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1620, ni. en 1683, observa l’éclipse de soleildul5août 1645 avec Gassendi , qu il remplaça au Collège de France (1655) , et fut membre de F Acad. des Sc. dès sa fondation ; 1666). il mesura avec une parfaite exactitude un degré du méridien, fixa la longueur du pendule simple à secondes, allaen Danemark déterminer la position du c i. observatoire d’Uranienbourg, eut parti laconstruction de l'Observatoire de Paris et fit appeler en Frauce Rœmer etCassini On lui doit: Mesure de la terre , 1671; Voyage d’ Uranienbourg , 1680; la Connaissance des Temps , de 1679 à 1683.
picard (L.-Benoît), auteur dramatique, né à Paris en 1769, mort en 1828, était fils d’un avocat et fut destiné au barreau ; mais, entraîné par son goût vers le théâtre, il se mit dès l’âge de 20 ans à composer, sous les auspices d’Andrieux, son ami, de petites pièces qui réussirent : puis il monta sur la scène, et obtint comme acteur de nouveaux succès. Aux rôles d’auteur et d’acteur, il joignit bientôt celui de directeur, et administra successivement divers théâtres, celui de Louvois, V Opéra Buffa, l’Opéra-Français, l’Odéon ; il donna à ce dernier théâtre pendant plusieurs années une grande vogue. Picard quitta en 1807 la profession de comédien, et fut reçu la même année à l’Académie Française. 11 composa pour divers théâtres plus de quatre-vingts pièces, comédies, vaudevilles, opéras-comiques, qui n’ont pas toutes un mérite égal. On peut citer parmi ses comédies les plus remarquables : Médiocre et rampant , le Conteur , la Diligence de Joigny, la Petite Ville , la Grande Ville ou les Provinciaux à Paris ; M. Musard , les Capitulations de conscience , les Marionnettes , les Ricochets , les Deux Philibert; parmi ses opéras-comiques, les Visitandines . A une gaieté franche et naturelle, il joignait une entente parfaite de la scène, un dialogue vif, animé et pétillant d’esprit. On a en outre de lui quelques romans: Eugène de Senneville; i Exalté, ou histoire de Gabriel Desodry ; le Gil Blas de la révolution , ou les Confessions de Laurent Giffard : ces ouvrages ont peu ajouté à sa réputation. On a imprimé le Théâtre de Picard en 10 vol. in-8, 1811-1823.
PICARDIE, ancienne prov. et grand-gouv. de France, était bornée au N. par l’Artois et le Bouionais, au S. par l’Ile-de-France, à l’E. par la Champagne, à 10. parla Manche et la Normandie. Capit., Amiens. Division : Haute et Basse, la lr* se subdivisant en Thiérache, Vermandois, Santerre, Ainiénois (qu’on nomme parfois Moyenne-Picardie) ; la 2a se composant du Ponthieu avec Yimeux et du Pays reconquis. Beaucoup de plaines ; grains en abondance, peu de fruits et de légumes, plantes oléagineuses. Marnes, tourbes. — La Picardie fut primitivement habitée par les Morini, Ambiani , Vero mandui, Bellovaci et Suessiones ; sous les Romains, elle fit partie de la 2* Belgique. Clodion, chef des Francs, la conquit ensuite et fit d’Amiens sa capitale; depuis, elle fut comprise dans le roy. de Soissons et plus tard dans le roy. de Neustrie ; elle passa de là aux comtes de Flandre, fut prise par les Anglais sous Philippe de Valois et Charles VI, reconquise par Charles Vil , engagée par celui-ci aux ducs de Bourgogne et réunie en 1463 à la couronne de France par Louis XI. Le nom de Picardie n’apparaît pas avant le xme siècle. La Picardie forme auj. le dép. de la Somme et partie de celui de l’Aisne.
PICART (Etienne), surnommé le Romain, à cause de son long séjour à Rome, graveur, né en 1631 à Paris, mort en 1721 à Amsterdam, avait longtemps habité l’Italie. 11 travailla au Cabinet du roi, et grava surtout l’histoire et le portrait. — Son fils, né à Paria en 1663, mort à Amsterdam en 1733, dessina et grava très habilement d’abord ; il adopta ensuite une manière expéditive qui lui fit gagner beaucoup d’argent , mais qui perdit sa réputation. Les planches qu Ü grava pour les Cérémonies reli¬
gieuses de toutes les nations, de J. -F. Bernard et Bruzen de la Martinière, ont popularisé son nom PICC1NI (Nicolo), compositeur, né à Barien 1728 élève de Léo, habita successivement Naples, Rome ’ et vint se fixer en France en 1776. Il y eut pour riva 1 Gluck ; le public se partagea en Gluckistes et Picci nistes, et la polémique dégénéra en querelles fu rieuses. Gluck enfin quitta la place ; mais Piccin i trouva un nouveau rival dans Sacchini. Piccini était sous Louis XVI directeur de l’école de chant; la révolution lui fit perdre ce poste ; il repassa en Italie, puis revint en France sous le Directoire et obtint une pension; il mourut à Passy en 1800 presque oublié. On a de lui plus de 150 opéras ; les plus connus sont Zenobia , la Cecchina, Olimpiade, Roland , Atys, Didon (son chef-d’œuvre), Diane et Endymion, Pénélope, Iphig. en rawride.Marmontel, le chef de ses partisans, a fait les paroles de la plupart de ses opéras. — Son fils, Joseph Piccini (1758-1826), a fait les paroles de quelques opéras et quelques comédies.
PICC1NINO (Nicolo) , célèbre condottiere, né à Pérouse, fut élève de Braccio, servit Phil .-Marie Visconti , remporta plusieurs avantages sur le comte d’IJrbin, sur Carmagnole, sur Sforza, perdit la bataille d’Anghiari (1440), prit les forteresses du Bressan, du Bergamasque, et fut nommé par Visconti souverain de Bologne. Il mourut de chagrin en 1444, après avoir éprouvé de grands revers. — Jacques Piccinino, son fils, suivit ses traces, se mit au service de Venise (1450-54), entreprit ensuite la guerre pour son compte, fit marché avec Jean, duc d’Anjou, pour attaquer le roy. de Naples, le trahit pour Ferdinand I, mais fut deux ans après arrêté et étranglé en prison.
PICCOLOMINI (les), nom de l’une des familles nobles qui se disputaient le pouvoir à Sienne ; ils sa firent admettre en 1458 dans l’ordre du peuple. Erç 1538, ils succédèrent aux Pétrucci comme chefs dq la république; mais en 1541, l’influence de l’Espa-J gne fit cesser leur domination. Cette famille a fourni plusieurs personnages célèbres, entre autres deux papes ( Voy . pie ii et ni), et un célèbre général des impériaux, Octave Piccolomini ( Voy . ci-après).
pigcolomini (Alexandre), de la noble famille des Piccolomini, né à Sienne en 1508, mort en 1678, archevêque de Patras (in partibus) et coadjuteur de l’archevêque de Sienne, était habile en jurisprudence, théologie, philosophie, médecine, mathématiques. Il a beaucoup écrit. On a de lui entre autres ouvrages des traités de Morale et de Philosophie, et la Rafaella ou délia Creanza delle donne, (Milan, 1558, in-8) , trad. sous le titre d' Instruction aux jeunes dames en forme de dialogues, ouvrage licencieux qu’il condamna lui-même.
piccolomini (Alphonse), duc de Montemarciano , chef de bande au xvi* siècle, fut excommunié et privé de ses biens par Grégoire XIII pour ses méfaits, porta pour se venger la dévastation dans les états de l’Église (1582), et força le souverain pontife à lui restituer ses biens, alla servir en France huit ans , et finit par être pendu , après avoir été défait par le grand-duc de Toscane en 1591.
piccolomini (Octave), fameux général des Impériaux, né à Sienne en 1599, avait servi d’abord eü Italie, puis se signala en Allemagne dans la guerre de Trente-Ans, eut part à la bataille de Lutzen, commanda une aîle à celle de Nordlingue , prit diverses places de Souabe, de Franconie, préserva les Pays-Bas de l’attaque des Français, devint général en chef des troupes espagnoles aux Pays-Bas, fut rappelé en Allemagne en 1648 avec le titre de feld-maréchal, et arrêta un instant les Suédois, fut commissaire de l’Autriche au congrès de Nu^mberg, devint prince de l’empire et reçut le duché d’Amalfi.
Il mourut à Vienne en 1656.
PICENTINS, Picentini, auj. partie N. O. delà Principauté citérieure , petit état de l’Italie, au S. de la
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Campanie, le long de la mer Tyrrhénienne, entre les embouchures du Sare et du*Silare, semble avoir été une colonie du Picenum. Picentia (ch.-l., près de la côte), Sorrente , Nucérie, Salerne, en furent les villes principales. Cet état fut soumis par les Romains, de 343 à 266 av. J.-C.
PICENUM, auj . Marche d'Ancône , petit état de l'Italie, sur la mer Adriatique , entre les Senones au N., les Prœiulii au S. , avait pour villes principales Asculum, Picenum, Firmum, Auximum, Cingulum , et fut soumis par les Romains en 268 av. J.-C. Ses habitants s’appelaient Picéniens. 11 ne faut pas les confoifdre avec les Picentins , qui étaient beaucoup plus au sud et sur la mer Tyrrhénienne.
PICHDAB1ENS, la plus ancienne dynastie des rois de Perse, est plus fabuleuse qu’historique. Ce nom, qui dérive du mot pichdad, bon justicier , surnom d’un des rois de la dynastie, semble résumer toutes les populations persanes qui ont précédé Zoroastre. La dynastie des Pichdadiens fut fondée à une époque fort reculée par Kaïomaratz (ou le premier homme). Parmi les successeurs de celui-ci, on connaît surtout : Djemschid, Zohâk, Feridoûn. Cette dynastie fut remplacée vers l’an 733 av. J.-C. par celle des Kaïaniens (ou Achéménides).
P1CHEGRU (IL), général français, natif d’Arbois (1761), fut d'abord répétiteur de mathématiques au collège de Bricnne quand Bonaparte y était élève, puis s’engagea. 11 était sous-officier en 1789; il embrassa avec ardeur les doctrines révolutionnaires, obtint le commandement d’un bataillon de volontaires, passa à l’armée du Rhin, où il devint successivement général de brigade, général de division, général en chef, seconda les opérations de Hoche, et prit après lui le commandement général des armées de la Moselle et du Rhin (1793). Mis ensuite à la tête de l’armée du Nord, il la réorganisa, battit les alliés à Cassel , Courtray, Menin, Rousselaer, Hooglede, entra dans Bruges, Gand, Anvers, Bois-le- Duc, Venloo, Nimègue, passa le Wahal sur la glace, pénétra en Hollande , occupa Amsterdam et les Provinces-Uni es (janvier et février 1795) , et prit la flotte hollandaise. Mais, au milieu de ces brillants succès, il se laissa séduire par les offres du prince de Condé (qui lui promettait 1 ,000,000 de fr. comptant , 200,000 fr. de rente , Chambord , le duché d'Arbois, etc.) ; il consentit dès lors à servir la cause royaliste , et laissa l’Autriche remporter quelques avantages sur 6es troupes. Devenu suspect au Directoire, il fut remplacé en 1 7 96, rentra dans la vie privée et se retira à Arbois. Élu membre du Conseil des Cinq-Cents en 1 797 , il se mit à la tête du parti contre-révolutionnaire et fut, au 18 fructidor, déporté à Sinnamari. Il parvint à s’évader, passa en Anglet., où il selia avec G. Cadoudal, puis rentra secrètement en F rance, en 1 804 . Il y devint l’objet des recherches les plus actives de la police. Ayant été découvert, il fut enfermé au Temple. Il y périt au bout de peu de jours. Le bruit courut qu’il avait été étranglé par ordre du premier consul ; la vérité est qu’il s’était donné la mort.
PICHINCHA, volcan de l’Amérique du Sud, dans la républ. de l’Equateur, au S. E., à 11 kil. O. de Quito, par 0° 11’ lat. S., et 81° 12’ long. 0. 5 4,996 m ètr. Fréquentes éruptions (les plus terribles eurent lieu en 1535, 1557, 1660, 1690). Près de là, Santafcraz battit en 1822 les troupes royales. — Le Pich. donna son nom à une province dont Quito est ch.-l.
PICO, une des Açores , par 38° 22’ lat. N. et 30°
. 6 long. O., à 80 kil. de Ternate, et à l’O. N. O e ban-Miguel : 40 kil. sur 16; 27,200 hab. Ch.-l., Villa-da-Laguna ; montagne volcanique toujours °° ne*&e* Vins dits de Malvoisie et vino seco.
ï PIC de LA MIRANDOLE. Voy. pic.
’,petit villa8e à l’E. de Paris, joint actuel- 1 faubourg Saint-Antoine, devint en 1601 le siège dune congrégation de religieux du tiers-
ordre de Saint - François , qui prit de là le nom d’ordre de Picpus.
PICQUIGNY, ch.-l. de canton (Somme), sur la Somme , à 12 kil. N. O. d’Amiens; 1,500 hab. Guillaume Longue-Epée , duc de Normandie, y fut assassiné. Louis XI y conclut avec Edouard IV, roi d’Angleterre, un célèbre traité de paix (29 août 1475).
PICTAV1 on PICTONES, peuple de Gaule, compris d’abord dans la Celtique, puis dans l’Aquitaine deuxième au N., avait pour ch.-l. Piclavit anciennement Limonum (Poitiers); leur pays répondait au Poitou actuel.
PIGTES, Pied, anciens habitants de la Calédonie, commencent à paraître dans l’histoire au 11e siècle, et deviennent célèbres à partir de Septime-Sévère. On dérive ordinairement leur nom de picti (peints), comme s’il signifiait tatoués. Il est plus probable qu’il vient du mot gaélique pictioch , voleurs, que durent donner à leurs voisins indomptés du nord les Bretons soumis à l’empire. Au ni® siècle, toute la Bretagne barbare fut partagée entre les Pietés, et les Scots, dont une tribu, les Duns, avaient le S. 0. de l’Ecosse actuelle. Ces deux peuples, au reste, étaient de même race et parlaient un dialecte gaélique. Les Pietés et les Scots se réunirent souvent pour envahir le pays au sud, soit sous les Romains, soit après l’abandon de la Bretagne par Honorius. Sans cesse en guerre , soit avec les Scots, soit entre eux, les Pietés finirent par décliner. Kenneth II, roi des Scots au ixe s., les extermina à la bat. de Stirling et réunit les 2 couronnes. Dès lors leur nom disparut .
P1CTET (Benoît), théologien protestant, né à Genève en 1655, mort en 1724 , exerça le ministère et professa la théologie dans sa ville natale, et fut membre de l’académie de Berlin. Il a laissé 50 ouvrages, entre autres: Traité contre l'indifférence des religions; Theologia christiana ; Histoire de l'Eglise et du monde , Genève, 1712, in-4 ; Annales des xne et xiii* siècles.
pigtet (Max.-Aug.), savant génevois, né en 1752, mort en 1825, un des cinq inspecteurs-généraux de l’ université impériale (1803, etc.) , professeur d’histoire naturelle à Genève, président de la société pour l’avancement des arts de cette ville, correspondant de l’Institut de France, membre des acad d’Edimbourg, Munich, etc., a créé avec son frère la Bibliothèque britannique , dite depuis 1816 Bibliothèque universelle de Genève.
pictet (Ch.) de rochemont, frère du précédent, né en 1755, mort en 1824, servit dix ans en France (1775-85), organisa les milices génevoises pour le gouv. aristocratique, 1789, quitta la carrière politique quand Genève fut devenue française , créa avec son frère la Bibliothèque britannique , rédigea le Journal d' agriculture , fut plénipotentiaire de Genève à Vienne (1814), à Paris (1815). On lui doit entre autres écrits ; Tableau de la situation actuelle des États-Unis de l'Amérique , 1795 et 96, 2 vol. in-8; Cours d'agriculture anglaise , 10 vol. in-8, 1 8 1 0 ; une traduction de la Théologie naturelle de W. Paley, 2e édit., Paris et Genève, 1818, in-8. PICTONES. Voy. pictavi.
PICTOR (q. fabius) , historien latin. Voy. fabius. PICTORIUS. Voy. pittorio.
PIGUMNUS et P1LUMNUS , dieux italiens, fils de Jupiter, présidaient aux mariages et à la tutelle, et avaient inventé, le premier, l’art de fumer les terres, l’autre, celui de moudre le grain. .Pilumnus était surtout révéré des meuniers et des boulangers.
P1CUS (c.-à-d. pivert ) , roi des Aborigènes en Italie, eut pour père Saturne, aima Canente, et fut changé en pivert par Circé, qu’il avait dédaignée.
P1DOUX (J.) médecin de Henri III e de Henri IV, né vers 1550, mort en 1610, découvrit les vertus stomacliiquesdes eaux dePougues (Nivernais) , et introduisit en France l’usage d:s douches.