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PITY

blique en 1793, et depuis cette époque ne cessa de faire la guerre à la France et de lui susciter des ennemis. Malgré tous ses efforts et toute son habileté, il ne put empêcher les succès des armes françaises sur le continent, eut même beaucoup de peine à réprimer les troubles intérieurs de la Grande- Bretagne, le soulèvement de l’Irlande, la révolte des marins, et ne réussit qu’à obérer sa nation, en lui faisant contracter une dette énorme pour soutenir les frais d’une guerre européenne. Enfin, après huit ans de lutte, se voyant abandonné des puissances continentales qui avaient signé le traité de Lunéville (1801), il fut contraint de se retirer et fut remplacé par Addington, qui signa la paix d’Amiens (1802). Mais la paix ayant été rompue peu de mois après, Pitt redevint ministre. Il forma une troisième coalition contre la France, sans avoir plus de succès. Il put voir la campagne d’Austerlitz, la paix de Presbourg (1805), et mourut en 1806, ayant totalement manqué la tâche qu'il s’était proposée, laissant la France maîtresse de la moitié de l’Europe, et l’Angleterre au milieu d’une crise effrayante. Malgré les fautes de Pitt, son talent gouvernemental , sa finesse , son éloquence , son patriotisme, sa probité pécuniaire n’en Bontpas moins incontestables. Ses* restes furent, comme ceux de son père, déposés à Westminster, malgré l’opposition de Fox. Les principaux discours de Pitt ont été publiés, avec ceux de Fox, par MM. Jussieu et Janvry, 1819-20, 12 vol. in-8°. On a une Histoire de la vie politique de Pitt , par Gifford, 1809, 3 vol. in-4, et Mémoires et vie de Pitt, par l’évêque de Winchester, 2 vol. in-4 (le tout en anglais).

pitt (Christophe), poète anglais (1699-1748), de Blandfort, a publié des traductions en vers de la Pharsale de Lucain, de l’Art poétique de Vida, de 1 Êuéide de Virgile, et des Mélanges de poésies, 1727.

PITTAGUS, un des sept sages de la Grèce, né à Mitylène vers 649 av. J.-C., s’unit aux frères du poète Alcée pour chasser les tyrans de sa patrie, vainquit en combat singulier le général athénien Phrynon, fut investi de Ta puissance souveraine par les Mityléniens, les gouverna sagement, puis abdiqua et n’accepta qu’une partie des terres qui lui furent alors offertes. 11 mourut en 579 à 70 ans. On lui attribuait des élégies et un discours sur les lois. On lit beaucoup de maximes sous son nom dans le Septem sapientûm dicta , Paris, 1551-53, in-8.

P1TTHEE, Pittheus, aïeul maternel de Thésée , était fils de Pélops et d’Hippodamie , et régnait à Trézène. Il était renommé pour sa sagesse. Ethra sa fille, mariée à Egée, lui confia l’éducation da Thésée; Théséeàson tourlui confia celle d’Hippolyte.

PiTTHEM, ville de Belgique (Flandre occid.), à 20 kil. S. de Bruges; 4,900 hab.

PITT0K10 (L. bigi, dit), en latin Piclorius , poète latin moderne, né en 1454 à Ferrare, mort en 1525, a laissé beaucoup d’opuscules curieux et recherchés, entre autres : Candida, 1491 ; Tumulluariorum carminum libri VIH, 1496 ou 98; Epi grammata in Chris ti vilam , 1513; in Cœlestes pro ceres hymnorum epiluphiorutnque libellus , 1514; Sacra et satyrica epigrammata , elegiœ , etc. , 1514.

P1TTSBOURG , ville des Etats-Unis (Pensylvanie), ch.-l. du comté d’AIleghany, sur l’Alleghanyet la Monongahela, à 588 kil. N. 0. de Philadelphie; 18,000 h. Ev. cath. Bibl., académie, usines à fer, moulins à foulon. Aux environs, fer, houille, etc — Fondée en 1760 auprès du fort Duquesne, qui avait été bâti par les Fiançais.

P1TYONTE, Pityus, ville de la Lazique, sur le Pont-Euxin, au N. O. de Dioscurias, était sous la protection romaine au temps de l’empire. C’était aiors un des entrepôts du commerce avec le Nord et l’Orient, et un des boulevards de l’empire romain.

PITYUSES (îles) , Pityusœ insulœ, groupe d’ïles au S. O des Baléares, par 1° 4’ long. 0.-1° 15’ long,

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