‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 819 sur 1261 · PAPE · texte numérisé non relu

PAPE

tes( F.Corte) . -Hyacinthe P . , père du pr . , dirigea, de Charlemagne (775) donnèrent aux papes une par-

"nnl i i - .i-i - - — î- tie des états conquis (l’exarchat de Ravenne, laPen-

tapole , puis le Pérugin et le duché de Spolète), et

1734 à 1739,1a grande insurrection contre les Génois, offrit en vain la Corse aux cours de Rome et de Madrid , céda sa place au baron Théodore de Neuhof, en firent ainsi une puissance terrestre. La donation

faite au Saint-Siège par la grande-comtesse Mathilde du territoire appelé depuis patrimoine de Saint- Pierre ( Voij . ce nom), accrut encore leur pouvoir temporel (1077). Au moyen âge les papes jouent un rôle de plus en plus important j ils civilisent les peuples, propagent la religion, prêchent ou encouragent les Croisades ( Voy . ce mot); devenus les arbitres de l’Europe , ils sont les médiateurs des princes dans leurs différends, poursuivent jusque sur le trône le crime ou l’infamie, et lancent l'interdit sur les royaumes; mais souvent aussi, outre-passaut les bornes delà puissance spirituelle, ils vont jusqu’à déposer les souverains ; ce qui donne lieu à de longues luttes et aux plusfàch. dissensions. C’est surtout avec l’Empire et la France qu’eurent lieu ces querelles, qui mirent en feu l’Allemagne et l’Italie. (Voy. investitures,

GUELFES, GIBELINS, GRÉGOIRE VII, BONIFACE VIII, henri iv et v, empereurs, philippe-le-bel, etc.). 'En 1309, le pape Clément V va se fixer à Avignon , et ses successeurs continuent à y résider jusqu’en 1377 ; pendant tout ce temps, ils sont sous l’influence des rois de France. Grégoire XI retourne à Rome en 1377. A la mort de ce pape éclate le grand schisme d’Occident qui dura 71 ans (1378-1449), et pendant lequel on vit régner simultanément deux séries de pontifes qui résidaient les uns à Rome, les autres dans Avignon ou ailleurs, et qui s’anathématisaient réciproquement. Vers le même temps , les papes voient ieur puissance attaquée par divers novateurs qui prétendent réformer l’Église : Wiclef, Jean Huss, Jérôme de Prague, ouvrent la voie dès le xiv* et le xve siècle; au xvie, Luther, Zwingle, Calvin trouvent de nombreux partisans en Allemagne et en Suisse; Henri VIH sépare l’Angleterre de l’Église romaine ; ainsi, une grande partie de l’Europe échappe à l’autorité du souverain pontife. Depuis cette époque, l’intervention des papes dans les affaires temporelles a été de plus en plus '■are. et leur puissance de plus en plus limitée ; ils virent même en F rance leur autorité spirituelle soumise à certaines restrictions qui ont été formulées par l’organe de Bossuet, dans la célèbre déclaration de 1682 ( Voy. église gallicane) ; la Pragmatique sanction de i438 , sous Charles VII , avait eu le même but, mais elle avait été d’abord suspendue par Louis XI , puis remplacée sous François I par le Concordat de 1516 {Voy. ces mots). Les relations actuelles de la France avec l’Église romaine sont fixées par le Concordat de 1801. — Le mode d’élection des papes a subi diverses modifications. Primitivement, l’élection était faite conjointe ment par le clergé et le peuple de Rome; bientôt le clergé y obtint la principale part. Longtemps le choix Jierre, qui avait été choisi par Jésus-Christ lui-jdut être confirmé par le prince; souvent même les même, et qui fonda le siège <lE> Rome. La suprémaiiepmPereui’s s’arrogèrent ledroit de nommer les papes de ce siège fut reconnue dès l’origine ; l’histoire nous'Pai eux-mêmes. Louis le Débonnaire, en 824, et l’emmontre dès les 1ers siècles Rome exerçant son auto-pereur Henri II, en 1014, rétablirent la liberté d’élecrité sur les autres Eglises et celles-ci recourant à ellçühon. Au xir siècle, ledroit d’élire fut réservé aux pour les points en litige. Quand la capitale de l’em-pudinaux ; c’est de l’an 1181 que date cette innovapire eut été transférée à Constantinople, les évêqu espion. Enfin Grégoire X, en 1274, ordonna que l’élec-

combattît encore pour l’indépendance corse, après la chute de ce dernier, fut vaincu par Maillebois, se retira à Naples, et y mourut vers 1756.

PAOLO (Fra). Voy. sarpi.

PAO-NING, villede Chine (Se-tchuen), par 31° 32’ lat. N., 104° long. E.; ch.-l. de dép. Musc.

PAOU, île du Grand-Océan. Voy. viti.

PAPA, ville de Hongrie (Weszprim), à 44 ls.il. N. O. de Weszprim; 13, 000 hab. Jadis ville forte.

papa, Araxus prom., cap de Grèce, sur la côte N. O. de la Morée, à l’entrée du golfe de Patras.

PAPANOD1S1A, une des îles des Princes, dans la mer de Marmara (5,000 hab.), à 1 6 kil . S. Ë. de Constantinople; — le ch.-l. de l’île porte le même nom.

PAPE, chef visible de l’Eglise, vicaire de Jésus- Christ et successeur de saint Pierre. Il réside à Rome et jouit à lafoisd’un pouvoir spirituel, et d’un pouvoir temporel. Comme chef spirituel le pape a la souveraine autorité sur l’Eglise catholique romaine , fait observer les canons ou réglements , assemble les conciles, nomme les cardinaux, institue les évêques, établit, autorise ou supprime à volonté les ordres religieux, veille au maintien du'dogme et de la discipline, approuve ou censure les doctrines, publie dans ce but des bulles , des brefs , des encycliques ; prononce ou lève les excommunications, accorde les grandes dispenses, distribue les indulgences, etc. Comme prince temporel, le

Sape gouverne avec un pouvoir absolu la ville de tome et les Etats de l’Eglise [Voy. ce mot). Il entretient près des cours étrangères des légats , des nonces qui représentent à la fois son double pouvoir. — Le pape porte une triple tiare, symbole des diverses puissances qu’il réunit sur sa tête ( chef de l’Église, évêque de Rome, souverain temporel des Etats Romains) ; il tient à la main une clef d’or et une clef d’argent , qu’on nomme les clefs de saint Pierre. Il est élu par les cardinaux enfermés dans Je conclave, et est choisi parmi eux. L 'élection se fait au Quirinal; elle est suivie de V exaltation, dans laquelle le nouveau pape, placé sur son siège pontifical, est porté sur les épaules à l’église Saint-Pierre,après l’exaltation a lieu le couronnement. Le pape se donne à lui-même le titre de Serviteur des serviteurs de Dieu ; on le nomme aussi Souverain pontife , Saint-Père, Très Saint-Père -, en s’adressant à

lui, on dit Votre Sainteté.

Le nom de pape, qui en grec signifie père et uieUl, se donnait autrefois à tous les évêques ; ce n’est que depuis Grégoire VII (1073) qu’il a été appliqué exclusivement au souverain pontife. La suite des remonte sans interruption jusqo’à saint

avec quelque autorité sur les autres églises d’Oripuf ;j S. Pierre, puis, élevait deplusenplns leurs prêtent., ils finirent S. Lin, par s’> ttribner nne autorité égale à celle du pape, ce qui amenale schisme d’Orient. Dans les 1ers siècles, les papes ne possédaient qu’un pouvoir s irituel, et: S. Evariste, ils obéissaient aux empereurs ou aux princes qui les S. Alexandre, rep ésentaient en Italie. Constantin les dota ri- s. Sixte 1, cliement, mais il ne leur fit point cette célèbre uona- S. Télesphore, tion que l’on a quelquefois alléguée; ce n’est que s. Hygin, du vm£ siècle que date leur pouvoir temporel. Apn s S. Pie U avoir abattu les Lombards, Pépin -le-Bref (755) et S. Anicet,

des papes.

S. Anaclet,

S. Clément I,

S. Soter,

S. Eleuthère,

S. Victor I,

S. Zéphirin,

S. Calixte I,

S. Urbain I,

S. Pontien,

S. Anthère,

S. Fabien,

S. Corneille,

Novatien, anti-pape, 26Î

Page 1