‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 814 sur 1261 · PALE — 1336 — PALI · texte numérisé non relu

PALE — 1336 — PALI

nant ou gouverneur-genéral de Sicile ; 8 kil. de tour, mur d’enceinte, deux grandes rues ( Cassaro ou Toledo et la Rue Neuve), sept vastes places, toits plats, balcons, etc. Palais royal, avec un observatoire, palais de justice, cathédrale, églises Jésus, des Capucins, Saint-Joseph , l’Olivella; grand-hôpital, maison d’aliénés, citadelle. Université, lycée, séminaire, collège des Jésuites, bibliothèque, jardin botanique, etc. Académie de médecine, académie du bon goût. Industrie: soieries, gants, passementeries d or et d’argent, tanneries, etc. Grand commerce. La fête de Ste Rosalie, la patronne, y attire en juill. un concours immense. Aux environs, beaux «bâteaux royaux de la Favori ta et de la Bagheria. — Panorme était une colonie phénicienne(F. panorme). Elle lit partie des possessions carthaginoises en Sicile, fut prise l’an 254 av. J.-C. par les Romains qui en firent une colonie romaine. En 251, L. Cécilius Métellus battit les Carthaginois sous ces murs. Bélisaire la prit aux Gotlis en 534. Les Arabes la conquirent en 831 et en lirent leur capitale en Sicile ; Robert Guiscard la leur ravit en 1072. C’est Païenne qui donna en 1282 le signal des Vêpres stciZ.Ferd. IV v. résida de 1806 à 1815 Un instant indépend en 1848,

PALES, déesse italique, présidait aux bergeries, et semble avoii été la grande déesse primitive des Romains. Rome fut fondée un 21 avril ; on célébrait ce jour-là môme les fêtes de Palès, dites Palilies.

PALESTINE, Palœstina, nom donné par les Romains au pays situé entre la Syrie et l’Arabie (moins la Phénicie) : c’est la Judée dans sa plus grande extension. ils la divisaient en 4 parties : Galilée, Samarie, Judée, Pérée. Accrue de plusieurs districts voisins, elle fut divisée au iv* siècle en trois parties : Palestine lre, sur les deux rives du Jourdain : ch.-l., Scylhopolis ; — Palestine 2e, la plus septentrionale des 3, le long de la Méditerranée : ch.-l., Césarée; — Palestine 3* ou Salutaire, formée de pays arabes au S. de la véritable Palestine et au N. de l’Arabie Pétrée : ch.-l., Petra. — La Palestine correspond à l’ancien pays de Chanaan, et son nom est probablement une corruption de celui des Philistins qui occupaient la partie oecid. de cette contrée. L’histoire de la Palestine se confond avec celle des Juifs jusqu’à l’époque de la dispersion de ce peuple, l’an 135 de J. -G. ( Voy . juifs). Depuis la mort du Sauveur, la Palestine devint l’objet d'une vénération religieuse et fut continuellement visitée par un grand nombre de pèlerins. Dès le vu* siècle les Musulmans s’emparèrent de ce pays; longtemps les califes arabes respectèrent les lieux saints; mais au xi* siècle, les Turcs, devenus maîtres de la Palestine, les profanèrent et commirent toutes sortes de violences sur les pèlerins. De là les croisades, qui mirent pour quelque temps la Palestine au pouvoir des Chrétiens. Après la conquête, on créa un royaume de Jérusalem qui comprenait à peu près l'étendue de la Palestine, mais il ne dura que 88 ans (1099- 1187). Saladin, Soudan d’Egyple, s’empara de tout le pays, qui depuis resta sous la domination égyptienne jusqu'au xvr siècle; elle fut alors réunie, à l’empire turc, qui la possède encore aujourd'hui.

PALESTRINA, l’anc. Prœneste, ville de l’Etat ecclésiastique (comarque de Rome), à 13 kil. N. E. de Frascati ; 6,500 hab. Evêché célèbre. Tremblement de terre en 1824. Voy. préneste,

palestrina , ville du roy. Lombard-Vénitien, à 12 kil. S. de Venise, dans une île des lagunes de Venise ; 6,000 hab.

PALESTRINA (J.-B.-P. aloïs de), célèbre compositeur italien, surnommé le Prince de la musique, né à Palestrina (l’anc. Préneste) en 1529, mort en 1594 , üt faire un pas immense à la musique en mettant le premier en pratique toute la théorie de l’art, et composa nombre de morceaux religieux (messes, litanies, hymnes, miserere, etc.). On admire

surtout sa messe du pape Marcel , son Stabal et son motet Popule meus. Bainiaécrit sa vie, 1828.

IÎALEY (Will.), moraliste et théologien anglican, né en 1743 à Péterborough, mort en 1805, fils d’un maître d’école du Yorkshire, fut nommé en 1766 professeur de théologie à l’université de Cambridge, s’attacha au docteur Law, archevêque de Carlisle, qui le nomma son archidiacre, obtint quelques autres bénéfices, mais il ne put arriver à l’épiscopat parce qu’on le soupçonnait de favoriser les Dissidents. 11 à laissé plusieurs ouvrages qui sont devenus classiques dans les écoles de l’Angleterre, savoir : Eléments de morale et de politique, Londres, 1785, trad. en français par Vincent, Paris, 1817, 2 vol. in-8 (il y fonde la morale sur la volonté de Dieu manifestée par l’utilité générale) ; Horæ Paulinœ , 1787, trad. par Levade, Nîmes, 1809 (il y prouve l’authenticité des Ecritures par les seules épîtres de saint Paul); Evidence du christianisme, 1794, trad. en français par Levade, 1808; Théologie naturelle , 1802, trad. par Ch. Pictet de Genève, 1815. On a publié après sa mort un choix de ses Sermons.

PALFIN (J.), chirurgien, né à Courtray en 1649, mort à Gand en 1730, enseigna longtemps son art à Gand. Il a bien mérité de l’art par diverses réformes dans les procédés d’accouchement et par l’invention d’un forceps dit tire- tête de Palfin. On lui doit une Ostéologie (Gand, 1702, in-8); une Anatomie du corps humain (Leyde, 1718, in-8, traduite en franç. par lui-même, Paris, 1726, 2 vol. in-8).

PALI ou BAL1 (langue), idiôme savant de l’Inde transgangélique répandu depuis l’empire des Birmans jusqu’aux royaumes de Siam et de Tsiampa. On distingue le pâli ancien et le pâli moderne; le premier est dérivé du sanscrit, et est un intermédiaire entre cette langue et le prakrit; c’est l’idiome dans lequel ont été écrits presque tous les livres sacrés des Bouddhistes. Le pâli s’écrit de gauche à droite.

PAL1AGATE ou PALICATE, Palicat des Anglais, ville de l’Inde anglaise (Madras), à 35 kil. N. de Madras. Commerce actif; pêche animée. Aux Hollandais de 1609 à 1795 ; elle fut prise alors par les Anglais qui la rendirent aux Hollandais en 1815; toutefois, le gouvernement des Pays-Bas la rétrocéda aux Anglais en 1823.

PALIBOTHRA, grande v. de l’Inde anc., capit. du roy. de Sandrocottus, était chez les Prasii, près du confluent du Gange et de l’Erannoboas ( Gondok ?). Rennel en a trouvé les ruines à Patelpouter près de Patna.D’An ville la place àtort plus à l’O., près d’Allaliabad, auconfl. du Gange et du Jomanes ( Djomnah ).

PALILIES, fêtes de la déesse Palès. Voy. palès.

PAL1NGE, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 15 kil. N. O. de Charolles, près de la Bourbince et sur le canal du Centre: 1,200 hab. Hauts - fourneaux.

PAL1NGENIUS (Marcellus) , pseudonyme de Man-

zolli. Voy. MANZOLLI.

PAL1NURE (cap), Palinurum prom., en ital. Palinuro , cap du roy. de Naples (Principauté Cilér.), à 80 kil. S. E. de Salerne, par 37° 59’ lat. N., 12° 57’ long. E. 11 doit son nom, selon Virgile, à Palinure, timonier du vaisseau d’Enée , qui tomba dans la mer pendant son sommeil aux environs de ce cap , et y perdit la vie.

PAL1QUES, Palici , nom des deux frère jumeaux adorés en Sicile, et fils de Jupiter et d’une nymphe. Ils avaient en Sicile un temple célèbre près duquel étaient deux sources d’eau bouillante et sulfureuse, sur lesquelles on prêtait serment. Le parjure tombait dans Beau, et se noyait.

PALISSE (la). Voy. la palice.

PAL1SSOT DE MONTENOY (Ch.), littérateur, né en 1730 à Nancy, soutint à 13 ans une thèse de théologie, voulut se faire oratorien, changea bientôt d’avis, vint à Paris à 19 ans avec deux tragédies en portefeuille, fil jouer l’une d’elles, Zqrès ou Ni-

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