‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 83 sur 1261 · ASCH · texte numérisé non relu

ASCH

et successeur d’Àbiam , proscrivit le culte des idoles, repoussa les Madianites et les Éthiopiens qui avaient envahi la Judée et battit Baasa, roi d’Israël, avec le secours de Ben-Adab, roi de Syrie.

ASAN, Bulgare, se mit, avec son frère Pierre , à la tête de ses compatriotes et secoua le joug des empereurs grecs, vers 1186: il régna conjointement avec Pierre, et périt assassiné vers 1195. — Il laissa un fils, Jean Asan , qui régna de 1215 à 1242 — Un autre Asan, son arriéré -petit- fils, régna quelque temps , et fit avec succès la guerre à Baudoin II , empereur latin de Constantinople; mais dégoûté du trône, il abdiqua et se retira vers 1280 à Constantinople, où il vécut en simple particulier. Cette famille est connue dans l’histoire sous le nom de dynastie des Asanides. Elle régnait à Widdin.

ASANGARO , ville du gouvernement de Buénos- Ayres, sur la rive N. du lac de Titicaca , au lieu où il reçoit l’Asangaro, donne son nom à un« province ; 3,000 hab.

ASAPH , Lévite et chantre inspiré, du temps de David, paraît être l’auteur de plus, psaumes (50, 73-83) ; on les attribue aussi à ses descendants, parce qu’ils mentionnent des faits postérieurs à David.

asaph (saint) , moine breton, vivait vers l’an 500, dans le pays de Galles. Il fut abbé du couvent de Llan-Elvy, qui prit de lui le nom de Saint-Asaph. (Voy. saint-asaph.) On l’honore le 1er mai.

ASBEN, roy. du Sahara, entre le roy. de Fezzan et celui de Cachena. Ch.-l. Aghadès. L’intérieur de ce pays est peu connu.

ASBERG, Asciburgium , village des États prussiens (prov. Rhénane), à 2 kil. de Mœrs. Jadis ville forte; réduite par Attila, en 451.

ASCAGNE, Ascanius, nommé aussi Jules, Iulus, fils d’Énée et de Gréuse, fut, après la prise de Troie, emmené par son père en Italie, et lui succéda sur le trône de Lavinium, vers 1 175 av. J.-C. Il bâtit Albe-la-Longue vers l’an 1152 av. J.-C., et régna 38 ans en tout .

ASCALON, Askoulan et Djorah , v. de Syrie (Damas), à 50 kil. S. O. de Jaffa. C’était jadis une des villes principales des Philistins ; elle appartint ensuite aux Juifs; embellie par Hérode, elle devint la 2e ville du pays pour la grandeur ; on y remarquait le temple de Dercéto. Les croisés y battirent Saladin en 1176. Saladin la reprit et la rasa. C’est d’Asc. que vient le nom d’échalotte ( cœpe ascalonicum).

ASCAN1A , petite contrée de l’Asie- Mineure , comprise depuis dans la Bithynie, vers l’O., près de la pointe du Cianus sinus ( auj. golfe de moudania ).

ASCAN1ENNE ( maison ), une des plus anciennes familles allemandes , tire son nom du château d’Ascanie, dans le comté d’Aschersleben: elle est la souche de la famille d’Anhalt. Elle régna dans la principauté d’Anhalt au xie 3iècle , et donna ensuite des souverainsau Brandebourg (1143-1320), et à la Saxe. Les ducs ascaniens de Saxe formèrent deux branches: celle de Saxe-Wittemberg qui s’éteignit en 1422, et celle de Saxe-Lauenbourg qui finit en 1689.

ASCENSION (île de 1’), petite île de l’océan Atlantique, à 1,550 kil. S. O. du cap des Palmes en Afrique , par 16° 19’ long. O. , 7° 57’ lat. S. : elle a 8 kil. sur 13. Aspect affreux , sol stérile et volcanique. Les Anglais y ont un établissement. Découverte par l’Espagnol Jean de Nova en 1501, puis vue en 1 508 par Tristan d’Acunha, le jour de l’Ascension.

ASCENSION (1’), fête mobile, instituée en mémoire du jour où J.-C. s’éleva au ciel, en présence de ses disciples, sur le mont des Oliviers, près de Béthanie. On la célèbre le jeudi, 10 jours avant la Pentecôte.

ASCHAFFENBOURG, ville de Bavière (B.-Mein), à 18 kil. N. O. de Wurtzbourg; 6.500 hab. Château.

ASCH AM (Roger), savant anglais, né ver3 1515, dans le Yorkshire, mort en 1568, fut d’abord professeur de grec à Cambridge, puis instituteur d’Éli-

ASDR — 117 — ASHT

sabeth, fille de Henri VIII; secrétaire latin d’Édouard, de la reine Marie, et d’Élisabeth. Il était renommé pour l’élégance de son style latin. Son principal ouvrage est le Maître d’école {the Schoolmaster ). On a aussi de lui desÉpîtres et des Poésies latines. On a recueilli ses œuvres en 1769, in-4, avec des notes de J. Bennet et la Vie de V Auteur par Johnson. On a réimprimé ses œuvres anglaises à Londres en 1815,

I vol. in-8.

ASCHERSLEBEN, ville murée des États prussiens (Saxe), à 19 kil. S. E. de Quedlinbourg ; 8,850 hah. Jadis ch.-l. d’un comté. Voy. ballenstadt.

ASCIBURGIEM, auj. Asberg, ville de la Germanique 2«, chez les Ubii. On a voulu aussi que ce fût Aschaffenbourg. Les traditions en attribuent la fondation à Ulysse.

ASCIBURGIUS mons, chaîne de mont, de la Germanie, chez les Suèves, répond, du moins en partie, à ce qu’on nomme auj. Riesengebirge.

ASCLËPIADE, philosophe grec du iv* siècle av. J.-C., disciple de Stilpon et ami deMénédème, fonda avec ce dernier l’école d’Érétrie.

asclépiade, médecin grec, natif de Pruse en Bithynie, vint s’établir à Rome au commencement du Ier siècle avant notre ère, y obtint de très grands succès, et y mourut vers 60 ans av. J.-C. Il fonda un système nouveau de médecine, et eut pour disciple Thémison, chef des Méthodistes. 11 reste quelques fragments de ses écrits dans Aétius ; ils ont été publiés à part à Weimar, 1798, par Grumpert. — Ce nom a aussi été porté par un poète grec fort ancien, mais peu connu, inventeur d’un vers qui porte encore son nom. Ce vers se compose d’un spondée, de deux choriambes et d’un ïambe.

Ex. : Cresceniem sequitur cura pecutiiam.

ASCLÉPIADES, nom donné en Grèce à diverses familles vouées à l’exercice de la médecine et qui prétendaient descendre du dieu Esculape ( Asclepius ).

II y en avait à Epidaure, à Rhodes, à Cnide, à Cos. Hippocrate appartenait à une de ces familles. Le médecin de Pruse connu sous le nom d’ Asclépiade n’était sans doute aussi qu’un de ces prétendus descendants d’ Esculape.

ASCLEPIUS, nom grec d’ESCULAPE.

asclepius de Tralles, philosophe éclectique du vi* siècle après J.-C., disciple d’AmmoniusHerméas, chercna a concilier la doctrine de Platon avec celle d’Aristote. Il a composé des Commentaires sur la métaphysique d'Aristote qui sont restés manuscrits.

ASCOLI, Asculum Picenum, ville de l’État ecclésiastique (Marche de Fermo), à 135 kil. au N. E. de Rome, sur le Tronto, avec un petit port ; 12,500 hah.

ascoli di satriano, Asculum Apulum, ville du roy. de Naples (Gapitanate), au centre, à quelques kil. au N. E. de Conza; 5,3u0 hah. Renversée par un tremblement de terre en 1400.

ASCONIUS PED1ANUS (Q.), grammairien latin, né à Padoue, vécut dans le Ier siècle, enseigna l’éloquence à Rome, fut ami de Virgile et maître de Tite-Live et de Quintilien, et mourut sous Néron à 85 ans. Il reste de lui des commentaires sur les Terrines et sur quelques autres discours de Cicéron, qui se trouvent dans les principales éditions de Cicéron, et ont été imprimés à part, Venise, 1 47 7 ; Leyde, 1644.

ASCRA, village de la Béotie, au S., près de l’Hélicon. Patrie d’Hésiode.

ASCULUM, ville du Picenum. Voy. ascoli.

asculum apulum, ville d’Apulie, où les Romains livrèrent à Pyrrhus une bataille qui resta indécise, 279 av. J.-C. Voy. ascoli di satriano.

ASDRUBAL, général carthaginois, gendre d’Àmilcar, commanda, après la mort de ce général, les troupes carthaginoises en Espagne, 228 av. J.-C., y lit de grandes conquêtes et bâtit Carthago Nova (Carthagène). Il fut tué par un esclave dont il avait fait mourir 1s maître (220)

asdrubal, dit Barca, fils d’Amilcar et frère d’Annibal, commanda en Espagne (218), y vainquit les deux Scipions(212), puis vint rejoindre son frère en Italie avec de puissants renforts ; mais il fut arrêté dans sa marche, battu complètement et tué près du Métaure par les consuls Claudius Nero et Livius Sali-* nator (207). Les vainqueurs coupèrent sa tête et la jetèrent dans le camp d’Annibal. On lui donne le surnom de Barca, pour le distinguer des autres personnages qui ont porté le nom d’ Asdrubal.

asdrubal, fils de Giscon, remplaça Asdrubal Barca en Espagne, puis se retira en Afrique, où il attira dans son parti Syphax, roi de Numidie, auquel il fit épouser sa fille, Sophonisbe. Il fut battu par Scipion.

asdrubal, se distingua pendant le siège de Carthage par le dernier Scipion, et, s’étant retranché dans un temple d’Esculape, s’y défendit longtemps; mais quand il se vit sans espoir, il s’évada et alla se rendre à Scipion. Sa femme, ayant horreur de sa trahison, égorgea ses enfants à ses yeux, puis elle se précipita dans les flammes (146 av. J.-C.). — Il y eut encore plusieurs autres personnages de ce nom ; mais ils sont beaucoup moins importants.

ASELLI ou ASELLIO (Gaspard), anatomiste, né à Crémone vers 1560, fut professeur d’anatomie à l’université de Pavie, et mourut en 1626. On lui doit l’importante découverte des vaisseaux chylifères : il la fit en 1622, en disséquant un chien tué pendant le travail de la digestion ; les vaisseaux lactés, remplis de chyle en ce moment, appelèrent son attention. On a imprimé après sa mort : Dissertatio de venis lacteis , Milan, 1627 , in-4° (souvent réimprimée ).

ASER, l’un des 12 fils de Jacob, donna son nom à une tribu dont le territoire était borné à 10. par la Méditerranée, au N. par la Phénicie, à l’E. par la tribu de Nephtali, et au S. par celle d’Issaehar.

aser, ville de Palestine, entre Scythopolis et Sichem ,était,non dans la tribu d’ Aser, mais dans Manassé.

ASES, race divine dans la mythologie Scandinave, née du mariage d’Odin et de Frigga; ils habitent Asgard (ville bâtie au centre du monde), pour se garantir de l’attaque des géants, et forment la cour d’Odin. Les Ases paraissent n’être qu’une nation conquérante qui, sortie d’Asie, se serait répandue dans le N. de l’Europe. Voy. thop.,balder, hermode.

ASFELD-LA-VILLE, ch.-l. de cant. (Ardennes). 6ur l’Aisne, à 20 kil. S. O. de Réthel ; 1,000 hab.

ASHÂNTEES ou ASCHANTIS. Voy» achantis.

ASHAVERUS. Voy. juif-errant.

ASHBURTON, ville d’Angleterre (DevonJ, à 30 kil. N. O. de Plymouth: 3,500 hab. Étain, cuivre; filaturcs de laine

ASHBY-DE-LA-ZOUCH, ville d’Angleterre (Leicester), à 21 kil. S. de Derby; 4,800 hab. Aux environs, source minérale de Greffydam. Ashby est traversée par un canal qui joint le canal de Coventry à celui de Leicester.

ASHFORD, ville d’Angleterre (Kent) , à 21 kil. " N. O. de Canterbury; 2,850 hab. Laines.

ASHLEY COOPER. Voy. shaftesbury.

ASHMOLE (Élie), antiquaire anglais, né à Lichfield en 1617, mort en 1692, servit quelque temps dans l’armée de Charles I , puis quitta le service pour se livrer à l’étude. 11 s’occupa d’abord d’alchimie, et publia en 1650 et 1652 quelques traités sur cette science chimérique, sous le nom de Mercuriophile anglais ; puis il s’occupa de recherches historiques, et publia en 1672 une Histoire de l’ordre de la Jarretière qui est estimée, et qui lui fit donner par Charles II la place de héraut à Windsor.

11 avait réuni un grand nombre de curiosités et d’antiquités qu’il légua à l’université d’Oxford; on les déposa dans le cabinet qui prit de lui le nom de Muséum Asfcmoléen.

ASHTON-UNDER-LYNE ou ASHTON-CROSS,

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