PILS
en 1646, à l’attaque des îles Samte-Marguerite
PILES (ROGER de), homme de lettres et peintre né à Clamecy en 1635, mort en 1709, fit l’éducation du fils du présidant Amelot, suivit son élève comme secrétaire d’ambassade, peignit avec talent le tableau et le portrait, et écrivit sur son art plusieurs ouvrages, entre autres : Abrégé de la vie des peintres, 1699; Cours de peinture par principes 1708. Ses Œuvres forment 5 vol. in- 12, Paris, 1767!
PILIERI, bourg de Sicile (Trapani), à 26 kil. S. E. de Mazzara. Au S. de cette ville on voit les ruines de Sélinonte.
P1LLAU, ville maritime des États prussiens (Prusse propre), à 38 kil. S. O. de Kœnigsberg; 4,500 hab. Bon fort, port très commerçant. Pêche d’esturgeons ; caviar. Aux environs (à 8 kil.), beau bois de hêtres dit Paradis de la Prusse. — Prise par les Suédois en 1626, par les Russes en 1758.
PILLET (Cl.-Marie), né à Chambéry en 1773, mort en 1824, dirigea longtemps les travaux de la Biographie universelle de M. Michaud (du tome 5 au tome 44), eut part aussi à la Biographie des hommes vivants , et publia quelques opuscules en son propre nom. D’une avarice extrême, il mourut par suite des privations qu’il s’imposait.
PILN1TZ, Pillniti ou Pœlnitz , village et château royal de Saxe (Misnie), sur l’Elbe, à 9 kil. S. E. de Dresde. Résidence de la cour pendant l’été. Il s’y tint en 1791 un fameux congrès des souverains de l’Europe coalisés contre la France : il s’y trouvait, avec les représentants de l’empereur d’Allemagne et du roi de Prusse, le comte d’Artois, l’ex-ministre Calonne et le marquis de Bouillé ; on y signa le 27 août une convention par laquelle les souverains s’engageaient à rétablir Louis XVI. Par un article secret, on décida le partage de la Pologne.
PILON (Germ.), un desgrands sculpteurs français, né vers 1515 à Loué, près du Mans, mort vers 1590, vint à Paris en 1550, ayant déjà produit de beaux morceaux, et fut l’émule et l’ami de J. Goujon. On admire ses mausolées de Guillaume du Bellay , de François /, de Henri II (à Saint-Denis), du chancelier de Birague, ses Trois Grâces , etc.
PILPAY ou plutôt B1DPAY, l’Esope indien, fut visir d’un roi de l’Inde nommé Dabshelim, et vécut à une époque inconnue, selon les uns 2,000 ans av. J.-C., selon d’autres plusieurs siècles plus tard ou même 250 ans seulement avant l’ère chrétienne. Il est connu comme auteur d’un recueil de fables écrit primitivement en sanscrit, et dont l’original porte le titre de Panlcha-Tanlra. Cet ouvrage fut traduit au vi« siècle de notre ère en pehlvi (ancienne langue de la Perse) par le mage Burzouyeh, d’après l’ordre du roi Khosrou-Nouschirvan, sous le titre de Calilah et Dimnah ; puis mis en hébreu par le rabbin Joël, d’après lequel Jean de Capoue le traduisit en latin vers 1262, sous le titre de Direetorium vilœ, parabolce aniiquorum sapientium. Galland le traduisit en français (1724), et M. l’abbé Dubois en a donné en 1826 une traduction nouvelle faite d’après le sanscrit même. L’ouvrage attribué à Pilpay est une espèce de roman politique et moral dont les principaux personnages sont deux chacals, animaux auxquels les Indiens attribuent la même finesse que nous au renard. Selon les savants modernes, le véritable auteur des fables est un brahme nommé Vichnou-Sarma. M. Siîvestre de Sacy a publié en 1816 une édition d’une traduction arabe de ces fables, avec un intéressant mémoire sur l’histoire de cet ouvrage.
PILSEN, ville des Ëtat3 autrichiens (Bohême), ch.-l. de cercle, à 40 kil. N. de Klatlau ; 7,000 hab. Murailles. École philosophique ; gymnase. Lainages, cotonnades, tanneries, etc. — Le cercle de Pilsen, situé entre ceux d’Elnbogen, Rakonitz, Beraun, a 100 kil, sur 70, et 190,000 hab.