand 11 (1619); marcha contre les Polonais (1621); mais fut battu à Ghoczim;

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