PARA
Guaranis), en font un 10* etlesmétisle reste. La langue usuelle, môme parmi les blancs, est le guarani. Le gouvernement est despotique: le chef, qui fut longtemps le docteur Francia, porte le titre de dictateur. L’entrée de l’état est interdite à tout étranger sous des peines sévères. L’armée se compose d’une trentaine de mille hommes. On ne sait presque rien sur les finances et l'intérieur du pays tel qu’il est constitué aujourd’hui. Le catholicisme est la seule religion. — Le Paraguay a été découvert en 1526 par Sébastien Cabot, conquis par Alvar Nugnez (1535), et initié à la civilisation par les missions de Jésuites espagnols, fondées sur la droite du Parana, au S. O. de l’Assomption ; les Jésuites s’y rendirent presque indépendants et y formèrent un état théocratique qui dura depuis 1556 jusqu’au moment où leur ordre fut expulsé de tous les étals espagnols, en 1767 ; l’entrée en était dès lors interdite aux étrangers. Même sous la domination des Jésuites, le Paraguay formait toujours un district de la grande vice-royauté espagnole de la Plata. En 1750, l’Espagne céda le pays aux Portugais en échange de la colonie du Saint- Sacrement. Toutefois le Portugal ne put y faire goûter sa domination, et en 1777 un traité rendit le Paraguay à l’Espagne. Par suite du mouvement insurrectionnel général de l’Amérique espagnole, le Paraguay devint indépendant en 1809. Bientôt Francia s’y mit en possession du pouvoir, d’abord avec le titre de consul (1813), puis avec celui d c dictateur (1814). 11 a su s’y maintenir jusqu’à sa mort,arriv. en 1840 , et a fait tourner son despotisme au profit de l'industrie du pays. Comme les Jésuites, il ferma le pays à tous les étrangers. Depuis sa mort, let communie, ont été rétablies par le président (Lopez) .
Paraguay, très grande riv. de l’Amérique du Sud, naît au centre de la prov. de Mato-Grosso (Brésil), traverse le lac de Xarayes, sépare le Paraguay (auquel il donne son nom) de divers États Argentins, reçoit le Pilcomayo et le Rio-Grande ou Vermejo, et tombe dans le Parana un peu au N. de Corrientes, après un cours d’environ 1,800 kil.
PARAHYBA, ville du Brésil, ch.-l. de la prov. de Parahyba , sur un fleuve de môme nom , par 37° 5’ long. O., 6° 49’ lat. SM à 2,100 kil. N. E. de Rio-de-Janeiro : de 2 à 3,000 hab. Récifs dans le voisinage. — La province de Parahyba est une des moins vastes du Brésil; elle est sur l’Atlantique entre les provinces de Rio-Grande-do-Norte et de Pernarnbouc ; 250,000 hab. Très montagneuse. Sol fertile, climat tempéré.
PARALE, galère sacrée que tous les ans les Athéniens expédiaient à Délos, chargée d’offrandes et de personnes qui devaient accomplir aux autels d’Apollon et de Diane des cérémonies sacrées. Ce voyage s’appelait théorie , et les voyageurs théores. Pendant l’absence du navire, on ne pouvait mettre à mort nul condamné. C’est ainsi qu’il s’écoula un mois entre la condamnation et la mort de Socrate.
PARALIPOMÊNES (c.-à-d. choses omises), titre de deux livres de l’ Ancien Testament, vulgairement attribués à Esdras, et où se trouvent des détails qui avaient été omis dans les quatre livres des rois.
PARAMARIBO, capit. delà Guyane hollandaise, sur le Surinam, à 400 kil. N. O. de Cayenne, par 57° 44’ long. O., 5° 35’ lat. N., à 9 kil. de la mer; 20,000 hab. Port sûr et commode. Société littéraire , collège, etc. Fondée en 1673; incend. en 1820.
PARAMYTHIA, v. de Turquie (Roumélie), à 46 k. S. O. de Janina; 3,500 h. Ch.-l. de district.
PARANA, gr. fleuve d’Amérique, bras principal de la Plata. V. plata — Nouv. capitale de la Républ. argentine, dans la prov. d’Entre-Rios; 15,000 hab.
SPARANAHYBA, riv. du Brésil (Goyaz), naît par 17* lat. S., 49° long. O., coule au S. O. et se joint au Rio-Grande pour former le Parana, par 20° lat. S. et 53* long. O. ; cours , 900 kil. Autre riv.