POIS
un, J. -François, fut secrétaire de Léon X; uni autre, Giacomo, fut pendu en 1478, comme complice de la conspiration des Pazzi ; ce dernier a laissé divers ouvrages , entre autres la traduction italienne de YHistoire de Florence de son père.
P01NS1NET ( Ant. -Alexandre-Henri ) , auteur dramatique, né à Fontainebleau en 1735 , donna beaucoup de bluettes à l’Opéra-Comique; 1 opéra d Ernelinde, à l’Académie royale de Musique, où il eut du succès ; le Cercle, ou la Soirée à la mode , aux Français, 1764 (celle-ci est restée au répertoire), et publia quelques poésies, entre autres un poëme sur l’ Inoculation , 1757. Sa présomption, son ignorance , sa crédulité le rendirent longtemps le jouet des salons. Il se noya dans le Guadalquivir, à Cordoue, en 1769, pour s’être baigné après un repas.
poinsinet de sivry (L.), cousîd du précédent, et beau-frère de Palissot, né à Versailles en 1733, mort en 1804 , a donné une traduction de Pline le naturaliste, 1771-82, 12 vol. in-4 ; une traduction d 'Aristophane, moitié prose, moitié vers, 1784, 4 vol. in-8 ( avec fragments de Philémon et Ménandre ) ; trois tragédies ( Briséis , Ajax , Caton d’Utique , 1759-60-62); Pygmalion , comédie, 1760; VEmulation , poëme, 1756, in-8. Il avait débuté par un recueil de poésies amoureuses, intitulé ; les Egléides, 1754. On lui doit des traductions en vers à' Anacréon, Bion, Moschus , Sappho, Tyrtée, etc.
POINTE-A-PITRE (la) , longtemps nommée la Ville du Morne- Renfermé , ville de la Guadeloupe, sur le bord N. E. du petit Cul-de-sac, à 50 kil. de la Basse-Terre, par 63° 60’ long. O., 16° 15’ lat. N;
1 6,000 h. (av. 1843). B.port(maisd’accèsdiftîcile),plusieursforts, quais, belles ru^s. etc. Grand commerce. Fondée en 1763, elle fut détruite par un tremblem. de terre le 8 lév. 1843. Elle se relève de ses ruines.
pointe-de-galle (la) , ville de l’île de Ceylan , à Textrémité S. , à 110 kil. S. E. de Colombo. Fort sur un rocher, beau port , pêche très active , commerce d’arak, huile, poivre, cardamome. A 8 kil. S. E. se trouve une célèbre pagode de Bouddha.
POINTIS (J .-Bernard desjeans, baron de), célèbre marin français, né en 1635, mort en 1707, se distingua dans les expéditions contre les Barbaresques (1681-86), eut part, comme capitaine de vaisseau de ligne, au combat de 1690, entre l’île de Wight et le cap Frehel , fut chargé en 1697 de l'expédition contre Carihagène (Amérique du Sud), réussit complètement , et à son retour passa avec 7 vaisseaux seulement au travers d’une Ootle anglaise qui en comptait 29. Chargé contre son gré, en 1705, du siège de Gibraltar, il y déploya du talent et de la bravoure , mais ne put prendre la ville. On a de lui une Relation de l’expédition de Carihagène en 1697, Amst., 1698.
POIRÉ-SOUS-LA-ROCHE , ch.-l. de cant. (Vendée), à 12 kil. N. O. de Bourbon-Vendée ; 3,492 hab.
POIRET (P.), écrivain mystique protestant, né à Metz en 1646 , mort en 1719, fut pasteur à Heidelberg, à Anweill et à Hambourg, où il se lia avec M11* de Bourignon. Après avoir été enthousiaste de Descartes, il l’attaqua dans le traité De Eruditione triplici: solidâ , superficiali et falsâ, Amsterdam, 1707,
2 vol. iu-4. 11 a donné, entre autres ouvrages, les Principes solides de la religion chrétienne , in-12 ; (JE conomie divine , 1687, 7 vol. in-8 ; une Analyse de Bœhme, en latin. 11 a publié les œuvres de Mlle de Bourignon et quelques opuscules de Mme Guyon.
poiret (J.-L.-M.), naturaliste, né vers 1760 à St- Quentin, mort en 1834, visita le midi de la France et le nord de l’Afrique en 1785 et 86, publia son Voyage en 1789, et donna depuis, sur diverses branches de l’histoire naturelle, notamment sur la botanique, des ouvrages estimés. 11 rédigea avec Lamarck le Dictionnaire de Botanique de l'Encyclopédie méthodique, et en fit paraître seul le» derniers volumes (depuis le 4e).
POIRIER (don Germain) , bénédictin de la congrégation de Saint-Maur , né à Paris en 1724 , mort en 1803, fut professeur de philosophie et de théologie dans les maisons de son ordre , garde des archives de l’abbaye de Saint-Denis, puis de l’abbaye de Saint-Germai-n-des-Prés, membre du comité pour préparer une collection des diplômes et des Chartres du royaume , membre de l’Académie des Inscriptions, puis, après 1789, membre de la commission des monuments et de la commission temporaire des arts, sous-bibliothécaire à l’Arsenal, membre de l’Institut (1800). Il veilla seul , après l’incendie de la bibliothèque de Saint-Germain-dîs-Prés, à la garde des manuscrits restants. Outr-î plusieurs opuscules, il a publié, en société avec dom Précieux, le tome xiedu Recueil des historiens de France (17641.
POIRSON (J.-B.), savant géographe, né à Vrecourt (Vosges) en 1761, mort en 1831 à Valence, élève, puis collaborateur de Mentelle, fit preuve d'un discernement et d’une exactitude rares dans la rédaction de ses cartes. On lui doit : l'Atlas mathématique , physique et politique de toutes les parties du monde , avec Mentelle, 1804; les Cartes pour la Statistique générale de la France , d’Herbin ; {'Allas pour le Précis de géographie universelle de Malte-Brun (il eut pour collaborateur Lapie) ; les Caries pour les ouvrages de Iiumboldt; une Nouvelle Géographie élémentaire, 1 vol., avec atlas. Il fit aussi plusieurs globes , entre autres le beau globe manuscrit qui orne la galerie d’Apollon au Louvre.
POISSENOT (Philibert), moine (le Cluny, mort en 1556 , principal du collège de Dôle et vice-chancelier de l’université de cette ville , remplit diverses missions honorables sous Charles-Quint, et publia le premier V Histoire de Guillaume de Tyr , Bâle, 1549, in-fol., avec une épître dédicatoire pleine de détails curieux sur l’histoire du xvi® siècle.
POISSON (Nicolas-Joseph), oratorien, né à Paris en 1637, mort en 1710, mathématicien et littérateur habile, a laissé une Somme des conciles ( Delectus auctorum ecclesiasticorum universalis, seu nova Summa conciliorum), Lyon, 1706, 2 vol. in-fol., et des Remarques sur la Méthode et la Mécanique de Descartes, Vendôme, 1670, et Paris, 1681.
poisson (Raymond), acteur comique d’un naturel inimitable, mort en 1690, était aussi auteur ; il a laissé beaucoup de comédies (réunies en 2 vol. in-12, Paris, 1743); il excellait à jouer le rôle de Grispin; il passe même, mais à tort, pour être l’inventeur de ce personnage. — Son fils, Paul Poisson, mort en 1735, lui succéda dans les rôles de Crispin, fit longtemps les délices du parterre, et fut père de deux fils et d’une fille (Mm* Gomez) , qui se distinguèrent aussi comme acteurs; l’aîné, Philippe Poisson (1682- 1743), a en outre donné nombre de comédies, dont deux, le Procureur arbitre, et i Impromptu de campagne sont restées au théâtre. Ses Œuvres sont réunies à celles de Raym. Poisson, 1743.
poisson (Denis-Siméon) , savant géomètre , né en 1781 à Pithiviers, mort en 1840, fut admis le premier à l’Ecole Polytechnique en 1798, obtint par son mérite la bienveillance de Laplace , fut nommé en 1811 professeur de mécanique à l’Ecole Normale qu’on venait de créer, entra en 1812 à l’Académie des Sciences, fut nommé en 1816 professeur à la Faculté des Sciences de Paris, devint peu après membre du conseil de l’Université, membre du bureau des longitudes, et enfin pair de France. On a de lui, outre une foule de savants mémoires : Traité de mécanique, 1811 et 1832, ouvrage devenu classique; Nouvelle théorie de l’action capillaire, 1831 ; Théorie mathématique de la chaleur , 1835; Théorie du calcul des probabilités, 1838. M. Poisson excellait surtout dans l’aDplication de l’analyse aux questions de physique. On lui a élevé un monument à Pithiviers.
poisson (Antoinette) Voy pompadoür-