‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 821 sur 1261 · PA PI · texte numérisé non relu

PA PI

ceux d avril et de mai (6 vol.). On lui doit de plus Propylæum ad Acla Sanctorum Maii , in-fol., etc. PAPE1TI, baie et port de l’île d’Otaïli.

PAPELS (pays des), en Sénégambie, au S. de la riv. de Santo-Domingo ; ville principale, Caehao.

PAPENBOURG, ville du Hanovre, à 40 kil. S. d’Embden, sur un canal qui communique à l’Ems; 5,230 hab. Chantiers de construction; navigation active (100 bâtiments de 25 tonneaux environ). PAPESSE JEANNE. Voy. jeanne.

PAPHLAGONIE, Paphlagonia , auj. livahs de Kaslamouni, de Kiangari, etc., région de l’Asie Mineure, sur la côte N., entre la Bithynie et le Pont, bornée au S. par la Galatie, avait pour villes principales : Amastris, capit. Gangra et Sinope. — La Paphlagonie ne fut jamais comprise que nominalement dans la monarchie médo-persane. Alexandre l’entama à peine ; sous ses successeurs elle devint un royaume particulier. Parmi ses rois on distingue Morzès en 179 av. J.-C. ; Pylémène I , vers 131 -, Pylémène II , qui mourut vers 121 . Ce dernier légua sesétats au pèrede Mithridale-le-Grand.Ce pays devint dès lors un sujet de guerre entre les rois de Pont et ceux de Bithynie. Les Romains, vainqueurs de Mithridate , la réduisirent en province romaine, et la réunirent à la province de Pont, 63 av. J.-C. Elle fit partie, sous Dioclétien, du diocèse de Pont, et devint, après H6raclius, un des thèmes de l’Orient.

PAPHOS, nom commun à deux villes de l’île de Cypre, dites Y Ancienne Paphos et la Nouvelle Paphos. La première était sur la côte O. de l’île, et devait son origine à des Syriens ou Phéniciens. Vénus, dit-on, ou plutôt la planète Astaroth, y était adorée sous la forme d’un bloc conique noir, qu’on présume avoir été un aérolithe. Son temple rendait des oracles. Le grand-prêtre était le premier après le roi. Pococke a trouvé sur son emplacement beaucoup de ruines. — La deuxième, auj. Dafa, était sur le rivage, à 15 kil.N.O.delaprécéd.;elle avait un bon port , un beau temple. On en attribuait la fondation à l’arcadien Agapénor, qui l’aurait bâtie en revenant de Troie. Souvent ravagée par les tremblements de terre, elle fut relevée une fois par Auguste, et prit de là le nom d’Augusta, C’est à Paphos que S Paul convertit Sergius Paulus. PAPIA, nom latin de pavie.

PAPIAS (S.), disciple de saint Jean l’Evangéliste, et évêque d’HiérapIe (Phrygie), est auteur d’une Explication des discours du Seigneur , dont il existe des fragments, et où l’on trouve des renseignements précieux; il passe pour avoir répandu le premier les idées des Millénaires. 11 mourut ers l’an 156. On le fête le 12 février. — Un autre l apias rédigea au xi* s., vers 1053, un Vocabulariurn iat.. Milan. 1176, in-f., précieux mormm. de l’époque.

PAPILLON (Almague), poète, né à Dijon en 1487, mort en 1559, fut, comme Clém. Marot, valet de chambredeFrançoisI,etsuivitle roien Espagnedans sa captivité. On a de lui : le Nouvel Amour ; Victoire et triomphe d.' Argent contre le dieu d' Amour, etc.

papillon (Marc de) , seigneur de Lasphrise , poète, né à Amboise en 1555, mort vers 1599 , servit longtemps et avec distinction , puis se retir a pour cultiver les lettres. On a de lui : Amours de Théophile , Amours de Noémi, la Nouvelle inconnue (imitée de Boccace) , des élégies, des poésies chrétiennes pleines de verve et d’imagination.

papillon (Philibert) , chanoine, né à Dijon en 1666, mort en 1738, est auteur de Mémoires et Observations sur la Bourgogne, de la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne , 1742-45, 2 vol. in-fol.

papillon (Jean), né à Rouen en 1639, mort en 17 10, s’est distingué dans la gravure, ainsi que Jean et J.-Nic., ses deux fils; J. -Baptiste et J.-B.-Michel, ses neveux. On estime surtout Jean, le jeune, inven-

PAPO

historique et pratique de la gravure en bois , Paris, 1760, grand in-8.

PAPIN (Denis), célèbre physicien, né à Blois en

I ji/ , exerça d abord la médecine à Paris avec succès.

II s’occupa beaucoup de physique , se lia en Angleterre avec Boyle, qui l’associa à ses belles expériences sur la nature de l’air, professa les mathématiques à

université de M&rbourg, devint en 1 699 correspondant de 1 Académie des Sciences de Paris, et mourut V- 171 1. laissant, outre un grand nombre de Lettres et Mémoires disséminés dans le Journal des Savants . dans les Transactions philosophiques, et les Acm eru* ditorum, divers ouvrages, entre autres, Manière d'amollir les os, etc., Paris, 1082,in-12.Jlest le premier qui ait connu toute la puissance de la vapeur, et le parti qu’on en pouvait tirer pour les machines: tout le monde connaît son Digesteur , dit vulgai • rement marmite de Papin , dont les autoclaves ne sont qu’un perfectionnement. — Isaac Papin, son cousin, 1657-1709, théologien protestant, eut avec Jurieu de grandes disputes, à la suite desquelles il passa en Angleterre et en Allemagne ; puis il revint en France , ou il abjura entre les mains de Bossuet* 1690. Ses Œuvres forment 3 vol. in-12, Paris, 1723.

PAPIN1EN, Æmilius Pap inianus , le premier jurisconsulte de l'antiquité, né en Phénicie vers 1 42, fut avocat du fisc sous Marc-Aurèle,puis préfet du prétoire

sous Septime-Sévère;défenditGéta contre Caracalla, et

eut latête tranchée par ordre de celui-ci, en 2 12, pour avoir refusé de faire l’apologie du fratricide dont ce prince s’était souillé. Il avait composé de nombreux ouvrages (37 liv. de Questions, dissertations sur des points de droit; 19 liv. de Réponses , consultations sur des cas particuliers ; 2 liv. de Définirons, maximes générales de droit) ; il n’en reste que des fragments, soit dans les Pandectes, soit dans la Collatio Mosaïcarum et Romanarurn legum (Cujas les a réunis et commentés). Ces écrits formèrent dans les écoles romaines la base du haut enseignement. Papinien jouit d’une telle autorité, que ses décisions faisaient loi, et qu’en cas'de partage, son opinion devait prévaloir, yueiques-unsiielnf donnent a tort que 37 ans de vie. j PAP1RIUS ou PAPISIUS, nom de deux familles romaines, l’une patricienne et l’autre plébéienne ; la première se divisait en six branches : les Crassus , les Mugillanus, lesCursor, les Maso, les Prætextatus et les Pætus ; quant à la deuxième, la plus connue est celle des Carbon.

papirius (L.) cuhsor, maître de la cavalerie en 340 av. J.-C., consul en 325, 319, 318, 314, 312, dictateur en 323 et 308, se signala contre les Samnites, les Sabins et les Prénestins; introduisit dans son armée la discipline la plus sévère , répara la honte des Fourches Caudines en reprenant Lucérie (320) , et s’acquit le renom du plus habile général des Romains. La sévérité de Papirius en matière de discipline était telle, qu’en 323 il condamna à mort Fabius, son maître de cavalerie, pour avoir livré bataille malgré sa défense : il fallut les prières du peuple entier pour soustraire Fabius à cette sentence, bien qu’il eût été victorieux. — L. Papirius Cursor son fils, consul en 293 et 272 av. J.-C., remporta la victoire d’Aquilonie en 293 sur les Samnites , et les battit encore, ainsi que les Lucaniens et les Brutiens en 271. — C. Papirius Maso, consul en 230 av. J.-C. , réduisit en provinces romaines la Sardaigne et la Corse déjà soumises depuis 237, mais sans cesse en révolte. N’ayant pu obtenir du sénat d’entrer en triomphe à Rome, il fit la cérémonie triomphale sur le mont Albain, exemple qui depuis fut suivi fréquemment.

PAPIRIUS CARBO. Voy. CARBON.

PAPISTES, nom que donnent aux Catholiques les partisans de la religion réformée.

PAPOUASIE, dite aussi Terre des Papous ou Nouvelle- Guinée , grande île de l’Australie ou Océa-

ii. S5

Jeur du trusquin, et J. -Baptiste, auteur d un Traité

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