‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 826 sur 1261 · PARI — 1349 — PARI · texte numérisé non relu

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de la Cité : la population indigente de Paris monte à plus de 70,000 âmes. Les quartiers Montmartre, SainGDenis, de la Bourse, du Palais-Royal sont les plus commerçants; ceux de la place Vendôme, de la Chaussée-d'Antin, de la Madeleine, sont en général la résidence des riches et des banquiers ; au faubourg Saint-Germain réside surtout l’aristocratie ancienne. Nous nommerons : parmi les places, celles du Carrousel, de la Concorde, où se trouve l’obélisque de Luxor; la place Vendôme, ornée d’une eolonne fondue sous l’Empire avec les canons pris à l’ennemi, et surmontée de la statue de Napoléon ; la place du Châtelet, avec une statue de la Victoire ; la place Royale, avec une statue équestre de Louis XIII; la place des Victoires, avec une statue équestre de Louis XIV; la place de la Bastille, avec une colonne érigée en mémoire de la révolution de 1830; la place de la barrière du Trône, le Charap-de-Mars ; — parmi les rues, celles de Rivoli, de Castiglione, de la Paix, du Mont-Blanc, Royale, Tronchet, Vivienne, Richelieu, Saint-Louis au Marais, Louis- Philippe, Rambuteau, etc., remarquables pour leur neauté ; les rues Saint-Denis, Saint-Martin , Saint- Honoré, remarquables pour leur étendue ; — parmi les passages, ceux de l’Opéra, de Choiseul, Vivienne, Colbert, des Panoramas, Véro-Dodat, du Saumon ; — parmi les ponts, ceux d’Austerlitz, d’Iéna, du Carrousel , Louis XV, des Arts, des Invalides, le pont Royal, le Pont-Neuf; — parmi les promenades, les jardins des Tuileries, du Luxembourg, des Plantes ou du Roi, la place Royale, les Boulevards, qui ceignent la ville entière : ceux du Nord (boulevards Montmartre, des Italiens, de la Madeleine), sont les plus beaux et les plus fréquentés; l’avenue des Champs-Elysées; les larges quais qui bordent d’un bout à l’autre de la ville les deux rives de la Seine, et qui pour la plupart sont plantés d’arbres (leur développement est d’au moins 25kil.); — parmi les édifices, le superbe palais du Louvre (construit par Louis XIV et lié au vieux Louvre), les Tuileries, anc. résidence de nos rois, le Par lais-Boval (dont les paieries louées au commerce forment unmagnifiquebazar), lepalaisduLuxembourg, auj. palais du Sénat, le Palais-Bourbon, où siègent les députés, le Panthéon, le Val-de-Grâce, l’Hôtel-des- Invalides , l’Ecole-Mililaire ,1a Bourse , la Banque, le Garde-Meuble, la Monnaie, le Timbre, l’Hôtel-de- Ville, agrandi et embelli tout nouvellement (1839- 41); l’hôtel du quai d’Orsay où siègent la cour des Comptes et le Conseil d’État ; l’hôtel de la Légiond’Honneur, les hôtels des divers ministères, des diverses ambassades , et beaucoup de superbes maisons particulières qui pourraient passer pour des palais; les arcs de triomphe de 1 Étoile , du Carrousel, les portes Saint-Denis et Saint-Martin; puis, en fait de constructions industrielles, le Grenier d’Abondance, l’immense Entrepôt général des vins, la Halle au Blé, que couvre une coupole en fer. Les plus belles églises sont Notre-Dame (cathédrale) , Saint-Sulpice, Saint-Eustache , Saint-Roch, Saint- Etienne, Saint - Germain - l’Auxerrois, Saint - Germain-des-Prés, Saint- Paul, la Madeleine et Notre- Dame-de-Lorette. Les principaux théâtres, au nombre de plus de vingt, sont : l’Académie impériale de Musique ou Opéra, l’Opéra Italien (auj. salle Ventadour), le Théâtre Français, l’Odéon (2« Théâtre Français), la Porte-Sain l-Marlin , le Gymnase, le Vaudeville, les Variétés, le Palais-Royal, le Cirque et les Panorama, Diorama, Géorarna, etc. ; parmi les jardins d’agrém., ceuxdeTivoli,de Beaujon (auj. détruits) et du Vauxhall sont les plus connus. — Parmi les hôpitaux ou hospices, les uns admettent toute espèce de malades (l’Hôtel-Dieu, la Charité, la Pitié, l’hospice Cochin), d’autres sont spéciaux (l’hôpital St- Louis, la Maternité, la Salpétrière, les Quinze-Vingts, le Val-de-Grâce, etc.l. Parmi les marchés, il faut ci¬

ter celui des Innocents (le principal de tous) avec ses annexes, puis ceux de St-Germain, de la Madeleine, St-Martin, des Blancs-Manteaux, Maubert, etc. Aux portes de Paris sont 6 vastes cimetières dont le plus renommé est celui du Père-Lachaise ou de l’Est. Sous la partie mérid. de Paris s’étendent de vastes et antiques catacombes où ont été déposés, lors de la révolution, les ossements provenant des cimetières intérieurs de la capitale (celui des Innocents, etc.). — On trouve à Paris des établissements d’instruction de tous genres : des facultés de sciences, de lettres, de théologie, de droit, de médecine, qui forment l’Université la plus fréquentée peut-être du monde entier (on y compte au moins 8,000 élèves). Le haut enseignement y a de plus le Collège de France, le Muséum d’histoire naturelle et une foule d’écoles spéciales : école polytechnique, école normale, écoles de pharmacie, d’astronomie, des ponts et chaussées, des mines, de commerce, des beaux-arts, de musique et de déclamation dite Conservatoire , des langues orientales et d’archéologie , des chartes, d’industrie manufacturière, l’Athénée. On y compte 5 lycées ou collèges de l’Etat : Louis-le-Grand, Napoléon (HenrilV), St-Louis, Bonaparte (Bourbon), Charlema gne,l coll.municip.(Rollin'),l coll. partic.(Stanislas); nombre d’institutions privées; il faut y joindre les écoles des jeunes aveugles, des sourds-muets, etc.; plusieurs séminaires, dont le principal est le grand séminaire de Saint-Sulpice; beaucoup d’écoles primaires (mutuelles, des Frères, etc.), une école primaire supérieure, fondée par la Ville. Parmi les bibliothèques et autres collections, on remarque : lea Bibliothèques Impériale (la plus riche du monde), d Sainte-Geneviève, de l’Arsenal, Mazarine, de 1 Institut, de la Ville, du Muséum d’histoire naturelle ; les collections du Muséum (ménagerie, jardin botanique, collections de zoologie, de minéralogie, de géologie), l’Observatoire; lesMusées de peinture, sculpture, naval, des antiquités (tous au Louvre); le Musée du Luxembourg, le Musée d’artillerie, l'Arsenal, Je Dépôt de la guerre, le Dépôt général des cartes et plans de la marine, les plans en relief des places de guerre, le Cabinet de minéralogie (à la Monnaie), le Conservatoire des arts et métiers, le Cabinet d’anatomie (à l’Ecole de Médecine), la Galerie d’architect. (à l’Institut), le musée de Cluny, ta Galerie du Palais-Royal, etc. — Paris possède un grand nombre de sociétés savantes : d’abord l’ Institut, composé de cinq classes (l’Académie Française, 1 Académie des Sciences , l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres, l’Académie des Beaux-Arts, l’Académie de3 Sciences morales) ; puis les Sociétésphilomathique, linnéenne, géologique, asiatique, de statistique universelle, de géographie, de médecine, de pharmacie, d’agriculture, des progrès agricoles, de l’industrie française, etc. On y publie plus de 300 journaux ou recueils périodiques. L’industrie de Paris est immense et variée. Elle embrasse les tissus de toute espèce (fil, coton, soie, laines), la joaillerie bijouterie, orfèvrerie, coutellerie de luxe ; les orne ments en tout genre, les bronzes, porcelaines, papiers peints, verrerie, ébénisterie , tabletterie , passementerie, ganterie, bonneterie, quincaillerie, carosserie, sellerie, peausserie, tapisserie (manufactures des Gobelins et de la Savonnerie), articles de mode et de goût, Heurs artificielles ; produits chimiques ; instruments de physique, mathématiques, astronomie; horlogerie, imprimerie et librairie, gravures, lithographies; pianos et autres instruments de musique, etc. Les châles seuls forment un article de fabrication de 18 millions ; les meubles et objets d’orfèvrerie produisent plus de 7 millions. L’exportation manufacturière de Paris atteint 60 millions environ. Les revenus de la ville s’élèvent à près de 60 millions, et excèdent le budget d’une foule d’états importants.

Histoire . Lulèee n’était au temps de César qu’un

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bourg borné à la Cité: c’était la capitale des Parisii. {.avilie s’étendit un peu sur la rive gauche au temps de l’empire, et reçut le titre de cité. Julien, pendant qu’il commandait dans les Gaules (365-361), en fit sa résidence favorite ; son habitation était le palais des Thermes (dont on voit les débris rue de la Harpe). Valentinien etGratien y séjournèrent aussi, et c’est à peu de distance de Paris que le dernier perdit contre Maxime la bataille qui lui coûta l’empire (383). Quand Attila ravagea la Gaule, il sembla menacer Paris (461); mais sainte Geneviève réussit par ses prières a détourner le conquérant barbare (en mémoire de ce service, sainte Geneviève devint la patronne de Paris). Clovis, après la bataille de Soissona, entra dans Paris sans coup férir (486) , et 20 ans après il l’environna de murs et en ut sa capitale. A sa mort (611), Paris donna son nom à l’un des quatre, royaumes francs qui se formèrent de l’héritage de Clovis ; ce roy. échut à Ghildebert I, l’aîné des ûls. Les quatre royaumes, qui avaient été réunis en 568 par Clotaire 1, s’étant reformés à sa mort, en 661, Paris sembla assez important pour que dans le partage on stipulât qu'il appartiendrait en commun aux quatre frères. Dès 567 pourtant, sitôt que le roi de Paris Caribert I eut cessé de vivre , Chilpéric s’empara de la ville par surprise. Sous les derniers Mérovingiens, Paris fut la capitale de la Neustrie; sous Charlemagne, ce ne fut plus que le ch.-l. d’un comté; sous Charlesle-Chauve , le comté de Paris devint partie intégrante et principale du duché de France; les ancêtres de Hugues Capet furent à la fois, depuis Eudes, ducs de France et comtes de Paris. Au ix« siècle, Parisfut souvent menacé ou ravagé par les Normands (846, 856, 861): il subit un siège de 13 mois en 885; mais l’évêque Goslin et le comte Eude3 le défendirent vaillamment. Vers le même temps , d’horriblee famines (surtout en 850, 855, 868, 873, 896, 899, 340), décimèrent «a population. Sous Philippe î fut instituée la prévôté ; sous Louis VI, les écoles de Paris commencèrent à devenir célèbres ; sous Louis Vil la ville s’accrut considérablement. Philippe-Auguste üt commencer le pavage, bâtit la Halle, le vieux Louvre, fit clore la ville de murs. Dès 1200 fut fondée lTJniversité de Paris, la première qu'il y ait eu en Europe; elle compta jusqu'à 20,000 élèves. Sous Philippe-le-Bel le parlement fut établi à Paris (1302) ; et la même année y vit réunir les premiers états-généraux. Après les états -généraux de 1355, et pendant la captivité du roi Jean (1368), Marcel, prévôt des marchands, allait livrer Paris à Charles-le-Mauvais, quand il fut assassiné par Maillard; en 1381 éclata la sédition des Maillotins, qui fut punie cruellement par les ordres de Charles VI (1383). Quand commença la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons Paris fut déchiré par ces deux factions (1411-18), jusqu’à ce qu’il tombât aux mains du roi d’Anglelcrre(l420) , que le traité de Troyes venaitde déclarer héritier présomptif du trône de France. La ville ne fut reconquise sur les Anglais qu’en 1436. Paris jouit ensuite de 100 ans de tranquillité. Les supplices des Calvinistes ordonnés en 1534 par François T, puis la Saint-Barthélemy en 1572, et peu après les troubles de la Ligue rouvrirent la carrière de9 désastres. C’est à Paris qu'eut lieu la journée des Barricades, qui devait ôter la couronne à Henri 111 (1688). Deux fois Paris fut assiégé par Henri IV (1589 et 1693); enfin la ville aux abois ouvrit les portes au roi, après sa conversion. Pendant la minorité de Louis XIV, Paris prit une part «dolente aux troubles de la Fronde, et vit livrer bataille dans ses faubourgs. Louis XIV transféra à Versailles le siège de la cour et du gouvernement, qui ne fut rétabli à Paris qu’en 1789 (6 octobre). Dans la révolution, Paris fut de nouveau le théâtre dos discordes ; la prise de la Bastille (14 juillet 1789),

les journées des 6 et 6 octobre, la fédération au Lharrp-de-Mars (1 4 juillet 1 7901, les funestes journées du .% juin , du 10 août, du 21 janvier, du 31 mai" du 13 vendémiaire an IV (4 octobre 1795), du 18 fructidor an V (4 septembre 1797 ), etc. , se passèrent dans son sein. Sous l’empire, un calme profond règne dans Paris jusqu’en 1812, époque de la conspiration de Mallet. En 1814, la capitale est occupée par les alliés, après la perte de la bataille dite «e /J«r«^(30mars).L,emp. Napoléon y rentre bientôt (^0 mars 1815), mais cent jours après, la défaite de Waterloo . Y ramène l’ennemi et Louis XVIII (3 juillet iMOy. Enfin, c est à Paris qu éclatèrent les révolutions de juillet 1830 et do février 1848, et que fut proclamé le nouvel Empire, en 1852. Cette ville a reçu depuis cette époque des embellissements qui Font presque métamorphosée (achèvemen t du Louvre, proton/- de la ruede Bivoli^boulev. Sébastopol, etc.). De 1840 à 1846, elle avait été entourée de fortifications. Paris futdésolé par le choléra en 1832, 1839 et 1854.

AParisonteu lieu plusieurs conciles (en 825, 1104, 1310, 1395, 1398, 1408, etc.). — Nombre de traités ontété signés dans celte ville, notamment en 1229 (fin de la guerre des Albigeois, cession de la plus grande partie du comté de Toulouse à la couronne de France) ; en 1635 (ligne défensive et offensive de la France avec les Elats-Généraux de Hollande contre l’Espagne) ; en 1763, entre la France, l’Espagne et l’Angleterre, pour mettre fin à la guerre de Sept-Ans (la France cède à l'Angleterre le Canada, l’Acadie, le Cap-Breton ; l’Angleterre restitue à la France la Guadeloupe , la Martinique , Marie-Galante , etc.; l’Espagne obtient la restitution de Cuba et cède la Floride aux Anglais).. C’est encore à Paris que fil rent signés le Concordai avec le pape en 1801, les désastreux traités de 1814 et 1815, imposés à la France après les 2 chutes de Napoléon, enfin le trai té de 1856, par lequel Napoléon 111 replaça la France à la tête de l'Europe. — Parmi les hommes illustres nés à Paris figurent Molière, Kegnard, Boileau, J.«

B. Rousseau, Voltaire, La Harpe, Catînat, Eugène de Savoie. Arnauld, d’Alembert, Lavoisier, Marivaux, Beaumarchais, Mansard, David, Lekain, etc. Cü peut consulter sur l’histoire et la description de Paris: Félibien, Lobineau, Piuaniol delà Force, Sie-Foix^Mercie^Dulaure, St-Victor et M.Meiudre.

PARIS (comtes de). Ce titre fut créé au vin® siècle par Charlemagne. Robert-le-Fort , en épousant Adélaïde, veuve de Conrad, dernier comte de Paris, fit passer ce titre dans sa famille avec le duché de France (861), et le donna à son fils Eude3, qui fut couronné roi de France en 887. Ce titre fut porté par divers membres de cette famille jusqu’à l’avénement de Hugues Capet, arrière-petit-fils de Robert-le-Fort, qui réunit à la couronne (987) le comté de Paris en même temps que le duché de France. — Le titre de comte de Paris, éteint depuis plus de huit siècles , avait été rétabli par le roi Louis- Ptiilippe en faveur de son petit-fll3, Louis-Phi lippe- Albert (fils de son fils aîné), né en 1838.

PARIS, dit aussi Alexandre , fils de Priam et d’Hé* cube , célèbre par sa beauté et sa lâcheté, fut exposé en naissant, parce que sa mère avait rêvé qu’elle accouchait d’un flambeau qui mettrait en cendres l’Europe et l’Asie. Il fut sauvé par les soins d’Hécube, et passa sa jeunesse parmi les bergersdu mont Ida. Choisi pour juge entre Minerve, Junon et Vénus, il adjugea la pomme à cette dernière. Rentré dans la suite au palais paternel, il fut envoyé en Grèce potlr redemander Héaione, qu’avait enlevée Hercule, et ravit la belle Hélène, femme de Ménélas , roi de Sparte, qui l’avait accueilli à sa cour. Pendant la guerre de Troie, il offrit de se battre en combat singulier avec Ménélas, mais il prit la fuite devant ce héros. Il tua Achille en trahison, et fut lui-même blessé à mort par Pyrrhus ou par Philoctète. Il fut recueilb

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