‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 853 sur 1261 · PI EK · texte numérisé non relu

PI EK

P1DPAY. Voy. pilpay.

PIE I (saint), pape de 142 à 157, combattit les hérésies de Valentin et de Marcion. Or» a quelques Lettres de lui. Il fut nommé ^ie^pour sa piété.

riE il, Æneas Sylvius Piccolomini, pape de 1458 à 1464, né à Corsignano (nommée depuis Pienza) en 1405, reçut la pourpre en 1456, remplit diverses missions politiques , fit tout pour organiser la croisade contre les Ottomans, pressa le roi de France, le duc de Bourgogne , la république de Venise , et se mit en personne à la tête du mouvement qu’il voulait opérer ; mais il mourut à Ancône au moment de s’embarquer. Il avait obtenu de Louis XI la révocation de la pragmatique-sanction de Bourges. Æneas Sylvius fut à la fois théologien, orateur, diplomate, canoniste, historien, géographe, poète même : il a laissé, entre autres ouvrages: la Description de l'état de l'Allemagne , Y Histoire de l'Empire sous Frédéric III , des Lettres , des Harangues, un roman d ’Euryale et Lucrèce. Il a eu part aux Mémoires sur sa vie, publiés par son secrétaire Gobellini.

pie in, Fr. Todeschini ou Piccolomini , fils d’une sœur de Pie II, qui lui permit de prendre son nom, succéda, en 1503 , au pape Alexandre VI ; il ne régna que 25 jours et fut remplacé par Jules II.

PIE iv, J. -Ange Medici ou Medichino, pape de 1559 à 1565, frère du marquis de Marignan, fit la guerre aux Turcs, vit finir le concile de Trente (1 563}, dont il confirma les canons, embellit Rome, rétablit l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et créa i’imprimerie du Vatican. On lui reproche ses rigueurs à l’égard des Caraffa.

pie v (saint), Mich. Ghisleri, pape, né à Bosco en 1504, entra chez les Dominicains, fut prieur de l’ordre, y fit refleurir la discipline, et fut élu pape en 1565. Il fut très sévère pour les hérétiques et en livra plusieurs au tribunal de l’inquisition, eut part aux frais de l’armement de la flotte qui remporta la victoire de Lépante , et fut canonisé en 17 13. Ses Lettres ont été publiées à Anvers, 1640.11 m. en 1572.

pie vi, J.-Ang . Bruschi , pape de 1775 à 1799, né enl717àCésène. U se signala d’abord par d’utiles réformes et de grandes entreprises (dessécliem. des Marais Pontins, rétablissem. de la Voie Appienne, etc.); mais fut bientôt arrêté dansses projets parle malheur des temps. 11 eut à combattre les disposit. hostiles de l’emp. Joseph U, du grand-duc de Toscane, Léopold, etsurtoutlesaggressionsdelaFrance révolutionnaire. A la suite du meurtre tout accidentel d’un envoyé franç. (Bassvilie),ses États furent envahis, et il se vit forcé de signer avec le gén. Bonap. le traité de Tolentino (19fév.l797) qui, outre 31 millions, lui enlevait plus, provinceset les objets d’art les plus préc.; à l’occ. delamortdugén.Buphot, tuéà Romedansune sédit., il fut attaqué dans Rome même (1798), arraché de son palais, et traîné, malgré son âge et ses infirmités, à travers la Toscane et la France : il m. à Valence en 1799.

PIE Vil, Barnabé Chiaramonti,pa.pe de 1800 à 1823, né à Césène en 1740, d’abord bénédictin , devint à 40 ans évêque de Tivoli , reçut la pourpre en 1785 avec le siège d’imola, fut élu pape après un long interrègne et un long conclave à Venise (1800), réorganisa ses Etats, signa un concordat avec Bonaparte (1801), puis vint le sacrer empereur à Paris (1804); mais eut bientôt à se plaindre de lui, et l’excomm. en 1809, quand Rome eut été envahie. Enlevé de force, il fut amenéàSavone, puisàFontainebleau,où il subit une! dure captivité : il avait en 1813 fait qq. concess.; mais il les rétracta bientôt, et ne vit ses fers brisés qu’au commencement de 1814. Il retourna dansses états, et eut la générosité de donner asile dans Rome à la famille de son ancien persécuteur. On a : Histoire des malheurs et de la captivité de Pie VII, par Beauchamp, 1814; Précis historique sur Pie VII, par Cohen’ in-8 ; Histoire de Pie VII, par M. Artaud, 1837]

pie viii, Savcrion Castiglioni, né à Cingoli (États

de l’Église) en 1761, était évêque de Frascati lorsqu’il fut élu pape en 1 829 après la mort de Léon XII. 11 mourut en 1830 , après avoir régné un an et huit mois. M. Artaud a écrit sa Vie, in-8.

PIEDICORTE, ch.-l. de cant. (Corse), à 16 kil S. E. de Corte ; 600 hab.

PIEDICROCE , ch.-l. de cant. (Corse), à 19 kiî. N. E. de Corte; 500 hab.

PIEDIMONTE , ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 31 kil. N. de Caserte ; 6,000 hab. Beau palais. Toile, papier, usine à cuivre.

P1ÊDRAS (las), cap de l’Etat delaPlata (prov. de Buenos-A.yres), sur l’Atlantique, dans l’estuaire du Rio de la Plata, au S. et en face de Montevideo. Les insurgés de Buenos-Ayres défirent près de là, en 1811, les troupes espagnoles.

PIÉMONT ( c.-à-d. pays au pied des monts) , en italien Piemonle , en latin moderne Pedemontium. , région de l’Italie sept., à l’E. des Alpes grecques et au N. des Alpes maritimes, forme avec la Savoie le noyau des Etals sardes et comprend 5 intend. générales : Turin, Coni , Alexandrie, Novare, Aoste : 270 kil. sur 225; 2,600,000 hab. Capitale, Turin. Le Piémont est arrosé par le Haut-Pô ; le climat varie suivant la hauteur ; le sol est fertile en riz et autres grains, oranges, figues, truffes blanches; de belles forêts y donnent de la térébenthine, des noix de galle , etc. ; on y recueille de la soie en abondance. L’industriey est florissante. Alfieri , Lagrange, etc., sont nés en Piémont.— Au xme siècle, le comte Tho mas II de Savoie, ayant été nommé vicaire de l’Empire en Piémont, s’intilula prince de Piémont. De se3 deux fils, Thomas III et Amédée V, sortirent deux lignes , l’une des princes de Piémont , l'autre des comtes de Savoie. Amédée VIII , un de ces derniers, déclaré, en 1416, duc de Savoie, réunit les possessions des deux lignes à la mort de Louis, son beau-père : depuis , le Piémont n’a plus été séparé de la Savoie. Au dernier siècle , pendant les guerres de succession d’Espagne et d’Autriche, le Piémont s’accrut de quelques annexes aux dépens du duché de Milan, savoir : 1 0 Alexandrie et Valence, laLomelline, le val di Sesia (1 703) ; 2° leTortonais, le Novarais ( 1 7 35 et 1 7 36) ; 3° le Vigevanasc , partie du comté d’Anghiera, partie du Pavesan (Voghera, etc.), et le territoire de Bobbio (1745 ). En 1796, le Piémont fut occupé par les Français , et fit presque totalement partie de la république , puis de l’empire français, et composa les dép. delaDoire, du Pô, de laStura, de la Sésia, de Marengo; la partie orientale fournit au royaume d’Italie le dép. de l’Agogna (ch.-l. Novare). Le Piémont fit retour au roi de Sardaigne en 1814. Voy. sardes (états-).

PIENZA , jadis Corsignano , ville de Toscane (Sienne), à 9 kil. S. O. de Montepulciano. Evêché. Patrie de Pie II, qui lui donna son nom.

P1ERCY, comte de Northumberland. Voy. percy.

PIÉRIDES, filles de Piérus, roi de Macédoine, disputèrent aux Muses le prix du chant , furent vaincues et métamorphosées en pies. — Les Muses ellesmêmes sont souvent nommées Piérides chez les poètes, à cause du mont Piérus qui leur était consacré, ou pour leur victoire sur les filles de Piérus.

P1ÉRIE , Pieria , région de la Macédoine, sur la côte occid. du golfe Thermaïque, entre l’Haiiacmon et la mer. Dium, Pydna, Méthone , en étaient les princip. villes. Elle devait son nom au mont Piérus.

PIËR1US mons. Voy. piérus.

PIERRE, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 28 kil. N. de Louhans; 1,600 hab.

pierre-buffière, ch.-l. de cant. (Haute-Vienne) , sur la Briance, à 17 kil. S. E. de Limoges; 1,500 hab.

pierre-chatel , fort de France (Ain) , sur le Rhône, commande le passage de France en Savoie.

pierre (la petite-). Voy. petite-pierre.

PIERRE (saint), en lat. Pelrust en hébreu Céphas,

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