‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 874 sur 1261 · POUD — U · texte numérisé non relu

POUD — U

\>rte annuellement 500,000 kilogrammes environ. POTOSI (SÀN-LUIS DE). Voy. SAN-LUIS.

POTSDAM, ville des États prussiens, ch.-l. de la régence de Potsdam ( Brandebourg ) , sur la droite du Havel, entre deux lacs, à 30 kil. S. O. de Berlin ; 3,500 hab. C’est la deuxième résidence royale (Berlin est la première); un canal divise Potsdam en Vieille-Ville et Ville-Neuve (celle-ci très embellie par Frédéric II). Nombreux monuments, places Guillaume et du Marché , palais royal , hôtel-deville, église française réformée (copiée sur le Panthéon); Potsdam est le Versailles de la Prusse; lycée, école de cadets, bibliothèque, collections diverses. Fabrique royale d’armes à feu ; tabac, lainages, toiles cirées, etc. Aux environs, trois célèbres maisons royales ( Sans-Souci , le Nouveau Palais-Royal et le Palais de Marbre) , et l’île des Paons avec une superbe maison de plaisance , séjour favori de la reine Louise. — La régence de Potsdam est dans la province de Brandebourg , entre celles de Stettin, Custrin, Mersebourg, Magdebourg , les grands-duchés de Mcklembourg et le duché d’Anhalt-Dessau:

1 90 kil. (de l’E. à 10.) sur 185; 895,000 hab. Ch.-l. Potsdam. On la divise en 14 cercles, Berlin y est enclavé, mais est régi à part. Le pays est sablonneux et aride en partie (grains, légumes, fruits, lin, etc.) ; peu d’industrie. Mines d’alun, eaux minérales:

POTT (J.-H.) , chimiste et médecin allemand, né à Halbevstadt en 1692, mort en 1777, membre de l’Académie des Sciences de Berlin, fut professeur de chimie au collège médico-chirurgical de cette ville, améliora plusieurs procédés, notamment pour la rectification ae l’acide sulfurique, trouva aux env. de Berlin une terre propre à faire la pâte des porcelaines, et publia de nombreux écrits. — Un autre Pott J'ercival), habile chirurgien de Londres, 1713-88, a attaché son nom à la carie des vertèbres ( mal de Pott). Ses OEuv., 3 v. in-8(Lond., 1790), ont été tr. dès 1792.

POTTENDORF, ville des Etats autrichiens (Autriche), à 32 k. S. de Vienne; 2,000 h. Grande filât, de coton; machines, limes. Château des princes Esterhazy, POTTER (Paul) , peintre hollandais, né en 1G25 à Enckhuysen , mort en 1654, et connu surtout par son Taureau de grandeur naturelle, qui l’a fait surnommer le Raphaël des animaux. Le musée du Louvre a possédé 20 ans ce tableau.

potter (J.), savant anglais, né à Wakefield en 1674, m. en 1747, fut prof, de théologie à Oxford, puis arehev. de Cantorbéry, 1737. On lui doit des éditions esti mées de Lycophron, 1697 et 1702, de Clément d'Alex ., gr.-lat., 17 15, 2 v. in-f.; et un savant recueil, Y Archœoloqia qrœca, Oxf. , 1698-9, enangl.

potter (Rob.), helléniste et poète anglais, né en 1721, mcrt en 1804 , gradué de Cambridge , a traduit en anglais Eschyle, 1777; Euripide, 1781; Sophocle, 1788, avec un grand succès.

POUANCÉ , ch.-l. de canton (Maine-et-Loire), à 25 kil. N. O. de Segré: 2,560 hab. Mines de fer.

POUCHET (L.-Ézéchias) , négociant, né à Rouen en 1748, mort en 1809, améliora plusieurs branches d’industrie manufacturière , surtout la filature de coton ; il a laissé entre autres écrits un Traité sur la fabrication des étoffes, Rouen, 1788 , in-8 ; et une Métrologie estimée, 1797, in-8.

POUDRES (Conspiration des), complot formé en 1605, par Catesby, Winter, Percy, J. Wright, Guy Fawkes, et dans lequel on impliqua quelques Jésuites, avait pour but d’opérer une réaction catholique en Angleterre, ou du moins de faire cesser les mesures hostiles prises par Jacques I contre le catholicisme. Le moyen des conjurés était de faire sauter le roi, ses ministres et tous les membres du parlement , à l’aide de 36 barils de poudre cachés sous la salle des séances du parlement, et auxquels on devait mettre le feu le jour où le roi viendrait ouvrir »a session. Le projet fut révélé

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par une lettre anonyme. Les coupables furent livrés au supplice. Le parlement rendit un statut qui infligea aux Catholiques de nouvelles peines et leur opposa de nouvelles entraves (1606).

POUGATCHEF (Iémelian), Cosaque, né en 1726, se fit passer en 1773 pour Pierre 111, mort assassiné depuis dix ans, fut suivi d’un grand nombre de ses compatriotes, prit des forts, traversa plusieurs provinces , signala son passage par d’effroyables cruautés, et fut sur le point de s'emparer de Moscou ; mais ayant manqué de résolution, il vit diminuer son parti, et finit par être livré par ses compagnons moyennant 100,000 rouilles; il fut mis dans une cage de fer, conduit à Moscou, et exécuté en 1775. Mm* Ad. Hordé a publié en 1809 une Histoire de Pougatchef , qui n’est qu’un roman.

POUGENS (Marie-Charles-Joseph), né à Paris en 1755, mort en 1833, était fils naturel du prince de Conti. Il perdit la vue dès 1779, ce qui ne l’empêcha pas de se livrer à des travaux de recherche. Ruiné par la révolution, il se fit libraire et imprimeur, et réussit assez bien. Il se retira en 1808 à Vauxbuins près de Soissons. Ses principaux ouvrages sont un Trésor des origines , dont il a publié un spécimen en 1819, mais qui n'a pas été imprimé en entier, et Y Archéologie française ou Vocabulaire des mois anciens tombés en désuétude , 2 vol., 1821. Pougens appartenait à l’école philosophique du xvm® siècle.

POUGUES, ch.-l. de canton (Nièvre), à 11 kil. N. O. de Nevers,sur la Loire; 1,000 hab. Aux environs, sources d’eaux minérales froides.

POU1LLE, Apulie, anc. division du royaume de Naples, forma de 1043 à 1127 un comté (puis duché) normand. Voy. apulie et siciles (deux-).

POUILLON , ch.-l. de canton (Landes), à 12 kil. S. S. E. de Dax; 3,136 hab. Source saline froide.

POUILLY, nom de plusieurs lieux de France; on connaît surtout Pouilly-en-Montagne ou en Auxois, ch.-l. de canton du dép. de la Côte-d’Or-, à 31 kil. N. O. de Beaune, près de la source de l’Armançon; 1,160 hab. Blé, vins, chanvre , cuirs. Jadis place forte ; — et Pouilly-sur-Loire (Nièvre), à 1 3 kil. S. de Cosne; 3,071 hab. Commerce de vins blancs renommés. Cette ville fut prise par les Anglais en 1364.

POUILLY (lévesque de). Voy. Lévesque.

POULAIN-DUPARC (Augustin-Marie) , jurisconsulte, frère de Sainte-Foix , né à Rennes en 1701, mort en 1782 , occupa une chaire de droit civil à Rennes, et balança presque la réputation de Pothier. On lui doit: Journal des arrêts du parlement de Bretagne , 5 vol. in -4; les Coutumes de Bretagne , 1745, etc., 3 vol. in-4; les Principes du droit français, 12 vol. in-12, etc.

POULLAOUEN, bourg du dép. du Finisterre, près de l’Eaulne, à 9 kil. N. O. de Carhaix; 3,544 hab. Mines de plomb argentifère.

POULLE (1 abbé), prédicateur, né à Avignon en 1702, mort en 1781, avait un grand talent oratoire, bien qu’on ait eu tort de le comparer à Massillon. 11 n’écrivait jamais ses sermons; aussi, n’cn a-t-on que onze, qu’il dicta 40 ans après les avoir prononcés, et qui parurent à Paris, 1778, 2 vol. in-12. On admire surtout son Exhortation de charité en faveur des enfants trouvés.

POULO-PENANG. Voy. galles (île du prince de).

POUNAH, ville de l’Inde anglaise (Bombay), dans l’ancien Aurengabad, par 71° 42’ long. E., 18° 30’ lat. N. ; 100,000 hab. Peu d’édifices remarquables. — Pounah n’est mentionnée dans l histoire qu’à partir du xvn® siècle; c’était alors la résidence de Bailjy-raou, peychoua (c.-à-d. premier ministre) du prince Mahratte Ram-radjah, qui se rendit indépendant : Badjy-Raou la transmit à ses successeurs, jusqu’’ sa réuni n aux possessions britanniques, en 1S18. Un célèbre collège hindou y fut établi en 1831. f P0UNAKHA, ville du Boutan, nar 87° 25’ long.

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