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à 26 kil. N. 0. de Palencia; 5,500 hab. Corroieries.
PAREJA (J. de), peintre, né à Séville en 1606, mort en 1670, fut longtemps esclave du fameux Vélasquez, s’exerça secrètement chez lui au dessin et à la peinture, suivit son maître en Italie et revint avec lui ; il fut affranchi à la demande de Philippe IV qui avait admiré son talent. Il n'en resta pas moins toujours attaché à Vélasquez, et plus tard à sa tille. Son chef-d’œuvre est la Vocation de saint Matthieu.
PARENN1N (Dominique), Jésuite, né en 1665 à Bussey près de Pontarlier, mort en 1741, fut envoyé comme missionnaire à la Chine (1698) et y resta jusqu’à sa mort. Il jouissait d’un grand crédit auprès de l’empereur Kang-hi. Il a laissé des cartes de l’empire chinois (dans la Chine de Duhalde), et une Correspondance avec Mairan, 1759.
PARENTJS, ch.-l. de cant. (Landes), à 67 kil. N. E> de Mont-de-Marsan; 1,500 hab.
PARENZO, ville des États autrichiens (lllyrie), sur l’Adriatique, à 65 kil. S. de Trieste ; 4,000 hab. Evêché, cathédrale. Bon port.
PARESSEUSE (mer), en latin Piyrum Mare, partie de la mer Baltique où se trouve auj. l’archipel danois, est ainsi nommée sans doute parce qu’elle gèle souvent sur ses bords ou que ses eaux sont basses sur beaucoup de points. — On désigne aussi sous ce nom la mer Glaciale.
PARÉTACÈNE, vaste contrée de l’empire des Perses, au N. des monts de la Perside et au S. E. de la Médie, n’était qu’un immense désert lié à ceux de la Médie et de la Carmanie : Aspadane à l’E., Ecbatane des Mages au N. E. semblent en avoir été les villes principales.
PAREUS (Philippe wængler, dit), philologue, fils de David Pareus, professeur de théologie protestante à Heidelberg, était né en 1576 à Hemsbach (près de Worms), et mourut vers 1648. Il étudia sous Théodore de Bèze, enseigna les humanités à Neuhausen, puis fut recteur des écoles de Neustadt et de Hanau. On lui doit d’excellents travaux sur Plaute , Plauti comœdiœ cum notis perpetuis , 1610; Lexicon Plautinum , 1614; Electa Plautina , 1617, etc. — Son fils, Daniel Pareus, né vers 1605 à Neuhausen, mort en 1635, tué par des voleurs, fut professeur d’humanités à Kaiserslautern ; il a édité Musée , Quintilien , Hèrodien , Lucrèce , Héliodore, a donné un Lexicon Lucretianum , 1631 , et plusieurs ouvrages d’histoire.
PARFAICT (François et Claude, dit les Frères ) , nés à Paris , ont donné ensemble V Histoire générale du Théâtre Français , Paris, 1743, 2 vol. in-12. On doit de plus à l’aîné : Histoire de l’ancien Théâtre Italien , 1753, in-12; Histoire de l’Opéra (manuscrit); Histoire des théâtres de Paris , 1756-67, 7 vol. in-12, et quelques pièces de théâtre.
PARFAIT (saint), martyr, né à Cordoue vers 800 , assista les Chrétiens opprimés par les Mahométans, et excita ainsi la fureur de ces derniers, qui le mirent à mort en 850. On l’honore le 18 avril.
PARGA , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 80 kil. S. O. de Janina , vis-à-vis de l’île de Paxo; 4,000 hab. Citadelle sur un rocher. LesParganiotes, assiégés par Ali - Pacha en 1814 , avaient appelé les Anglais à leur secours, et avaient demandé à réunir leur territoire à la république des îles Ioniennes ; mais ceux-ci les livrèrent à Ali-Pacha. Les habitants indignés quittèrent leur ville plutôt que de vivre sous la domination turque, 1819.
PARIA, ville de Bolivie (Oruro) , à 40 kil. S. O. d’Oruro ; plomb, étain, argent; eaux thermales. Elle donne son nom au lac de Paria , qui communique par le Desaguadero au lac Titicaca; 16 kil. sur 9.
paria (golfe de), golfe de la mer des Antilles, entre la côte N. E. du Venezuela et l’île de la Trinité ; 150
'>Anr ^ reçoit plusieurs bras de l’Orénoque.
t ARIAS, «lits aussi Chandalas, nom donné par
les Hindous aux individus qui se sont fait chasser de leur caste. Ils forment une classe à part, universellement méprisée, et qui est comme le rebut de toutes les castes. Elle se recrute de tous les malheureux qui ont violé les lois religieuses ou civiles. Persécutés par tous les autres Hindous , les Parias ne peuvent habiter l’intérieur des villes, se baigner dans les eaux du Gange, ni exercer aucune profession un peu relevée ; leur contact est regardé comme une souillure. La civilisation européenne n’a pu encore adoucir le sort de ces infortunés.
• P AIUG1NE-L,E\ ËQUE, bourgdu dép.de la Sartlie à 17 kil. S. E. du Mans; 3,377 hab. Toiles, papier.
PAR1MA, riv. du Brésil (Para) , coule àl’E. et au S. O., traverse un lac de même nom, et tombe dans le Rio-Negroà20 kil. de Carvoeiro. Cours, 1,200 kil.
PARÏME (monts), ou Monts de G uyanc, occupent la partie S. 0. du ci-dev. dép. colombien de l’Orénoque. Ils donnent naissance à FOrénoque et au Rio-Parima.
PARINA, cap du Pérou, dont il forme la pointe la plus occidentale, par 4° 42’ lat. S., 83° 45’ long. O.
PARIN1 (Jos.), poète italien, né en 1729 à Bosizio (Milanais), mort en 1799, fut d’abord copiste chez un procureur, puis entraau séminaire. Il se fixa à Milan, y acquit d’abord un nom comme critique (1756), et s’annonça comme poète par la publication de son Matin (1763), fut mis par le comte Firmian à la tête d’une feuille périodique, puis occupa une chaire de belles-lettres à laCanobbiana de Milan. Il s’était montré grand partisan des idées libérales en 1796, mais il ne tarda pas à être désenchanté. On a de lui des Odes estimées et un poème intitulé les Quatre parties du jour à la ville , satire gracieuse et légère. On a donné à Milan ses CEuvres complètes , 1801-4, 6vol. in-8.
PARIS, Lutetia et Parisii en latin, capitale de la France, sur la Seine, qui la coupe en deux parties inégales dont la plus forte est au N., et qui y forme trois îles, la Cité, l’île Saint-Louis, l’île Louviers (cette dernière vient d’être jointe à la rive droite), par 48° 50’ 14” lat. N., et 0° long, (le méridien de l’Observatoire de Paris sert aujourd’hui de point de départ pour la détermination des longitudes; il est à 20° 30’ long. E. de l’île de Fer, par laquelle passait autrefois le 1er méridien, età2° 20’ long. E. de celui de Greenwich). Paris est à 379 kil. S. E. de Londres, 1,320 N. O. de Rome, 1,595 N. O. de Nazies, 1,290 N. E. de Madrid, 1,230 N. O. de Vienne 2,700 S. O. de St-Pétersbourg. Entouré d’un mur d’octroi qui a 23,753 m., Paris est défendu par une enceinte fortifiée de 39 k. et par 13 forts détachés. Sa pop. fixe est de 996,067 hab. (1852); mais il a plus d un million d’hab.,en y comprenant la population flottante. Superficie: 34,398,800 mètr. carr. Paris est la résidence habituelle du souverain et des Chambres, des ministères, de toutes les grandes administrations centrales, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil d’Êtat, etc. Elle est en outre le siège d'une Cour impér. et d’un tribunal de lre instance, de la lre division militaire, d’une Académie universitaire , d’un archevêché (le siège épiscopal, qui remonte au nr siècle au moins, n’a eu que le titre d’évêché jusqu’en 1622). Paris a été jusqu’en 1860 divisé en 12 arrondissements; à cette époque le nombre en a été porté à 20 (V. le Supplément). On y compte au moins 60 places, 1 100 rues, 32 passages, 56 barrières, 10 ports, 24 ponts, 35 quais, 6 halles, 38 marchés, plus de 40 églises, plus, temples protestants, une synagogue, 90 fontaines monumentales, un puits artésien (à l’abattoir de Grenelle), plus de 20 hôpitaux, un canal (le canal St-Martin), des chem . de fer pour St-Germain,V ersailles, Orléans, Rouen et le Havre, Lille, Strasbourg, Lyon, Rennes, etc. Les rues, surtout dans les anciens quartiers, sont en général étroites, et les maisons élevées. Les quartiers les plus populeux, et aussi les plus pauvres, sont ceux de Saint-Marceau, de Saint-Antoine.