PÉRI
phylie, au S. O. de Selga, sur le Cestre, près de la source, était célèbre par un temple de Diane. Apol" lonius le géomètre y naquit. ^
PERGEN, ville des États autrichiens (Tyrol) à 20 kil. E. de Trente; 12,000 hab. Château.
PERGOLA, ville de l’État ecclésiastique (Urbinet-PesaroL à 22 kil. S. E. d’Urbin; 3,000 hab.
PERGOLA (Ange de la), condottiere du xve siècle, était seigneur de la ville de Pergola; il combat» tit pour Pise contre Florence en 1405, rendit d’éminents services à Philippe-Marie Visconti, mais vit sa troupe presque complètement anéantie à Macalo, en 1427, et mourut peu après.
PERGOLÈSE (J.-B.), compositeur célèbre, né à Casoria (Naples) en 1704, mort en 1737, a fait faire de grands progrès à l’art musical; il est connu surtout par son Stabat et par son opéra de la Serva padrona .
PERIANDRE, tyran de Corinthe, successeur de son père Cypselus, 627-584 av. J.-C., gouverna d’abord avec sagesse, mais ensuite se rendit odieux par ses cruautés, sa défiance et ses vexations, et réduisit son fils Lycophron à fuir Corinthe. A sa mort, les Corinthiens recouvrèrent leur liberté. Il mourut dans un âge très avancé. Il ne manquait pas d’instruction et mit en vogue quelques maximes qui l’ont fait compter au nombre des Sept Sages.
PER1APATAM, ville de l’Inde, dans l’état de Maïssour, à 60 kil. O. de Seringapatam. Aux env., beaucoup de bois de sandal. Les Anglais y défirent complètement Tippo-Saëb, en 1799.
PÉRI BÉE, fille d’Alcathoüs, roi de Mégare, fut condamnée par son père à périr noyée au milieu de la mer, parce qu’elle s’était laissé séduire par Télamon, mais elle fut conduite à Salamine par le garde chargé de cette commission, et y épousa Télamon. Elle en eut Ajax, qui plus tard fut roi de Mégare des droits de sa mère. — Une autre Péribée, séduite par Mars et condamnée aussi à mourir par son père, épousa OEnée, roi de Calydon, et fut mère de Tydée, père de Diomède.
PÉR1CLÈS, célèbre Athénien, né vers 494 av. J.-C., acquit de bonne heure du renom et de la popularité par son éloquence et ses largesses, devint vers 461 le chef du parti démocratique opposé à Cimon, réussit à faire bannir ses rivaux , et resta enfin seul maître de la direction des affaires (444). 11 signala son administration par la construction de beaux édifices, par des fêtes somptueuses, par des gratifications distribuées aux citoyens d’Athènes, et par de grands succès au dehors. Du reste, sa politique était d’éviter les entreprises lointaines, hasardeuses, d’asseoir solidement la puissance d’Athènes et sa supériorité sur Sparte. Il ne put pourtant éviter une rupture entre les deux républiques, rupture qui donna naissance à la guerre du Péloponèse(431) ; on l’accuse même d’avoir provoqué cette guerre en soutenant les Corcyréens révoltés contre leur métropole, Corinthe, alliée de Sparte. Périclès ne put voir que les premiers événements de la guerre. Il remporta d’abord des avantages, mais à la suite de quelques revers los Athéniens le condamnèrent à l’amende et lui ôtèrent l’àutorité (430) ; cependant ils la lui rendirent au bout de l’année. 11 mourut peu après de la peste qui désolait Athènes (429). Périclès aimait les lettres, les arts et le luxe. C’est dans son siècle que les uns et les autres prirent leur plus grand essor : aussi nomme-t-on souvent cette époque le Siècle de Périclès. On a dit que l’administration financière de Périclès n’était point irréprochable, et que ce fut pour éviter de rendre ses. comptes qu’il fit naître la guerre du Péloponèse. Alcibiade, son neveu, hérita en partie de son pouvoir et outra ses défauts. Périclès eut avec Aspasie une liaison célèbre. Plutarque a écrit sa Vie.
PÉR1ER (Casimir), homme politique, né à Grenoble en 1777, d’une famille de négociants, mort
PERL — 1374 ~
en 1832, fut officier du génie en 1799, prit part ensuite aux spéculations financières de son frère, Ant.-Scipion, dirigea longtemps une des premières maisons de banque de Paris, et fonda de grands établissements industriels. 11 se signala comme publiciste en 1816 par une brochure contre les emprunts à l’étranger, fut envoyé à la Chambre des Députés par les électeurs parisiens en 1817, y siégea sans interruption pendant treize ans et prit rang )armi les orateurs les plus éloquents de l’opposition. 5n 1830, il comptait parmi les 221 ; élu président de a Chambre des Députés après la révolution de uillet, il montra autant de courage que de taent. L’année suivante, à la chute du ministère Laffitte, il fut nommé chef du cabinet et déploya la plus grande fermeté contre les tendances anarchiques, faisant ainsi le sacrifice de sa popularité. En môme temps, il répondait aux exigences des cours du Nord parla prise d’Anvers et par celle d'Ancône ; mais, affaibli de longue main par la phthisie et épuisé par la fatigue des travaux parlementaires, il mourut en 1832, victime de son zèle pour le bien public. On lui a élevé au cimetière du Père-Lachaise un magnifique mausolée, fruit d’une souscription nationale. On a imprimé Opinions et discours de C. Périer , Paris, 1838, recueillis par M. A. Lesieur, et précédés d’une notice de M. Ch. Rémusat.
périer (Jacq .-Constantin) , mécanicien célèbre, de l’Académie des sciences, né en 1742, mort en 1818, créa la pompe à feu de Paris, des moulins économiques, d’immenses ateliers d’armes, de canons, de machines à vapeur, etc., rendit ainsi les plus grands services tant à l'industrie française qu’à Napoléon, pendant les guerres de l’empire.
PER5ERS, eh.-l. de canton (Manche), à 15 kil. N. de Coutances ; 2,640 hab. Grains, trèfle.
PER1GNON (Dom. -Catherine, marq'; de), né en 1756, à Grenade (Ilte-Garonne), m. en 1818, fut député à l’ Assemblée législative en 1791, prit du service dans les armées de la république , commanda en-chef après Dugomrnier, eut quelques succès en Espagne, 1794, fut ambassadeur à Madrid en 1796, devint sous l’empire Bénateur, maréchal , et fut nommé chef des troupes françaises du roy.de Naples (1808). 11 s’attacha sincèrement aux Bourbons en 1814, organisa en 1815 un plan de défense contre Bonaparte dans le Midi, et fut nommé pair.
PÉRIGORD , ancien pays de France, dans le N. de la Guyenne , avait pour ch. -1. Périgueux , et se divisait en Haut-Périgord ou Blanc-Périgord , comprenant : Périgueux , Bergerac, Mussidan , Aubeterre ; et en Bas-Périgord ou Noir-Périgord , renfermant: Sarlat, Castillon et Terrasson. — Ce pays, jadis occupé par les Petrocorii , forme auj. le dép. de la Dordogne et une partie de celui de Lot-et- Garonne. Il eut descomtes dès le xe s. ( Yoy . talleyrand), et ne fut réuni à la couronne que par Henri IV. — Ce pays est célèbre pour ses truffes et son gibier.
PERIGUEUX, Vesunna ou Petrocorii , ch.-l. du dép. de la Dordogne, sur l’Isle, près de son confluent avec la Haute-Vézère. à 472 kil. S. E. de Paris : 11,576 h. Evèelié, lycée . 1846). B.cath.,h.-de-v., préfecture, promenades, antiquités(tour de Yésone, etc.), salle de spectacle, bibliothèque, jardin botanique, société d’agriculture. Mouchoirs, bonneterie, liqueurs fines, pâtés célèbres , truffes exquises, volaille, bois, fer, etc. Patrie de l’auteur dramatique Lagrange- Chancel. — Jadis capit. des Petrocorii, très importante sous les Romains ; évôché créé dès les premiers temps du Christianisme et capitale du Périgord au moyen âge. Souvent prise et reprise, notamment en 1651 parle prince de Condé. — L arr. de Périgueux a 9cantons (Périgueux, Brantôme, Excideuil, Grignols, Haute fort , Savignac - les - Eglises , Saint-Jean-de- Vergt, Saint-Pierre de Chignac, Thénon), 113 communes et 104,632 hab.
PERIM, Insula Diodori , dans le détroit de Babel-Mandeb, par 40° 54’ long. E., 12° 39’ lat. N., ; 8 kil. O. des côtes d’Arabie; 12 kil. sur 5. Bonpor t
PERINE ou péronnelle (Ste). Voy. Pétronille.
PERINO DEL VAGA (buonaccorsi, dit), peintre florentin, né en 1501 , mort en 1547 , élève et collaborateur de Raphaël, était le plus grand dessinateur de l’école florentine après Michel-Ange. Il a peint à Rome la fameuse salle royale , et a laissé beaucoup de beaux tableaux et de fresques (à Gènes)
PËRINTHE ou HÉRACLEE, auj. Erekli, ville ' de Thrace, alliée des Athéniens, sur la Propontide , près de Byzance, *fut le séjour d’Alcibiade dans son second exil, et soutint un long siège contre Philippe, qui enfin la prit l’an 341 av. J.-C.
PER1PATËTICÎENS , c.-à-d. Promeneurs , disciples d’Aristote, ainsi nommés, à ce qu’on croit, parce qu’ils se réunissaient pour entendre leur maître dans les salles ou promenades ( peripaloi ) du Lycée. Les principaux péripatéticiens sont : Théophraste , Slraton , Lycon , Hiéronyme de Rhodes , Ariston de Céos, Critolaüs, Diodore de Tyr, Andronicus de Rhodes, qui restaura les livres d’Aristote, Démétriu* de Phalère , Nicolas de Damas, Ammonius d’Alsxandrie , Alexandre d’Aphrodteie, Alexandre d’Eges, Claudien Mamert, Boëce, Cassiodore(Voî/. ces noms). Au moyen âge, le péripatétisme lit le fond de la philosophie scholastique, et domina sans partage jusqu’au xvi* siècle. Il fut depuis cette époque sans cesse battu en ruines par Ramus, Patrizzi, Bacon, Descartes, et une foule d’autres philosophes.
PÉRIS. On nomme ainsi dans la féerie persane des génies aériens, le plus souvent femelles ; on les regarde alors quelquefois, mais à tort, comme les épouses des Rives.
PERISABOUR, v. de laTurq. d’Asie. Voy. ànbar.
PER1ZONIUS ( lacaues), philologue, né à Dam (6rouingue),en 1651, professa riiistoire, l’éloquence et le g roc à Delft, à Fraueker,à Leyde, etm. àLeyde en 1715. On a de lui ; Animudvcrsioues historicœ. Amst., 1685, in-8 (il y traite- surtout do l’histoire romaine, cl élève dos doutes sur les premiers temps de cette liist.) ; Origines bahylonicœ et œgyptiaeœ , Utrecht, 4636, 2 v. in-8; des Comment, hist. sur le x vi® siècle, 1710, des éditions d’Elien, Dictys, Quinte-Curce, Valère-Maxime, etc.
PERKIN WAERBEK, dit le faux duc d'York ou le faux Richard IV, imposteur, était fils d’un Juif de Tuurnay , mais naquità Londres. La duchesse douairière de Bourgogne, Marguerite, sœur d’Edouard IV, imagina de le faire passer pour son neveu, Richard d’Yerlt, 2e fils d’Edouard IV, qui avait été assassinéàlaTouren 1483 , etde l’opposer à Henri VU: elle le reconnut publiquement gh 1490, l’envoya en Irlande en 1492, et tenta, mais vainement, de lui ménager l’appui de Charles VUE. Waerbek fit une descente inutile sur la côte de Kent, et reparut un instant en Irlande; froidement reçu dans cette île , il se jfeta dans les brasdu roi d’Ecosse Jacques IV, qui, feignant de croire à tout ce qu’il disait, lui donna en mariage une de ses parentes, et entra en armes avec lui dans le Northumberland (1496), mais sans obtenir de grands succès. En 1498, Perkinse vil forcé de quitter l’Ecosse. Bientôt il débarqua dans la baie de Whitesand, se joignit à des rebelles de Cornouailles, s’enfuit dans l’abbaye de Beaulieu, et consentit enfin à se remettre aux mains de Henri VII; ce prince, après l’avoir exposé publiquement, l’enferma à la Tour. Perkin-Waerbek s’évada; maU.g’étant laissé reprendre, il fut pendu à Tyburn, eii 1499. Plusieurs savants ont cru que Waerbek était vrai ment le duc d’York.
PERK1NS (Elisha) , médecin américain du dernier siècle, mort à Plainfield aüx États-Unis vers 1800, fit du bruit par son tracteur métallique, appareil formé de deux aiguilles de métaux différente
PEBN — 1375 — PÉRO
qu’on promenait sur les parties malades , et qui , suivant Perkins, étaient un remède universel. Cette panacée ne l’empêcha pas de mourir de la fièvre jaune. Elisha Perkins avait d’abord appliqué sa méthode avec succès à Philadelphie. Son fils, Benjamin Perkins, apporta les Tracteurs métalliques à Londres en 1798, et eut quelque temps une grande vogue. Les effets obtenus par le perkinisme sont rapportés par les uns à une action électrique, par les autres à l’imagination. Le docteur llaygarth, médecin de Bath, soutint cette seconde opinion.
PERLAS (Islas de las), c.-à-d. îles des Perles , île de l’Amérique dans le golfe de Panama ; par 80° 50 -81® 10’ long. O. , 8° 13’-8® 40’ lat. N. Jadis riches pêcheries de perles.
PERLEBERG, ville des Etats Prussiens (Brandebourg), ch.-l. du cercle de West-Priegnitz, à 105 kil. N. O. de Potsdam; 3,110 hab.
PERM, ville de Russie, ch.-l. dugouv.dePerm, sur la Kama, à 1,975 kil. E. de St-Pétersbourg, par 58° l’ lat. N. ; 6,000 hab. Séminaire, deux gymnases, etc. Commerce de métaux, etc. — Perm n’etait qu’un bourg avant le xvme siècle; la découverte d’une riche mine de cuivre, en 1723, lui donma un rapide accroissement; en 1781, elle fut érigée en ville.
perm (gouv. de), partie en Russie d’Europe, partie en Russie d’Asie , a pour bornes ceux de Vologda au N. O., de Tobolsk au N. E., de Viatka à l’O., à’Orenbourg au S. (700 kil. del’E. à l’O. sur 668); 1,300,000 hab. (Permiaks, Mordouins, Tchouvaches, Russes). Ch.-l., Perm. Lacs, montagnes, grand froid. Grains, lin, etc., mais en petite quantité; moutons de race espagnole, chameaux, rennes, martres, ours. Riches et nombreuses mines (or, argent, platine, diamants, fer, plomb, cuivre , sel) ; marbre , fonderie de canons et boulets ; acier, etc.
PERMESSE, Permessus , petite rivière de Béotie, prenait sa source sur l'Hélicon et tombait dans le lac Copaïs. Suivant la fable, les poètes puisaient l’inspiration dans ses eaux.
PERMIEou BÎARM1E, ancienne et vaste contrée, Bituée dans le nord-est de la Russie d'Europe, embrassait probablement^, outre le gouv. actuel de Perm, ceux de Vologda et d’Arkhangel. Cette région était très froide , peu fertile, mais riche en rennes et en animaux à fourrures, et renfermait à l’E. des mines qui donnaient de grands produits. — On parle d’un royaume de Permie finnois ou tchoude , qui aurait fleuri entre le temps d’Auguste et celui de l’invasion des Huns. Au moyen âge, il y eut un roy. de Biarmie qui finit par être soumis à Novogorod, et subit le même sort que cette république. Ivan IV le subjugua en 1543. Les Permiaks furent convertis à partir de 1375 par saint Etienne de Perm, qui établit le premier siège épiscopal de Permie au couvent d’Oustvimsk, et qui , pour écrire divers livres évangéliques, inventa un alphabet particulier dit permien ; la langue permiaque subsiste encore', mais elle est sur le point de s’éteindre.
PERNAMBOUC, Pernambuco, vulg. Fernambouc, ville du Brésil, ch.-l. de la prov. de Pernambouc, sur l’Atlantique, à 1,910 kil. N. E. de Rio-Janeiro, par 37° 25’ long. O., 8® 19’ lat. S.; 65,000 hab. Port. Elle se compose de trois parties , qui sont comme trois villes distinctes: 1° Recife (sur une presqu’île au S. d’Olinde) ; 2° Sant- Antonio (sur une île de la riv. de Capibaribe., jointe par un pont en pierre au Recife); 3° Roa- Vista[ sur le continent). 11 ne faut pas confondre avec elle Olinde, qui se trouve tout près. Pernambouc est très commerçant, surtout le quartier du Recife. Le port, assez bien fortifié du côté de la mer, est le plus fréquenté du Brésil après Rio-Janeiro et Bahia. On en exporte toutes les denrées du Brésil. — La prov. de Pernambouc, située entre celles de Céara, Parahyba et Rio- Grande au N. , de Minas-Geraes au 3. , de Goyaz à
l’O., et l’Atlantique à l’E., a 1,300 kil. (du N. E.au S. O.) sur 625, et compte 625,000 hab. On la divise entrois comarques, savoir: Recife (ch.-l. Pernambouc), Olinde (ch.-l. Olinde), et Sertao ou le Désert (ch.-l. SymbresP ).
PERNES, ch.-l. de cant. (Vaucluse), sur la Nés que, à 5 kil. S. de Carpentras. Patrie de Fléchier. PERNETTE DU GUILLET. Voy. guillet.
PERNETY on PERNETTY (Ant.-Jos.), Bénédictin, né à Roanne en 1716, mort en 1801, suivit Bougainville comme aumônier, fut bibliothécaire à Berlin, crut avoir trouvé la pierre philosophale et fonda à Avignon une secte qui comptait une centaine d’affiliés en 1787. 11 a traduit plusieurs écrits de Swedenborg. Son meilleur ouvrage est V Histoire d'un voyage aux îles Malouines , fait en 1763 et 1764, 2« édition, Paris, 1770, 2 vol. in-8. — L’abbé Jaeq. Pernetty, son frère, 1696-1777, a écrit des Lettres sur les physionomies , 1748, et des Recherches historiques sur Lyon, 1757.
PERNICIEUSES (îles), Pallisers Islands de Cook P archipel de la mer Mauvaise (Polynésie), par 148° 40’ long. O., 15° 26’ lat. S. Découvert par Roggeween, 1712.
PERNOV, Pertiau en allemand, Pernaline en esthonien, ville forte de la Russie d’Europe (Riga), à 150 kil. N. de Riga; 10,300 hab. Citadelle, port. Lin, chanvre, cuirs, etc. Grand commerce maritime. — Cette ville appartint longtemps aux chevaliers Porte-Glaive, et fut cédée à la Pologne avec toute la Livonie. Les Russes l’occupèrent une première fois de 1575 à 1582; ils la reprirent en 1710 sur les Suédois qui s’en étaient emparés. Pernov était jadis le siège d’un évêché, transféré auj. à OEsel.
PERO E CASE-VECCHIE, bourg de l’île deCorse, ch.-l. de cant., à 29 kil. S. de Bastia ; 600 hab.
PEROLLA, fils de Pacuvius. Voy. ce nom.
PÉRON (François), naturaliste et voyageur, né à Cerilly (Bourbonnais), en 1775, mort en 1810, servit d’abord sur terre, fut quelque temps prisonnier, pais i, son retour étudia la médecine ; il prit part à l’expédition aux terres australes que commandait Baudin (1800-1804), fit de belles expériences sur la température des couches successives de l’eau des mers, rapporta plus de 100,000 échantillons zoologiques, et écrivit le Voyage aux terres australes fait pendant les années 1800-04, Paris, 1807-16, 3 vol, in-4, en partie posthume.
PÉRONNE, ch.-l. d’arr. (Somme), sur la rive droite de la Somme, à 47 kil. E. d’Amiens; 4,119 hab. Tribunal de lre instance; collège communal; salle de spectacle. Toiles, calicots, sucre de betterave ; tanneries. Commerce de bestiaux. — Charlesle-Simp.le fut enfermé par Herbert II de Vermandois dans une tour du château de Péronne et y périt (929). Péronne fut unedesi’i/Zes de la Somme qui furent cédées provisoirement à Philippe-le-Bon par le traité d’Arras (1435), puis cédées à perpétuité par celui de Con flans (1465) à Charles-le-Téméraire. Louis XI, ayant eu l’imprudence de s’y rendre 3 ans après pour une confèrent e, y fut retenu captif par le duc et y signa le traité dit de Péronne, qui confirmait celui de Confians et donnait en apanage au frère du roi la Champagne et la Brie. Péronne n’a jamais été prise, ce qui l’a fait surnommer Péronne-la- Pucelle. P.futleberceaudelaS/e-btÿue Patr. de Langlès.— L’arr. a 8 cant. (Péronne, Albert, Bray, Chaulries, Combles, Ham, Nesle, Roisel., 181 comm., et 109,123 hab.
PEROSÉS ou FIROUZ, roi sassanide de Perse (457-488), était fils de Yezdedjerd 11 et enleva le trône à son frère aîné, Hormouz, qu’il fit mourir; i' périt dans une bataille après un règne malheureux et qui fut désolé par la famine et la peste.
PÉROTE, ville du Mexique (Vera-Cruz). à 30 kil. O. de Jalapa, près du Goffrc-de Perote , haute