PI ND * — 1406 — PIN K
PILTEN, ville et château de la Russie d’Europe ' "(Courlande), à 150 kil. N. O. de Mittau. Ancien évêché fondé en 1220 par Waldeniar II, roi de Danemark ; cet évêché passa de bonne heure sous la domination allemande, mats il fut vendu avec celui d’OEsel à Frédéric II , roi de Danemark (1552), qui le sécularisa. Après plusieurs vicissitudes, le territoire de Pilten passa aux Russes en 1795.
PILUMNUS. Voy. picumnus.
P1MPLA, mont, de Macédoine, en Piérie, près de FOlympe, était consacrée a o* Muses ( Pimptelaes ).
PIN fie’ , b. de France (Orne) , près d’Exmcs. Haras.
PIN A (ruy de), historiographe de Portugal sous Emmanuel, mort en 1521, a laissé plusieurs Chroniques contenant les règnes de Sanche I, Alphonse II, Sanehe II, Alphonse III, Denis, Alphonse IV, Duarte ou Edouard, Alphonse V, Jean II. On publia les 4 premières sous le titre de Cronicas dos seis reis primeiros (Lisbonne, 1727-29); la 5* avait déjà paru à Lisb.. 1653, in-fol ; les 3 dernières ne parurent qu’en 1790 92, iri-4. Ces chroniques avaient été longtemps enfouies dans les archives deTorre de Tombe.
PINANG. V. galles (lie du prince de).
PINARIUS et POT1T1US, amis et compagnons d’Evandre, le suivirent en Italie, et y devinrent les prêtres d Hercule. Leur postérité forma deux races : les Pinarii et les Potilii, prêtres héréditaires d’Hercule.
P1NCHBEK , mécanicien anglais , auteur de diverses machines aujourd’hui surpassées , et inventeur du métal mixte dit pinehbek (alliage de cuivre et de zinc), lequel imite l’or, mourut en 1783 à Londres.
P1NCIANUS (Nonnius), en espagnol Fernando Nunez, savant espagnol de l’illustre famille des Guzman, né à Valladolid ( Pintiurn en latin), vers 1473, professa la langue grecque à Alcala, puis la rhétorique à Salamanque, où il mourut en 1553. On a de lui des Notes sur Sénèque, Venise, 1536, in-4 ; sur Pomp. Mêla, Salamanque , 1543 , iu-8 ; sur divers passages de Pline, Salamanque, 1544 (ou Anvers, 1547), etc.
PINÇON (Marlin-Alonzo et Vicente Yanez), nom de deux frères qui accompagnèrent Colomb dans son premier voyage, et qui firent ensuite par eux-mêmes quelques découvertes. Vicente Yanez aborda , le 26 janvier 1500, au Brésil, dont on attribue généralement la découverte à Cabrai, quoique celui-ci n’y soit parvenu que le 24 avril de la même année.
PINDAR (Peter) , poëte anglais. Voy. wolcott.
PINDARE, le plus grand lyrique grec, néà Thèbes eu Béotie, l'an 520 av. J.-C. , mort vers l’an 456 , excella dans toutes les branches du genre auquel il se voua , et composa des tkrènes , des prosodes , des parthéiries, des dithyrambes et des hymnes ou chants de victoire en l’honneur des athlètes couronnés. Il eut pour principaux protecteurs Théron , souverain d’Agrigente , Gélon et Iiiéron, souverains de Syracuse, et Alexandre, fils d’Amyntas, roi de Macédoine. De toutes ses poésies, il ne nous reste que 45 hymnes ou odes, rangées sous quatre groupes (les Olympiques , les Pythiques, les Isthmiques, les Nèmèennes), en dial, éolien et < lorien . La hardiesse, le mouvement, l’enthousiasme , l’éclat du style , la richesse des formes , sont les qualités dominantes de Pindare. On lui reproche de trop grandes digressions , de l’obscurité et de la monotonie. Parmi les nombreuses éditions de Pindare , nous citerons l’édition princeps, par Aide l’ancien, Venise, 1513, in-8; la première édition critique, par Schmidt, Wittemberg, 1616, in-4; les éditions delleyne, Gœtlingue, 1773,2 vol. in-8 ; 1798, 3 vol. in-8 (celle-ci accrue du Traité d’Hermann sur les mètres de Pindare ); deBœckh, Leips,, 1811-21, 3 v. in-4. Pindareaététrad. enfrauç. narGin,Tour!et, Muzac,1823, Colin, 1841, et par M. Poyard, 1852 (M. Vincent a trad. en vers les Pythiq., l825;Guichemerre,les0b/?np.,l845;01rylesiV^mée/4nes en prose, 1841, in-8); en allemand, par Gedike; en anglais, par Cowley, et par West : en
italien fen vers), par Adimari, Mazari, Jérocades, etc.
PINDARE, rivière du Brésil (Maranhao), coule au N. E. et tombe dans le Miarim, près de son embouchure. Cours, 450 kil.
PINDARIS (c-à-d. habitants des montagnes ), peuplade de l'Hindoustan (Malwa), dans les états d’Hoîkar et de Sindhya, et dans la principauté de Bopal, s’est formée d’un ramas de brigands de toute espèce, de criminels échappés à la justice, de déserteurs et d’aventuriers. Ils commencent à figurer, en 1761, à la bataille de Panipet, où ils soutenaient les Mahratte3 ; depuis, les Anglais en ont détruit un grand nombre.
P1NDE, Pindus, auj. Mezzovo, Agrafa, chaîne de montagnes de la Grèce, sépare la Thessalie de l’Athamanie, contrée d Epire. Elle était consacrée à Apollon et aux Muses.
PINDEMONTE (Hippolyte), né à Vérone en 1753, mort en 1828, un des poêles italiens les plus agréables du xvm* siècle* a traduit V Odyssée et Y Hymne de Cérès, d’Homère, les Géorgiqucs, de Virgile, ainsique plusieurs morceaux d’Ovide et de Catulle, a composé des Poésies champêtres, où l’on distingue les Quatre parties du jour, des Épîtres, une tragédie d'Arminius, la Fata Morgana, et des Poésies, Pise, 1798, in-8. — Parmi d'autres Pindemonte, poètes, on distingue Jean, son frère aîné, 1751-1812, auteur de tragédi s , réunies sous le titre de Componimenti teatrali, Milan, 1804, 4 vol. in-8, — et Marc- Antoine, de Vérone, 1694-174#, traducteur de Y Argonautique de V.Flaccus Vérone 1776, in-4, et auteur de poésies écrites en latin et en langue vulgaire, Vérone, 1721, in-8; 2e édition augmentée, Venise, 1776, 2 vol. in-8.
PINEGA, riv. de la Russie d’Europe, naît dans legouv. de Vologda, arrose celui d’Arkhangel, coule au N., puis à 10., et tombe dans la Dzvina par 64® 8‘ lat. N. Cours, 450 kil.
PINEL (Philippe), médecin, né à Saint-Paul (Tarn) en 1745, mort en 1826, étudia à Montpellier et à Paris, devint médecin en chef de Bicêtre, puis de la Salpétrière, où il introduisit des améliorations immenses, fit, et à la Salpétrière et à l’Ecole de Médecine, des cours très remarquables et qui furent très suivis, fut reçu membre de l’Institut (lr« classe), et laissa , entre autres ouvrages : Traité médicophilosophique sur l' aliénation mentale , Paris, 1791, in-8 ; Nosographie philosophique , an vi, 2 vol. in-8; 1818, 3 vol. in-8, etc. Il eut le mérite de substituer aux traitements violents que l’on employait contre les aliénés des mesures de douceur, et dé faire tomber leurs chaînes, 1792.— Scipion P., son fils, méd.dô Bioêtre, a donné en 1833 Physiol. de l'homme aliéné.
PINEY ou PIN EY.-LUXÈM BOURG , ch-1. decant. (Aube), à 22 kil. N. E. de Troyes; 1,300 hab. Commerce de bois, fabrique de cordes de tilleul. — Jadis titre d’un duché-pairie, qui appartenait à une branche de la maison de Luxembourg.
PING-NAN, prov. de la Corée, à l’E. et au S. de la Mantchourie ; 400 kil. sur 200 ; ch.-l. , Oueï-youen-ei.
PINGRE (Alexandre-Gui), astronome, de l’ordre des Génovéfains, né à Pari6 en 1711, mort en 1796, avait d’abord professé la théologie. Il la quitta pour l’astronomie, observa le passage de Mercure en 1753, devint correspondant , puis associé libre de l’Acal démie des Sciences de Paris, bibliothécaire de Sainte- Geneviève , chancelier de l’Université , fit trois voyages, 1767 - 69 -71, pour essayer des montres marines de Ferdinand Berthoud et de Leroi. Il a laissé, entre autres ouvrages : la Coméiographie , ou Traité historique et théorique des comètes , 1783.
P1NIIEL , ville de Portugal (Beira), ch.-l. de comarque, à 14 kil. N. O. d’Almeida; 2,000 hab. Evêché; plusieurs beaux monuments.
PINKEKTON (J.), savant écossais, né à Edimbourg en 1758, mort en 1826, fut destiné au barreau, laissa le droit pour la litta^alure (1780), puis, après
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avoir fait imprimer quelques poésies élégiaques , étudia la numismatique, l’histoire, la géographie. On lui doit: Géographie rédigée sur un nouveau plan, 1802, 2 vol. in-4, souvent réimprimée et longtemps classique ; Essai sur les médailles, 1784, 2 vol. in-8, trad. en français par J. -G. Lipsius, Dresde, 1794, In-4 ; Histoire d’Ecosse depuis l'avénemenl de la maison de Stuart , 1797, 2 v. in-4 ; Collect. gin. des Voyag., 13 v. in-4, 1808; Recherch. sur les Golhs, etc.
PINNA, ville d’Italie, chez les Vestini, au S-. du Picenum, auj. civita-di-penne.
PINNEBERG, bourg du Danemark (Holstein), à 32 kil. S. E. de Gluckstadt; 400 hab. Ch.-l. du comté de Pinneberg. — Ce comté, situé dans la partie mérid. du duché de Holstein, se compose de la seigneurie de Pinneberg, de celle de Herzhorn et de la ville d’Altona.
PINOLS, ch.-l. de cant. (Haute-Loire), à 27 kil. S. de Brioude ; 900 hab.
PINOS (lie), ou ILE DES PINS, El Evangelisia de Christophe Colomb, unedesAntilles espagnoles, à 80 k. de la côte S. de Cuba;' 60 k. sur 30; hab. par des pécheurs. Bons ancrages; pâturages; acajou. — Ou trouve des lies de même nom sur la côte de Colombie, par 9° lut. N., 80° long. 0. ; et près de la N .-Calédonie.
PINSK, ville de la Russie d’Europe (Minsk), sur la Piua, au milieu des marais de Pinsk, à 226 kil. S. O. de Minsk; 4,000 hab. Tanneries. Commerce actif. Elle appartint longtemps aux Polonais sous lesquels elle était plus importante. — Les marais de Pinsk, nommés aussi marais de Pripetz, parce que le Pripetz et ses affluents les traversent et les formont, ont 500 kil. sur 200; ils s’étendent dans trois gouvernements, Grodno, Volhynie, Minsk.
PINTO (F. Mendez), aventurier portugais, né vers 1510,parcourut,avecdescorsaires,lesmersde la Chine et du Japon, fut plusieurs fois pris et vendu comme esclave, revint dans son pays en 1558 et rédigea scs Voyages , qui n’ont paru qif après samort, Lisb. 1614.
pinto (Tsaac), Juif portugais du X^iii* siècle, ha bita Bordeaux, Amsterdam, La Haye, et mourut en 1784. 11 défendit ses compatriotes contre Voltaire, dans un petit écrit intitulé : Réflexions critiques sut l'article de Voltaire au sujet des Juifs , 1762 ; cet opuscule parait avoir donné à l’abbé Guénée l’idée de ses Lettres de quelques Juifs. Il a laissé en outre; Essai sur le luxe , 1762, in-8 ; Traité de la circulation et du crédit; 1771, in-8 ; Précis des arguments contre les matérialistes , 1774, in-8, etc.
PINTO RiBEiRO (J.), secrétaire du duc de Bragance, organisa avec un art et un secret admirables la fameuse conspiration de 1640 qui enleva le^ Portugal à l’Espagne et mit la couronne sur la tête de son maître Jean (IV) ; le nouveau roi le fit président de la chambre des comptes et garde des archives royales de Portugal. Pinto mourut en 1643. On a de lui quelques écrits, qui consistent en Réponses aux manifestes du roi d'Espagne, Discours sur l’administration, etc,; ils ont été publiés à Coïmbre, 1729 , in-fol. Il laissa de plus un Recueil des lois de Portugal. Pinto est le héros d’une pièce de M. Lemercier qui eut un grand succès en 1800.
PINZUN, navigateur. Voy. pinçon.
P10LÉNC, bourg de France (Vaucluse), à 6 kil. N. O. d’Orange; 1,700 hab. Faïence, filature de soie, verreries. Houille aux environs.
PIOMBINO, Populomuml ville de Toscane (Pise), ch.-l. de principauté, sur la mer Tyrrhénienne , vis-k-vis de l’ile d’Elbe, a 110 k. S. 0. de Sienne, 1,250 h. Port, chàteau-fort, etc. — La ville actuelle ne remonte guère au-delà du xn* siècle de notre ère. Du xiii® au xvi* siècle, la principauté fut possédée par la maison d Appiano ; elle lut longtemps en séquestre aux mains des Espagnols (1589-1619), passa ensuite aux Mendoza, aux 1 udovici et aux Buoncompagni , ducs de S^ria. Sous le règne de Napo¬
léon, la petite principauté de Piombino , avec une portion de cell8 de Lucques , forma la principauté de Lucques-et-Piombino. Voy. lucques.
piombino (principauté de lucques-et-). Voy. lucques.
piombino (lac de), Vetulonius lacus, en Tosca,ne (Pise), à 6 kil. N. Ë. de Piombino, a 7 kil. sur 5, et se décharge au S. dans la mer Tyrrhénienne.
PIONSAT, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme) , à 40 kil. N. O. de Riom; 1,700 hab.
PIOVE-D1-SACGO. Voy. pieve.
PIPER (Charles, comte de), homme d’état suédois, né vers 1660, parvint d’un rang obscur aux premiers emplois par ses talents, obtint la confiance entière de Charles XI, fut fait premier ministre par Charles XII, le suivit dans toutes ses campagnes, fut pris à la bataille de Pultava et enfermé dans la forteresse de Schlusselbourg, où il mourut en 1716. — Son fils, Charles-Frédéric, fut le favori du roi de Suède Adolphe-Frédéric; mais il quitta la cour en 1756, quand son gendre, le comte de Brahé, eut été décapité. 11 mourut en 1770.
P1PERNO, ville de l’Etat ecclésiastique (Frosinone-et-Pontecorvo), à 20 kil. N. de Terracine ; 3,600 hab. Evêché. — • Au N. et près de là est Piperno-Vecchio, l’ancienne Priverne , une des cités des Volsques.
P1PLEY, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 16 kil. de la mer, à 36 kil. N. E. de Balasor. Port qui fut le principal entrepôt du commerce de l’Europe avec l’Inde au milieu du xvir siècle ; une inondation, et une barre qui s’est formée à l’entrée de la Samarinka, qui la baigne, l’ont fait déchoir.
P1PPI (Giulio). Voy. jules romain.
PIPRJAC, ch.-l. de cant. (llle-et -Vilaine), à 21 kil. N. E. de Redon; 1,600 hab.
PIRANESI (J.-B.), né à Rome en 1707, mort en 1778, fut en même temps marchand d’estampes et dessinateur graveur. Sa maison était connue dans toute l’Europe. Jamais artiste n’a mieux rendu que lui l’architecture et les ruines. Son Œuvre forme 16 vol. in-fol. — Son fils, Fr. Piranesi (1748-1810), fut comme lui dessinateur et graveur, prit part à la révolution de Rome lors de l’arrivée des Français, vint se fixer à Paris, y publia sa belle collection des Antiquités romaines , une magnifique collection de dessins coloriés, et fonda une manufacture de terre cuite (vases peints, tréüieds, candélabres, etc), L ’Œuv. compl. forme 29 vol. In-fol.
PIRANO, ville des Etats autrichiens (Illyrie), à 26 kil. S. O. de Trieste; 6,300 hab. Bon commerce, vins, olives. Aux environs, grandes salines.
PIRATES (guerre des), nom donné à l’expédition que Pompée fit l’an 67 av. J.-C. contre les pirates de Cilicie et d'isaurie qui infestaient la Méditerranée, coupaient les vivres à Rome et ruinaient le commerce. Déjà les deux années précédentes , Metellus Creticus les avait battus sans pouvoir les réduire ; Pompée, armé par le sénat et le peuple de ressources immenses et d’un pouvoir discrétionnaire, en nettoya les mers en moins de 50 jours.
PIRÉE (le), port d’Athènes, à 8 k. de la v., à l’embouchure du Céphise, était réuni à la ville par deux murs qui avaient été bâtis 1 un par Ihémistocle et l’autre par Périclèa. Il pouvait contenir 400 vaisseaux. Lorsque Lysandre eut pris Athènes (404 av. J.-C.), il fit raser les murailles du Pirée.
PIRITHOÜS, l’ami de Thésée et son compagnon inséparable, avait pour père lxion , et régnait sur les Lapithes en Thessalie. 11 pénétra aux enfers avec Thésée afin de ravir Proserpine à Piuton; mais ce dieu déjoua leurs plans : Pirithoüs fut tué, et Thésée retenu aux enfers, d'où Hercule seul put le délivrer. Selon l’histoire, Pirithoüs aurait fait une expédition en Epire dans le but d’enlever la fille du roi, et périt dans cette injuste entreprise. Pirithoüs