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PANCHAIE, partie de l’Arabie Heureuse renommée chez les anciens pour la quantité de parfums qu’elle produisait. On la place ordinairement dans la Sabée (à la pointe N. E. de l’Arabie, sur le golfe Persique); d’autres en font une île voisine de l’Arabie (Voy. évhémère); quelques-uns doutent même de son existence.
PANC1AT1CI, puissante famille de Toscane, était à la tête des Gibelins de Pistoie. Elle chassa les Tedici, qui avaient vendu cette ville à Castruccio Castracani, et conclut en 1327 avec Florence un traité en vertu duquel Pistoie devenait, avec le titre d’amie, dépendante de Florence, et recevait garnison florentine. Dans la suite, plusieurs Panciatici s’établirent à Florence. Toujours Gibelins, ils figurèrent parmi les ennemis des Médicis ; mais quand les Médicis eurent établi leur domination , ils devinrent leurs amis ; ils soutinrent même leur parti à Pistoie contre les Strozzi (1437).
PANC1ROLI (Gui), né à Reggio, en 1523, mort en 1599, professa avec éclat le droit à Pavie, à Turin , et publia, entre autres écrits importants: Commentarius in Notitiam de ulriusque imperii magistralibus , Lyon,. 1608, in-fol.; De Claris juris interpretibus , Francfort, 1721, in-4; De rebus inventis et perditis , 1599, 2 vol. in-12(ouvrage écrit originairement en italien, trad. en latin par Salmuth, 1599 et 1602, 2 vol. in-8 ; en français par Lanoue, Lyon, 1617, in-8); c’est le plus curieux de ses ouvrages. Ses Œuvres complètes ont été imprimées à Venise sous le titre de Tractatus universi juris.
PANCKOUCKE (Charles-Joseph), imprimeurlibraire, né à Lille en 1736, mort en 1798, s’établit à Paris à 28 ans, forma une des librairies les plus renommées de l’Europe, éleva le Mercure de France à un haut degré de prospérité, publia avec Beaumarchais le Voltaire, édit, de Kehl , conçut le plan de \' Encyclopédie méthodique, dont il commença l’exécution, et créa le Moniteur. Au milieu de ces vastes entreprises, il trouva le temps de composer lui-même plusieurs ouvrages; il traduisit Lucrèce, 1768, et, en société avec Framery, les poèmes de l’Arioste et du Tasse; publia diverses brochures politiques, des mémoires de mathématiques, une Grammaire élémentaire et mécanique à l'usage des enfants, 1795, in-1 2, etc. — André-Joseph Panckoucke, son père, avait été libraire à Lille et a laissé aussi divers ouvrages : Art de désopiler larate, 1749, in— 1 2 (deuxième édit. 1773,2 vol. in-1 2) ; Manuel philosophique , 1748, 2 vol. in-12; Dictionnaire des Proverbes français , 1749, etc. — Le fils deCh.-Joseph, M. Ch.-L. -Fleury Panckoucke, né en 1780, marchant sur les traces de son père, s’est distingué à la fois comme libraireéditeur et comme auteur. lia donné comme auteur une traduction complète de Tacite; comme éditeur, le grand Dictionnaire des sciences médicales , les Victoires et conquêtes des Français, et une magnifique collection des auteurs classiques latins, avec trad. franç., sous le titre de Bibliothèque latinefrançaise , Paris, 1825-39, 178 vol. in-8. M. en 1844.
PANDÆMONlUM,nom donné par Milton à l’assemblée des démons et au lieu même de leur assemblée.
PANDARUS, fils du troyen Lycaon et ami de Pâris, était un des plus braves guerriers de l’armée de Priam pendant le siège de Troie. Impatient de combattre, il viola la trêve conclue entre les Troyena et les Grecs, en décochant un trait sur Ménélas. Il fut peu après tué par Diomède, qu’il venait de blesser.
PANDATAR1E, Vendotiene , îlot de la mer Tyrrhénienne, vis-à-vis du cap de Circé, était un des lieux d’exil sous l’empire. C’est là que furent reléguées et que moururent Julie, fille d’Auguste, Agrippine l’ancienne, et Octavie, fille de Claude.
PANDERPOUR, ville de l’Inde ancienne, sur la Bimah, à 300 kil. S. E. de Pounah; 15,000 hab. Statue de Vichnou-Ouittoba, qui attire les pèlerins.
PÀIND — 1341 — P ANN
PANDION, roi d’Athènes qui, dit-on, institua les Pandies, fêtes de Jupiter ( Zeus , Dios ), commune à tous ( parités ) les habitants de l’Attique, était fils et successeur d’Erichthonius, et fut père d’Ereohthée, de Progné, de Philornèle; il régna de, 1556 à 1525 av. J. -G., et vainquit le roi de Thèbes, Labdacus. — Un autre Pandion monta sur le trône d’Athènes en 1405, et en fut chassé après 24 ans de règne par les Métionides, issus du roi Erechthée. Il fut père d’Égée, qui remonta sur le trône d’Athènes.
PANDION (roy. de), Pandionis regnum, pays de l’Inde en deçà du Gange, sur la côte occid., probablement dans le Karnatic actuel et aux environs de Mathoura et Marava. Il est à croire que ses limites varièrent, et que pendant uh temps le royaume s’étendit très loin à l’intérieur. La renommée du roy. de Pandion se répandit jusqu’en Italie à partir du temps d’Auguste ; mais rien de plus vague que les récits répandus sur ce royaume. On croit que ce vague tient surtout à ce que Pandion , ou un mot de ce genre, a signifié prince , chef, dans un des dialectes de l’Inde. Il serait possible aussi que ce mot dérivât de Pendjab : il y eut en effet un roy. de Pandion, au N. de l’Inde dans le Pendjab, ou, comme l’indique Strabon, dans une partie de l’ancien roy. de Porus. Strabon appelle le roi du roy. septent. de Pandion, tantôt Porus, tantôt Pandion (ni l’un ni l’autre n’est un nom propre); il lui donne autorité sur cent rois. — 11 est aussi question chez les anciens d'un peuple dit Pandœ, lequel aurait été, suivant Strabon, régi par des femmes. On a pensé que les Pandœ ne différaient pas du royaume de Pandion, et que le gouvernement des femmes doit s’entendre du droit de succession cognatique ou par les femmes, qui y était établi au lieu de la succession agnatique ou par les mâles.
PANDIT, nom indien qui correspond à celui de docteur, est ordinairement porté par les Brahmes qui se destinent à l’enseignement.
PANDJAB. Voy. pendjab.
PANDJNAD, gros cours d’eau, affluent du Sina, est formé de la réunion des quatre grandes rivières qui, avec le Sind, arrosent le Pendjab. Ces rivières sont, en allant de l’O. à l’E., le Djelam ou Beha* [Hydaspe des anciens) , le Tchennab ( Acesincs ) ï.e Ravei ( Hydruoie ) , le Setledje ou Gharra {Hypnose) grossi du Bedjah ( Byas ). On ne sait pas lequel de ces quatre fleuves reçoit vraiment les autres ; mais il est certain que le Pandjnad qui les représente tous les quatre (ou tous les cinq en comptant le Bedjah) est tributaire du Sind.
PANDOLFE I, dit Têle-de-Fer , prince de Capoue, fils et successeur de Landolfe IV, réunit sous sa domination, grâce à Othon 1, les villes de Bénévent, Capoue, Salerne, Camerino, Spolète, fut en guerre avec les Grecs qui le battirent à Bovino (juin 969) et le firent prisonnier, redevint libre en 970, se vengea des attaques que les Napolitains avaient dirigées sur ses états en son absence , et périt en 981. — Quatre autres princes du même nom régnèrent à Capoue.
PANDORE, nom de la 1»* femme, selon la mythologie grecque. Elle fut modelée par Vulcain, animée par Minerve, douée de toutes les qualités par les dieux, qui chacun lui firent un don (d’où son nom, dérivé de pan, tout ;dôron, don), puis envoyée par Jupiter à Prométhée, avec une boîte où tous les maux étaient enfermés. Prométhée, soupçonnant ur. piège, refusa Pandore et ses présents; mais Epiméthée, son frère, la prit pour épouse, ouvrit la boite et donna ainsi l’essor à tous les maux. Il ne resta au fond de la boîte que l’espérance. L’invasion de tous les maux sur la terre fil naître le siècle de fer. Pandore est l'Eve des Grecs.
PANDOSIE, v. d'Epire, au S., sur les confins de la Molossideetde la Thesprotie,suruneriv. nommée
Achéron ; — ville du Brutium, à l’embouchure du Lalis, était une colonie de la précédente.
PANDOUR, village de Hongrie (Pesth), a 36 kil. S. de Kolotza; ses habitants, d'abord employés à la poursuite des voleurs, puis enrégimentés en corpa francs, ont fait donner le nom de Pandours aux divers corps francs qu’avait l’Autriche.
PANDOUS ou PANDA VAS, cinq frères célèbres dans la mythologie indienne, qui, suivant le Mahabharata, disputèrent le trône de l’Inde aux Kourous, leurs cousins, et finirent par l’emporter sur eux par la protection de Krichna. La lutte des Kourous et des Pandous a fourni nombre d’épisodes au Mahabharata. Ces récits doivent avoir pour base des faits réels et une lutte qui peut-être eut lieu dans des temps reculés sur les confins de l’Inde septentrionale et de la Bactriane.
PANÉAS. Voy. césarée de Palestine.
PANEPHYS1S, ville d’Égypte. Voy. diospolis.
PANETIUS. Voy. panætius.
PANF1LI. Voy. innocent x.
PANGÉ, ch.-l. de cant. (Moselle), à 12 kil. S, E. de Metz; 460 hab. Beau château.
PANGEE, Pangœus, auj. monts Castagnalz , petite chaîne de mont, en Thrace, joint le Rhodopo à l’Hémus. C’est d’elle que sort le Nestus. On y trouvait des mines d’or et d’argent.
PANGOTAK1 (Nicosios), vulg. Panagiotès, d’uno des familles grecques dites Fanariotes. fut premier drogman de la Porte. Il avait étudié la médecine en Italie. Ayant suivi Ahmed Koproli dans son expédition contre Candie, il parvint par son adresse à soustraire les Candiotes à la rage du vainqueur. Pangotaki mourut en 1673. On a de lui une Confession de foi orthodoxe des églises catholiques d'Orient , en grec, Amsterdam, 1662, trad. en latin par Normann, Leipsick, 1695.
PAN1ANY, ville de l’Inde, à l’embouchure du Paniany dans la mer des Indes, à 60 kil. S. E. de Calicut;40 mosquées. Bois de teck, poivre, riz, etc.
PAN1GAROLA (Fr.), prédicateur de Milan, né en 1548, mort en 1594, fut cordelier, suffragant de l’évêque de Ferrare (1586), évêque d’Asti, et vint avec le cardinal Caiétan en France pour appuyer la Ligue. Outre ses Sermons (Rome, 1596, in-4), on a de lui un Traité de l'éloquence de la chaire , intitulé: Il predicatore, Venise, 1609, in-4.
PAN1N (Nikita-lvanovitch, comte), issu des Pagnini de Lucques, né en 1718, mort en 1782, fut chambellan et grand-écuyer d’Elisabeth de Russie, ambassadeur, puis gouverneur du grand-duc Paul (depuis Paul I), enfin ministre de Catherine IL — Son frère, P. Panin, se distingua à la prise de Bender et triompha de l’insurrection de Pougatchev.
PAN10NILM , nom donné à la confédération ionienne et au lieu où s'assemblaient ses députés. On y comptait 12 cités : Éphèse, Milet, Myontè (remplacée par Smyrne), Phocée, Colophon, Téos, Erytlires, Clazomènes, Priène, Lébédos, Samos,Chios.Le lieu de la réunion était auS.d’Ephèse,prèsdeMycale
PANIPOTouPANIPET, v.de l'Inde anglaise (Calcutta), à 80 kil. N. O. de Delhi. Grande, jadis murée. Il se livra aux environs de cette ville deux grandes batailles en 1525 et en 1761 (dans la première, les Mongols défirent les Afghans; dans la seconde ceux-ci taillèrent en pièces les Mahrattes).
PAN1S, indig. del’Amérique du N. Voy. pawnees.
PAN1SS1KRES, ville de France (Loire), à 14 kil. N. E. de Feurs; 3,730 hab. Toiles, linge de table.
PANNAH, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 13 kil. S. E. de Tchatterpour; aux environs, riches mines de diamants.
PANNAR ou PENNAR, riv. de l’Inde, naît à 18 kil. N. de Nondy-Droug, dans le Maïssour, coule au S. E., traverse le Balaghat et le Karnatic, et tombe dans le golfe du Bengale. Cours 450 kil.
PAINT — 1342 — PAOL
PANNONIE, Pantionia, auj. partie de Y Autriche, de YEsclavonie , de la Croatie, région de l’Europe ancM bornée au N. et à l’E. par le Danube, à l’O. par la Norique, dont la séparait le mont Cétius. Ce pays fut dès le il* siècle divisé en deux prov.: Pannonie lr® ou Haute , et Pannonie 2* ou Basse , séparées par Y Arrabona (Raab). La lTe était à 1 O. et avait pour ch.-l. Petovio (auj. Petau); la 2®, à 1 E., ' eut pour capitale d’abord Aquincum (Vieux-Bude), ensuite Sirmium. Au IV* siècle, on retrancha de la Pannonie 2* le pays entre la Drave et la Save, auquel on donna le nom de Savie ; Sirmiurn en fut le chef-1. , et Aquincum redevint celui de la Pannonie lr*. Les premiers habitants de la Pannonie furent Celtes d’origine. Longtemps indépendants, ils furent soumis par les rois de Macédoine Philippe et Alexandre. Jules César Üt pénétrer les Romains dans cette contrée, et sous Tibère la conquête de la Pannonie fut complète.
PANOPOLIS (c.-à-d. ville de Pan), primit. Chemmis, auj. Akmym, ville de la Haute-Egypte, sur la droite du Nil , entre Ptolémaïde et Antæopolis et vis-à-vis Crocodilopolis. Osiris, le Pan des Grecs, y était particulièrement honoré (d’où le nom grec de la ville). Le poète Nonnus y naquit.
PANORME, auj. Palerme , ville de Sicile, sur la côte N., fondée par les Phéniciens, fut la capit. de la Sicile carthaginoise, et fut prise par les Romains en 264 av. J.-C. Gélon y défit, l’an 480 av. J.-C., Amilcar qui commandait une armée de 160,000 Carthaginois. Voy. PALERME.
PANSA (C. Vilnius), consul en 43 av. J.-C., avec Hirtius, fut vaincu devant Modène par M. Antoine, et périt dans la bataille.
PANTALEON (saint), saint vénéré des Grecs, subit, à ce qu’on croit, le martyre à Nicomédie, sous Galère en 303. Il était médecin. On l’h. le 27 juill.
PANTALÉON (Jacques), pape. Voy. urbain IV.
PANTALÉON HEBENSTRE1T, musicien. Voy. HEBENS- TREIT.
PANTASMA, riv. du Guatimala (Honduras), coule àl’O. S. E., puis au N. E., et tombe dans la baie de Mosquitos , après un cours de 700 kil.
PANTCHOVA, ville de Hongrie (Banat allemand), sur le Danube et la Ternes, à 1 70 kil. S. E. de Bude; 7,700 hab. Siège d’un protopape. Commerce.
PANTELLARIE ou PANTALAR1E , jadis Cosyra , île de la Méditerranée, par 9° 36’ long. E., 36° 66’ lat. N., plus près de la côte d’Afrique que de celle de Sicile, et pourtant dépendante de celle-ci : 60 kil. de tour; 6,000 hab. Montagnes, un volcan éteint; vallées très fertiles. On y a trouvé des médailles qui prouvent quecette lie, jadis puissante par sa marine, a appartenu aux Phéniciens et aux Carthaginois.
PANTENE (saint), stoïcien, se convertit au christianisme, devint en 179 le chef de l’école chrétienne d’Alexandrie, fut institué par le patriarche Démétrius apôtre des nations orientales, séjourna plusieurs années dans l’Inde, puis revint dans Alexandrie où il vivait encore en 216. Saint Pantène est compté parmi lesdocteurs de l’Eglise. 11 eut, entre autres disciples, S. Clément d’Alex. On l’hou. le 7 juill.
PANTHEISTES (de pan. tout, et théos. an, a), philosophes qui réduis, toutes les existences un seul être qu’ils appellent Dieu, n’accordant a tous les autres êtres qu’une réalité apparente et les absorbant tous dans la substance divine. On attribue ce système aux
S lus anciens philosophes de l’Inde; en Grèce, à ,énophane, à Parménide, et en général aux Eléates; dan9 les temps modernes à Jordano Bruno, à Spinosa, et dans l’Allemagne actuelle à Schelling, à Hegel (Voy. ces noms).
PANTHÉON, célèbre édifice de Rome, construit ®ous ^ugURte aux frais d' Agrippa, dans le champ de Mars. Bien que consacré à Jupiter Yindicator, ii fui destiné à recevoir les statues de tous les dieux
{pan, théos). Il fut restauré par Adrien, après avoir été en partie détruit par la foudre. 11 fut dépouillé par les barbares de toutes ses richesses. Le Panthéon est remarquable surtout par son dôme de 46 mètres de diamètre ; c’est auj. l’église de Santa Maria Rotonda. — Le Panthéon de Paris, commencé en 1758 par Soufflot, fut d’abord destiné à former l’église de Ste-Geneviève ; lors de la révolution de 1 789, il fut consacré à recevoir les restes des grands hommes de la France et reçut cette inscript. -.Aux grands hommes lapatriereconnaissante. Rendu au culte sous la Restauration , il retourna en 1830 à sa préoéd. destination; il aété définitivein. restitué au culte par Napoléon 111.
PANT1CAPEE, Panticapœum , auj. Kertch , ville de Tauride , sur le Bosphore Cimmérien , était d’origine milésienne. Elle jouit pendant un temps de l’indépendance, mais finit par devenir sujette des rois du Bosphore, qui en firent leur capitale. C’est là que mourut Mithridate et que régnait Pharnace.
PANTIN, ch.-l. de cant. (Seine), près du canal de l’Ourcq, et dubois de Romainville; 1,200 hab. Aux env., carrières de moellons et de pierres à plâtre.
PANTOJA, peintre espagnol. Voy. la cruz.
PANV1N ou PANVINIO (Onuphre), savant, né à Vérone en 1629, mort en 1668, fut ermite de saint Augustin , professeur de théologie à Florence (1554), attaché à la bibliothèque du Vatican sous Marcel II, et laissa beaucoup d'ouvrages d’histoire et d’antiquités, entre autres : Epitome romanorum pontificum usque ad Paulum IV, Venise, 1567, in-4, Heklelberg, 1588, in-fol.; Fasti et triumphi Romanorum , Venise, 1657, in-fol.; De Triumpho , Venise, 1573, in-fol.; De Sibyllis et carminibus sibyllinis , Venise, 1567, in-8, etc.
PANYASIS, ancien poëte grec d’Halicarnasse, auteur d’un poëme (auj. perdu) sur les 12 travaux d’Hercule, vivait au commencement du v* siècle av. J.-C. et fut mis à mort par Lygdamis, roi de Carie. Il était oncle d’Hérodote. On a des fragm.de P.
PANZER (Georges-Wolfgang-François), ministre luthérien, né à Sulzbach en 1729, mort en 1805, s’est fait connaître comme bibliographe, et a laissé : Annales lypographici ab artis inventes origine , Nuremberg, 1793-1803, 11 vol. in-4, etc., etc.
PAO-KING, ville de Chine (Hou-nan), par 27° 4’ lat. N., 109° long. E.; ch.-l. de dép.
PAOLA ou PAULE, ville du roy. de Naples (Calabre Citér.), sur la mer Tyrrhénienne, à 23 kil. N . O. de Cosenza; 4,900 hab. Couvent de Minimes. Patrie de saint François de Paule.
PAOL1 (Pascal), célèbre général corse, né en 1726 aux environs de Bastia , suivit à Naples son père exilé, y fut élevé dans la haine du nom génois, fut quelque temps au service de Naples, rentra en Corse vers 1763, fut, bien qu’absent, proclamé chef de File en 1755, soutint avec courage la lutte contre les Génois, et finit par leur enlever tout l’intérieur de File. Prenant alors le rôle de législateur, il réorganisa la justice , perfectionna les monnaies, les poids et mesures, l’instruction, l’agriculture, le commerce, réprima ou combattit l’abus de la vendetta et invita J. -J. Rousseau à venir l’éclairer dans ses travaux régénérateurs. Quand Gênes eut cédé la Corse à la France (1768), il tenta, mais en vain, de résister à la nouvelle puissance, et fut vaincu par le comte de Vaux ; il trouva un refuge en Angleterre. AppcU en France en 1789, il reçut avec le titre de lieute nant-général le commandement militaire de son pays, mais il se brouilla plus tard avec la Convention, qui le mit hors la loi (1793); il offrit alors la Corse au cabinet de St-Jamesqui accepta l’offre, mais qui donna la vice-royauté de l’île à un autre. Paoli alla néanmoins se fixer en Angleterre, et mourut aux environs de Londres en 1807. H laissa par son testament des sommes considérables pour fonder dans sa pairie des écoles, qui sont aujourd’hui florissan-