‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 878 sur 1261 · PRÊT · texte numérisé non relu

PRÊT

putent leuî trône aux rois de fait; on l'applique spécialement à Jacques III, héritier des Stuarts, et à son fd s (Charles-Édouard). F. Jacques m et stuart.

PRÉTEUR, prætor (de præ itor ), magistrat romain faisant fonction de grand- juge, pouvait, dans les provinces, cumuler tous les pouvoirs ; il était à la fois chef militaire, civil, législatif et financier; souvent une mission militaire spéciale que lui donnait le sénat absorbait son caractère juridique, et il devenait uniquement général en chef de second ordre. — Au civil, le préteur était et juge et législateur. Comme juge, tantôt il prononçait seul, tantôt il prenait des assesseurs et des délégués. En entrant en charge, le préteur publiait son manifeste lé gislati f,d it edictumprætoris,ety énonçait les règles de droit qu’il suivrait. — La preture fut un démembrement du consulat imaginé en 366 av. J. C., lorsque les plébéiens purent être consuls; elle ne fut confiée d’abord qu’à des patriciens ; mais dès 337, les plébéiens y parvinrent. Publilius Philo fut le premier préteur plébéien. — Il n’y eut d’abord qu’un préteur ; on en nomma 2 en 244 , 4 en 228 , puis 8 sous Sylla, 10 et même 14 sous César, de 12 à 16 sous Auguste, de 12 à 18 sous ses successeurs. Leur nombre s’augmentait avec celui des provinces à gouverner. Il y avait toujours à Rome 2 préteurs : le premier, prætor urbanus , jugeait les affaires des citoyens; le second, prætor peregrinus , celles des étrangers. La préture était annuelle; c’était la seconde des trois grandes dignités annuelles ordinaires. Le préteur était précédé de deux licteurs à Rome, de six hors de Rome; il siégeait au Forum, en chaise curule, sur une estrade dite tribunal, et portait la robe prétexte. — On trouve quelquefois le nom de préteur appliqué par les écrivains latins aux chefs ou stratèges des républiques grecques, notamment au général en chef de la légion achéenne.

PRÉTEXTÂT (saint), évêque de Rouen, maria Mérovée (fils de Chilpéric I) à Brunehaut, tante du jeune prince (570), et fut pour ce fait exilé dans une île de la Manche. Frédégonde le fit tuer lors de son retour dans son diocèse en 588. Fête,24févr.

PRÉTEXTE , Prætexta , sous-entendu toga ou vestis , robe que prenaient les adolescents à 16 ans, et qui était bordée par en bas d’une très-petite bande de pourpre. Les magistrats aussi portaient la prétexterais avec une bande plus large (dite angusti clavepour les chevaliers, laticlave pour les sénateurs).

PRET1 (Matthias), dit il Calabresee t le chevalier Calabrois , peintre, né en 1613 à Taverna en Calabre, dans le royaume de Naples, mort à Malte en 1699, élève du Guerchin, fut admis parmi les chevaliers de Malte, et obtint la commanderie de Syracuse. Le musée du Louvre a de lui un Saint Antoine , abbé, visitant saint Paul dans le désert.

PRÊT O IRE ,Prætorium. O n nommait ainsi la tente du génér al en chef (préteur ou autre) dans un camp romain, et la demeure du préteur dans sa province.

PRÉTOIRE (PRÉFET Dû). V OtJ . PRÉFET.

PRETORIENS(gardes prétoriennes ou). On avait d’abord donné ce nom à la cohorte d’élite chargée de Aa garde d’un général en chef romain (préteur, consul ou dictateur). On l’appliqua naturellement aux cohortes formant la garde de l’empereur. Leur quartier était tout près de Rome, entre les portes Yiminale et Esquiline. Ces cohortes étaient au nombre île 9 au 10; Yitellius les porta à 16; Septime-Sévère les augmenta considérablement; Constantin les abolit et fit détruire leur camp qui était très-fortifié. Pendant plusieurs siècles, les prétoriens donnèrent et ôtèrent l’empire; une fois même ils le vendirent à l’encan ( Voy. didius julianus). Leur avidité, leur indiscipline et leur insolence sont passées en proverbe. Leur chef, nommé Préfet du Prétoire , jouissait d’un pouvoir immense (F. préfet du prétoire).

PRETRE-JEAN ou PRÊTE-JEAN nom dont

l’étymologie est fort incertaine , et sous lequel on trouve désignés, au xii* et xm® siècles, certains rois de l’Inde, ou plutôt de la Tartarie ou du Cathay, qui, selon les uns, professaient le christianisme et suivaient le rit nestorien , et , selon d’autres , étaient idolâtres. On a cru aussi que le Prêlre-Jean était le même que le Grand-Négus ou souverain de l’Abyssinie, qui est chrétien; mais cette opinion est fausse. 11 est à croire que le Prêtre-Jean n’est autre que le Dalaï-Lama, grand-pontife des Mongols et des Kalmouks, qui réside dans le Thibet, à Pou tala, près de H’Lassa.

PREUILLY, ch.-l. de cant. ( Indre-et-Loire), à 31 kil. S. de Loches ; 2,000 hab. Jadis titre de baronnie. Ancienne abbaye. Aux environs, mine de fer.

PREUSCHEN (Augustin-Théoph.), conseiller ecclésiastique du grand-duc de Hesse , né en 1731 , mort en 1803, inventa la typométrie (art de dresser les caries géographiques à la façon des imprimeurs). Il a écrit non seulement sur cet art {Précis de T histoire typométrique , Bâle, 1778, in-8, etc.), mais aussi sur l’histoire, la théologie et la politique.

PRËVALA1E ou PRÉVALAIS (la) , hameau du dép. d’Hîe-et-Vilaine , sur la Vilaine, à 4 kil. S. O. de Rennes. Beurre renommé.

PRËVALITANE, Prævalitana, prov. de l’empire romain, dans le diocèse de Dacie, au S., à peu près entre les monts dits auj. Glioubotin et Tchardag, le Drin mérid. et l’Adriatique ; ch.-l. Scodra. Le Monténégro , presque toute l’Herzégovine et l’Albanie septentrionale y étaient comprises.

PRE VESA, Nicopolis,x. de Turquie d’Europe (Albanie), à 55 kil. S. O. d’Arta, à l’entrée et sur le bord septentr. du golfe d’Arta; 4,000 hab. Petit fort (dit Vathi). Prise par les Turcs, 1538, par les Vénit. 1684 ; cédée par ceux-ci aux Français en 1797 : 600 Français y tinrent contre 11,000 hommes en 1798; Ali- Pacha la prit et la donna aux Arnautes. A 2 kil. au N. O. sont les ruines de Nicopolis et d’Actium.

PREVILLE (P.-L. dubus, dit), célèbre acteur comique, né à Paris en 1721, m. en 1799, courut d’abord la province, dirigea le spectacle de Lyon , débuta en 1753 à Paris, et fit 33 ans les délices de la capitale; il excellait surtout dans les rôles de Sosie, Turcaret, Figaro, la Rissole ( du Mercure galant). Il prit sa retraite en 1786, et ne reparut depuis que deux fois (en 1791 et 94). Il a laissé des Mémoires qui ont été publiés à Paris, 1812, in-8, et dan3 la collection des Mémoires sur l’art dramatique , 1823.

PRÉVOST (Ant.-Fr. prévost d’exiles, dit l’abbé), un des plus féconds écrivains du xvme siècle, né en 1697 à Ilesdin (Artois), mort en 1763, fut succès sivement moine, soldat, puis retourna à la vie reli gieuse ( dans l’abbaye de Saint-Germain des Prés), rompit de nouveau ses liens , s’enfuit en Hollande , puis alla vivre à Londres, et revint enfin en France , où il reprit l’habit ecclésiastique (1734). Partout il se mit aux gages des libraires. 11 finit par se procurer une honnête aisance. Il s’était retiré à Saint-Firmin, près de Chantilly. Un coup de sang l’ayant frappé dans la forêt de Chantilly, on le crut mort et un chirurgien commença son autopsie : Prévost vivait encore. Eveillé par les coups du scalpel , il jeta un cri terrible, mais la première blessure l’avait frappé mortellement. Prévost avait énormément écrit : ses Œuvres complètes forment 170 vol. On connaît surtout son Histoire des voyages, 1745 et années suivantes, abrégée par La Harpe en 24 vol. in-8 ; ses traductions des romans de Richardson ( Clarisse , Grandison , Paméla ), et de plusieurs autres ouvrages anglais. On a en outre de lui un grand nombre de romans originaux ; Clèveland, Manon Lescaut , les Mémoires d’un homme de qualité, le Doyen de Killerine , sont placés parmi les meilleurs ouvrages de ce genre et eurent une grande vogue. Prévost s’est aussi essayé dans le

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