PALM — 1338 — PALO
ride, ibid. , 1795, en franç. ; Flora rossica, in-î. t 1 7 84-8 ; Zoographia rosso-asiatica , 1831.
PALLAVICINO (oberto), capitaine italien duxni' siècle, servit Frédéric II contre Grégoire IX et les Génois, forma un corps redoutable de cavalerie , battit Ezzelin Romano, se créa une souveraineté en Lombardie et y fut le chef du parti gibelin; mais il éprouva des revers, quand Charles d’Anjou marcha sur Naples, et mourut de chagrin en 1269. — l‘allavicino (Sforza), jésuite, né à Rome en 1007, m. en 1667, fait cardinal en 1657, a écrit 1 Histoire du concile de Trente, Rome, 1656-57, 2 vol. in-fol., en italien; trad. en latin par Giattino, Anvers, 1672, 3 vol. in-4. — Pallavicino (Ferrante) , chanoine et poëte satirique, né à Plaisance en 1618, mort en 1644. La dépravation de ses mœurs, les principes protestants, qu'il puisa en Allemagne où il avait voyagé comme chapelain du duc d’Ainaifi, et qu’il ne craignit pas de professer ouvertement, les sanglantes satires qu’il écrivit contre la papauté et contre les Barberini, attirèrent sur lui des colères redoutables. Il les brava pendant plus, années en vivant à Venise; mais ayanteu l’imprudencede pénétrer dansle Comtat, ily fut arrêté, enfermé à Avignon et eut la tète tranchée. Ses œuvres, scandaleuses pour laplup.,sontàl7/«ieÆ.
PALLENE, auj. presqu'île de Cassandrie, la plus occidentale des trois petites péninsules qui terminent au S. la Chalcidique. Vill. princip.Potidée, Sciono.
PALLET(le). Voy. palais (le).
PALL1K.AKS, nom donné jadis aux Grecs faisant partie des milices nationales reconnues par lesTurcs, par opposition aux Klephtes, qui existaient en dehors de la loi. Les chefs de ces bandes grecques se nommaient armatoli, et l’aide-de-camp ou lieutenant d’un armatoli, protopa ilikar. Voy. armatoles.
PALLIUM, ornement archiépiscopal que le pape envoyait aux métropolitains, et par lequel il leur donnait en quelque sorte l’investiture. Cet usage existait déjà depuis longtemps, lorsqu’en 877 le concile de Ravcnne en fit une obligation, et déclara que le métropolitain qui n’aurait pas sollicité le pallium dans les trois mois de sa consécration ne pourrait exercer aucune fonction.
PALLUAU, Paludellum, ch.-l. de cant. (Vendée), à 36 kil. N. E. des Sables d’Olonne; 560 hab. — Un autre Palluau (Indre), est à 12 kil. N. 0. de Buzançois, et compte 1,300 hab.
PALMA, ch.-l. des îles Baléares et de l’intendance dePalma, dans l’île de Majorque, sur la côte S., à 204 kil. E. de Barcelone, parO° 19’ long. E. ; 36.000 hab. Evêché. Port, avec deux châteaux-forts. Rues étroites et balcons en saillie. Superbe cathédrale gothique; palais du gouverneur, hôtel-de-ville , Lonja ou bourse, université, école de navigation, de dessin; société économique; musée d’antiquités, deux bibliothèques. Aux environs, palais de l’Inquisition et Chartreuse. Vins célèbres. — Fondée, diton, l’an 123 av, J.-C. par le consul Cécilius Métellus Balearicus. — l’intendance de Palma , de même étendue que la capitainerie-générale de Majorque, embrasse toutes les Baléares.
palma ou la palma, une des Canaries , par 20° long. O. et 28° lat. N. : 600 kil. carr. ; 30,000 hab. Mont. , sol volcanique ; côtes très fertiles , pêche abondante ; ch.-l., Santa Cruz de la Palma.
^ palma DEL Rio, Decuma , ville d’Espagne, au confluent du Guadalquivir et du Xenil , à 50 kil. S. O. de Cordoue ; 6,800 hab. Aux environs, moulins à huile.
PALMANOVA, ville forte du roy. Lombard-Vénitien, sur le canal de Roja et le Natisone, à 18 kil. S. E. d’Udine ; 4,500 hab»
PALMAS (ciudai*-real-de-las), capitale de la Grande-Canarie, par 18° 3’ long. O., 28° 3’ lat. N.; 9,000 hab. Evêché; port, château gothique.
PALMAS (Golfo di), Sulcitanus sinus , golfe de la
Sardaigne sur la côte S. O., entre cette île et celle de Sant-Antioco , par 39° lat. N. et 6°*10’ long. E. Alphonse d’Aragon y débarqua pour s’emparer de la Sardaigne, qui venait d’être cédée à son père Jacques Il par le pape Boniface VIII.
PALM ELLA, ville de Portugal (Estramadure), à 8 kil. N. E. de Sétubal ; 2,750 hab. Colline, ancien château. Titre d’un marquisat. Conquise sur les Maures par Alphonse Henriquez en 1165.
PALMER (J.), célèbre acteur anglais né en 1741, mort en 1784, mourut sur la scène à Drury-Lane, en jouant dans Misanthropie et Repentir , de la douleur qu’il sentit à cette question de son interlocuteur : « Comment se portent vos enfants? » 11 venait de perdre un fils.
PALMERIUS. Voy. paulmier.
PALMES (cap des), dans la Guinée sup., à l’extrémité N. O. du golfe de Guinée, par 4° 81’ lat. N., 10° 1’ long. O.
PALM EZE AUX-CUBIÈRES. Voy. cübières.
PALMI, ville du roy. de Naples (Calabre Ult. Ie), à 31 kil. N. E. de Reggio; 6,000 hab. Soieries. Très endommagée par le tremblement de terre de 1783.
PALMOSA, île de l’Archipel. Voy. pathmos.
PALMYRE, Tadmor en arabe, fameuse ville du désert d’Arabie, ainsi nommée par les Romains à cause de ses beaux palmiers, située entre la Syrie et l’Euphrate, dut à sa position un grand commerce de transit et des richesses considérables. On en attribue la fondation à Salomon. Elle eut longtemps de petits princes, qui se maintinrent dans une espèce d’indé? pendance jusqu’au m® siècle, mais alors ils devin-} rent tributaires de Rome. Odénat, l’un d’eux, sè rendit célèbre sous Gallien par ses exploits contre lesè Perses et contre plusieurs des trente tyrans ; il en fu€ récompensé par le titre d’auguste (c.à-d. d’associé à l’empire). Zénobie , sa veuve, prit après sa mort celui de reine de d Orient, mais elleattira ainsi sur sesétats les armes d’Aurélien (2e successeur de Gallien). Elle succomba, etavec elle périt la principauté de Palmyre qui devint province romaine (272). — Les ruines de la ville de Palmyre sont encore magnifiques; elles sont situées par 34° 25’ lat. N., 36° 40’ long. E., à 245 kil. S. E. d’Alep, à 268 kil. N. E. de Damas, et ont conservé le nom de Tadmor. Elles ne furent connues des Européens qu’en 1691. Elles ont été éloquemment décrites par Volney.
PALM Y RÊNE, territoire de palmyre.
PALNATOKE, fameux corsaire danois au X* siècle, avait formé une espèce d’association de piraterie chevaleresque, dont le fort d’Iæmsborg était le ' ch-1. (dans l’île Wollin). Il tua en 991 Harald Blaatand. Il est le bê^os d’une trag. d’OEhlenschlæger.
PALO, ville du roy. de Naples (Terre de Bari), à 17 kil. S. O. de Bari; 4,700 hab.
palo ou paloü, Balisbaga? ville de la Turquie d’Asie (Erzeroum), sur l’Euphrate, à 130 kil. N. O. de Diarbékir; 8,000 hab.
PALOMINO DE GASTRO-Y- VELAS (Aciscle- Antonio) , célèbre peintre espagnol, né à Bujalance, près de Cordoue, en 1653, mort en 1725, fut élève de Valdès, et se fit prêtre dans sa vieillesse. Il travailla immensément à Madrid, à Valence, Grenade, Cordoue (on vante surtout sa Confession de saint Pierre à Valence et ses fresques du chœur de l’église de Cordoue, ainsi que celles du chœur des Chartreuses de Grenade, etc.), et laissa le Musée de peinture (en espagnol), Madrid, 1715-24, 3 vol. in-fol., dont le dernier contient l'histoire des peintres espagnols.
PA LOS, Palus Eneph , ville d’Espagne (Séville), à 6 kil. S. E. de Huelva, et à l’emb. du Tinto dans l’Atlantique ; 1.000 hab. C’est de là que partit bfinst. CoioudL) pour la déc. de l’Amériq. ( 1 492).
PALOTA, v. de Hongrie, à 22 kil. N. E. de Veszprim ; 4,000 hab. Ravagée par les Turcs en 1603.
PALTÉ (la), lac du Thibet. Voy. yap /BROV.
P AMP — 1339 — PANA
PALUD (la), bourg de France (Vaucluse), à 19 kil. N. E. d’Orange; 2,313 hab.
PALUS MÆOÏ1DES, auj. mer d'Azov. Voy. méo-
T1DE et AZOV.
PAMBAMARCA, mont, de la Nouvelle-Grenade, à 33 kil. N. de Quito, fut la principale station des académiciens français qui en 1739 mesurèrent un degré du méridien sous l’équateur.
PAM1ERS, ville de France, ch.-l. d’arr. et de cant. (Ariége), à 22 kil. N. de Foix, sur l’Ariége ; 6,905 h. Evèolié (depuis 1296). Cathéd., collège. Filatures, limes, faux. Aux environs, source minérale (qui guérit les obstructions et la goutte). — Cette ville se nommait primitivement Fredelas , en latin Fredelatum ou Fridelacum ; elle fut la capitale de l’ancien comté de Foix. Roger de Foix, de retour de la première croisade, y bâtit un château qu’il nomma Apamée du nom d’une ville de Syrie ; de là, par corruption, le nom moderne de Patniers. — L’arr. de Ramiers a 6 cant. (Ramiers, le Fossat, Mas-d’Azil, Mirepoix, Saverdun et Varilhes) , 114 communes, et 77,758 hab. — Voy. caulet, év. de P.
PAM1SUS, nom de trois petites rivières de la Grèce ancienne, dont deux en Messénie, qui se jetaient dans le golfe de ce nom, et une en Thessalie, affluent du Pénée.
PAML1CO-SOUND, golfe des États-Unis (Caroline du Nord), entre 35°-35° 40' lat. N. et 77° 50’- 79° long. O. ; 110 kil. du N. au S. O. et 45 de large. Trois îles longues et étroites, dont l’une projette le cap Hatteras, le séparent de l’Atlantique. Il reçoit le Tar ou Pamlico-River et la Neuse. *+
PAMPAS, vastes plaines de l’Amérique du Sud
Sui s’étendent dans la partie mérid. du gouv. de uenos-Ayres, depuis Le Rio de la Plata jusqu’auprès des Andes. Ces plaines sont couvertes de broussailles et de forêts ; il y règne continuellement des vents violents nommés pamperos. On y trouva d'innombrables troupeaux de chevaux etdebœufssauvages, dont les peaux et les cuirs font la richesse du pays. Ces plaines sou t habitées par les Gauchos, d’origine espagnole, qui vivent indépendants et se livrent à la chasse. Dans le sud des Pampas habit, des indigènes sauvages et féroces, touj. en guerre avec les Gauchos.
pampas del sacramento, nom donné aux vastes plaines situées dans le N. du Pérou, à l’E. de l’intendance de Truxillo. Découvertes vers 1726; elles sont habitées par plusieurs tribus d’indiens au milieu desquelles on a établi des missions.
PAMPELONNE, ch.-l. de cant. (Tarn), à 24 kil. N. E. d’Alby ; 2,000 hab. Toiles.
PAMPELUNE, Pompeiopolis, Pompelo;Parnplona en espagnol, ville forte d’Espagne, ch.-l. de l’intendance de ce nom et de la capitainerie-générale de Navarre, sur l’Arga, à 320 kil. N. E. de Madrid ; 15,000 hab. Evêché. Citadelle, fortilications, cathédrale, promenade de la Taconera , palais du vice-roi de Navarre. Peu d’industrie et de commerce. Laines, soieries. — Ville très ancienne, fondée ou restaurée par Pompée, dont elle prit le nom. Longtemps capitale de toute la Navarre, elle devint, après la formation des 2 Navarre, franç. et espagnole (1512), lacap.de la Navarre esp. Prise en 778 par Charlemagne ; enlevée en 1521 par André de Foix, seigneur de Lesparre, frèrede Lautrec, qui laperdit la même année. C’est au siège de Pampelune par les Franç. qu’Ignace de Loyola, qui défendait la place, fut blessé à la cuisse. Les Français entrèrent encore dans Pampelune en 1808 et 1823. Elle a été souvent prise et reprise dans les dernières guerres civiles d’Espagne (1831- 1 842). — L’intendance de Pampelune n’est autre que l’ancienne Navarre.
pampelonë (Nouvelle-Grenade). Voy. pamplona. PAMPHUS, un des poètes de la Grèce primitive, natif d’Athènes, laissa, dit on, des hymnes qui se chantaient aux mystères d’Eleusis avec ceuxd’Olen
et d’Orphée. On le place tantôt avant, tantôt après Olen.
PAMPHYLE ou PAMPHILE, peintre grec, né en Macédoine, vivait sousPhilippe, au iv# siècle av. J.-C. 11 fonda l’école sicyonienne et fut le maître d’Apelle*. Il était fort bon mathématicien.
pamphyle (saint), de Béryte, remplaça Origène dans la direction de l’école d'Alexandrie, en fonda une à Césarée de Palestine, fut arrêté en 307 comme chrétien, resta deux ans en prison et subit le martyre en 309. On lui doit une bonne édition de la Bible et un savant commentaire sur les Actes des Apôtres. L’Eglise le fête le 1er juin.
PAMPHYLE (EüSÈBE). Voy. EUSÈBE.
PAMPHYLIE, primitivement Mopsopie, auj. partie O. du pachalik d’Itchil et partie S. E. de l’Awitolie , contrée de l’Asie Mineure au S., sur la Méditerranée, entre la Lycie et la Cilicie, était bornée au N. par la Pisidie. La côte y forme un golfe appelé golfe de Pamphylie. Attalée, Olbie, Side, Ptolémaïs en étaient les villes principales. Sous l’empire romain, ce fut une prov. du diocèse d’Àsie.
PAMPLONA, ou Pampelune. ville de l’Amérique du Sud (Nouvelle-Grenade), ch.-l. de la prov. de même nom, sur la Zuiia, à 430 kil. N. E. de Bogota; 3,200 h. ;év. (récent). Fondée par Ursua en 1549. — La prov. de Pamplona est une des quatre du dép. de Boyaca: 235 kil. d'E. à l’O. sur 125; 78,000 hab. Cacao, tabac, etc. Or, argent, cuivre, plomb.
pamplona, ville d’Espagne. Voy. pampelune.
PAN, dieu grec, fils de Jupiter et de Calliato, présidait aux troupeaux et aux pâturages, et passait pour l’inventeur du chalumeau. Epris de la nymphe Syrinx, il se mit à sa poursuite et eut la douleur de la voir changée en roseau au moment où il allait la saisir. Il ne fut pas plus heureux auprès de la nymphe Echo. On figura Pan d’abord couvert de peaux de bouc, puis ayant les cornes, les pieds et les cuisses velues du bouc. On lui donne pour cortège des êtres de même forme, dits pans, panisques ou égipans, c.-à-d. pans-chèvres (du nom de Pan et du grec aïges, chèvres), qui sont peu différents des Satyres. Le Faune des Latins ressemble fort au Pan des Grecs; cependant on les distingue. C’est en Arcadie surtout que Pan était adoré. Ses fêtes s’y nommaient Lycées; à Rome, elles furent appelées Lupercales. Le bas peuple en Grèce croyait que Pan faisait des courses nocturnes, des apparitions subites qui jetaient partout l’effroi; de là le nom de terreur panique. A l'époque de l’invasion des idées orientales en Grèce et à Rome, Pan devint un dieu suprême, créateur et roi du monde, identique à la nature ou à l’universalité des êtres (pan, tout). On confondait Pan ainsi envisagé avec l’Osiris des Égyptiens : de là le nom de Panopolis donné par les Grecs à une ville de la Haute-Égypte où Osiris était adoré. — Pan est aussi quelquefois identifié avec le dieu Mendès ou Mandou des Egyptiens (Voy. mandou).
PANÆT1US, philosophe stoïcien, né à Rhodes vers l’an 190 av. J.-C., florissait vers l’an 150. 11 étudia d’abord à Athènes sous Zénon, auquel il succéda dans la chaire du Portique, puis vint à Rome, et y ouvrit une école, qui fut fréquentée par les jeunes gens les plus distingués. P. Scipion, l’un de ses disciples, voulut que le philosophe s’établît dans sa propre maison, et l’emmena dans les diverses missions dont il fut chargé par la suite. Plus tard, il se retira à Athènes, où il mourut presque nonagénaire. Panætius avait composé divers ouvrages quj ne nous sont pas parvenus , entre autres un traité des Devoirs qui a fourni le fond des Offices de Cicéron ; un livre des Sectes, où il soumettait les doctrines philosophiques à la censure (on en trouve quelques fragments dans Dîogène-Laêrce); des traités de la Divination ; de la Tranquillité d'esprit, etc. On peut consulter les recherches de l’abbé Sevin sur