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nie centrale, est beaucoup plus longue que large : elle s’étend de 117° à 148° de long. E., mais ne va que de 1° lat. N. à 1° 30’ lat. S. Les naturels ont les membres grêles, mais sont moins laids que d’autres nègres océaniens. Ils sont assez adroits navigateurs. Ce sont les seuls nègres du monde maritime qui aient des temples et des idoles. Dans les montagnes sont les Arfakis ou Endamènes, bien plus barbares et qui pourtant se partagent entre Uagriculture et la chasse. Les Chinois visitent la côte N. O. de la Papouasie pour en tirer de l’écaille de tortue, des peaux d’oiseaux de paradis, des esclaves.
papouasie (Archipel de la). 11 est formé d’abord de la Papouasie propre, puis du groupe de Waigiou (Salwatti, Gamen, Batlantaet Waigiou) soumis au sultan de Tidor, des groupes d’Arrou, de Freewill, de Geilwink, des petits archipels de Dampier, de Schoutten , enfin de l’tle de Guébé (ou Goby), placée presque sous l’équateur.
PAPPENHEIM, ville de Bavière (Rezat), sur l’Altmühl, à 19 kil. S. de Nuremberg; 2,400 hab. Titre d’un comté. — Les comtes de Pappenheim portaient le titre de maréchaux de l’empire. Un membre de cette famille, Godefroy Henri, comte de Pappenheim, zélé catholique, fut un des généraux les plus distingués des Catholiques dans la guerre de Trente- Ans. 11 fut tué à Lutzen en 1632, n’ayant que 38 ans.
PAPPUS, mathématicien d’Alexandrie, qui vivait vers la fin du iv« siècle de J.-C., a laissé sous le titre de Collections mathématiques, en grec, un recueil qui ne nous est pas parvenu dans son entier ; néanmoins il est précieux tant par les démonstrations qu’il contient que par les fragments qu’il nous a conservés d’auteurs perdus; il a été publié à Pesaro, 1688, in-fol., avec une trad. lat. de Commandino, et à Bologne, 1660, in-fol., avec des augmentations. Il en a été trouvé de nouveaux fragments par Wallis et par H.-J. Eisenmann, qui ont paru à Paris, 1824. Un a aussi un abrégé latin d’une Géographie de Pappus, dont l’original est perdu.
PAQUE (la), du mot hébreu paschah, c.-h-d. passage, fête des Juifs et des Chrétiens. Elle fut instituée par Moïse en mémoire de la sortie d’Egypte et du passage de la mer Rouge; elle durait 7 jours, du 16 au 22 du mois de Nisan. La cérémonie principale consistait, dans chaque famille, à manger avec du pain sans levain un agneau ou un chevreau de l’année ; on teignait les portes du sang de la victime. On devait aussi venir sacrifier au temple. Une foule d’Israélites se rendaient à Jérusalem dans ce but au temps de la Pâque. Cette époque de l’année était 3hez les Juifs un temps de réjouissances. On délivrait à cette occasion un condamné à mort. — Chez les Chrétiens, la Pâque se célèbre en mémoire de la résurrection de J.-C. Dans l’église primitive, on disputa beaucoup sur l'époque à laquelle il fallait placer cette fête : les uns la mettaient le même jour que les Juifs; les autres, si elle tombait un autre jour que le dimanche, la reportaient au dimanche suivant. Le concile de Nicée décréta en 326 que la fête serait mobile et aurait lieu chaque année le premier dimanche après la première pleine lune qui suivrait l’équinoxe du printemps.
PAQUE (île de). \oy. vai-hou.
PARA ou GRAM PARA (prov. de), la prov. la plus septentr. du Brésil, en4re3°lat. N.-8° lat. S. et 47°-73° long. O., a pour bornes au N. la Guyane et la rép. de Vénézuela, à 10. celles de la Nouv.-Gre- ,nadeet de l’Equateur, au S. la prov.de Mato-Grosso, à l’E. celles de Goyaz et de Maranhao, et au N. E. l’Océan: 3,600 kil. de 10. à l’E., 1,620 du N. au S.; 200,000 hab. Division, 3 comarqu.es : Para, Marajo, Rio-Negro; ch.-l., Para ou Belem, Villa-de-Monforte, Barro-do-Rio-Negro. Sol plat, très arrosé (par l’Amazone et ses grands affluents de droite) et très fertile, mai3 peu cultivé : climat très chaud, forêts
immenses. On y trouve toutes les productions du Brésil.— La comarque de Para a pour villes principales (outre Belem), Santarem, Villaviçosa, Gurupa, Souzel, Obidos, Pinhel, Pombal, etc.
para ou belem, ville du Brésil. Voy. belem.
PARACATU, riv. du Brésil (Minas Geraes), coule à l’E. N. E., et tombe dans le San Francisco : cours, 400 kil. Elle donne son nom à une comarque du Brésil, qui a pour ch.-l. Paracatu-do-Principe.
PARACELSE (Auréole-Phil.-Théophraste bombast de hohenheim, dit), prétendu thaumaturge, naquit en 1493 à Einsiedcln (dans le canton de Schwitz), voyagea longtemps dans toute l’Europe, se fit de la réputation par de belles cures, s’établit à Bâle en 1627, y fut nommé professeur de médecine et attira d’abord beaucoup d’élèves, tant parce qu’il faisait son cour? en langue vulgaire que par l’éclat et l’emphase de sa parole. Il prétendait faire révolution en médecine et détruire l’autorité d’Hippocrate, de Galien, d’Avicenne; mais bientôt il laissa apercevoir le vide profond de ses déclamations, et perdit à la fois ses malades et son auditoire; prenant alors le métier de médecin ambulant, il promena sa science de ville en ville jusqu’à Salzbourg, où il mourut en 1641, à l’hôpital de St-Etienne. Il prétendait avoir trouvé le secret de prolonger la vie et de faire de l’or. Il croyait à la magie , à l’astrologie et expliquait les maladies par l’influence des astres. La médecine lui doit l’opium, l’emploi du mercure, et plusieurs préparations chimiques; mais ses extravagances, son charlatanisme éhonté, ses prétentions thaumaturgiques ont jeté une ombre fâcheuse sur son caractère comme sur son mérite. Ses Œuvres complètes (en latin) forment 3 vol. in-fol., Genève, 1668.
PARACLET, c.-à-d. en grec consolateur , nom spécialement affecté au Saint-Esprit, l’une des trois personnes de la très-sainte Trinité.
PARACLET, village de l’ancienne Champagne (Aube), à 7 kil. S. E. de Nogent-sur-Seine : c’est là que se retira Àbeilard pour y trouver quoique repos; il y fonda en 1123 un célèbre monastère dont Héloïse fut la première abbesse. 11 le nomma Paraclet (consolateur) en mémoire des consolations qu’il y reçut de ses disciples, qui vinrent le trouver jusque dans eette solitude. Le tombeau d’Abeilard et d’Héloïse, qui s’y trouvait jadis, a été transféré depuis au Musée des Petits-Augustins à Paris, et plus tard au cimetière du Père-Lachaise.
PARADAS, ville d’Espagne (Séville), à 5 kil. S. O. de Marchena; 4,320 hab. Château des ducs d’Arcos.
PARADIS TERRESTRE. Voy. eden.
PARÆTON1UM , auj. Al-Bareloun , ville et port de Libye, dans la Marmarique, à l’O. d’Alexandrie. Sous l’empire, elle fut comprise dans l'Égypte.
PARAGOA, une des Philippines. Voy. palaouan.
PA RAGUA, deux riv. de l’Amérique du Sud: l’une, dans le Vénézuela, coule au N. E., au N., à l’E., puis tombe dans le Caroni à Barceloneta; cours, 900 kil.; l’autre dans le Brésil (Mato-Grosso), se perd dans le Guapore; cours, 700 kil.
PARAGUASSU, riv. du Brésil (Bahia), sort de la Sierra das Aimas et se perd dans la baie de Tousles-Saints : 600 kil.
PARAGUAY, état de l’Amérique du Sud, au N. des Piovinces-Unies du Rio de la Plata, à l’O. du Brésil : 900 kil., du N. au S., sur 265. Population en 1855, environ 600,000 hab. Chëf-Ueiv, l’Assomption (ou Asuncion). Division, une vingtaine de cercles, plus la mission du Parana. Sol plat, sauf quelques montagnes. Beaucoup de rivières (le Parana et ses affluents, notamment le Paraguay). Climat varié, tour à tour humide et chaud, puis sec et frais. Forêts; rhubarbe, vanille, maté (ou thé du Paraguay), canne à sucre, coton, cocotier, quinquina, patates, légumes, miel, etc. Les blancs forment la plus grande partie de la population; les Indiens (presque loua