‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 866 sur 1261 · POLE · texte numérisé non relu

POLE

naire le Poitou redevint un comté particulier Êléonore, héritière du Poitou, le porta, avec le £ste d£ 1 Aquitaine, d abord au roi de France Louis Vil 1,; à Henri, comte d'Anjou, depuis roi d AmrlètPrr! (1154); en 1205 Phil.-Aug. le reconquit suMes An glais; Alphonse, son petit-fils et frère de saint Louis eut le i toi tou en partage, mais ce prince étant mort

, r,. n . „ . x I enfants* son apanage revint à la couronne sous

de gros betai pour Paris (les jeudis). ; Philippe-le-Hardi. Les Anglais redevinrent maîtres Louis et du littérateur Nicolas Mer- | du Poitou peu après la bat. de Poitiers (1356), et le

[’étianv le leur i*nnpi4iia on Innf. .

POISSONS, ch.-l. de canton (Haute-Marne), à 22 fcü. S. E. de Vassy; l,-800 hab.

POISSY, Pinciacum , ch.-l. de canton (Seine-et- Oise), sur la Seine, à 15 kil. N. O. de Versailles;

2,880 hab. Très long pont. Chemin de fer (de Paris à Rouen). Moulin remarquable. Maison centrale de détention. Chapeaux en baleine et trame d’osier, produits chimiques, etc. Commerce de blé.

Grand marché Patrie de saint

cier. — Charles-le-Chauve y tint un parlement en | traité de Brétigny le leur concédVenlJuteTouverai6 869. A Poissy eut lieu en 1561 un fameux collo- S neté (1360). Charles V le recouvra en 1369 que entre les Catholiques et les Réformés; il ne nr‘,'rTW’ ' ' * -

produisit aucun résultat , et la guerre éclata l’année suivante. Biron prit et pilla Poissy en 1589.

POITIERS, Limonum , puis Pictavi , ch.-l. du dép. de la Vienne, sur le Clain , à 343 kil. S. O. de Paris; 25,000 hab. Evêché (fondé dès le »v« siècle)*, courimp.ftacad. universit;. î éc. de droit, fae. aes lettres et des sciences, éc. sec.de médecine, chirurgie et pliarnt cie, lycée, sémin. ; biblioth. , jardin botan., cabinets d’antiquités et d’histoire naturelle, société d’agriculture et des arts. On remarque à Poitiers la cathédrale, l’église Saint-Jean, la place Royale, les quartiers de cavalerie, la promenade Blossac et quelques antiquités. Généralement la ville est laide.

Draps, flanelle, couvertures, tanneries, etc. Commerce de graines, laine, chanvre, lin , miel. Patrie de saint Hilaire, La Balue, etc.— L’arr. de Poitiers (est auj. bien déchue. Les Génois remportèrent" sùrïes

a 10 cant. (Villedieu, Lusignan, Mirebeau, Neuville, St-Georges, St-Julien, Vivonne, Vouillé, Poitiers qui fait 2), 100,623 h. — Poitiers, cap. des Piciavi , estune v. très anc. Les Romains l’embellirent beaucoup; les Wisigoths la prirent au Ve siècle, et Clovis en devint maître après la bataille de Vouillé (507). C’est entre Tours et Poitiers qu’eut lieu la grande défaite des Arabes par Charles-Martel, en 732. En 778, Abbon fut nommé comte de Poitiers: ce comté devint ensuite héréditaire dans la maison de Guyenne, pui3 il passa sous la domination anglaise, en 1 154- C’estâ 1 5 k.au N. decette v., à Maupertuis, quese livra la fameuse bataille dite de Poitiers , où le roi de France Jean II fut battu et pris par le prince Noir en 1356. Charles V soumit cette ville en 1372; Charles VII y transféra quelque temps le parlement et y fonda une université en 1431. Poitiers souffrit beaucoup pendant les guerres de religion. Il s’est tenu dans cette ville 23 conciles.

POITIERS (Diane de). Voy. diane.

POITOU , pays des Piciavi , anc. province et grandgouvernement de France, était borné au N. par la Bretagne, l’Anjou, la Touraine, au S. par l’Angoumois, la Saintonge et l’Aunis, à l’E. par le Berry et la Marche, à 10. par l’Océan. Le Poitou se divisait en Haut et Bas; le premier à l’E., le deuxième à l’O. Places principales: dans le 1er, Poitiers (ch.-l. général), Melle, Niort, Saint-Maixent, Civray, Rochechouart, l’île Jourdain, Montmorillon, Chatelleraut, Richelieu, Loudun, Thouars, Parthenay ; dans le 2% Argenton-le-Château , Mortagne , La Roche-sur- Yon, Talmont, Luçon , Fontenay-le-Comte, les Sables d’Olonne. Les îles d’Yeu et de Noirmoutiers appartenaient au Poitou. Du Bas-Poitou l’on a fait le dép. de la Vendée; le Haut-Poitou forme ceux des Deux-Sèvres et de la Vienne. Sol varié, quelques coteaux, blé, vin , fruits, pâturages; beaucoup de bois; gibier, poisson, volaille en abondance; antimoine, fer, pierre de taille et beaux marbres ; topazes ; fossiles en quantité. Quelques ports assez chétifs. — Le Poitou, primitivement habité par les Piciavi ou Piclones (d'où dérive son nom), fut compris par César dans l’Aqui laine, et fit partie depuis Valentinien I de l’Aquitaine 2e. Soumis aux Wisigoths dans le v* siècle, aux Francs dès le VIe, le Poitou suivit le sort de l’Aquitaine. Pépin-le-Bref le reconquit sur Waïfre, mais dès le règne de Louis-le-Débon-

POIYRE (Pierre) , né à Lyon en 17 19, 'm. en 1786, établit pour la Compagnie franç. des Indes un comptoir à la Coelunchine (à Fai-fo), transplanta les épices des îles Moluques aux îles de France et Bourboi^> et administra ces deux colonies de 1 767 à 1 773.

POIX, ch.-l. dcc. (Somme), à26k. S. E. d’Amiens; 1,200 h. Anc.princip.,aux Créqui, puis aux Noailles.

POLA, Pola , puis Pietas Julia , ville des Etah Autrichiens (Istrie), à 110 ,. d. t ruste, sur l’Adriahque ^ 1 ,000 h. Bon port ; citadelle, rcole imp. de marine. Evêché. Beau palais épisc.; restes d’un amphith. romain, de temples d’Auguste et de Diane, de bains, etc. Pèche du thon. Sab'e dont on fait le* glaces de Venise. — Pola est fort ancienne et fut fondée, dit-on par les Colchi. Elle était dans l’Istrie, dont elle fut* s us les Romains, la ville la plus importante; elle est auj. bien déchue. Les Génois remporter!

Vénitiens une victoire navale devant Pola en 1379.

POLABES (WENDES). Vot/. WENDES.

POLACH1E ou PODLACH1E. Voy. siedi.ec.

POLAIUES (mers). Voy. glaciales.

POLE (le cardinal). Voy. polus.

POLEMARQUE, c.-à-d. commandant militaire. Où nommait ainsi : 1° Je second des archontes d’Athènes; il était chargé de tout ce qui a rapport à la guerre* — 2° le général en ehef des armées béotiennes.

POLÉMON, philosophe académicien, né à Athène» vers 340 av. J. -G. 11 s était dans sa jeunesse livré à la dissipation; un jour qu’il était ivre, il entra par hasard dans l’école de Xénoerate, et entendit ce philosophe parler de la tempérance ; il conçut dès lors une telle honte des excès auxquels il s’était abandonné jusque-là, qu’il se convertit aussitôt à la philosophie. 11 devint le disciple le plus zélé de Xénocraie, et mérita de lui succéder dans la chaire de l’Académie. 11 ne changea rien à la doctrine de soc maître. Polémon mourut vers 272 av. J. -G.

polémon, Antonius Polemo , sophiste de Laodicée, tint une école à Srnyrne et se fit un nom sousTrajan et Adrien (98-138) ; mais il avait encore plus de jactance que de talent. On a de lui 8 Déclamations publ. par Poussines, avec version latine, Toulouse, 1637.

polémon, physiognomoniste athénien du 2e siècle de J.-C., un peu antérieur à Origène, n’est connu que par un Truité de physiognomonie (dans les Scriptores physiognornoniœ veteres , Altenbourg, 1780).

polémon i, roi de Pont, était fils d’un certain Zénon, gouverneur de Laodicée en Bithynie pour les Romains. 11 fut placé sur le trône par Antoine, aida ce dernier dans ses guerres contre les Parthes et contre Octave, puis s’accommoda avec Octave vainqueur, et garda son royaume jusqu'à sa mort, qui eut lieu vers l’an 11 av. J.-G. 11 régna sur la partie du Pont qui s’étend du Thermodon à la Colchide, et qui prit de lui le nom de Pont Polémoniaque. 11 joignit le Bosphore à ses états l’an 14 av. J.-C. Selon des recherches récentes, Polémon aurait régné jusqu’à l’an lei de J.-G. — Polémon II, son fils, lui succéda, mais sous la tutelle de sa mère Pythodoris, et fut confirmé dans la possession de ses états après la mort de sa mère, l’an 38 de J.-G., par un sénatus-consulte ; il céda en 65 son roy. île Pont à Néron, et ne régna plus que sur une partie de la Cilicie. POLEMONIAQUE (pont). Voy. pont.

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POLËMON1UM, auj. Vatija, ville du Pont, chez les Tibareni, au N., sur la mer, fut fondée ou plutôt agrandie par Polémon I, dont elle devint la capitale, et donna son nom au Pont Polémoniaque.

POLÈNES, POLÉN1ENS. Voy. Pologne.

POLENTA, famille qui régna à Ravenne de 1275 à 1441, avait pour chef Guido Novello da Polenta, qui gouverna de 1275 à 1322, et qui fut père de la célèbre Françoise de Rjtnini ; il a laissé des poésies . — Ostase I, son fils, tua son neveu Rambert pour régner seul (1322-1346). — Bernardin (1346-59) fut quelque temps emprisonné par ses frères révoltés (Pandolfe, Lambert), et les fit mourir lors de sa restauration; il gouverna en tyran. — Gui II (1359-82) fut détrôné et jeté dans un cachot par ses trois fils. On ignore la date de sa mort. Il fut allié de Louis I d'Anjou (1382). — Ostase III, fils d’Obizzo, régna de 1431 à 1441. Il fut tour à tour allié et ennemi des Vénitiens, fut pris, déporté à Candie, et mis à mort avec sa femme et ses enfants par ordre du doge de Venise. En lui finit cette maison, qui avait régné près de deux siècles.

POLENZA, PoLienûa ou Carrea , bourg des États sardes (Coni), près du Tanaro, à 5 kil. N. de Cherasco; 550 hab. Voy. pollentie.

POLËSIE, anc. voïvodie de Pologne, en Lithuanie, auj. comprise dans le gouv. russe de Minsk. Voy. minsk.

P0LÉS1NE ou POLËSINE DE ROV1GO, prov.

du roy. Lombard-Vénitien, sur l’Adriatique, bornée au S. par l’Etat ecclésiastique, au N., àl’E. et à l’O. par les prov. de Vérone, Padoue et Mantoue : 80 kil. sur 26; 140,000 hab. Ch.-l., Rovigo. Ri»., le Pô, l’Adige, le Tartaro, l’Adigetto. Beaucoup de canaux. Climat malsain. Riz, etc. ; bétail. Peu d'industrie; commerce actif. La Polésine, sous Napoléon, était répartie entre les quatre dép. du Mincio, de la Brenia, de l’Adriatique et du Bas-Pô.

POLICANDRO, Pholegamlros , une des Cy éludés, à l’E. de l’île Milo : 13 kil. sur 10 ; 200 hab.

POLICASTPiO, Buxentum ou Pyxus , ville du roy. de Naples (Principauté Citérieure), sur le golfe de Policastro (ancien golfe de Laos , qui fait partie de la merTyrrhemetme). à 35 kil. S. O. de Sala; 400 hab. Evêché, ville ancienne de la Lucanie, jadis plus grande; détruite par les Goths , les Maures, enfin par les Turcs (1542). — Une autre Policastro, jadis Pélilie, est dans la Calabre Ultérieure 2,e. à 8 kil. 0. de Santa-Severina et compte 3,450 buh. (l’archevêque de Santa-Severina réside à Policastro).

POLICASTRO OU PALÉOCASTRO. Voy. PALÆOCASTRO.

P0LICORO, tleraclœa Lucamæ , ville du roy. de Naples (Basil icate), à 80 kil. E. de Lagonegro. Beau palais. Voy. héraclée.

P0L1ER (Ant.-L.-H. de), colonel suisse, né à Lausanne ( 1 7 4 1 ) , servit la Compagnie des Indes sous Hastings, revint en Europe avec une grande fortune, et se retira dans Avignon, où il fut assassiné par des brigands (1795). 11 avait fait une étude approfondie de la religion des Hindous. On lui doit la première copie complète des Védas (elle se trouve au Musée Britannique) ; il a laissé un ouvrage précieux sur la Mythologie des Hindous, Paris, 1809.

POLI G N A ( ’.,.4 po/Unt'ict/m . bon r g de la rIte-Loi re, à 3 kil. N. O. du Puy ; 2,000 hab. Vieux château construit sur les ruines d’un temple d Apollon et OÙ naquit le cardinal de PoPgnac. — Jadis titre de vicomté, ensuite de marquisat, pus de duché.

POL1GNAC, l’une des plus anciennes maisons du Velay, tire son nom de l’ancien château de Polignac ( Voy. ci-dessus), et prétendait descendre delà même famille que Sidoine Apollinaire.

polignac (Melehior de), cardinal, né en 1661, au Puy en Velay, mort en 1741 , fut chargé de négociations à Rome (1689), alla comme ambassadeur en Pologne (1693) , et fit élire le prince de Conti (1696); mais comme cette élection n'eut point d'ef-

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fet, il fut disgracié et exilé pendant quatre ans. Rentré en grâce, il fut nommé plénipotentiaire en Hollande (17 10-13), cardinal (17 13), et maître de la chapelle du roi. Exilé de nouveau pendant la régençe, il revint à la cour en 1721 , eut part à l’é* lection de Benoît X 1 II (1724), et resta huit ans à Rome , chargé des affaires de France. Il fut reçu à i’Académie Française (1704), à celle des Sciences (1 7 1 1 ), et des Inscriptions (1 7 \ 7). On lui doit un poëma latin intitulé V Ami- Lucrèce , dans lequel il réfute avec force la philosophie fausse et désolante de l’épicurien de Rome. Il n’avait pas encore mis la dernière main à cet ouvrage au moment de sa mort; il fut revu et perfectionné par le professeur Lebeau, puis par l’abbé de Uothelin, qui le publia en 1747* V Anti-Lucr . aélétr. en fr. par Bougainville, 1749; p. Bérardier, 1786; mis en v. par Jeanty-Laurans, 1813.

polignac (la duchesse de), née polastron, femme du duc Jules de Polignac, fut intime amie de la reine Marie-Antoinette, qui la fit gouvernante des enfants de France et la combla de bienfaits. La haine publique calomnia cette liaison, et attribua aux deux amies les maux de la France; la duchesse émigra et mourut à Vienne en 1793, à 44 ans. — Le duc Jules de Polignac, son mari, n’a laissé que d’honorables souvenirs. Il fut pèred’ Armand et Jules de Polignac, qui furent impliqués dans la conjuration de Pichegru et de Georges Cadoudal, et qui restèrent incarcérés jusqu’à la Restauration. Le comte Jules, connu sous le nom de prince de Polignac, parce qu’il avait reçu du pape le titre de prince romain , devint chef du ministère en 1829, et signa en juillet 1830 les ordonnances inconstitutionnelles qui entraînèrent la chute de Charles X. — V. le Supplément.

POL1GNANO, ville et port du roy. de Naples (Terre-de-Bari), sur l'Adriatique, à 35 kil. S. E. de Bari; 4,000 hab. Evêché.

POLIGNY, ch.-l. d’arr. (Jura) , à 31 kil. N. E. de Lons-le-Saulnier, au pied d’une montagne ; 6,942 hab. Collège, justice de paix. Bonneterie, chandelles. faïence, salpêtre, etc. Commerce en grains, vins, bestiaux , fromages, etc. Pairie de Jacques Coylhier, médecin de Louis XI. — Jadis très importante, mais presque détruite en 1673 par le siège qu’en fit le duc de Longueville , et par un incendie. — L'arr. de Poligny a 7 cantons ( Arbois, Champagnole, Nozeroy , les Planches, Poligny, Salins et \ illei s-Farlay ), 150 eomrn., et 80,672 hab.

POl.lOBCÈTE, c.-à-d. preneur de villes , surnom de Démétrius, fils d Antigone. Voy. déméthius.

POLIS! INA , ville du roy. de Naples (Calabre Ultérieure l"), à 23 kfl. N. E. de Palmi; 3,700 hab. — Victoire de Gonzalve de Cordoue sur le générai français d’Aubigny. en 1503.

POLIT1EN (Ange), Pohziano en italien, né en 1454, à Monte-Pulciano (d'où son nom), mort en 1494 , fut professeur de littérature grecque et latine à Florence, et obtint la faveur des Médicis. Il a laissé d’élégantes poésies italiennes , une Histoire de la conjuration des Pazzi en latin, Florence, 1478; des Commentaires sur les Pandectes, 4 poèmes Bucoliques latins, des épigrammes grecques , une trad. d ' Hérodten, et a beaucoup contribué à répandre la connaissance et le goût de la littérature grecque.

POLITIQUES ou MALCONTENTS, tiers-parti qui se forma lors des guerres civiles religieuses sous Charles IX et Henri III. Ils recommandaient la tolérance et la modération, tout en restant fidèles au catholicisme. Le chancelier de L’Hôpital en fut d’abord le chef; Montmorency et d autres grands seigneurs y entrèrent ensuite. En 1575, le duc d’Alençon se mit à leur tête. O parti fut toujours faible; il joua pourtant un certain rôle sous Henri III en se coalisait» avec celui des Calvinistes.

PüLiZZl, ville ue Sicile (Païenne), à 75 kil. S. E. de Païenne ; 5*300 hab.

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