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PAST

hab. Passy est bâti en amphithéâtre, sur la rive droite de la Seine; il a au N. O. une entrée dans le bois de Boulogne ; on y remarque le Ranelagh , le châteaude la Muette, etc. Poterie, raffinerie de sucre; filature de coton (dans un anc. couvent de Minimes dits les Bons hommes , qui a donné son nom à la barrière voisine). Eaux ferrugineuses, jadis fréquentées.

PASTAÇA, riv. de Colombie (Equateur), dans les Andes, au pied du Cotopaxi, coule au N., à l’E. S. E., au S., et tombe dans l’Amazone, par 4» 60’ lat. S., après un cours de 650 kil.

PASTO ou SAN-JUAN-DEL-PASTO, ville de la Nouv. -Grenade, au pied d un volcan, à 22 5 kil. N. E. de Quito, par 79° 25’ long. O., 1° 25’ lat. N.; 7,000 hab. Ouvrages d’ébénisterie. — Grand tremblement de terre en 1827. En 1822, cette ville s était montrée opposée à la révolution et avait été forcée de se rendre à Bolivar.

PASTORET, ancienne famille de magistrats, s’est distinguée, dès le xive siècle, par sa fidélité pour nos rois. Jean Pastoret, avocat du roi au parlement, fut un de ceux qui, en 1358, contribuèrent le plus, avec Maillard et Charny, à remettre Paris sous l’obéissance du dauphin (depuis Charles \), régent du royaume pendant la captivité du roi Jean. — Un autre J. Pastoret, petit-fils du précédent, né en 1328, mort en 1405, fut premier président du parlement de Paris et membre du conseil de régence pendant la minorité de Charles VI.

pastoret (Claude-Emm.-Jos.-Pierre , marquis de), issu de la même famille, né à Marseille en 1 7 56, mort à Paris en 1840, fut successiv. conseiller à lacour des aides, maître des requêtes, procureur syndiedu département, tint un instant-sous L. XVI leportef. delà justice et de l’intérieur, et se montra constitutionnel ardent, sans cesser d’être dévoué au roi. Poursuivi pour son royalisme, il émigra pendant la Terreur, et ne rentra en France qu’en 1795. il fut envoyé au Conseil des Cinq-Cents par le dép. du Var, et fut, au 18 fructidor, porté sur les listes de déportation. 11 s’enfuit en Suisse, revint en 1800, obtint en 1804 la chaire de droit naturel et des gens au Collège de France, et devint sénateuren 1809. Sous la Restauration, il fut fait pair de France; il fulnommé président de la Chambre des Pairs en 1820, ministre d’État en 1826 et chancelier de France en 1829. En 1834, ilfutchoisi pour être tuteur des enfants du duc de Berry. Le marquis de Pastoret était membre de trois Académies (Française, des Inscriptions et des Sciences morales). U a fait des travaux immenses. On lui doit, entre autres ouvrages, un Traité des lois pénales, 1790. 2 vol. in-8 ; l'Histoire générale de la législation des peuples , 9 vol. in-8, 1817-27 (ouvrage savant, lumineux et bien écrit); le Recueil des ordonnances des rois de France, 5 vol. in-fol.; etunetrad.en vers des Elégies de Tibulle, 1785, in-8.

PASTOR1US (Joachim de hirtenberg , dit), de Glogau, né en 1610, mort en 1681, d’abord médecin, puis historien de Pologne, adonné, entre autres ouvrages: Florus pclonicus, Leyde, 1641; Hisioria polonica ab obitu Uladislai IV usque ad annum 1654, Iéna, 1680-85, 2 vol. in-8 ; Acta pacis Olivensis inedita, publié après sa mort, Breslau, 1 7 63-66, 2 vol.

PASTOUREAUX, troupe de vagabonds qui se forma en France en 1250, sous le prétexte de faire une croisade pour la délivrance de saint Louis, avait à sa tête un certain moine hongrois nommé Jacob, sorti de l’ordre de Cîteaux, qui prenait le titre de maître de Hongrie. Elle se composait surtout de bergers ( pastores ), d’où son nom. Après avoir ravagé plusieurs villes, les Pastoureaux furent taillé? en pièces dans le Berry et disparur. en 1251. De nouveaux Pastoureaux se rassemblèrent en 1320 ; mais ils furent promptement dispersés.

. PASTRENGO (Guill. de), né à Pastrengo (Vicentin), au Xiv® siècle, fut notaire et juge à Vérone,

pata

puis chargé (1338) d’une mission près de Benoît XI f, à Avignon, où il se lia avec Pétrarque. Il a laissé le premier essai d’un Dictionnaire historique, bibliographique et géographique (manuscrit en 2 vol. infol. , à la bibliothèque de Saint- Jean et de Saint- Paul à Venise), il a été publié par M.-A. Biondo, sous le titre de De originibus rerum, Venise, 1547, in-4.

PATAGONIE ou TERRE MAGELLANIQUE , la région la pius méridionale de l’Amérique du Sud, au S. du Chili et de la confédération argentine, par 65°-75° long. O., 35°-54° lat. S., bornée par l’Océan Atlantique à l’E., le Grand- Océan à l’O. et le Rio Negro au N.; au S., le détroit de Magellan la sépare de la Terre-de-Eeu. C’est un pays très froid, montueui, boisé au N. et que coupent de grands lacs. Les animaux indigènes y sont peu nombreux. Les hab. sont : au N., les Araueans et les Puelches,au S. les Tehuelehts, connus sous îe nom de Patagons, dont la taille moyenne dépasse celle des Européens de plusieurs centimètres, et atteint plus de 2 mètres (de 6 à? pieds); mais c’est à tort qu’on leur accorderait près de trois mètres (plus de huit pieds). — Ce pays fut découvert en 1519 pour l’Espagne par Magellan, qui explora le détroit qui porte son nom et qui fit une description pompeuse des pays voisins. Le commodore B/re:i (1764) et le capitaine Wallis (1766) ont donné des .renseignements plus exacts. Le gouv. de Buénos- Ayres prétend à la souveraineté de cette contrée, mais jamais peuple européen n’en a réellement pris possession.

PATAK, ville de Hongrie (Zemplin), sur le Bodrog, à 17 kil. S. E. d'Ujhely; 8,000 hab. Deux gymnases, bibliothèque, etc.

PATALA, auj. Tatiah ? anc. ville de l’Inde, à la pointe du delta de l’Indus; Alexandre y creusa un port sur l’Indus, y éleva une citadelle et l’agrandit. — Le pays voisin, notamment le delta de l’Indus, se nommait Patalène.

PATAN, ville de l’iiindoustan, dans l’état de Bounéjy (Adjmir), à 35 kil. S. E. de Boundy.

PATANA, une des trois souhabhies du Maïssour, au S., tire son nom de Patana ou Ser^gapatam, sa ville principale. Excepté cette ville, qui appartient aux Anglais, tout le pays dépend du radjah de Maïssour.

PATAN1, ville de l’Inde Transgangétique, capit. du roy. de Patani , dans la partie N. E. de la presqu’île de Malacca, par 99° 20’ long. E., 6° 50’ lat. N. Bon port, palais du radjah, mosquée. Quelque commerce (en ^vûvre, sang-dragon, etc.), mais plus important jadis qu’aujourd’hui. — ■ Les Anglais y ont eu un comptoir de 1610 à 1623.

PATANS, nom donné dans l lnde au moyen âge aux Afghans, et qui probablement ne veut dire autre chose que tribus , parce que les Afghans étaient organisés en tribus. Aux Indes, régna de 1205 à 1398 une dynastie afghane, dite ordinairement dynastie des Palans. Son histoire est peu connue. Le premier de ces princes dans l’Inde fut Kouttoub-ed-Dyn (vulgairement Cothbeddin) ; le dernier se nommait Mohammed IV. C’était un enfant, d l’empire à cette époque était déchiré par des factions. Tamerlan le renversa et établit sur les ruines de la domination des Patans la dynastie des Timourides. Kouttoub-ed-Dyn , en fondant son empire dans l’ilindoustan, s’était lui-même établi sur les ruines des Ghaurides, mais sans occuper toutes leurs possessions : le Moultan et Ghazna formèrent 2 autres états patans, l’un sous Nassir-ed-Dyn, l’autre sous Tedjildiz ; mais celui de Kouttoub dura le plus longtemps et eut le plus d’éclat et de puissance. Il embrassa pendant un temps une forte partie de l’Hindoustan. Delhi en était la capitale. Bien que musulmans, les Patans montrèrent, dit-on, beaucoup de tolérance pour les religions des Hindous, et géné-

PATK — 1359 — PAIR

râlement le commerce et l’agriculture fleurirent sous leur empire.

PATARE, auj. Paiera , ville de Lycie, sur la mer, dans le pachalik actuel d’Adana, était célèbre par un temple et un oracle d’Apollon, qui, dit-on, jrésidait l’hiver à Patare, l’été à Delphes.

PATARINS , sectaires vaudois qui prétendaient que la prière du pater suffisait pour toute oraison ; ils enseignaient aussi que l'homme et le monde étaient Vœuvre du démon. Le nom (le Patarinsa été quelquefois étendu à tous les Albigeois. Les Patarins furent principalement connus en Italie, en lllyrie et en Bosnie, auxn* siècle. Ils furent condamnés en 1179.

PATAV1A, nom latin moderne de passau.

PATAV1UM, ville de l’Italie ancienne, chez les Veneti, est auj. padoue.

PATAY, ch.-l. de canton ( Loiret ) , à 23 kil. N. 0. d’Orléans; 1,000 hab. Couvertures de laine. — Jeanne d’Are etDunoisy défirent l’armée anglaise en 1429 et y firent prisonnier le célèbre Talbot.

PATCHAKAMAK, le grand dieu des Péruviens, était le soleil considéré comme créateur et conservateur. Il avait des temples immenses et resplendissants d’or, desservis par de nombreux prêtres et par des vierges consacrées au dieu. Les Incas prétendaient descendre de Patchakamak.

PATERCULUS (velleius). Voy. velleius.

PATERNA, ville d’Espagne (Grenade), à 33 kil. N. E. d’ Alméria ; 1,630 hab. Eau minérale. — 11 y a beaucoup d’autres Paterna en Espagne.

PATERNE (saint), évêque de Vannes en 540, mourut en 555; on le fête le 15 avril, jour de sa mort. — Un autre saint Paterne, moine de Sens, et martyr, mourut en 726 et est fêté le 12 novembre.

PATERNO, Hybla major, ville de Sicile (Catane), à 20 kil. N. O. de Catane*, 9 800 hab. Miel renommé chez les anciens. Eaux minérales. — Il y a d’. utres villes de Paterno d< ns le royaume de Naples.

PAT H MOS, auj. Palmo ou Palmosa , île de l’Archipel, la plus septentr. des Sporades, au S. E. de Nicarie et vis-à-vis de Millet : elle a 26 kil. de tour. Ch.-l. actuel, St-Jean (200 maisons). Lieu d’exil sous les Romains :S. Jean y fut relégué et y écrivit l’Apocalypse. Monast. fondé en 1 loi par S. Christodule.

PATIN (Gui), médecin, né en 1601 à Houdan, mort en 1672, se fit une grande réputation tant par sa causticité que par ses manières bizarres, et causa parmi les docteurs des querelles scandaleuses par son opposition violente contre l’antimoine. On a de lui un traité de la Conservation de la santé, 1632, et des Lettres , Amsterdam, 17 1 8, et Paris 1846, pleines de détails curieux sur les affaires du temps. On a aussi sous le titre de Patiniana un recueil de ses bons mots, publié par Bayle, 1703, in- 1 2. Il était l’ami du savant Naudé. — Son fils, Charles Patin (1633-93) fut aussi médecin, mais il se distingua surtout comme antiquaire. Chargé par Colbert de supprimer un libelle licencieux, il en avait distribué, dit-on, quelques exemplaires; il fut pour ce fait condamné aux galères par contumace ; il quitta la France, voyagea en Allemagne et en Italie, se fixa enfin dans les états de Venise, et fut nommé en 1677 professeur de médecine à Padoue. Il a laissé beaucoup d’ouvrages, presque tous sur la numismatique ; Thésaurus numismalum è museo Caroli Patini, 1672 ; Commenlarius in monumenta anliqua marcellina, 1688; Thésaurus numismalum à P. Mauroceno collectorum , Venise, 1684; Suetonius è numismatibus illustratus, Bàle, 1675.

PATKOUL (J. renaud de), gentilhomme livonien, né en 1660, servit d abord comme capitaine dans /armée suédoise, fit partie de la députation chargée j>n 1689 de défendre devant Charles XI les droits de la Livonie, adressa au gouvernement suédois de Riga, au nom des nobles livoniens, des plaintes énergiques. Mandé à Stockholna; U s’aperçut bientôt

qu’on voulait le perdre, et s’enfuit en Courlande tandis qu’on le condamnait à mort ; après avoir erré en différents pays, il entra au service d’Auguste 11, électeur de Saxe et roi de Pologne, qui le nomma conseiller (1698), puis il passa en Russie. Pierre-le-Grand l’envoya comme ambassadeur à la cour de Pologne, d’où il s’efforça en vain d’opérer en Livonie une insurrection contre les Suédois. Il devint lieutenant-général en 1702, et eut des succès dans cette nouvelle carrière ,* mais bientôt il déplut au roi Auguste qui, pour se concilier Charles XII, le livra aux Suédois. Charles XII se hâta de le faire juger: il fut condamné par un conseil de guerre à être roué et écartelé, ce qui fut exécuté avec d’horribles raffinements de cruauté, le 10 octobre 1707.

PATMOS. Voy. pathmos.

PATNA ou PATNAH, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), capitale du Bahar, sur le Gange, par 82° 25’ long. E., 25° 37’ lat. N.; 312,000 hab. (en 1812). Très grande, mais mal bâtie. Beaucoup de temples et de mosquées. Industrie très faible, mais grand commerce en grains, sucre, indigo, opium, salpêtre. — On croit que la ville de Patna, qui est fort ancienne, occupe l’emplacement de l’ancienne Palibothra; les Mahométans s’en emparèrent au xme siècle. Souvent prise et reprise; tantôt dépendante et tantôt séparée du gouv. du Bengale , elle devint en 1730 capitale de tout le Bahar ; les Anglais la prirent en 1763 ; ils y possédaient un comptoir depuis 1640.

PATOS (lagune de los), grand marais, au Brésil, dans la prov. de Rio-Grande-do-Sul, par 52° 40’-54* 30’ long. O., 30° 20’-32° 10’ lat. S. ; 290 kil. sur 80. Le Rio Grandc-do-Sul le lie à l’Océan Atlantique.

PATOUILLET (L.), Jésuite, né en 1699 à Dijon, mort en 1779, publia et composa en grande partie les Lettres édifiantes et curieuses, Paris, 32 vol. in-12; o . lui doit aussi 1’/ istoire du Pélagianisme , 1767, in-12; 1 ’Histoirede Cartouche, 1733, in-12, etc. il écrivit contre les philosophes et les incrédules, ce qui lui valut le sarcasmes de Voltaire.

PATRAS, Aroe , puis Patrrn, ville de l’État de Grèce (Achaïe), sur le ^olle de fatras, à 100 kil. N. O. de Tripolitza; 6,000 hab. Archevêché. Port, château-fort ; quelques ruines romaines. Commerce jadis considérable. Toutes les nations européennes y avaient autrefois des consuls. — Les Turcs prirent Patras et l’incendièrent en 1770; en 1772 les Russes détruisirent une escadre turque danâ ses parages ; cependant elle resta au pouvoir des Ottomans jusqu’en 1828, que les Français s’en rendirent maîtres, et lui rendirent l’indépendance.

fatras (golfe de). 11 met en communication la mer ionienne et le golfe de Lépante (jadis golfe de Corinthe) ; il a 31 kil. de long sur 22 dans sa plus grande largeur.

PATRES CONSCRIPTI. Voy. pères conscrits.

PATRIA, Lintema palus, lac du roy. de Naples Terre de Labour), à 23 kil. N. O. de Naples ; 7 kil. iur 3. Aux environs, se voit la Villa Literne où se "étira Scipion l’Africain exilé (187 av. J.-C.), et où il mourut en 184. Les Vandales détruisirent cette propriété l’an 455 de J.-C.; on voit encore les restes lu tombeau de Scipion.

- PATRIARCHES. Ce mot a deux sens*. 1» il désigne les chefs successifs de la famille de laquelle levait sortir le Christ; ce sont :

\.dam,

seth,

£nos,

daïrmn,

Vlalalécl,

lared,

dénoch,

Wathusalem,

Lamech,

Noé.

Sem, Arphaxad ,

Caïnan (jeune) 3201-2841 Salch, 3171-2738

Heber, 3041-2637

Phaleg, 2907-2666

Réu, 2777-2538

Saroug, 2845-2415

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