‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 813 sur 1261 · PALE — 1335 — PAIE · texte numérisé non relu

PALE — 1335 — PAIE

de la maison palatine. Au rejeton Deux-Pontsjçleebourg, qui n’eut jamais la dignité électorale, appartiennent les trois illustres rois de Suède, Charles X, Charles XI et Charles XII. — Tous les princes régnants de la maison palatine , qu’ils fussent électeurs ou non, joignaient l’adjectif palatin à leurs titres. Ainsi l’on disait: comte palatin de Kleebourg, comte palatin de Simmern , etc. ; et les maisons palatines de Kleebourg, de Simmern, etc. — La dignité électorale fut enlevée momentanément à la famille palatine pendant la guerre de Trente -Ans (de 1623 à 1648), après les batailles de Prague et de Wimpfen , et Ferdinand II fit passer ce titre à la ligne ludflvicienne des Wittelsbach (ou à la Bavière). A la paix de Westphalie, la Bavière resta électorat, mais le Palatinat le redevint, et il y eut alors huit électeurs (au lieu de sept) ; l’électeur palatin , anciennement archi-sénéchal de l’empire, devint alors archi-trésorier. — Le Palatinat devint luthérien en 1545, mais en 1560 le Calvinisme y remplaça le Luthéranisme, après de longues querelles. L’avénement de la maison de Neubourg (laquelle était catholique) introduisit un nouvel élément de discorde. Finalement l’édit de Dusseldorf de 1705 établit la coexistence et fixa les rapports des trois religions. — Le Palatinat fut horriblement ravagé à deux fois diff. par Louis Xi V( 1 67 4 et 1 688) .11 avait aussi beauc. souffert dans la guerre de Trente ans. — Auj. le B. -Palatinat à l’O. du Rhin, avec les comtés divers de Neubourg, Sulzbach, Simmern, Deux-Ponts, etc., qui ont appartenu à des subdivisions de la ligue Rodolphine des Wittelsbach, forme la Bavière rhénane ou le cercle du Rhin du royaume de Bavière. Uni à Mayence et à divers districts voisins qui l’arrondissent, c’était sous l’empire de Napoléon, et même dès le temps de la république, le département de Mont-Tonnerre, qui avait pour chef-lieu Mayence.

PALAZZOLO, ville du roy. des Deux-Siciles (Sicile), à 35 kil. O. de Syracuse; 8,000 hab. ^

PALE, nom donné pendant le moyen âgé et jusqu’en 1600 à la partie de l’Irlande soumise parles Anglais. C’était environ le tiers oriental de l’île. Le Pale, jusqu’au temps de Henri VII, fut occupé par des Anglais grands propriétaires, et à peu près indépendants de l’autorité anglaise.

PALLARIUS (Aonius), dont le vrai nom est Antonio délia Paylui , né à Véroli près de Rome, professa le latin et le grec à Sienne, passa ensuite à Lucques, et enfin à Milan. Convaincu de favoriser la réforme, il fut cité à Rome, pendu, puis brûlé, en 1566, sous le pontificat de Pie V. On a de lui un poëme en trois chants; de Immortalitate animarum. , Lyon, 1536, in-16, et quelq. écri ts théol. condamnés par le conc. de Trente.

PALEMBANG, ville de l’île de Sumatra, ch.-I. de la résidence (jadis roy.) de Palembang, sur la Moussie, par 102° 39’ long. E. , et 2° 58’ lat. S., à 100 kil. de la mer ; 30,000 hab. (dont beaucoup d’Arabes et d’Européens). Grand commerce, maisons commodes, palais de Sousouhounan (assez jolis, mais en briques). Palembang ost la ville malaie la plus sûre pour les Européens.

palembang (royaume de), roy. de l’île de Sumatra, entre ceux de Menangkabou et de Jambie au N., les Lampongs au S. , la mer de Chine au N. E., etc. : 500 kil. sur 380 ; 100,000 hab. au moins. Climat égal (très peu au - dessus de 30° centigr.) ; l’agriculture est assez soignée. Les naturels travail- ! lent le bois , l’ivoire , les métaux. Ils sont Musulmans. — Le roy. de Palembang était depuis longtemps soumis à la domination hollandaise lorsque les Anglais s’en emparèrent en 1812, et détrônèrent le sultan Mahmoud-Badar-ou-Dyn; après la restitution de Sumatra aux Hollandais, Mahmoud- Bfcdar se révolta (.1820), mais il n’eut qu’un court succès. Reconquis dès 1821, son royaume fut donné ' à son fils aîné, qui se reconnut tributaire des Ilollan- 1

dais. Ce n’est plus auj. qu’une possession hollandaise PALÉMON, dieu marin, favorableaux navigateurs, le même que Mélicer.te ( Voy . ce nom). Les Romains l’identifiaient avec leur Portumnus, dieu des ports.

PALÉMON (Q. Rhemnius), grammairien latin, né à Vicence, d’un esclave, enseigna à Rome sous Tibère et Claude. On a de lui un précieux traité de Ponderibus et Mensuris , Leyde, 1587.

PALENCIA , ville d’Espagne, ch.-l. de l’intendance de Palencia , sur la gauche du Carrion, à 227 kil. N. O. de Madrid; 11,000 hab. Evêché, belle cathédrale gothique; lainages (célèbres de temps immémorial) ; faïence , chapeaux, teintureries, tanneries. Patrie du sculpteur Villalpando. — L’intendance de Palencia est une des cinq du roy. de Léon; elle a au S. l’intendance de Valladolid, à l’E. celle de Burgos : 148 kil. sur 70 ou 72; 120,000 hab. Cuivre, fer, marbre; culture assez florissante. Quelque industrie.

PALENQUE, ou San Domingo de Palenque, ville de la confédération mexicaine, dans l’état de Chiapa, à i 50 kil. E. de Chiapa. Aux environs se voient les ruines d’une anc. ville, dite aussi, mais improprement, Palenque, et dont le vrai nom futCulhuacan ou Huehuetlapallan. Ces ruines, les plus grandioses et les plus remarquables du Nouveau-Monde, n’ont été découvertes qu’en 1787 par Antonio del Rio et José Alonzo de Calderon. Elles consistent en temples, fortifications, pyramides, ponts, aqueducs, maisons, tombeaux, et contiennent nombre d’antiquités (vases, idoles, médailles, instruments de musique, statues, dont plusieurs colossales, et bas-reliefs. Elles semblent indiquer une capitale qui pouvait avoir de 20 à 28 kil. de tour, et un peuple de taille haute, svelte, bien proportionnée. On remarque une étonnante ressemblance entre plusieurs des dessins religieux de Par lenque et ceux de l’Egypte: les croix, le serpent, le lotos, le scarabée, le fouet symbolique, le T mystique, etc. ; on y trouve en outre des figures qui paraissent être des hiéroglyphes. Cette ville offre aussi des analogies avec l’Inde, mais moins frappantes.

PALEOCASTRO, PALKOCHORI. Voy. palæo....

PALEOLOGUE, nom d’une célèbre maison byzantine, qui parvint au trône de Constantinople dans là personne de Michel VIII, en 1260, et s’y maintint en alternant ou partageant avec les Cantacuzène jusqu’à la chute de l’empire grec en 1453. Dans cet espace de 193 ans, elle donna huit souverains à l’empire, savoir .- Michel VIII, Andronic III, Andronic IV, Jean V, Manuel II, Jean VII, Jean VIII, Constantin Xll ou Dracosès. Deux Paléologues régnaient encore à Patras et Argos : Mahomet II les dépouilla, de 1458 à 1461. Enfin un Théodore Paléologue, deuxième fils de l’empereur Andronic II, ayant épousé l’héritière du comté de Montferrat, forma en 1305 une nouvelle maison de Montferrat , qui ne s’éteignit qu’en 1533 avec Jean -George Paléologue II [Voy. montferrat).

PALÉPHATE, Palœphatus , écrivain grec, auteur d’un traité Des choses incroyables [De incredibilibus ), en 5 livres, vivait, selon Suidas, vers l’an 472 av. J.-C. sous Artaxerxe-Mnémon, et était natif de Paros ou de Priène. Nous n’avons que le premier livre du traité de Paléphate; il a paru à Amsterdam, avec une trad. latine de Tollius, 1649, et a été trad, en français par GodefroiPolierde Bottens, Lausanne, 1771. — Les anciens mentionnent plusieurs autre* écrivains du nom de Paléphate; il n’en reste rien,

PALÉPOLIS. Voy. palæpolis.

PALERME, Panormus, ville du roy. des Deux- Siciles, capit. de la Sicile et ch.-l. de l’intendance de Palerme, à 300 kil. S. de Naples, sur la côte N. et au pied de montagnes qui l’environnent desautres côtés; 200,000 hab. Archevêché, port, avec un môle et un château-fort. Tribunal d’appel et cour suprême de cassation pour toute la Sicile ; résidence du lieute-

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