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Noailles, se distingua aux batailles de Dettingen, de Fontenoy, et garantit la Bretagne d’un débarquement des Anglais. Ayant quitté le service, il vécut depuis dans sa belle résidence do Sceaux, exerçant toutes les vertus. 11 eut le chagrin de voir mourir jeune son üls , le prince de Lamballe , et survécut aussi
I sa belle-fille, si cruellement égorgée en 1792. 11 mourut à Vernon en 1793. Son nom fut longtemps populaire et il est encore vénéré. Florian, son protégé, lui a dédié ses Fables. La Vie du duc de Penthièvre, par Mm* Guénard, est un roman. Ses Mémoires, publiés par Fortaire, 1808, in-12, sont plus exacts.
PENT1MA , ville du roy. de Naples (Abruzze (Jltér. 2e), à 6 kil. S. de Popoli; 1,600 hab. Cathédrale gothique. Pentima fut bâtie avec les ruines de l’ancienne Corfinium, située dans les environs.
PENZA, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du Çouv. de Penza, au confluent de la Penza et de la Soura , à 1,415 kil. S. E. de Saint-Pétersbourg, par 53° 30’ lat. N., et 43° 18’ long. E. ; 4,000 hab. Evêché , cathédrale , onze églises , gymnase , séminaire grec. — Le gouvernement de Penza, situé entre ceux de Nijnéi-Novgorod au N., de Saratov au S., de Siinbirsk à l’E., de Tambov à l’O., a 233 kil. (de l’E. à l’O.) sur 226, et compte 1,070,000 hab., soit Russes, soit Tchérémisses, Tchouvaches, Ealmouks, Baskirs, etc. Climat tempéré, sol fertile en grains et lin. Vitriol, fer, soufre. Drap, toiles, tapis; forges, acier, distilleries, tanneries.
PENZANCE, v. et po-rt d’Angleterre (Cornouailles), sur le bord N. O. de Mountsbay , à 100 kil. S. O. de Launceston ; 5,000 hab. Port pour de petits bâtiments. Société géologique et autres. Bains de mer. Climat très doux qui l’a fait surnommer le Montpellier de l’Angleterre. Patrie de Humphry Davy.
PËON , Pœon , médecin des dieux, selon la mythologie, guérit Mars, blessé par Diomède, etPluton, blessé par Hercule. On le faisait originaire d’Égypte.
II n’est peut-être autre qu’Apollon envisagé comme dieu de la médecine.
PÉONIE, Pœonia , région de la Grèce, comprise moitié dans la partie N. O. de la Macédoine , moitié dans la partie S. E. de la Thrace, avait pour bornes la chaîne des monts Orbelus èt Cercinus, la Pélagonie, les Agriani , et était arrosée par le fleuve Axius. Ses habitants étaient sauvages, braves et endurcis, aux fatigues.
PÉPARÈT11E, auj. Piperi, îlot de la mer Egée, sur la côte de Macédoine , au N. E. d Halonesus. Patrie de Dioclès, le 1er Grec qui ait écrit sur Rome.
PEPIN DE LANDEN, dit le Vieux, maire du palais d’Àustrasie sous Clotaire II, sous Dagobert 1 et pendant la minorité de Sigebert 11, s’illustra par ses vertus, donna en mariage Begga, sa fille, à Ansegise, un des principaux officiers de Sigebert II (de cette union naquit Pépin d’Héristal), et mourut en 649. On le regarde comme saint, et l’église célèbre sa fête le 21 février.
pépin d’héristal, dit le Gros, fils d’Ànsegise et de Begga, et petit-fils de Pépin de Landen par sa mère, fut en 678 nommé avec Martin, son cousin, duc de l’Austrasie, devenue république, lutta avec avantage contre Ëbroïn, maire de Neustrie, qui voulait étendre son pouvoir sur l’Austrasie, resta seul chef par la mort de Martin (680), remporta sur Thierry la victoire décisive de Testry (687), devint dès lors l’arbitre de la Neustrie, qu’il gouverna aussi avec le titre de maire du palais, fit rapidement passer sur le trône plusieurs rois enfants, Clovis 111 (691), Childebert III (695), Dagobert III (711), soumit les ducs des Bretons, des Frisons, des Allemands, et obtint quelques avantages sur Eudes, duc d’Aquitaine. II mourut en 714. 11 eut pour fils Charles Martel.
pépin-le-bref, roi des Francs, le premier roi de la dynastie carlovingienne , était fils de Charles Martel. Il obtint à la mort de son père (741) la Neustrie
et la Bourgogne, tandis que Carloman, son frère, avait la Souabe et 1 Austrasie, fit cesser l’interrègne «rail depuis 737 en Neustrie, en couronnant Clnldéric III , devint, lors de l’abdication de Carlomao en 747, duc d'Austrasie, au préjudice de ses neveux qu’il fit moines, puis, en 752, s’appuyant d’une réponse du pape Zacharie, déposa le roi Childéric III, se fit proclamer roi au champ de mai et couronner par saint Bonifaee. Il fit deux expéditions en Italie contre les Lombards (753 et 756), fut sacré derechef par Etienne II, confirma l’Eglise romaine dans la possession de l’Emilie, de la Pentapole, reconquises sur Astolfe , roi des Lombards, fit une guerre à mort aux Aquitains, guidés par Waïfre, dans deux campagnes (760-68), et mourut en 768, après avoir partagé Bes états entre ses deux fils Carloman et Charlemagne (768).
pépin, 2e fils de Charlemagne, fut fait roi d’Italie à cinq ans, en 781, marcha en 796 contre les Avares, et prit leur campprincipal.il mourut en 810, laissant cinq fils, dont l’aîné Bernard lui succéda.
pépin i, roi d’Aquitaine, 2e fils de Louis-le-Débonnaire , reçut de lui l’Aquitaine lors du premier partage (817), prit part aux deux révoltes de ses frères contre leur père, se ligua en 834 avec Louis de Bavière contre Lothaire pour rétablir Louis-le-Débonnaire sur son trône, abandonna une partie de ses états en faveur de Charles-le-Chauve lors du quatrième partage, et mourut en 838, laissant deux fils. — Pépin II, fils aîné du précédent, devait hériter de l’Aquitaine à la mort de son père, mais Loüis-le- Débonnaire voulut la donner à Charles. Pépin prit les armes, et la guerre se prolongea après la mort de Louis-le-Débonnaire (840). 11 s’allia avec Lothaire contre Louis de Bavière et Charles-le-Chauve, fut vaincu avec lui à F ontenay, garda néanmoins l’Aquitaine; fut livré à Charles en 852, s’échappa et s’unit auxNorm., fut coud, à mort en 864, et m. en prison.
PEPLUM, vêtement de femmes chez les Grecs. C’était une robe de dessus fort courte, attachée sur l’épaule par une agrafe. Minerve était représentée avec un riche péplum ; on sortait ce péplum en procession aux Panathénées.
PKPOLI (Romeo) , Bolonais immensément riche du xive siècle, se forma dans sa patrie un parti dit de V Échiquier, voulut se rendre maître de la république de Bologne, fut attaqué dans sa maison, échappa et mourut en exil. — Taddeo Pepoli, son fils, fut rappelé à Bologne (1327), tenta de succéder à l’autorité de Bertrand du Poïet, lorsqu’on le chassa (1334), y parvint en 1337, et garda la souveraineté jusqu’à sa mort, en 1349. — Jean et Jacques Pepoli, ses fils, ne purent garder le pouvoir et vendirent Bologne aux Yisconti (1350). — Au xvi8 siècle on trouve encore les Pepoli excitant des troubles dans Bologne et aspirant à la souveraineté. ( Voy . güi-