‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 817 sur 1261 · PANA · texte numérisé non relu

PANA

Panætius (Acad, des Inscript., t. x), et une dissertation de Van Lynden (de Panætio), Leyde, 1802.

PANÆTOLHJM. Voy. etolie.

PANAGIOTES. Voy. PANGOTAKI.

PANAMA, ville de l’Amérique du Sud (Nouvelle- Grenade) , ch.-l. de la prov. de même nom et de tout le dép. de l’Isthme, au fond d’une vaste baie, sur l'Océan PaciÜque, par 81° 47’ long. O., 8° 68 lat. N.; 12,000 hab. Cathédrale, collège, beaux couvents, hôpital. Bien bâtie. Port peu sûr. Commerce déchu de ce qu'il était jadis, lorsque Panama était l’entrepôt des trésors du Pérou, et qu on y faisait la pêche des perles, qui est auj. abandonnée. — 11 a existé de 1618 à 1670 une première Panama, fondée par Davila et qui fut incendiée par les flibustiers : en la relevant, on choisit un emplacement moins accessible. En 1821 eut lieu, sans grand résultat, sous les auspices de Bolivar, le congrès de Panama, qui dans les idées de ce chef de la Colombie aurait dû être comme l’Amphictyonie de tous les Etats américains indépendants. — La prov. de Panama , une des deux prov. du dép. de l’Isthme, sur les deux Océans, au S. du Guatimala, a 480 kil. sur 200; 60,000 hab. Montagnes, forêts, plantes médicinales. Fertilité médiocre , mais superbe position, qui semble l’appeler à être l’entrepôt du commerce des deux mondes.

panama (isthme de) , isthme qui joint les deux Amériques, par 9° 26’ lat. N., et 81° long. O., n’a dans certains endroits que 64 kil. de large. Le peu de largeur de 1 isthme a t'ait entreprendre de couper ca passage par un canal qui unirait i Atlantique à l’Océan Pacifique. Désàprésent,un chem. de fer, ouvert en 1855 et long defii k. (d’Aspinwald,sur le golfe du Mexique, à Panama, sur le Pacifique), permet de traverser l’isthme en qq. heures. — On donne le nom de Golfe de Panama a l’enfoncem. formé par le G. Océan ur la côte méridien, de l’isthme de Panama, de 6° 50’ à 7° 13’ lat. N. et de 80° 10’ à 82° 45’ long. O.

PANARD (Ch. -Fr.), vaudevilliste et chansonnier, né àNogent-le-Roi, près de Chartres, en 169 \, m. en 1765, avait composé, près de 80 pièces, soit seul, soit de société avec Collé, Piron et Gallet; il publia en 1763 un volume qui ne contient que 5 comédies, et 13 opéras-comiques. Les Œuvres choisies de Panard (publiées par Armand Goufi'é) forment 3 vol. in-1 8 , Paris, 1803.

PANARO, Scultena, riv. d’Italie, sort des Apennins, sépare l’Etat de l’Eglise du duché de Modène, et se jette dans le Pô, rive droite, après un cours de 125 kil. Elle a donné son nom à un dép. du roy. d’Italie de Napoléon, formé de la partie E. du duché de Modène et qui avait pour ch.-l. Modene.

PANATHENEES, Panathenœa (de pAn, tout, et Alhenè , Minerve, ou Athenæa , fêtes de Minerve), grande fête athénienne, se célébrait en l’honneur de Minerve. Instituée par Erichthonius vers 1496 uv. J.-C., elle reçut un nouveau lustre de Thésée, qui fit de Minerve la déesse de toute 1 Attique, et de sa fête le rendez-vous et le lien commun des peuples de tous les bourgs de celte contrée. On distingua plus tard les grandes et les petites Panathénées. Les premières se célébraient de 4 ans en 4 ans ; les secondes tous les ans. On déployait dans les grandes Panathénées une magnificence extrême : la cérémonie principale était la procession du péplum ou voile de Minerve (Voy. péplum) ; puis venaient les lampadodromies (ou courses avec des flambeaux à la main), des jeux gymnastiques, des représentations dramatiques dans lesquelles les poètes disputaient le prix, enfin des festins publics.

PANAY, unedes îles Philippines, par 120° 10’ long. E., 1 1° 16’ lat. N..- 160 kil. sur 130; 296,000 hab. Montagnes, forêts, sol très fertile. Riz. cannes à sucre, poivre, etc.; beaucoup de bétail, chevaux. Les habitants sont des Papous, des Bissayos, peuple très industrieux. Résidence d’un gouverneur espagnol.

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