PEINS — 1370 — PEINT
penne, ch.-L de caut. (Lot-et-Garonne), à 9 kil. Ë. de Villeneuve-d’Agen ; 6,126 hab. Tannerie?.
PENNES (les) , b. des B.-du-Rhùue, à 16 k. S. 0. d’Aix; 1,300 li. Aqueduc, font, intermitt. ; marbre.
PENN1 (Fr.), dit il Fauore (le garçon d'atelier ), peintre florentin, né en 1488, mort en 1628, fut d abord garçon d’atelier de Raphaël, et se fit remarquer de ce grand artiste, qui lui donna des leçons, le traita comme un (ils et l'institua son héritier conjointement avec Jules Romain, li fonda dans Naples line école qui fut très fréquentée ; mais, par suite de sa passion pour le jeu, il ne put jamais devenir riche. On admire surtout sa Sainte- Famille,
PENN1NES (Aipea). Voy. alpes.
PENNJNUS mons, auj. le grand-saint-bernard.
PENON-JDE-VËLEZ, un des présides d’Espagne, sur la côte E. de l’état de Maroc (Fez), à 1 10 kil. E. de Melilla, sur un haut rocher qui forme presqu’île. Port. — Fondé en 1509 par Pierre de Navarre, pris en 1522 parles Maures, repris en 1664 par les Espagnols.
PENON DE ALHUCEMAS. Yoy. ALHUCEMAS.
PENR1TH, ville d’Angleterre (Cumberland), à 28 kil. S. E. de Carlisle ; 6,400 hab. Bibliothèque, cabinet d’histoire naturelle. Tuiles, chapeaux de paille, etc. — Ville ancienne, souvent prise et brûlée ; ravagée par la peste en 1 697 .
PENSACOLA, ville des États-Unis (Floride), à 230 kil. S. O. de Tallahassee, sur la baie de Pensacola; 2,000 hab. Commerce. Port sûr et commode, qui peut contenir de grands vaisseaux. Chantier de construction pour le ^ouv. — Jadis ch.-l. de la Floride. Fonuée par les Espagnols au xvies., cédée aux Angl. avec la Floride en 1763, reprise en 1781 ; occ par les Améric.en 1814 et 181 8,cédée à ceux-ci en 1811.
PENSIONNAIRE (GRAND-), dit aussi Adsessor juris perdus, nom qu’on donnait en Hollande au premier ministre des États, chargé de proposer au conseil le sujet des délibérations, de recueillir les suffrages, de recevoir les notes diplomatiques des puissances étrangères et de surveiller l’administration des finances. Cette charge importante tirait son nom de la pension qui lui fut dès l’origine affectée comme traitement. Sa durée était de cinq ans; mais le grand-pensionnaire pouvait être réélu. Jean de Witt, mort en 1672, et Heinsius, qui gouverna la Hollande à la place d’un stathouder (1689-1720) sont les plus célèbres des grands-pensionnaires. Le dernier des grands-pensionnaires de Hollande futSchimmelpenninck, chef de la république Batave, de 1798 à 1806. — Chaque province et même chaque ville de Hollande avait en outre son pensionnaire.
PENSYLVAN1E, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, borné par ceux de New-York au N.,deVirginieet de Maryland au S., d'Ohio à l’O., de New-Jersey à l’E.: 448 kil. (de l’E. à l’O.) sur 240; 2,311,786 h. (presque pas d’esclaves) La capitale! actuelle est Harrisburg, mais Philadelphie (anc. ch.-l.) et Pittsburg ont bien plus d’importance. Sol varié, presque partout fertile, hormis vers la côte ; climat agréable et salubre ; industrie active : toiles, poterie, J savon, forges, papeterie, verrerie, corderies, chantiers, etc. Fer, cuivre, plomb, émeraudes, etc. — La Pensylvanie était, comme toute la moitié mérid. des Etats-Unis à l’E. des Alleghanis, habitée avant la venue des Européens par des tribus de la famille lennape (Lennaps, Miamis, Illinois, etc.), qui sont pour la plupart éteintes auj. Le pays, découvert ou visité par Walter Raleigh, fut enclavé dans ce qu’on appelait, en l’honneur d’Elisabeth, la Virginie, et colonisé avec les côtes voisines sous Jacques 1. En 1681, le quaker Guillaume Penn, ayant accepté en échange d une créance sur la couronne une concession de terrain immense dans la nouvelle colonie, alla s’y établir, et lui donna le nom de Pensylvanie (Voy. penn). La Pensylvanie devint ctat Indépendant en 1776 et fut une des treize co¬
lonies anglo-américaines qui formèrent le n yau de l’Union. (Voy. états-unis.)
PENTAPOLE (d e penté, cinq, et polis , ville), nom donné par les anciens à plusieurs contrées où se trouvaient cinq villes principales. On connaitsurtout: la Peniapole de Libye , dans la partie N. E. de la Cyrénaïque ; elle comprenait les cinq villes de Cyrène Bérénice, Arsinoë, Apollonie et Ptolémaïs ; — la Pen tapole de Palestine , dans le sud de cette contrée ; elle était composée des cinq villes de Sodome, Gomorrhe Adama, Seboïm et Ségor, situées sur les bords du lac Asphaltite: les quatre premières furent détruites par le feu du ciel; — la Peniapole des Philistins , sur la côte S. O. de la Palestine , depuis le torrent de Sélior jusqu’au fleuve de Gabaa, comprenant les villes de Gaza, Ascalon, Azot, Gad et Accaron; — la Peniapole d' Italie, dans l ’exarchat de Ravenne, formée des villes de Rimini, Pesaro, Funo, Sinigaglia et Ancône : celle-ci fut donnée aux papes par Pépin,
PENTATEUQUE (de penté, cinq, leuchê , choses, volumes), nom que l'on donne à cette partie de la Bible qui comprend tous les livres écrits par Moïse . elle est ainsi appelée parce qu’elle contient cinq livres ; la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. (Voy. ces noms.)
PENTATHLE , exercice agonistique des Grecs ; composé de cinq épreuves (penté , athlos), qu’on croit être la lutte, le saut, la course, le disque, le pugilat. On nommait aussi pentathle l’athlète qui disputait le prix des cinq épreuves.
PENTECOTE (du grec pentecostè, cinquantième, sous-ent. , jour) , fête instituée en mémoire de la descente du Saint-Esprit, qui eut lieu 60 jours après la résurrection de J.-C. et 10 jours après l’Ascension. — Les Juifs avaient aussi une fête nommée Pentecôte : elle avait été instituée en mémoire de ce que Dieu leur donna sa loi sur le mont Sinaï 60 jours après la sortie d’Egypte.
PENTËLIQUE, auj. Penteli, mont, au N. E. de l’A'tiquc, célèbre par scs marbres.
PENTÉLLAR1E. Voy. pantellarie.
PENTEYRN, vulg. Pendragon , nom donné par les anciens Bretons de la Grande-Bretagne au chef général de leurs troupes, lorsqu’ils se confédéraient. Le penteyrn jouissait d’un pouvoir dictatorial. Wortigern, Vortimer, Nazaleod, et sans doute aussi le fameux Arthur, furent penteyrns à l’époque de l’invasion anglo-saxonne.
PENTHÉE, Pentheus, fils et successeur du roi de Tlièbes Echion, est célèbre par l’opposition frénétique qu il mit au culte de Bacçhus. Le dieu prodigua inutilement les prodiges pour changer ses dispositions. Penthée périt de la mort la plus déplorable égorgé et mis en lambeaux pendant les fêtes de Batv chus par sa propre mère Agavé et par ses deux tantes, qui, aveuglées par Bacchus, le prirent pour un lion. H est à croire que Penthée défendit l’introduction de la vigne dans ses états, et excita par là quelque sédition furieuse.
PEN i’HESILËE, Penthesilea , reine des Amazones, bgura parmi les alliés de Priam pendant les deraières années du siège de Troie, et périt sous les coups d Achille qui, en la dépouillant pour prendre ^^mes.fut sifrappé de sa beauté qu’il la pleura. M *■* 1 lliEVLE, ancien comté de Bretagne, au N.Ü., comprenait les villes de Lamballe, Guingamp. Londéac, etc. Apanage des fils cadets des ducs de Bretagne. Erigé en duché par Charles IX. Ce titre de duché fut renouvelé en 1703 par Louis XIV, poui le comte de Toulouse, un de ses fils légitimés.
fort du Morbihan, sur l’isthme de Quiberon. Les émigrés le prirent en 1795;iifutpresqueaussit. repris.
penthièyre (L. -J. -Marie de bourbon, duc de), fils du comte de Toulouse et dernier héritier des fils légitimés de Louis XIV, né à Rambouillet en 1726 perdit son père à 12 ans, servit sous le maréchal de