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PREM

de l’imitation, la finesse des contours, l’expression des nuances douces et des émotions tendres. On le place le premier après Phidias. Sa fécondité était extrême. On vantait comme 9es chefs-d’œuvre le Cuvidon de Thespies, la Vénus de Cnide (nue) et celle de Cos (drapée), le Satyre d’Athènes. Il fut l’amant de Phryné, et la prit plus d’une fois pour modèle de ses Vénus. Il eut deux fils qui furent aussi d’habiles sculpteurs, et forma entre autres élèves le célèbre

Pamphile. — Un autre Praxitèle, graveur en argent , vivait du temps de Pompée.

PRAYA (porto-), ville et port de l’île Santiago (archipel du Cap-Vert), sur la côte S. E., par 14° 54' lat. N., 25° 51' long. O. Dans la baie voisine de cette ville se livra en 17 81 un combat sanglant entre une flotte anglaise commandée par le commodore Johnstone et une escadre française sous les ordres du bailli de Suffren.

PR AYSSAS, ville de France. Voy. praissas.

PRÉADAMISME, opinion soutenue au milieu du xvn* siècle par Isaac de La Peyrère, calviniste, gentilhomme de la maison du prince de Condé, dans un livre publié en 1685, et intitulé Prxadamitæ. Il y prétendait qu’Adam n’était pas le 1er homme, mais seulement la tige du peuple hébreu, et que déjà la terre était couverts avant Adam de peuplades humaines. Il se fondait sur les expressions mêmes de la Genèse et sur un nassage de Vhpttre aux Romains, de saint Paul (chap. v). Du reste, La Peyrère se rétracta lui- même et abjura le calvinisme.

PRÉAMENEU (bigot de). Voy. bigot.

PRÉ AUX CLERCS. On nommait ainsi au moyen âge un champ voisin de Paris, qui s’étendait le long de la rive gauche de la Seine, depuis la Tour de Nesle, dans tout l’espace qu’occupe aujourd’hui le faubourg Saint-Germain; il fut ainsi nommé, parce qu’il servait de lieu de promenade et de récréation aux clercs ou écoliers de l’Université. Le Pré aux Clercs était le rendez-vous des duellistes.

PRÉCHAC, vill. dudép. desLandes, surl’Adour, à 12 kil. S O. de Tartas; 500 hab. Eaux thermales renommées — 11 y a un autre Préchac (Gironde), à 12 kil. S. 0. de Razas ; 2,900 hab.

PRÊCHEUR, bourg et paroisse de la Martinique , à 11 kil. N. O. de Saint-Pierre; 3,500 hab., dont 2,500 esclaves. Culture de la canDe à sucre.

PRÊCHEURS (Frères) , premier nom des Dominicains. Voy. DOMINICAINS.

PRÉC1GNE, PRÉCIGNY. Voy. pressigné, etc.

PRECIP1ANO (Humb.-Guill. de), théologien, né à Besançon en 1626 (mais d’origine génoise), mort en 1711 , fut nommé en 1660 doyen du chapitre de Besançon, alla comme député à la diète de Ratisbonne de 1667, se rendit à Madrid en 1672 pour combiner les mesures propres à prévenir une invasion de Louis XIV en Franche-Comté, fut promu à l’évêché de Bruges, devint archevêque de Malines (1682), et se signala par un zèle ardent contre le janséniste Quesnel, qu’il fit mettre en prison (1703).

PRECOP ou ORKOUP, ville de Servie, sur la Moravitsa, à 40 kil. S. E. de Kruchovatz; 6,000 hab. Deux évêques, l’un latin, l’autre servien.

PRÉcop,villedelaRussied’Europe. Voy. pérékop.

FRÉCY, nom de plusieurs lieux de France, situés dans les dép. de l’Aube, du Cher, de Seine-et- Marne, de l’Yonne, de l’Oise, etc.

précy-sous-thil , ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), sur la Sereine, à 1 4 kil. S. de Semur; 760 hab. Ruines du château de Thil, sur une hauteur voisine.

PRÉCY (L.-F. perrin, comte de), né en 1742 à Semur, commandait en 1783 le bataillon de chasseurs des Vosges, quand il entra comme lieutenantcolonel dans la garde constitutionnelle de Louis XVI (1791 ) ; il donna à ce prince les preuves d’une fidélité à toute épreuve, se battit en brave au milieu des Suisses au 10 août, devint ensuite commandant de

l’armée fédérale de Lyon, soutint un siège de deux mois dans cette ville, sortit à la tête de 700 hommes sous le feu des combattants, échappa au massacre, parvint enfin à gagner la frontière; remplit diverses missions diplomatiques dans l’intérêt des Bourbons, fut livré par la Prusse à Napoléon, qui le garda 18 mois en prison, fut nommé commandant de la garde nationale de Lyon en 1814, et mourut en 1820.

PRE-EN-PA1L, ch.-l. de cant. (Mayenne), à 40 kil. de Mayenne; 3,000 hab.

PRÉFECTURE. Ce nom fut d’abord donné par les Romains aux villes sujettes que gouvernait un préfet ( præfectus ), par opposition soit aux municipes et colonies, soit aux villes jouissant en tout ou en partie du droit de cité romaine. Sous Dioclétien, l’empire fut divisé en quatre grands départements régis par des préfets du prétoire, et qui furent nommés préfectures : Orient, Illyrie, Italie, Gaules. Les préfectures se subdivisaient en diocèses, et ceux-ci en provinces. Voy. romain (empire.)

préfecture, en France, se prend soit pour le territoire qui forme le ressort du préfet, soit pour le chef-lieu de département, où réside le préfet.

PRÉFET, Præfectus , nom donné à plusieurs fonctionnaires romains, dont les plus connus sont le préfet de Rome et le préfet du prétoire.

1° préfet de rome, Præfectus Urbi, charge créée par Romulus, abolie vers 366 av. J.-C. (lors de l’institution de la préture), puis rétablie par Auguste , embrassait la police et la justice. Le préfet suppléait les rois , les consuls ou les empereurs en leur absence. Sous les roisetlesconsuls, cette charge ne fut qu’intérimaire; sous les empereurs , elle fut permanente. Ellesubsistajusqu'àlachute de l’empire en 476. Le préfet était presque toujours un consulaire. Moins lié par la lettre ou le jus que le préteur, avec lequel il partageait la juridiction, et plus longtemps en place, le préfet jouit bientôt de plus d’autorité que lui.

2 "préfet du prétoire, Prvr/ectwsprætorio. Cette charge, créée par Auguste, dura en Occident jusqu’à la fin de l’empire. Il y en eut d’aboid deux; Tibère en réduisit le nombre à un; Commode rétablit le nombre de deux , et Dioclétien , en partageant l’empire , en porta le nombre à quatre. C’étaient d’abord les chefs des gardes de l’empereur ou prétoriens. Peu à peu ils acquirent la juridiction et ils envahirent presque toute l’autorité au n® et nr siècles. Ce fut alors l’époque de leur plus grand pouvoir : ils étaient plus maîtres que l’empereur, donnaient l’empire et quelquefois le prenaient pour eux. Constantin les réduisit au pouvoir civil , mais leur donna à chacun autorité sur tout un quart de l’empire, déjà divisé en 4 grandes préfectures ; on ajoutait alors aux mots præfectus prætorio ceux de per G allias , per Illyricnm, per Italiam ou per Orientera. — On distinguait encore le préfet des vivres [præfectus annonæ), le préfetde la flott efpræfectus classi), le pré fet des légions, du camp ( præf . legionibus , castris ) etc., dont les noms indiquent assez les fonctions.

On sait qu’en France on donne le nom de préfet à l’administrateur d’un département, et qu’il a sou ses ordres les sous-préfets, qui administrent chacun un arrondissement.

PREGADI (conseil des), conseil institué à Venise au xme siècle , se composait des 300 principaux citoyens notables, ainsi nommés parce que dans les aifaires importantes ils étaient priés ou invités par le doge de délibérer avec lui.

PREGEL, riv. de Prusse, se forme dans la régence de Gümbinnen parla réunion de l’Angerapp, de l’Inster et de la Pissa, coule à l’O., et tombe dans le Frische-HafT, à 9 kil. au-dessous de Kœnigsberg. Cours, 150 kil. Saumons.

PRÉMARE (Jos.-H.), Jésuite français, missionnaire à la Chine, partit en 1698 de La Rochelle, et

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