‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 832 sur 1261 · PAIR — 1360 — PAU · texte numérisé non relu

PAIR — 1360 — PAU

Nachor, 2515-2367 Isaac, 2266-2086

Tharé, 2436-2291 Jacob, 2206-2061

Abraham, 2366-2191 Juda, 2116-1997

2° il se dit d’évêques ou archevêques qui ont le gouvernement immédiat d’un diocèse ou d’une province archiépiscopale, ou ont autorité sur plusieurs métropoles ou provinces. Dans le«J ers siècles de l’Eglise, ol* appliqua ce titre aux 5 évoques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. — Les Maronites, les Jacobites, les Arméniens, les Nestoriens, les Grecs, ont aussi des patriarches ; la Russie en a eu deux, un à Moscou (jadis à Novogorod), et un à Kiev. Celui de Moscou était la seconde personne de l’empire et balançait le pouvoir du czar. Pierre-le-Grand le remplaça par le saint-synode.

PATR1CA, jadis Lavinium, bourg des Etats de l’Eglise, à 10 kil. S. E. de Erosinone.

PATRICE, Patricius , dignité des derniers temps de l’empire romain, fut créée par Constantin. Elle ne s’accordait qu’à des personnages qui avaient rempli les premières charges ou rendu d’éminents services, maisellene conféraitaucunpeuvoir. Dans la suite, on donna ce titre aux gouverneurs des prov. éloignées, et lors de l'invasion l’usage s’établit d’en décorer certains rois barbares. Théodoric le reçut de Zénon, Clovis I d’Anastase ; le roi burgunde Gundioc l’avait aussi reçu d’Honorius, et ses successeurs au trône de Bourgogne en gardèrent le titre comme s’il eût été héréditaire. Il en résulta qu’après la chute de la monarchie burgunde, en 634, les officiers qui gouvernaient ce royaume au nom des princes mérovingiens étaient dits oflicieilement Patrices de Bourgogne ( Voy . mummol, etc.). Le titre de Patrice se conserva longtemps pendant le moyen âge en Italie (Voy. crescence), mais il finit par disparaître.

PATRICE ou PATRICK (saint), apôtre et patron de l’Irlande, né en Ecosse en 372, vint prêcher la foi en Irlande vers 431, fut sacré évêque, fonda l’église métropolitaine d’Armagh et introduisit l’usage de l’alphabet en Irlande. Sa légende est semée de fables. Il mourut vers 464 (ou selon d’autres en 483, à 111 ans). 11 a laissé une histoire de sa vie sous le titre de Confession. On a nommé purgatoire de saint Patrick une caverne d’Irlande (dans un monastère de l’Ultonie) où les peines de l’enfer sont représentées. Les Œuvres de saint Patrick se trouvent dans la Bibliothèque des Pères , et ont été imprimées à part, Londres, 1656, in-8. On le fête le 17 mars.

PATRICIENS, Patricii (de pater , père), nom du premier ordre des citoyens romains, s’appliquait à un certain nombre de familles nobles dont les chefs, nommés Patres , furent choisis dans les premiers temps de Rome par Romulus et ses successeurs pour former le sénat; on l’opposait à celui de Plébéiens. Les Patriciens jouissaient de nombreux privilèges : longtemps ils furent seuls admissibles aux premières magistratures ; ils ne se mariaient qu’entre eux. De l’inégalité des deux ordres naquirent des disputes perpétuelles qui ensanglantèrent Rome et qui se terminèrent par la création de magistrats chargés de défendre les intérêts des Plébéiens [Voy. tribunat), par Kinstitution des mariages mixtes (entre patriciens et plébéiens), etenûn par l’admission des Plébéiens aux emplois jusque-là réservés aux seuls Patriciens (Voy. canuleius, icilius, stolon, publilius philon). Malgré l’hostilité des deux ordres, il existait entre eux certains liens : les Patriciens accordaient leur protection à ceux des Plébéiens qui la réclamaient ; ceux-ci , que l’on désignait alors sous le nom de cliens, devaient à leur tour être toujours prêts à se dévouer pour leurs patrons ( Voy. plébéiens). — Il y eut à Rome trois créations de Patriciens : la première, lors de la fondation de Rome; la deuxième, lors de l’admission des Sabinsde Tatius; la troisième, sous Tullu8 llo8tilius, qui transporta les Albains à Rome. Les Patriciens de première et deuxième créa¬

tion é taient di ts major um gentium ; ceux de la troisième minorum gentium. — Les familles patriciennes s’éteigniren t peu à peu, malgré les adoptions; il paraît qu’au ni* siècle de l’empire, il n’en existait plus une seule.

PATRICIUS. F.patrizzi -PATRICK. F.patrice(s.

PATRIMOINE DE SAINT-PIERRE, ancienne province des Etals de l’Église, entre l’Orviétan au N., l’Ombrie et la Sabine à l’E., la Campagne de Rome au S. E., la mer Tyrrhénienne au S. O. et la Toscane au N. O. Ch.-l., Viterbe. Elle répond au S. de la délégation de Viterbe, à la délégation de Givita-Vecchia , et au N. O. de la comarque de Rome. * — Ce pays se composait surtout des biens allodiaux de la grande-comtesse de Toscane Mathilde, qui en fit donation au Saint-Siège en 1077.

PATRIN (Eugène-L.-Melchior), minéralogiste, né à Lyon en 1742, mort en 1815, voyagea dix ans, siégea à la Convention, devint bibliothécaire de l’École des mines, correspondant de l’Institut, etc. On lui doit une Histoire naturelle des minéraux, Paris, 1801, 5 vol. in-18, etc.

PATRIZZI (François), philosophe platonicien, né en 1529 dans l’île de Cherso, mort en 1597, professa la philosophie à Ferrare, à Padoue (1578), et enfin à Rome. 11 fut à la fois géomètre, historien, militaire, orateur et poète ; mais il est surtout connu par son acharnement contre Aristote. Ses principaux ouvrages sont : Délia Storia dieci dialoghi, Yenise, 1560, in-4; la Milizia romana, Ferrare, 1583, in-4; Paralleli militares, Rome, 1694-95, 2 vol. in— fol.; Procli elementa lheologica et physica lalinè reddita , Ferrare, 1583, in-4; Discussiones peripatelicœ, Bâle, 1581, in-fol.Dans cet ouvrage, il déchire la personne et les écrits d’Aristote, l’accuse de plagiat, d’hérésie, et élève sur les débris de sa philosophie le nouveau platonisme de l’école d’Alexandrie. On a de Patrizzi u ne édit, avec trad.lat. des écrits attribués à Zoroastre, Hermès, Asclépiade, sousle titre de Nova deuniversis philosophia, Ferrare, 1591 , in-f°. (elle est kVIndex) .

PATROCLE, fils du roi de Locridc Ménèce, était l’ami d’Achille, qu’il suivit au siège de Troie. Quand, Achille, irrité contre Agamemnon, refusa de combattre, Patrocle se rendit au champ de bataille revêtu des armes du héros, eut quelque succès d'abord, puis fut tué par Hector. A cette nouvelle, Achille s’arma et vengea dans le sang d’Hector la mort de son ami, auquel il fit ensuite des funérailles magnifiques.

PATRONA KALIL, Albanais, né vers 1687, chef de la fameuse révolte de 1730 contre Achmet 111. avait été soldat de marine, puis janissaire. L’insurrection qu’il commandait triompha . le sultan fut déposé et remplacé par Mahmoud I. Mais l’insolence de Patrona lassa bientôt Mahmoud, qui le fit égorger dans la salle du divan.

PATRU (Olivier), avocat de Paris, né en 1604, mort en 1681, eut de grands succès au barreau, entra en 1640 à l’Académie, où il introduisit l’usage des discours de remercîments, et vieillit pauvre. Ami de Boileau, de Racine, il leur doit sa célébrité. Du reste, il avait du mérite comme grammairien et comme critique. Il a laissé des plaidoyers, des discours, des mémoires, des lettres, etc. (1732, 2 v. in-4).

PATTALA. F. patala. — PATTIALAH. F. siriiind.

PATTI, ville de Sicile (Messine), à 60 kil. S. O. de Messine ; 5,500 liab. Evêché. Cathédrale. Poterie.

PAU, ch.-l. du dép. des Basses-Pyrénées, près du gave de Pau, sur le Hédaz et l’O tisse, affluents de cette rivière, à 812 k. S. O. de Paris; 12,607 hab. Bâtie sur une hauteur que coupe un ravin profond. Cour imp.ettrib. de lreinst., lycée. Château où naq. Henri IV, restauré par L.-Phi!ippe. Linge de table renommé, tanneries, teintureries, jambons, etc. Haras. Outre Henri IV, le maréchal Gassion, le vicomte d’Orthez, le général Bernadotte (dep. roi de Suède) y sont nés. — Pau doit son origine à un château-fort qu’y construisirent au xe siècle les princes de Béarn-

PAUL — *361

PAUL

Gaston IV, comte de Foix, en fit sa résidence ordinaire, et depuis elle fut considérée comme la capitale du Béarn. Henri IV fut le dernier prince béarnais qui l’habita. Un parlement y fut fondé par Louis XIII (1619), et Louis XIV y établit une université. — L’arr. de Pau a 11 cantons (Clarac, Garlin, Lembaye, Lescar, Montaner, Morlaas, Nay, Pontacq, Thèze et Pau, qui compte pour deux), 204 communes, et 122,404 hab.

pau (Gave de), riv. de France, formée de la réunion des Gaves de Barèges et de Gavarnie, naît dans le dép. des Hautes-Pyrénées, près de Luz-en- Barèges, coule au N., à l’O. et au N. O., entre dans le dép. des Basses-Pyrénées, qu’il sépare de celui des Landes, et se jette dans l’Adour à l’O. de Peyrehorade, après avoir baigné Lourdes, Saint-Pé, Nay et Pau, et après un cours de 200 kil.

PAUCTON, (Alexis-J. -P.), mathématicien, né en 1736 dans le Maine, mort en 1798, enseigna les mathématiques à Strasbourg , et devint correspondant de l’Institut. 11 a laissé une Métrologie (ou Traité des mesures, poids , monnaies anciennes et modernes ), fort estimée, Paris, 1780, in-4 ; une Théorie des lois de la nature , Paris, 1781; etc.

PAU1LLAC, ch.-l. de cant. (Gironde), sur la Gironde, à 18 kil. S. E. de Lesparre; 2,700 hab. Principal lieu d’embarquernent des vins de Médoc.

PAUL (saint) , l’apôtre des Gentils , né l’an 2 de J.-C., de pagpnts juifs, à Tarse, v. qui jouissait du droit de cité rom. , porta d’ab. le nom de Saul, et fut au nombre des persécut. du christianisme, maisà la suite d’une vision il se convertit, et devint un des plus ardents apôtres de la religion nouvelle. 11 prêcha l’Évangile aux payent dans T Asie Mineure et la péninsule grecque (notamment dans l’île de Cypre, en Galatie, à Ephèse, à Philippes, àThessalonique, à Athènes, à Corinthe), revint à Jérusalem en 68, y fut assailli parla populace juive qui voulait le tuer, puis fut cité par le grand-prêtre devant le tribun Lysias, enfermé deux ans par Félix, gouverneur de Judée, dans les prisons de Césarée, et, comme il avait formé appel à César, fut envoyé à Home par le nouveau gouverneur Festus. 11 fut acquitté, retourna dans l’Orient pour consolider la première organisation de l’Eglise, revint vers 63 ou 64 à Rome, qui déjà comptait des Chrétiens dans le palais même des césars, et en augmenta beaucoup le nombre. 11 s’attira par ses réponses la colère de l’empereur, devant lequel il comparut, et fut mis à mort, avec S. Pierre, en 66. Un cei. sa fête ie 20 juin, jour de sa mort, et sa conversion le25 janv. Onadeluiil Epltres adressées aux églises des régions qu’il avait parcourues ; la dernière seulement , Y Ep. aux Hébreux, lui a été contestée. Ort luia aussi attribué qqs écrits apocryphes, entre autres des Lettres à Sénèque. Les Actes des Apôtres sont surtoutl’hist. deS. Paul. — L’Eglisehon. encore : l°saint Paul , premier ermite, qui, à 22 ans, se retira dans les déserts de laThébaïde, et y mourut en 342, âgé de 113 ans (on le fête le 15 janvier) ; — 2° saint Paul de Thessalonique, patriarche de Constantinople , que l’empereur arien Constance fît périr dans une caverne du Taurus en 360 ou 35 1 ; — 3° saint Paul, pape.

paul i (saint), pape , remplaça Etienne II, son frère , et régna de 757 à 767. Il a laissé 22 lettres.

paul il, P. Barbo, pape de 1464 à 1471, excommunia le roi de Bohême, George Podiebrad, et donna ses états à Matthias Corvin, prêcha en vain la croisade contre les Turcs, et commença la restauration des anciens monuments de Rome.

paul iii, Alexandre Farnèse, pape de 1534 à 1549, montra beaucoup de fermeté dans ses relations avec Henri VIII, lança contre ce prince, après son schisme, une bulle d’excommunic., forma avecCharles-Quinl et Venise une ligue contre les Turcs (1638); se porta ensuite comme médiateur entre Charles et François I, qui, grâce à lui, conclurent la trêve de

Nice (1538), approuva l’Ordre des Jésuites (1540). convoqua le concile de Trente (1542), et fît reprendre la construction de St-Pierre en la confiant à Michel- Ange (1546). Il est le premier auteur de la fameuse bulle ln cœnâ Domini (V. bulle). Paul III avait été marié, et avait un fils, P.-L. Farnèse, qu’il fit duc de Parme. Il laissa des Lettres à Érasme, à Sadolet, etc.

paul iv, J. -Pierre Caraffa, pape de 1555 à 1559, avait rempli des missions délicates avant son avéne- • ment ; il réforma les abus, et lança l’anathème contre les hérétiques ; mais sasévérité enver ses administrés et les excès de ses neveux (Voy. Carafa) irritèrent le peuple, qui, après sa mort, jeta sa statue dans le Tibre. Paul IV avait rédigé la Règle des Théatins et institué , dit-on , la Congrégation de V Index .

I paul v, Camille Borghèse, pape do 1605 à 1621 , eut avec Venise un différend que Henri IV accommoda (1605-1607), termina la querelle des Dominicains et des Jésuites, donna la dernière forme à la bulle In cœnâ Domini , dite quelquefois B. de Paul V (1610) , approuva les Ordres de l'Oratoire, de la Visitation, de Ste-Ursule (1611), et canonisa S. Charles Borromée.

paul i (petrovitch), empereur de Russie, né en 1764, pendant l’hymen de Pierre 111 (alors grandduc) et de Catherine II. Pierre III, qui ne voyait en lui que le fruit de l’adultère, se préparait à le priver officiellement de l’hérédité par un oukase, lorsqu’il périt en 1762. Devenu empereur de droit par cet événement, Paul n’en fut pas moins tenu dans l’obscurité et l’inaction tant que vécut sa mère, qui seule avait toute l’autorité. A la mort de Catherine en 1796 , il commença par prendre en tout le contre-pied de ce qu’avait fait cette princesse, se posa comme le champion des vieux principes monarchiques, se fit le chef de la 2e coalition contre la France, et se proclama fastueusement grand-maître de l’ordre de Malte ; puis tout à coup il s’éprit de belle passion pour Bonaparte, fit alliance avec lui, et prépara ainsi les traités de Lunéville et d’Amiens. A l’intérieur, il froissa de plus en plus les grands, et fut étranglé par quelques seigneurs, le 23 mars 1801. Alexandre I, son fils, lui succéda.

paul de samosate , évêque de Samosate , sa patrie, puis patriarche d’Antioche (260), fut l’auteur d’une hérésie qui consistait à nier la Trinité divine et la divinité de J.-C. Il eut pour adversaire le pape saint Félix, et fut excommunié au concile d’Antioche (270). Ses partisans sont nommés Paulianistes.

paul d’egine, médecin grec, natif d’Egine, vivait, à ce qu’on croit, dans le vn® siècle de J.-C., et étudia dans Alexandrie peu avant la prise de cette ville par Amrou. 11 se distingua surtout dans la chirurgie. Ses Œuvres ont été publiées* en grec à Bâle, 1538, par J. Gemusæus, et en latin à Venise, 1563, Lyon, 1567, avec des commentaires; trad. en franç. par P.Tolet,Lyon, 1539, et par R. Briau, Paris, 1855.

paul warnefride ou paul diacre, historien, né vers 740 à Cividale ( Forum Julii), dans le Frioul, avait été ordonné diacre dans Aquilée. 11 fut secrétaire du roi lombard Didier, vécut ensuite à la cour de Charlemagne, puis à celle de Bénévent, et enfin se retira au couvent du Mont-Cassin, où il mourut en 801. On a de lui : Histoire des Lombards et tiisi. mêlée (en lut., dans le 1. 1 des Reram itnlicarum script. ); Chron. duMt-Cassin, 1603, des Hf/mnes.e te.

paul (l’abbé), ex-jésuite, né à Saint-Chamas (Provence), en 1740, mort à Lyon en 1809, avait enseigné les lettres dans les divers collèges de son ordre. Il renonça de bonne heure à la carrière de l’enseignement, et se retira dans sa famille pour se livrer tout entier à la traduction des classiques latins. On a de lui les traductions de Velleius Paterculus, Florus Justin, et des morceaux choisis de Tite-Live , Cornélius Nepos , Phèdre, Sulpice-Sèvère et Eutrope. paul, jurisconsulte romain. Voy. paulus.

PAUL-ÉMILE. V. ÉMILE. — PAUL JOVE. Vt SOSIE.

PÀUL — 1362 — PÀÏJW

paul (frère) ou fra paolo. Voy. sarpi.

PAUL VÉRONÈSE. Voy. VÉRONÈSE.

PAULE, ville de Calabre. Voy. PAOLA.

PAULE (sainte), Romaine, du sang des Scipiona et des Gracques, naquit vers 347, se ût chrétienne, et, 'devenue veuve , alla se vouer à la vie pénitente dans le couvent de Bethléem , dont elle devint abbesse, et où elle mourut en 404. L’Eglise célèbre sa fête le 26 janvier.

paule (saint François de). Voy. François.

PAULET (le chevalier), instituteur, d’origine irlandaise, fonda en France en 1772 un établissement d’enseignement mutuel, et obtint par ce nouveau mode de grands succès. Louis XVI dota sa maison d’un fonds de 36,000 francs, mais la révolution l’obligea d’abandonner son ouvrage.

PAULETTE (édit de). On nomma ainsi une ordonnance rendue par Henri IV en 1604, sur la proposition de Ch. Paulet, secrétaire du parlement, et qui autorisait la vente des charges. Elle accordait aux membres du parlement le droit de transmettre leurs charges à leurs héritiers, à condition d’une redevance annuelle qui montait au 60e du prix payé pour la charge, et au 8e en cas de résignation.

PAULHAGUET, ch.-l. de canton (Haute-Loire), à 14 kil. S. E. de Brioude; 1,266 hab.

P'AULIANISTES. Voy. paul de samosate.

PÀUL1C1ENS, hérétiques qui renouvelèrent aux Xe et xpsiècles l’hérésie de Manès, croyaient le monde actuel créé et régi par un de leurs deux principes, le mauvais; l’autre devait régir le monde futur, lequel sera parfait. Ils tiraient Teur nom d’un de leurs chefs, Paul, né en 844 en Arménie. La cour byzantine, Théodora surtout, lit tout ce qu’elle put pour les détruire, et les réduisit à s’expatrier en Arabie ,.où ils firent beaucoup de prosélytes.

PAULIN (saint), Pondus Meropius Paulinus , évêque et poète, né à Bordeaux en 353 , mort en 431, suivit d’abord le barreau , s’attira la faveur de Gratien qui le fit consul en 378, se fi‘ ordonner prêtre en 393, et devint évêque de Noie en 409. On lui attribue l’invention des cloches. L’Eglise le fêle le 22 de juin. 11 a laissé des Poésies pieuses, des Lettres , des Discours , une Histoire du martyre de saint Genès d'Arles. Ses Œuvres ont paru à Paris, 1685, in-4 ; Yérone, 1736, in-fol.

PAULIN DE SAINT-BARTHÉLEMY (J.-Ph. WERDIN , dit), savant missionnaire, né à Hof (Basse-Autriche), en 1748 , se fit moine en 1769, s’embarqua pour le Malabar en 1774 , revint en 1790 et mourut en 1806. Il a contribué à faire connaître l’Orient par une foule d écrits, tels que sa Grammaire sanscrite en latin, Rome, 1790, in-4; son Voyage aux Indes orientales (en italien), Rome, 1796, in-4 (trad. en français par Marehena, Paris, 1808, 3 vol. in-8).

PAULINE BONAPARTE, princesse Borghèse , deuxième sœur de Napoléon, née en 1780 à Ajaculo, morte eu 1825, fut mariée en 1797augén. Leclerc, qu’elle accompagna dans l’expédition de St-Domin—

fue, et qui la laissa veuve au bout de peu de temps.

aiteduchessede Guastalla.elle épousa en 2es noces le prince Camille Borghèse (1803), dont elle se sépara bientôt, et vint habiter le cliâteau de Neuillv, où elle tint une espèce de cour En 1814 elle se dévoua à son frère, avec lequel elle avait eu jusque là quelques brouilîeries, le suivit à File d’Elbe, etmit à sa disposition ses diamants (qui furent pris à Waterloo dans la voiture de l’empereur). Dans ses dernières années elle se rapprocha du prince Borghèse, et vécut avec lui à Florence. C’était une des plus belles femmes de son temps; Canovafitsa statue et reproduisit sous ses traits la Vénus de Praxitèle.

PAULMIER DE GRENTEMESN1L (Jacques), dit Palmerius , savant philologue, né en 1587, en Normandie, mort en 1670, était , fils de Julien de Paulmier, habile médecin. 11 partagea son temps

entre les lettres et les armes , rendit plusieurs ser* vices aux Protestants , ses coréligionnaires , et alla combattre en 1620 dans les rangs des Hollandais contre l’Espagne. On a de lui : Exercitaiiones in auctores yrœcos , Leyde, 1668 ; Grœcice antiquœ descriptio , ouvrage plein de savantes recherches, publié après sa mort par Et. Morin, Leyde, 1678.

PAULMY (lemarq.DE). V. argenson (A.-RénéD*).

PAULUS (Julius), jurisconsulte romain, né en Italie selon les uns, à Tyr selon d’autres, contemporain et rival de Papinien, florissait au commencement du in* siècle. 11 fut d’abord avocat, jouit de la faveur de Septime Sévère, de Caracalla et d’Alexandre Sévère ; ce dernier l’éleva au consulat, et le nomma préfet du prétoire après Ulpien. Des nombreux écrits qu’il avait composés, on n’a plus que des fragments cités dans le Digeste, et 5 livres Receptarum senientiarum.

paulus (Peters), homme d’état hollandais, natif d’Axel, 1754, mort en 1796, fut d’abord conseiller et avocat fiscal de l’amirauté de la Meuse, releva la marine de son pays, fut forcé de le quitter en 1787, à cause de son opposition au stathoudérat , fut accueilli à la eour de Versailles, revint en Hollande (1795), y présida l’assemblée des représentants provisoires de la Hollande, et négocia le traité de pal entre ce pays et la France. Il a écrit sur la politique.

paulus (Sergius), proconsul. V. sergius paulus.

PAULUS HOOK, ville des Etats-Unis. foy. jersey

PAUMATOU (archipel). Voy. meb-maüvaise.

PAUSANIAS, célèbre général lacédémonien, fils du roi de Sparte Cléomhrote, gouverna le royaume pendant la jeunesse de Plistarque, fils de Léonidas, et son cousin (479 av. J.-C.), eut une grande part à la victoire de Platée (479) et à la délivrance des villes grecques d’Asie, mais ternit sa gloire en prêtant l'oreille aux offres des Perses, et conçut le dessein d’asservir sa patrie avec leur concours. Il fut rappelé par le sénat, livré aux éphores, convaincu de trahison et condamné à mort. 11 se réfugia dans un temple de Minerve dont les portes furent aussitôt murées, et y mourut de faim en 477. — Un autre Pausanias, petit-fils du précédent, régna à Sparte de 409 à 397 , et fit quelques expéditions dans l’Attique ; mais n’ayant point réussi au gré des Lacédémoniens, il fut obligé de s’exiler. 11 se retira à Tégée, où il mourut.

pausanias, écrivain grec, vécut à Rome au h* siècle et y mourut très vieux. Il composa , vers l’an 174 de J.-C., un Voyage historique en Grèce , qui est un des ouvrages les plus précieux de l’antiquité pour la topographie, pour l'histoire de la Grèce primordiale et la description des objets d’art et des monuments. Les meilleures éditions sont celles de Leipsick, 1794-97, 4 vol. in-8, avec la traduction latine d’Amaseo ; et celle de Clavier, avec traduction française, Paris, 1814-21, 6 vol. in-8.

PAUSIAS, peintre de Sicyone, vers 360 av. J.-C., fut élève de Pamphyle et acquit une grande réputation dans la peinture dite encaustique.

PAUSI LIPPE, Posilipo, mont, du roy. de Naples, au S. O. de Naples, s’avance dans la mer vis-à-vis de l’île de Nisida. Elle est couverte de vignes et traversée par la route souterraine qui va de Naples à Pouzzoles : le souterrain, dit la grotte du Pausilippe , a 720 mètres de long, 17 de haut et 10 de large ; l'époque à laquelle il fut creusé est très ancienne. On voit à l’entrée le tombeau de Virgile. PAUVRES DE LYON. Voy. vaudois.

PAUW (J. corneille de), philologue, né à Utrecht vers 1680, mort vers 1750, fut chanoine de Saint- Jean et profita du loisir que lui laissait cette sinécure pour cultiver les lettres. On lui doit des éditions d’un grand nombre d'auteurs grecs, d’Hé* phestion, Utrecht, 1727 ; d’Horapollon, 1727; d’Anacréon, 1 732 : de Quintus Calaber, 1733 j d’Aris-

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