‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 862 sur 1261 · PLAN · texte numérisé non relu

PLAN

nicain, né à Saint-Trond , près de Liège , mort vers l’an 1548. On a de lui, outre divers ouvrages d’érudition, un poème bizarre, intit. Puytia porcorum , en vers tautoyrammes (contenant 253 vers , Louvain , 1546, 1644, Londres, 1741, in-12), et dont tous les mots commencent par un P ; par exemple

Plaudite, porcelli ; porcorum pigra propago

Progreditur, etc.

PLACID1E, Galla Placidia , fille de Théodose I, cœur d’Arcadiuset d’Honorius, fut prise au siège de Rome par Alaric (409), fut épousée par Ataulphe, prince goth, épousa en 2e* noces le général Constance, dont elle eut Valentinien. Avide de pouvoir, elle se fit donner le titre d’augusta , et gouverna presque continuellement sous Honorius son frère, et sous Valentinien son fils. Elle mourut en 450.

PLAISANCE, Placentia en latin , Placenza en italien, ville du duché de Parme et Plaisance, ch.-l. de la prov. de Plaisance, près de la rive droite du Pô, à 53 kil. N. O. de Parme ; 30,000 hab. Evêché, citadelle, vaste palais ducal , belle cathédrale, église de Saint- Augustin, rue Siradone ou Corso, une des plus belles rues d’Italie; bibliothèques, collège, séminaire. Elle possédait jadis une université, qui le disputait à celle de Parme. Aux environs Campo Morto, où Annibal défit les Romains (218 av. J.-C.), après la bataille du Tésin et avant celle de Trasimène. Patrie de Grégoire X, de Salicet, dit Placenlinus, de Ferrante Pallavicino, de George Valla, etc. — Plaisance et Crémone furent les deux premières colonies romaines de la Cisalpine. Il se livra sous les murs de Plaisance un combat entre les Carthaginois et les Romains, 217 av. J.-C. Longtemps après, Rodolphe II, roi de la Bourgogne transjurane, y remporta sur Bérenger I (29 juillet 923) une victoire décisive qui lui valut la couronne d’Italie. En 1076 il s’y tint un concile des évêques de Lombardie qui déclarèrent Grégoire Vil déchu du pontificat. Un deuxième concile de Plaisance eut lieu en 1095; Urbain II commença à y prêcher la lre croisade. Plaisance s’érigea en république pendant la guerre des Guelfes et des Gibelins, et prit parti pour les Guelfes ; après la chute des Hohenstaufen (1254), elle se trouva sous la domination des Scotti. Albert Scotto, en 1302, fut l’auteur de la ligue lombarde contre Matteo Visconti. En 1332, par le traité d’Orci, Plaisance fut attribuée aux Visconti, et depuis elle fit partie du duché de Milan jusqu’à 151 1. Enl 447, lors de l’extinction des Visconti, Plaisance ayant reçu garnison vénitienne , et fermé ses portes à Sforce, duc de Milan, fut prise et traitée avec la dernière barbarie. Depuis 1511, Plaisance appartint, ainsi que Parme, aux papes, puis aux Farnèse : elle a dès lors suivi le sort de Parme. ( Voy . parme.) — 11 se livra en 1746 à Plaisance une grande bataille entre les Austro-Sardes et les Franco -Espagnols ( Maillebois et don Philippe y furent défaits complètement, et bientôt Ferdinand VI retira ses troupes de la Haute-Italie). Plaisance fut occupée parles Franc en 1799 et 1800; de 1802à 1814, elle fut ch.-l. d’arr. dans le dép. du Taro. — Napoléon avait donné le titre de duc de Plaisance à l’archi-trésorier Lebrun.

plaisance , ch.-l. de cant. (Gers), à 30 kil. N. Q.. de Mirande; 1,600 hab.

PL AN ASIE , Planasia , auj. Pianosa , île de la mer Inférieure, entre la Corse et l'Étrurie, fut sous l’emp. romain un lieu d’exil. Posthume Agrippa, 3e fils d’Agrippa, y fut exilé par Auguste et y périt, tué par ordre de Tibère, l’an 14 de J.-C.

plan asie, la même que Lerina. Voy. lerins.

PLANCHES (les), ch.-l. de canton (Jura), à 31 kil. S. E. de Poligny; 1,200 hab.

PLANCIADE FULGENCE, auteur chrétien, évêque de Carthage, qu’on fait vivre au commencement du vi* siècle, a laissé trois ouvrages dont voici les titres : Mythologicum vocum antiquarum , imprimé par Jér. Commelio en 1599 ; Interpretatio ad Chalcv-

PLAT

PLAT

deum ; De expositione virgilianœ continentiœ, etc.

PLANCINE, femme de Pison, fut accusée d’avoir, de concert avec son mari, empoisonné Germanicus; mais elle échappa au supplice par le crédit et les intrigues de Livie. Accusée plus tard d’avoir insulté Agrippine, elle se donna la mort, l’an 33 de J.-C.

PLANCOET, ch.-l. de canton (Côtes-du-Nord), à 16 kil. N. E. de Dinan : 800 hab. «

PLANCUS (L. MUNATIUS). Voy. munatius.

plancus plotius, frère de Munatius Plancus. Proscrit par les triumvirs (43 av.J.-C.),il offrit sa tête aux bourreaux, afin de sauver ses esclaves qu’on avait mis à la torture pour les forcer à révéler sa retraite.

PLANCY,joli bourgdel’Aube(cant. de Méry),à 12 kil. O. d’Arcis, sur l’Aube; env. 1,200 h. Canal. Filatures de coton, bonneterie. Château. Ane. marquisat.

PLANTA DE (Ch.-H.), compositeur, prof, au Conserv., né à Pontoise eut 708 m. enl839, élève rie Langlé fit d’abord de jolies romances, puis donna quelquco opéras: \cs Deux Sœurs, 1 791; Zoé, 1797; Palma, 1800.

PLANTAGENETS , dynastie de rois d’ Angleterre , d’origine française , dut son nom au comte d’Anjou, Geoffroi Y, surnommé Plantagenet, parce qu’il portait ordinairement une branche de genêt à sa toque. Geoffroy épousa l’impératrice Mathilde, veuve de Henri Y, fille et héritière de Henri 1 , roi d’Angleterre (1127); Henri leur fils monta sur le trône d’Angleterre , sous le nom de Henri 11, à la mort d’Etienne de Blois, en 1154, et sa race l’occupa 331 ans, jusqu’à T avènement de Henri VII, chef de la race des Tudor. Au xiv* siècle, elle se divisa en deux lignes rivales : York et Lancastre, ou en termes de parti Rose blanche et Rose rouge. Voy. roses (guerre des deux-). — Pour la série des rois Plantagenets, Voy. l’article Angleterre.

PLANTAVIT DE LA PAUSE. Voy. la pause.

PLANT1N (Christophe) , célèbre imprimeur, né aux environs de Tours en 1514, mort en 1589, alla s’établir à Anvers, et fit faire (le grands pas à son art. Philippe II le nomma son premier imprimeur, et le chargea d’une réimpression de la Bible Polyglotte d’Alcala. Cette réimpression parut de 1569 à 1572, en 8 vol. in-fol. C’est son chef-d’œuvre.

PLANUDE, Maximus Planudes , moine grec du XIVe siècle, natif de Nieomédie, vécut sous Andronic et Jean Paléologue, fut chargé par Andronic d’une mission à Venise en 1327, et mourut dans un âge avancé, vers 1353 selon les uns, vers 1370 selon d’autres. Il avait compilé un très grand nombre d’écrits; les plus connus sont: un recueil des Fables d’Esope avec une Vie de l'auteur , qui n’est qu’un tissu de contes puérils et d’anachronismes ( elle a été traduite par La Fontaine) ; une Anthologie ou recueil de poésies grecques, Horence, 1494, Naples, 1788-96. Il a traduit en grec les Distiques moraux de Caton , et les Métamorphoses d’ Ovide (imprimées pour la première fois à Paris, 1822, dans Y Ovide de la collection de M. Lemaire). Compilateur laborieux, Planude manque de jugement et de goût.

PLASSEY, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), sur le Bagmotty, à 40 kil. N. O. de Noddeah. Les Anglais y battirent le nabab du Bengale en 17 57 . V. clive.

PLÀTAou RIO DE LA PL ATA, un des plus grands fleuves de l’Amérique du Sud, sort de la Serra de Mantequeira dans le Brésil (Minas-Geraes), traverse, sous le nom deParana, le sud de cette province, sépare la prov. de Saint-Paul de celles de Goyaz et de Matogrosso, puis forme la limite entre le Brésil et le Paraguay, arrose ensuite le territoire de la Confédération de la Plata, dans laquelle il sépare les deux états orientaux (Entre-Bios et Corrientes) des états de l’ouest, reçoit à droite le Rio das Mortes, le Paranahyba, le Rio Pardo, puis le Paraguay; à gauche le Rio Verde, le Tiète, l’Iguazu, et plus bas l’Uruguay, presque aussi considérable que lui. Le Rio de la Plata a 45 kil. de large à Buenos-Ayres ; près do

™ eÆh,Urîi " e" a 524 • Son est dW ron 2,500 kil. Il porte successivement les noms da

Calcagui, Huapiche, Parana (en quittant Minas-Geraes), et prend enfin celui de Rio de la Plata anrèa avoir reçu l’Uruguay. — Le Rio de la Plata, dont le nom veut dire rivière d'argent , fut d’abord nommé rivière de Solis , du nom de Diaz de Solis, qui la découvrit; mais Sébastien Cabot, qui l’explora ensuite, ayant fait sur ses bords un butin considérable en or et surtout en argent, lui donna le nom de la Plata, qu’elle a conservé depuis.

PLATA (PROV. -UNIES DE RIO DE LA) OU Rép. Argen tine, un des états de l’Amérique du Sud, borné au N par la Bolivie, à 1 E. par le Brésil , le Paraguay l'Uruguay, au S. E. par l’Océan Atlantique, à l’O'. par le Chili, au S. par la Patagonie, s’étend de 56* à 73° long. O. et de 19e à 41° lat. S.; 2,450 kil. du N. au S., sur 1,750 dans sa plus grande largeur; 1,700,000 hab., dont les trois quarts indigènes. Capitale, Buénos-Ayres. La Confédération de la Plata comprenait en 1853 quatorze Etats, savoir :

Etats. Capitales.

Buénos-Ayres, Buénos-Ayres.

Entre-Rios, Baxada.

Corrientes Corrientes.

Santa-Fé, Santa-Fé.

Cordova, Cordova.

Santiago del Estero, Santiago del Estero.

Tucuman, Tucuman (S.-Miguel del-)

Salta, Salta ou S. -Felipe.

Jujuy, Jujuy

Catamarca, Catamarca.

Rioja, Rioja.

San-Juan, San-Juan.

San-Luis, San-Luis.

Mendoza, Mendoza.

Les Provinces-Unies de Rio de la Plata varient pour le sol et le climat selon leur hauteur et selon leur latitude. Le centre et l’est consistent en immenses plaines, dites Pampas , qui nourrissent beaucoup de gros bétail; l’ouest offre de hauts plateaux qui sont souvent arides, mais riches en minéraux précieux ; entre ces deux régions s’étendent d’épaisses et superbes forêts. — La plupart des Prov.-Unies de Rio de la Plata ont fait d’abord partie de l’immense vice-royauté du Pérou; en 1778, unies à la Bolivie actuelle, au Paraguay et à l’Uruguay, elles formèrent une vice-royauté particulière, dite Rio de la Plata. En 1810, elles suivirent le mouvement insurrectionnel qui agita les possessions espagnoles. Dès 1811, les troupes fidèles à la métropole y furent battues (à Las-Piédras), puis un gouvernement indépendant s’établit à Buénos-Ayres , mais il éprouva de fréquentes variations ( 1813-16), jusqu’à ce que le congrès de Tucuman promulguât la constitution. On forma une république avec trois pouvoirs (deux chambres , un président) , une haute cour de justice, des juntes électives et électorales. Cette constitution n’empêche pas les Provinces-Unies de Rio de la Plata d’être en proie à l’anarchie ; les unitaires et les fédéralistes s’y combattent sans cesse. L’industrie y est nulle et le commerce borné. L’Union a fait, de ^826 à 1828, une guerre désastreuse au Brésil pour la possession de l’Uruguay ou Montée vidéo, qui finalement a été reconnu indépendant. En 1838 et 1840, elle a eu des démêlés graves avec la France , pour avoir refusé de satisfaire aux justes réclamations des résidents français ; après un long blocus, ces démêlés avaient été heureusem. terminés par M. l’amiral de Marknu (29 oct. 1840); mais il s’éleva de nouv. difficultés à l’occasion des entreprises du président Rosas contre Montevideo : elles n’ont été aplaniesqu’en 1851, après un long blocus. Depuis 1853, Buénos-Ayres s’est séparé de la Confédération. la plata, capit. de la Bolivie. Voy. chuquisaca. PLATAMONA, Héraclée , ville de la Turquie

PLAT

PLAT

d'Europe (Roumélie), à 100 kil. S. O. de Salonique, sur le golfe de Salonique ; 2,000 hab.

PLATANELLA, ou PLATANI, Camicus , riv. de Sicile, naît dans la prov. de Palerme et le district de Termini, traverse les prov. de Calatanisetta et de Girgenti, et se jette dans la Méditerranée, à 3o kil. N. O. de Girgenti ; 110 kil. de cours.

PLATEE Platea, une des 12 villes de la feueration béotienne, près du Cithéron, au S. O. de Thèbes, cél. par la vict. que Pausamas et les Grecs y remportèrent sur le Perse Mardonius en 479 av. J.-C., victoire à laquelle les Plaléens contribuèrent puissamment ; et par son opposition constante à la domination que Thèbes voulait exercer en Béotie. Elle s’allia fréquemment avec Athènes, fut détruite par les Spart, en 427 av. J.-C., par les 1 héb.en 373, et rebâtie par ordre d’Alexandre après le sac de Thèbes. On célébrait à Platée des jeux magnifiques, dits Jeux Platéens, en commémoration de la défaite des Perses.

PLATINA (Barth. de’ sacchi, dit), né à Piadena | (en lat. Platkia ), près de Crémone, quitta les armes , pour se livrer aux sciences, et fit partie du collège; des abréviateurs à Rome ; ce collège ayant été sup- j primé par Paul II, il se plaignit si séditieusement,que ce pape le fit mettre en prison ; plus tard il fut impliqué dans un complot. Sixte IV le nomma bibliothécaire du Vatican et le combla de bienfaits. Ses ouvrages sont très nombreux ; le plus connu est intitulé : In Vitas summorum ponlificum ad Sixtum IV , Venise, 1479, in-fol., continué par Onu- Tj frePanvinio, et traduit en français et en allemand. PLATNER (Ernest), philosophe et médecin, fils de J.-Zach. Platner. habile oculiste, naquit en 1744 à Leipsick, et m en 1818. Il professala philosophie et la méd. à L ipsiok, et devinten 1796doyen de la faculté Après avoir adopté les idées de Leibnitz et avoir tenté un système éclectique, il combattit Kant, et tomba enfin dans une sorte de scepticisme. On lui doit des recherches estimables sur l’anthropologie et la psychologie. Ses principaux ouvrages sont : Anthropologie, Leipsick, 1771 et 1790 ; Elémetits de logique et de métaphysique , 1795; Aphorismes philosophiques , 1796 et 1800 (avec d’importants changements). Il a aussi écrit sur la médecine , entre autres : Physiologicarum quœstionum libri II , 1793.

PLATON, célèbre philosophe grec, fondateur de l’Académie, né Pan 429, o:i, selon d’autres, 430 av. J.-C. àEgine ou à Athènes, était fils d’Ariston, d’une des plus illustres familles d’Athènes. 11 porta d'abord le nom d’Aristoclès ; on croit que le surnom de Platon lui fut donné par son maître de palestre, à cause de la largeur de ses épaules (; platys , large). Platon étudia avec le plus grand succès les lettres et les sciences, surtout la géométrie, et cultiva la poésie dans sa première jeunesse; mais bientôt il bc consacra tout entier à la philosophie. 11 s’attacha, vers l’âge de 20 ans, à Socrate, dont il fut le disciple assidu pendant dix ans. A la mort de ce philosophe (400), il se retira avec ses condisciples à Mégare, puis se mit à voyager, visita l’Italie, où il entendit les pythagoriciens Archytas et Timée, alla à Cyrène en Afrique, puis en Egypte , où il se fit, dit-on, initier aux mystères de la doctrine hermétique ; de là il revint dans la Grande-Grèce, et parcourut la Sicile dans le but d’observer les merveilles de cette île (390). Pendantson séjour à Syracuse, Platon s’attacha le vertueux Dion, mais il s’attira par sa franchise la colère lu tyran Denys-l’Ancien, qui le fit vendre comme esclave. Racheté et rendu à la liberté par Annicéri^ philosophe de Cyrène, il alla se fixer à Athènes et y ouvrit, vers 388, dans un faubourg delà ville, l’école si connue sous le nom d’ Académie; celte école fut bientôt fréquentée par tout ce que la Grèce renfermait de plus distingué: on compte au nombre des disciples de Platon : Aristote, Speusippe, Xénocrate, Isocrate et môme des

femmes, telles que Lasthénie, Axiothée. En 364, Platon fit un second voyage en Sicile à la sollicitation de Denys-le-Jeune, qui venait de monter sur le trône et qui voulait, disait-il, se conduire d’après les conseils de la philosophie ; mais, désespérant de réformer la cour du tyran, il ne tarda pas à se» loigner. Cependant il retourna une troisième fois à Syracuse (361), dans le but d’opérer une réconciliation entre Denys et Dion, mais il ne put y réussir et se brouilla lui-mème avec le premier. De retour à Athènes, il ne s’occupa plus que de son enseignement et de ses écrits. 11 acquit une telle réputation de sagesse, que plusieurs états lui demandèrent des lois. 11 voulut néanmoins rester toute sa vie éloigné de la pratique des affaires. 11 mourut en 348 ou 347 av. J.-C., à 82 ans. 11 avait toujours gardé le célibat. Platon a laissé un grand nombre d écrits; ils sont presque tous sous la forme de dialogues ; Socrateyjoue le principal rôle; ce sont: Euthyphron ou du Saint; Criton, ou le Devoir du citoyen; Phédon, on de l’ Ame ; /’ Apologie de Socrate; Cratyle, ou de la Propriété des noms ; Théétète , ou de la Science ; le Sophiste , ou de l'Èlre; le Politique ; P arménide, ou des Idées; Philèbe, ou la Volupté; le Banquet , ou de l'Amour; Phèdre, ou du Beau; le Premier Alcibiade, ou de la Nature de 1 homme; le Second Alcibiade, ou de la Prière; Hipparque, ou l’Amour du gain; les Erastes, ou de la Philosophie ; Théagès, ou de la Sagesse ; Cliarmidès, ou de la Modération ; Lâchés, ou du Courage ; Lysis, ou de l'Amitié; Eulhydême, ondes Sophismes; Protagoras, ou les Sophistes; Gorgias, ou ta Rhétorique ; Ménon, ou de la Vertu; le grand II ippias, ou du Beau; le petit Hippias, ou du Mensonge ; Ion, ou de l Enthousiasme poétique ; Ménexène, oraison funèbre des Athéuiens morts pour la patrie ; Clitophon, ou V Exhortation . la République, ou du Juste (en 10 liv.) : Timée, ou de la Nature ; Cntias ou de l'Atlantide ; Minos, ou de la Loi ; les Lois Çen

12 liv.) ; Epinomis, ou Appendice aux Lois. On y joint

13 lettres morales. L’authenticité de plusieurs de ces écrits, surtout celle des lettres, est douteuse. Platon admettait comme principes des choses, outre Dieu et la matière, certains types ou modèles éternels, d’après lesnuels ont été formés tous les êtres: il les nommait idées. Les idées ont seules une existence réelle et absolue; les choses individuelles n’en sont que des ombres ou des copies; les notions générales que forme notre esprit n’en sont également que de pâles reflets. Ce n’est que par leur participation à une même idée ou essence que des individus divers peuvent former une même espèce. Lee sens ne saisissent que le particulier, l’individuel; quant aux idées, elles sont perçues par une faculté supérieure, la raison, ou peut-être sont-elles des réminiscences d’une vie antérieure. Les idées résident en Dieu, qui est leur substance commune. Cette théorie est également chez Platon la base de la morale, de la politique et de l’art: dans l’art, il faut que l’artiste ait toujours présent t idéal du beau ; en morale, on doit s’efforcer de réaliser l'idéal du bien et par là de ressembler à Dieu ; la politique n’est que la morale transportée dans l’état ; c’est le gouvernement de l’état par la justice et la raison. En psychologie, Platon définit l’âme une force qui se meut par elle-même: il distingue trois âmes ou trois parties de l’âme : l’àme raisonnable, qui a son siège dans la tête, l’âme déraisonnable ou concupiscible, qui a son siège dans le ventre et dans les parties inférieures; l’âme irascible, principe des passions les plus élevées : celle-ci sert de lien aux deux premières et a son siège dans le cœur. On reproche à Platon d’avoir émis quelques opinions singulières; ainsi, dans sa République , il établit des castes, veut que les femmes soient communes, que les enfants soient élevés en commun, sans connaître leurs parents ; il proscrit les beaux-arts, même

PL A U — H15 - PLEG

ta poésie. Au reste, il est difficile d’avoir une idée bien exacte de la philosophie de Platon, parce que ce philosophe avait deux enseignements, l’un extérieur et public, l’autre secret, réservé à quelques adeptes. Or les écrits que nous possédons paraissent n’appartenir qu’à sa doctrine publique et parconséquentélémentaire. Quelque opinion que l'on se fasse de la solidité des doctrines de Platon, on ne peut qu’admirer la sublimité de ses conceptions, la pureté de sa morale et la noblesse de son style. Aussi a-t-il mérité d être appelé le divin Platon , Y Homère de la philosophie. Ses écrits sont d’ailleurs le plus important monument qui nous reste de la dialectique des anciens : en même temps qu’ils sont des chefs-d’œuvre d’art, ils nous offrent, par la méthode d’interrogation et de réfutation qui y est partout su:vie, un modèle d’analyse philosophique. — Les meilleures éditions de Platon sont celles d’Alde, Venise, 1 6 1 3 , in-fol.; de J. Serranus (de Serre), avec une traduction latine et des noies, publ. parti. Etienne, Paris, 1 678,3 v. in-fol..- de Marsile Fiein, avec une traduction latine, préférable à la préc., Venise, 1491, Francf., 1662, in-fol.; de Deux- Ponts, due à Mitseherlich, 1781-88, 12 vol. in-8; de Bekker (gr.-lat.), Berlin, 1816-18, 8 vol. in-8, avec des commentaires, publiés en 1823, 2 vol. in-8; d’Asl, Leips., 1819-32, 1 1 v. in-8: de Stalbaum, 17 v. . i 829-44. etc. Plusieurs dialog. avaient été trad. séparément en français par Leroi, Grou, !.. Racine, Maucroix, Dacier, H. Martin. On doit à M. Cousin la première traduction complète des œuvres de ce hilosophe qui ait paru en français, 13 vol. in-8, aris , 1822-1840; elle est accompagnée de savantes notes, ainsi que d’arguments philosophiques destinés à faire comprendre la pensée de Fauteur. F. Schleiermacher a donné une trad. allemande de Platon, qui est également fort estimée, Berlin, 1817- 19, 2* édition ; Th. Taylor l’avait traduit en anglais dès 1804, 5 vol. in-4. M. J.-V. Leclerc a publié les Pensées de Platon (grec-français), Paris, 1819, souvent réimprimé. La vie de Platon a été écrite, dans l’antiquité, par Speusippe, son neveu et son successeur (cette vie est perdue), par01ympiodore,par Hésychius ; chez les modernes par Combes- Dounoua ( Essai historique sur Platon, 1809), et par Ast ( Vie et écrits de Platon , Leipsick, 1816, en allemand).

PLATONICIENS. F. ACADÉMIE et NÉOPLATONICIENS.

PLATOV (le comte), heîrn-an des cosaques , né en 1765, mort en 181 8, servit en 1806 et 1807 contre les Français, puis marcha contre les Turcs dans l’armée de Moldavie, les battit diverses fois, fut un de ceux qu’en 1812 on opposa à Napoléon, éprouva plusieurs échecs, surtout à Grodno, mais prit sa revanche pendant la désastreuse retraite de Russie et fit beaucoup de mal aux fugitifs ; il se signala de même en 1813 , 1814, 1815. Il s’était rendu redoutable, en permettant à seu cosaques un pillage illimité.

PLATTE (la), riv. des Etats-Unis (Missouri), naît par 110° long. O., 41° 25’ lat. N., coule à l’E. et tombe dans le Missouri par 41° 3’ lat. N. Cours . 2,500 k. On la nomme aussi ÜdbYOska

petite plate, riv. qui arrose les Etats d’Iowa et de Missouri, se jette dans le Missouri, r. g. Cours : 225 k.

PLATTENSEE , lac de Hongrie. Voy. balaton.

PLATTSBURG, bourg des Etats-Unis (New- York), à 225 kil. N. d’Albany, sur le lac Champlain; 3,000 hab. En 1814, les Américains y remportèrent une victoire navale sur les Anglais.

PLAU (la), ch.-l. de cant. (Corrèze), à 32 kil. E. de Tulle; 900 hab. Aux env., houillère exploitée.

PLAUEN, ville murée du royaume de Saxe , sur l’Elster-Blanc, à 120k. S. O. de Dresde: 7,000 h. Château , lycée, société économique ; tissus de coton , drap’, bas, boutons de métal , etc. Patrie de Bottcher, inventeur de la porcelaine de Saie , et de Wolfgang, théologien.

PLAUTE , M. Accius Plautus , poète comique latin, né vers 227 à Sarsine (Ombriej, m. en 184, composa, dit-on, 130 pièces; il jouait souvent luimême. Il avait ainsi gagné par son talent une petite fortune; mais de fausses spéculations la lui firent perdre. Nous avons sous son nom 20 pièces, parmi lesquelles on remarque : Amphitryon ( imité par Molière ), YAululaire (qui a inspiré Y Avare), Casine ou le Sort, la Mostellaire (l'original du Retour imprévu de Kegnard et du TarrJ >. noct. deDestouch.), les Ménechmes ( imité par Hegnard) , Pœnulus ou le jeune Carthaginois, le Soldai fanfaron. Des coups de théâtre imprévus, un dialogue rapide, étincelant de verve, des pointes, des jeux de mots, des charges souvent grossières, mais vraies au fond, du mouvement, le franc comique, voilà ce qui caractérise Plaute. Il faisait les délices du peuple. Plaute emprunte presque toujours l’idée de ses pièces à Ménandre, Diphile, Epicharme, ou à quelques autres auteurs grecs, mais il n’en sait pas moins donner à ses comédies un caractère tout national. Térence , plus correct , est loin d’avoir ce génie créateur et éminemment original. La lr* édition de Plaute est de Venise, 1472; ensuite viennent celles d’Alde, 1516, in-fol.; de Rob. Etienne, avec commentaires de Lambin, Paris, 1576; Ad usum Delphini , Paris, 2 vol. in-4; Variorum , Amsterdam, 2 vol. in-8, 1684; de Brunck, Deux-Ponts, 3 vol. in-8, 1788. Levées donné une traduction de Plaute dans son Théâtre des Latins; on doit à M. Naudet une excellente édition de Plaute, dans la collection Lemaire, 4 vol. in-8, 1830-32, et une traduction française, danslacoll Panckoucke, 1831. M. A. François l’a trad. en 1844.

PLAUT1EN, Flavius Plautiunus, favori de ISeptime Sévère, était d’obscure naissance. Préfet de Rome, consul, il ne se signala que par ses atrocités et ses concussions, et seconda les rigueurs de Sévère. Il maria sa fille Plautille à Caracalla, fils de l’empereur; puis, craignant pour elle un sort funeste, il ourdit un complot contre l’empereur et ses deux fils. Sévère en fut instruit, et le fit mourir.

PLAYFAÏR (J) géologue et mathématicien écossais, né en 1749 orès de Dundee, était ministre presbyt.; il fut quelque temps chargé d’une église, puis devint professeur de mathématiques à Edimbourg, et fut un des principaux rédacteurs de la Revue d' Edimbourg. Il mourut en 1819. On lui doit dea Éléments de géométrie, 1796; des Éclaircissements sur la théorie de la Terre de Hutton, 1812; une Esquisse de philosophie naturelle , 1812, in-8 ; un Système complet de géographie ancienne et moderne , 1813 , etc., 5 vol. in-4. — Son frère, Will. Playfair (1759-1823), s’est distingué à la fois comme publiciste et comme mécanicien.

PLEAUX, ch.-l. de cant. (Cantal), à 13 kil. S. O. de Mauriac; 1,600 hab.

PLEBEIENS (de plebs , populace), troisième et dernière classe du peuple romain, se composait de tous les citoyens libres qui n’appartenaient ni à l’ordre des patriciens ni à celui des chevaliers. Longtemps exclus de toutes les dignités publiques , les plébéiens obtinrent d’abord des magistrats particuliers, nommés tribuns, chargés de la défense de leurs intérêts (493 av. J.-C. ), puis ils se firent successivement admettre à toutes les magistratures patriciennes: la questure (410), le tribunat militaire (405), le consulat et l’édilité curule (366), la dictature (356), la censure (352), la préture (337): enfin, en 254, un plébéien devint grand pontife. I)èe lors la distinction entre patriciens et plébéiens ne fut plus que purement nominale.

PLECTRUDE , femme de Pépin d’Héristai, gouverna le royaume après la mort de son mari (714

cous le nom de son nctit-filsThéodoald et fit. arrêter à Cologne Charles-Martel, que Pépin avait déshérité et qu’elle redoutait ; mais les Francs «e révoltèrent

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défirent les partisans dePlectrude (715), et élurent Ragenfroi pour maire. On ignore ce que devint Plectrude depuis cette époque ; on sait seulement qu eLe fut enterrée à Cologne.

PLÉIADE. Les Alexandrins , sous Ptolémée Phi- Jadeiphe, donnèrent le nom de cette constellation à ]a réunion de sept poètes contemporains: Lycophron, Théocrite, Aratus, Nicandre, Apollonius, Philique, 'Homère le jeune ; d’autres y placent Callimaque , Sosithée, etc. 11 est possible qu'il y ait eu plusieurs Dlé'fades alexandrines. — On fit de même , sous , Henri III, une pléiade française; elle était composée de Ronsard, Dubellay, Remi Belleau, Jodelle, Dorât, Raillifet Pontus de Thiard ; etsous Louis XIII une autre qui réunissait Rapin, Commire, Larue, Santeuil, Ménage, Dupérier, Petit.

PLEIADES. On nomme ainsi les sept filles d’Atlas (Maia, Electre, Taygète, Astérope, Mérope, Alcyone, Céléno). Six d’entre elles eurent des dieux pour époux ou pour amants,- Mérope seule épousa un mortel (Sisyphe). Elles furent , selon la fable , métamorphosées en étoiles et formèrent dans le ciel la constellation ou plutôt le groupe des Pléiades. On les nomma Pléiades, soit de leur mère Pléïone, une des Océanides, soit du mot grec pléô, naviguer, parce que la constellation qui porte leur nom, et qu’on voit au mois de mai, se montre à une époque favorable à la navigation.

PLE1NE-FOUGÈRE, ch.-l. de cant. ( Ille-et-Vilaine ) , à 40 kil. S. E. de Saint-Malo,- 3,057 hab.

PLE1SSE , riv. d’Allemagne , naît dans le roy. de Saxe, cercle de l’Erzgebirge, court au N., traverse le duché de Saxe-Hildburghausen, rentre dans le roy. de Saxe par le cercle de Leipsick, et se jette dans l’Elstcr-Blanc, après un cours de 110 kil.

! PLËLAN-LE-GRAND , ch.-l. de cant. (Ille-et- Vilaine ) , à 18 kil. S. O. de Montfort ; 3,250 hab. Fil, blanchisseries de fil. Ane. couvent fondé en 870.

plélan-le-petit, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 13 kil. O. de Dinan ; 1,500 hab.

PLÉLO (Louis-Robert-Hippolyte de brehan, comte DE), diplomate français, né en Bretagne en 1699, mort en 1734, était ambassadeur en Danemark quand 30,000 Russes assiégèrent le roi de Pologne Stanislas dans Dantzick. Plélo, à la tête de 1,500 Français, attaqua les Russes et força trois retranchements, mais il périt accablé par le nombre. 11 cultivait la poésie avec succès : on a de lui des poésies légères.

PLËNEUF, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), près de la mer, à 17 kil. de Saint-Brieuc ; 1,660 hab.

PLESKOV, ville de Russie. Voy. pskov.

PLESS, ville de Bohême. Voy. josephstadt.

PLESSE , ville des Etats prussiens ( Silésie ) , à 100 kil. S. E. d’Oppeln ; 2,000 hab. Jadis ch.-l. de principauté. Drap, sucre de betterave, chapeaux.

PLESSIS (le). Beaucoup de villages en France portent ce nom, qui n’est qu’une corruption de palatium, palais. Les principaux sont : 1® le Plessislès-Tours ( Indre-et-Loire ) , à 1 kil. S. de Tours ,ruines d’un fameux château où résida et mourut Louis XI ; — 2° le Plessis-aux-Bois (Seine-et-Marne), à 9 kil. N. O. de Meaux ; château (bâti par François I et agrandi par Henri IV ) et parc magnifique ; — 3« le Plessis-Baden (Ille-et-Vilaine), à 32 kil. N. E. de Redon , patrie du maréchal de Guébriant ; — 40 le Plessis- Bouchard (Seine-et-Oise) , à 9 kil. S. de Pontoise; jadis aux Montmorency, etc.

' PLESS1S-MORNAY, PLESSIS-RICHELIEU (du).

Voy. MOKNAY, RICHELIEU, etc.

PLEST1N , ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 16 kil. S. O. de Lannion; 5,260 liab.

PLETHON. Voy. gémiste pléthon.

? PLETTENBERG, ville des Etats Prussiens (Westphalie), à 24 kil. E. d’Altena; 1,450 hab. Château.

1 Quelque industrie.

PLETTENBERG (walter ou gautier de), d’abord général de l’ordre teutonique en Livonie, puis

grand-maître de l’ordre des Porte-Glaive, issu d’une famille noble de Westphalie, fut élu en 1495. Il battit en plusieurs rencontres les Moscovites, qui avalent envahi la Livonie, notamment en 1501, et les força à la paix. Albert de Brandebourg, grand-maître de l’ordre Teutonique, ayant embrassé le luthéranisme en 1525, Plettenberg racheta de ce prince le droit de souveraineté qu’il avait sur la Livonie, se rendit indépendant, et reconstitua ainsi l’ordre des Porte-Giaive, dont il fut reconnu grand maîtreetqu’il gouv.jusqu’enl535.116tai*dep.l525princed’Empire

PLËUB1HAN, bourg du dép. des Côtes-du-Nord à 25 kil. N. E. de Lannion ; 4,400 hab.

PLEUD1HEN, ville du dép. des Côtes-du-Nord à 10 kil. N. E. de Dinan ; 4,630 hab.

PLEURTUIT, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), à 8 kil. S. O. de Saint-Malo; 6,019 hab.

PLEYBEN, ch.-l. de cant. (Finisterre), à 10 kil. N. E. de Châteaulin ; 4,435 hab.

PLINE le Naturaliste ou l'Ancien , C. Plinius Secundus , né à Côme ou à Vérone en 23, serv. d’abord dans les armées, fut successivement gouverneur d’Espagne, préfet de la flotte de Misène, et jouit de l’intime amitié de Vespasien et de Titus. Avide de science, il utilisait ses moindres instants .- au bain, à table, en litière, il se faisait lire et prenait ou faisait prendre des notes. Lors de l’éruption du Vésuve, en 79, il se hâta d’y courir; mais s’étant approché trop près du eratère pour observer ce phénomène, il fut asphyxié par la fumée. Pline avait écrit un e Histoire de Rome (continuation de celle d’Auûdius Bassus), l’ Histoire des guerres de Germanie, le Studiosus, huit livres de Dubii sermones, tous ouvrages qui sont perdus ; mais nous possédons son Histoire naturelle , en 37 livres. C’est une espèce d’encyclopédie : le livre 1er est une table générale ; le 2e traite de l’astronomie, de la météorologie et de la théorie de la terre ; les 3e, 4«, 5* et 6e de la géographie ; les cinq suivants de la zoologie ; les livres 12e à 22* de la botanique et d’une foule de points d’agriculture et d’industrie ; les livres 23* à 27* de la matière médicale botanique; les livres 27* à 32* de la matière médicale zoologique; les livres 33* à 37* de la minéralogie, et accessoirement de la métallurgie, des monnaies, de la sculpture, de la peinture et de l’art du ciseleur : il y a là toute une histoire de l’art. On sent combien un tel ouvrage doit contenir de faits précieux, et dont Pline seul nous informe ; mais aussi il a tous les défauts d'une compilation faite à la hâte ; l’auteur fait de fréquents doubles emplois, il se contredit, il ne puise pas toujours aux meilleures sources. Du reste, son style a de la vigueur et de l’originalité. 11 n’existe pas encore de bonne édition de Pline : les meilleures sont celle dite Variorum, Leyde, 1669, 3 vol., et celle de Hardouin, 1723, 3 vol. in-fol., à peu près reproduite par Théod. Gronovius, Leyde, 1778, in-8, et par Lemairedans la Bibl. classique latine , 1827, etc. Il a été traduit par Poinsinet de Sivry (1771-82, 12 vol. in-4) , Ajasson de Grandsagne, 1827, etc., 20 vol. in-8 (dans la Bibl. de PanJs.oucke), par Littré (coll. Nisard), 1848. Gueroult a donné des Morceaux choisis de Pline , avec une excellente traduction, 1809, 2 vol. in-8.

pline-le -jeune , G. Cœcilius Plinius Secundus, neveu et fils adoptif du précédent, né à Côme en 61 ou 62, fut élève de Quintilien, eut de grands succès au barreau, devint consul l’an 100, puis gouverna comme proconsul la Bithynie et le Pont s’y conduisit avec sagesse et probité , et se montra indulgent envers les Chrétiens qui commençaient à se répandre dans sa province. 11 mourut en 115. Trajan l’aimait beaucoup. Pline avait écrit Y Hittoire de son temps et de nombreux plaidoyers, que nous avons perdus ; mais son Panégyrique de Traian (nrononcé l’an 100) et ses Lettres nous sont par*

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