PORTO-ERCOLE. ,
portus herculis monœci, ville de Ligurie, auj. MONACO.
portus iccius ou ititjs, ville de Gaule. Voy. itius. portus liburnicus, ville d’Italie, auj. livourne
portus longus, ville d’Italie, auj. pûrto-longonîï, portus magnus, ville de Mauritanie, auj . marslqijivir ou peut-être le vieil-arzew et oran. portus magnus, v. de Britannie, auj. portsmouth. portus magnus , ville d’Hispanie , auj. almeria. portus veneris, ville de Gaule, auj. port-vendres. PORTUS (Franc.), philologue, né dans l’île de Candie en 1511 , professa le grec à Modène , Ferrare, Genève, et mourut en 1581, laissant des traductions, des notes, des discours et opuscules.
portus (Æmilius), fils du précéd., né à Ferrare en 1550, mort en 1610 à Heidelberg, enseignait dan3 cette ville le grec avec éclat. On lui doit des éditions (annotées et corrigées) de Ylliade, d’Euripide, de Pindare , d’Aristophane , de Xénophon , de Thucydide, de la Rhétorique d’Aristote ; des traductions latines de Y Histoire de Thucydide, des Antiquités romaines deDenys d’IIalicarnasse, des Commentaires de Proclus sur la Théologie de Platon, du Dictionnaire de Suidas ; des Notes sur Onosandre, etc. ; un Die tionarium ionicum , Francfort , 1603 , in-8 ; Dictio * narium doricum , Pindaricum lexicon, 1604, etc. Quelques-uns de ses ouvrages sont à Y Index.
PORT-VENDRES , Portus Veneris , ville et port de France (Pyrénées-Orient.), à 31 kil. E. de Céret, sur la Méditerranée ; 2,000 hab. Port très sûr; plu sieurs forts. Commerce de blés , eaux-de-vie , étoffes , etc. ; commerce de transport considérable entre l’Algérie et la France. — Port-Vendres appartint longtemps à l’Espagne , et fut souvent pris et repris ; il fut cédé à la France avec le Roussillon. Les Espagnols ont fait des tentatives inutiles sur cette ville en 1690 et 1794.
PORUS, prince indien, régnait à l’E. del’Hydaspe en 327 avant J.-C. 11 refusa de se soumettre a Alexandre, perdit la bataille décisive de l’Hydaspe, fut pris et conduit au conquérant. Alexandre lui demandant comment il prétendait être traité : « En roi », répondit Porus. Le conquérant, frappé de la magnanimité de cette réponse, lui rendit ses états, et y ajouta même plusieurs districts voisins, entre autres ceux d’un autre Porus, dont le royaume était encore plus à l’E. , et qui, s’étant d’abord soumis au roi de Macédoine, s’était ensuite révolté.
POSEGA , ville des Etats autrichiens (Esclavonie civile), ch.-l. d’un comitat de même nom, sur l’Orlyavu , à 80 kil. S. E. d’Eszek ; 4,200 hab. Château ; commerce de soie , bétail , tabac. Prise aux Turcs parles Impériaux en 1687.
POSEIDON, nom grec de Neptune.
POSEN, Poznan en polonais, ville des Etals prussiens, jadis capit. de la Grande-Pologne, et auj. ch.-l. du grand-duché de Posen , à 265 kil. E. de Berlin suriaWarta ; 29,000 hab. Evêché. Cathédrale, église Saint-Stanislas , église luthérienne, théâtre. Draps, toile, tabac, vernis. Commerce actif avec F Allemagne (jadis Posen était une ville hanséatique). — C’est aux env. de Posen que naquit le christianisme en Pologne, c’est dans cette ville que fut fondé le i er évêché polonais. Posen fut prise par les Suédois en 1703, et reprise par les Polonais en 1716. Les Français y entrèrent en 1806, après la bataille d’Iéna. Elle a subi deux incendies ( 1764 et 1803) qui la détruisirent presque tout entière. — Voy. l’art, suivant.
posen (grand-duché de), une des huit provinces de la monarchie prussienne, entre la Prusse occ., la Silésie, le Brandebourg et le roy. de Pologne: 237 kil. sur env. 120; 1,075,000 hab. Ch.-l., Po^ sen; divis. , 2 régences, Posen, Bromberg. La lr* qui est au S. de la 2°, est la plus grande et la plus peu* plée; 740,000 hab. — Le grand-duché de Posen appartint jusqu’au xvme siècle à la Pologne ; il y formait les palatinats de Posnanie, Gnesne et Inovro tslav. Enlevé à la Pologne par la Prusse, partie en 1773, partie en 1793 ; compris en 1807 dans le grand' duché de Varsovie. En 1815, il revint à la Prusse
POSIDONIE. Voy. pæstum.
POSIDONIUS, philosophe stoïcien, disciple de Par.étius , né vers 136 av. J.-C. à Apamée en Syrie, passa la plus grande partie de sa vie à Rhodes , ce qui l’a fait surnommer le Rhodien, y fonda une école vers l’an 103 , et professa avec beaucoup d’éclat. Versé dans les mathématiques , la physique et l’astronomie, aussi bien que dans la philosophie, il mesura la circonférence de la terre et la hauteur de l’atmosphère, et soupçonna, comme Pythéas (t7. ce nom), que les marées sont un etfetdu mouvement, de la lune. Il avait composé plusieurs ouvrages, entre autres des traités sur la Divination et le Destin , et sur la Nature des Dieux , que Cicéron a imités. Il compta parmi 6es disciples Pompée et Cicéron. On raconte que Pompée étant venu à Rhodes pour l’entendre, le philosophe, qui souffrait alors de la goutte, voulut néanmoins commencer un discours philosophique ; la douleur le forçant à s’interrompre , il 8’écria, fidèle à un des dogmes de sa secte : « O douleur ! tu as beau me faire souffrir, tu ne me réduiras point à convenir que tu sois un mal. » J. Bake a publié Posidonii reliquiœ , Lugd. Batav. , 1810.
POSITANO, ville du roy. de Naples. Voy. pasitano.
POSNAN1E (Palatinat de Poznan , vulg.) , faisait partie de la Grande-Pologne dans l’anc. monarchie polonaise, et en était le palatinat le plus occidental. Ch.-l. , Posen (en polonais Poznan). Div., 9 districts <Posen, Koscian, Vehova, Valetch, Friedland, Filehn, Neuhof, Teharnikov. Krojanki). Le partage de la Pologne en 1772 donna les cinq derniers districts et partie du quatrième à la Prusse, qui en a formé le grand-duché de Posen.
POSSAGNO , ville du roy. Lombard-Vénitien, à 35 kil. N. O. de Trévise : 1,500 hab. Belle église (sur un plan de Canova). C’est la patrie de Canova.
POSSEV1N (Ant.), Jésuite, né à Mantoue en 1534, mort en 1611 , fut recteur des collèges d’Avignon, de Lyon, de Bologne, fut chargé par Grégoire XIII de diverses missions diplomatiques épineuses , dont il se tira avec succès, fit conclure la paix de Kieverova- Horka , entre la Russie et la Pologne (1682) , et composa, entre autres grands ouvrages: Moscovia , Vilna, 1586, in-8 ; Judicium de IV scriptoribus (Lanoue, Bodin, Mornay, Machiavel), Rome, 1 592, in— 1 2; Bibliolheca selecta , Rome, 1593, 2 vol. in-fol. ; Cologne, 1607, 2 vol. in-fol. ; Apparatus sacer , Venise, 1603-06, 3 vol. in-fol. (fort estimé); c’est une revue des auteurs ecclésiastiques.
POSS1DONIUS. Voy. posidonius.
POSSINUS (P.). Voy. poussines.
POSTDAM. Voy. potsdam.
POSTEL (Guillaume), né en 1510 à Dolerie (diocèse d’Avranches), s’est rendu célèbre à la fois comme savant et comme visionnaire. Envoyé par François I en Orient, il en rapjiorta des manuscrits précieux , et fut nommé professeur de mathématiques et de langues orientales au Collège de France. Sa tête s’étant troublée , il s’imagina avoir reçu mission du ciel pour unir les hommes sous une même croyance et un même roi. Il fit connaissance à Venise d’une femme aussi folle que lui , la mère Jeanne, qui acheva de l’égarer. Poursuivi par l’inquisition, il n’échappa que parce qu’il fut déclaré fou. Après avoir erré de ville en ville , il rétracta ses erreurs , et vint mourir au couvent de Saint- Martin des Champs à Paris ( 1581 ). 11 a laissé un grand nombre d’écrits, soit sur les langues orientales, soit sur la théologie : ces derniers sont à 1 ’lndex.
POSTUME ou POSTHUME, M. Cassianus Laiit.ius Postumus, un des 30 tyrans du temps de Gallien, était chef militaireen Gaule dès 267. Il s’y fit proclamer empereur en 261 , mit à mort Saloninus, fils de l’empereur, se soutint dix ans, battit les Germains, qu’il refoula au delà du Rhin, et joignit à Ses provinces une partie de l’Espagne. Lælius, un
de ses lieutenants, ayant pris la pourpre à Mayence, il le battit et entra en vainqueur dans Mayence; mais il fut tué au milieu même de son triomphe par ses soldats auxquels il avait refusé le pillage de la ville (267). — Son fils, Postume-le-Jeune, qu’il avait créé auguste, fut tué avec lui.
POSTUMIUS ou POSTHUMIUS (Aulus) àlbus regillensis, consul, et ensuite dictateur en 496 av. J.-C.,, remporta sur les Latins et les Tarquins la victoire décisive du lac Régille , d’où le surnom de Regillensis qu’il transmit à ses descendants.
POSTUMIUS ( Sp. ) ALBINUS REGILLENSIS , consul en 321 av. J.-C., se laissa enfermer avec son collègue dans le défilé de Caudium , signa une paix honteuse avec les Samnites, et passa sous le joug (dit fourches caudines ). Le sénat refusa de ratifier le traité et livra Postumius au général samnite Pontius, qui ne l’accepta point et lui rendit la liberté.
postumius (L.) albinus, consul en 234, 229, et 215 av. J.-C. , réduisit Teuta, la reine d’Illyrie, à demander la paix, en 229. II perdit la victoire et la vie à la bataille de la forêt Litana contre les Boïens.
postumius (Sp.) albinus, consul l’an 110 avant J.-C., fut envoyé contre Jugurtha, et se laissa corrompre par le prince numide.
POT (Phil.), filleul et favori de Philippe-le-Bon, né en 1428, mort en 1494, remplit diverses missions pour les ducs de Bourgogne Philippe-le-Bon et Charles-le-Téméraire, s’attacha après la mort de ce dernier au roi de France Louis XI , qui le fit son premier conseiller et son chambellan, puis le nomma grand-sénéchal de Bourgogne (1477); il garda ce titre sous Charles VIII, et se distingua par son éloquence et par l’énergie de son langage aux étatsgénéraux de 1484. On le surnommait la Bouche de Cicéron et le Père de la Patrie.
POTALA. Voy. poutala.
POTAMON, philosophe d’Alexandrie, chef d’une école éclectique , enseignait vers la fin du IIe siècle, et compta Plotin au nombre de ses auditeurs. Suidas le place, mais à tort, sous Auguste. 11 ne reste rien de Potamon.
POTEMK1N (Grégoire-Alexandrovitch), favori de Catherine II, naquit en 1736 à Smolensk, de parents nobles, mais pauvres , prit de bonne heure du service dans les gardes à cheval, se fit remarquer de l’impératrice par sa taille et sa beauté (1762) , se distingua dans une campagne contre les Turcs, obtint un avancement rapide, et bientôt exerça une puissance sans bornes sur Catherine, qui le créa prince, premier ministre, feld-maréchal. Il voulut signaler son passage au pouvoir par le démembrement de la Turquie; en 1783, il envoya contre la Crimée une armée qui fut victorieuse, et annexa ce pays à l’empire russe ; en 1787 , il agit lui-même contre les Turcs, et prit d’assaut Otchakov (1788), Bender (1789) , Kilianova (1790). Quand il revint à Saint-Pétersbourg (1791) , il avait été remplacé auprès de l’impératrice par un nouveau favori, Platov Zouboff, et il trouva Catherine disposée à faire la paix avec la Porte. Il repartit aussitôt pour l’armée afin d’empêcher l’exécution de ce projet , mais ar rivé à Iassi il apprit que la paix était signée. II expira presque subitement, peu de jours après avoir reçu cette nouvelle (1791). On soupçonna qu’il avait été empoisonné ; mais il est plus probable que sa mort fut hâtée par ses excès et ses chagrins. Potemkin avait fini par se rendre odieux à l’impératrice par son arrogance.
POTENTIA, nom commun à deux villes de l’Italie ancienne, l’une en Lucanie, sur un affluent du Casuente, l’autre en Picenum, à l’embouchure du fl. Potentia. Toutes deux se nomment auj. Potenza.
•POTENZA, Potentia , ville du roy. de Naples, ch.-l. de la province de la Basilicate, à 140 kil. È. de Naples ; 8,800 hab. Évêché. — Une autre Potenza
POTO — 1441 — POTO
est située dans les États de l’Eglise (prov. de Macerata et Camerino), à l’embouchure d’une riv. de même nom, et près de Loreto.
POTHIER (Rob.-Jos.), jurisconsulte célèbre, né à Orléans en 1699, mort en 1772 , fut conseiller au Châtelet, puis au présidial d Orléans, y professa le droit français et donna l’exemple de toutes les verlus publiques et privées, en même temps qu’il posséda toutes les qualités qui font le grand magistrat, l’avocat habile, le jurisconsulte profond. Son principal ouvrage est son édition des Pandectes sous le titre de Pandectœ Justinianece in novum ordinem digestœ , Paris et Chartres, 1748-52, 3 vol.in-fol , Lyon, 1782,
3 vol. in-fol. ; Paris, 18 18-24, 24 vol. in-8 (avectrad. en français par Bréard-Neuville) ; dans cette importante publication , il fut secondé par d’Aguesseau. Les autres ouvrages de Pothier consistent surtout en traités sur les Obligations ou sur les Contrats , dont presque tous les résultats ont passé mot pour mot dans le Code civil. Ses Œuvres ont été publiées par Siffrein, Paris, 1820-24, 20 vol. in-8; par M. Dupin aîné, 1825, 11 vol, in-8; par Rogron et Firbach, 1826, gr. in-8; enfin par M.Bugnet, 1845-7, lOv. in-8.
POTHIN, eunuque qui gouverna l’Egypte pendant la minorité de PtoléméeXlI (Dionysos ou le Jeune), dont il avait été l’instituteur. C’est par ses conseils que ce jeune prince ordonna le massacre de Pompée, qui s’était réfugié en Egypte après la bataille de Pharsale. César le fit mourir pour avoir excité des troubles dans Alexandrie, l’an 47 av. J.-C.
pothin (saint), un des premiers apôtres des Gaules, vécut sous Antonin et Marc-Aurèle, devint évêque de Lyon, et subit le martyre à Lyon, âgé de près de 90 ans, avec beaucoup d’autres Chrétiens. On célèbre sa fête le 2 juin.
POTI, ville et fort de la Russie d’Asie (Gourie) , à l’emb. du R ioni dans la mer Noire ; 1 ,500 h . Port peu s ûr. Cire, peaux de loutre. Cédé par laTurq. en 1829.
POTIDËÊ, Potidozai ville de Macédoine, dans la presqu’île de Pallène, au S. O. de Chalcis, tributaire des Athéniens, se révolta contre Athènes avec le secours de Corinthe , sa métropole , 432 , retomba au pouvoir des Athéniens en 429, et fut, après un siège de trois ans, conquise par Philippe, qui l’assujettit à Olynthe; à la chute d’Olynthe, elle devint la possession des Macédoniens. Cassandre l’agrandit et l’embellit, ce qui valut à la ville le nom de Cassandrie.
POTIER, famille parlementaire qui a produit plusieurs magistrats fort distingués. Nicolas Potier de Blancmesnil, président au parlement de Paris, se signala par son dévouement au roi Henri IV, fut condamné à mort par les Ligueurs , échappa au supplice, grâce à l’intervention du duc de Mayenne, se rendit ensuite près de Henri IV, et devint plus tard chancelier de Marie de Médicis; il mourut en 1635 à 94 ans. — Son frère, L. Potier de Gesvres, secrétaire des finances en 1567, secrétaire du conseil en 1578, secrétaire d’état en 1589, eut part à la réconciliation de Henri 111 et de Henri IV, et fut fort utile à ce dernier. 11 siégea dans le procès de Biron, et mourut fort âgé en 1630. — Nicolas Potier de Novion (1618-97), joua un rôle dans la Fronde , fut arrêté en 1648 , mais se réconcilia avec Mazarin , et rendit un arrêt violent contre les ennemis du ministre. Il devint premier président en 1-678, mais fut forcé de se démettre en 1689 pour abus d’autorité.
potier ( Charles) , acteur , né en 1775, mort en 1838 , issu de la famille parlementaire de ce nom ! par Potier de Gesvres, débuia à 20 ans, courut la province jusqu'en 1809, vint à cette époque aux Variétés, et bientôt se fit un nom comme comique, et plus encore comme burlesque, lise retira en 1827.
POTOCKl(Stanislas-Félix, comte), d’une des principales familles polonaises, né en 1750 mort en 1805, embrassa le parti de la Saxe, pius,iti îeorantdes
I affaires, alla vivre en Galicie, bâtit des village,? en j Ukraine, revint ensuite à Varsovie, fut nommé j grand maître de l’artillerie, et fut quelque temps j l’idole du peuple. Mais s’étant montré favorable au parti russe, il devint suspect aux vrais Polonais, et se retira près de Potemkin. Il signa la fameuse confédération de Targovice , en rédigea le manifeste, fut nommé maréchal de la diète convoquée sous l’influence russe, et prit, sans le savoir peut-être, des mesures qui ne firent que hâter le partage de la Pologne. Déclaré traître lors de la révolution de Varsovie en 1794, il se retira en Amérique, d’où bientôt il demanda du service à la Russie. Catherine le nomma lientenant général; il revint alors en Europe et y finit ses jours.
potocki (Ignace, comte), grand-maréchal de Lithuanie et cousin de Stanislas-Félix, né en 1751, mort en 1809 , était ardent patriote et antagoniste de la Russie; il alla chercher un refuge en Saxe après le triomphe des Russes, reparut en 1794 après les victoires de Kosciusko, fut chargé d’organiser le gouvernement à Varsovie, et se réserva le portefeuille des affaires étrangères; mais bientôt il fut pris par les Russes, détenu à Schlusselbourg jusqu’en 179G, réincarcéré à Cracovie en 1798, et enfin obtint la permission d’aller mourir dans ses terres. Le comte Ignace aimait les lettres et les sciences; il fit voyager plusieurs savants à ses frais, chargea Cundillac de rédiger une Logique pour les écoles polonaises, et traduisit lui-même en polonais l’ouvrage du philosophe français.
potocki (Stanislas, comte), de lamême famille que les précédents (1757-1821), fut nonce aux diètes de 1776, 86, 88, quitta la Pologne après le 2e démembrement (1793) , fut arrêté à Carlsbad lors de l’insurrection de Kosciusko, resta huit mois captif, devint, lors de l’érection du grand-duché de Varsovie, sénateur-palatin, chef du conseil d’Ëtatetdes ministres, ministre des cultes et de l’instruction, puis président du sénat (1818). Il consacrait sa fortune à l’encouragement des lettres, des sciences, des arts. Il a laissé lui-même plusieurs écrits.
POTOMAK, riv. des États-Unis, naît sur la limite des États de Virginie et de Maryland, par 39° 21' lat. N.; elle se forme par la réunion de deux bras qui prennent leur source dans les monts Alleghany, coule au S. S. E., baigne Washington, et se jette dans la baie de Chesapeak par 37° 53' lat. N., après 450 kil. de cours; elle a 12 kil. de large à son embouchure. Plusieurs cataractes.
POTOSI, ville de l’ancien Pérou, dans la Bolivie, ch.-l. du dép. de Potosi, par 19° 34' lat. S., 69° 32' long. 0., au pied du mont Cerro de Potosi, et à 4,000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa population, qui au xviii* siècle dépassait 150,000 hab. est aujourd’hui réduite à 15,000 tout au plus. Maisons chétives, rues irrégulières et en pente ; air rare et subtil; climat extrêmement variable. — Le mont Cerro de Potosi, célèbre par ses mines d’argent, exploitées depuis le xv* siècle et toujours inépuisables, s’élève à une hauteur de 4,888 mètres au-dessus du niveau de la plaine ; on y compte qua- ! tre mines principales : la Descubridora ou Centerto, VEstagno, la Rica et la Mendieta ; plus de 5,000 ouvertures sont percées dans la montagne, et plus de 2,000 mineurs sont employés à l’exploitation.
potosi (dép. del, dép. de la république de Bolivie, entre ceux de Charcas à l’E., d’Oruro et de Cochabamba au N., la Confédération de la Plata au S., et le Grand-Océan à l’O.; 300,000 hab. Ch.-l., Potosi. Hautes montagnes (entre autres le Cerro de Potosi), sol sablonneux, peu fertile; mines inépuisables; eaux thermales, lac salé.
potosi, village des Etats-Unis (Missouri), ch.-l du comté de Washington, est entouré de mines nombreuses, et riches surtout en plomb ; on en exil. 91