HUA — 1449 — HUE
genre historique, mais avec peu de succès. Ses Œuvres (non compris V Histoire des Voyages) ont été recueillies en 39 vol. in-8, Paris, 1783-85.
prêvost (Pierre), peintre, né en 1764 à Montigny (près Châteaudun), mort en 1823, peut être regardé comme le véritable inventeur des panoramas. Il fit, entre autres morceaux de ce genre, des vues de Rome, Naples, Amsterdam, Boulogne , Tilsitt, Wagram, Anvers, Londres, Jérusalem, Athènes, qui, pour l’illusion, passent tout ce qu’on peut imaginer. 11 excellait aussi dans la gouache.
Prévost (Pierre) , de Genève, littérateur , né en 1V51, mort en 1839, fut appelé en Prusse en 1780, professa la philosophie à l Académie noble de Berlin, revint à Genève en 1784 et y enseigna les belles-lettres , devint membre du grand - conseil en 1786, rentra dans l’enseignement en 1793, et fut successivement professeur de philosophie , puis de physique (1809). Prévost est surtout connu par ses traductions. 11 a traduit du grec en français les Tragédies d’Euripide 1782; de l’anglais, les Essais philosophiques d’Ad. Smith , les Eléments de philosophie de Dugald Stewart: le Cours de rhétorique de Hugues Blam, V Essai sur le principe de la population de Malthus, etc. Il a composé lui - même des Essais de philosophie , 1804 ; des Mémoires sur le calorique rayonnant , des Notices sur G.-L. Lesage, L. Odier , etc. — Un autre Genevois du même nom, Isaac - Bénédict Prévost , parent de Pierre , né en 1755, mort en 1819, est connu comme physicien et naturaliste.
PRÉVÔT, titre qu’on donnait en beaucoup d’endroits, notamment en France, aux premiers juges, Boit royaux, soit seigneuriaux; nous distinguerons surtout: — 1° le prévôt de l'armée et les prévôts des bandes, chargés des procès et de la justice, soit entre soldats ou officiers d’une même bande, soit entre l’autorité et les militaires; — 2° le prévôt des maréchaux , qui prononçait sur les affaires où étaient intéressés les premiers officiers, et qui, sous Charles VI et Charles VII, fit quelque temps partie de la suite de la cour pendant les campagnes auxquelles assistait le roi : — 3° le prévôt de la connélablie ou le grand-prévôt de France. Sa charge fut réunie en 1572 à celle de prévôt de l’hôtel ; — 4° le prévôt de l'hôtel du roi , juge de tous ceux qui étaient à la suite de la cour, en quelque lieu qu’elle se transportât. Ces fonctions faisaient jadis partie de celles du comte palatin (de la couronne de France). Elles passèrent au tribunal des maîtres d’hôtel du roi , présidé par le grand-maître, puis (1355-1405) aux maîtres des requêtes, et (en partie du moins) au prévôt des maréchaux. En 1455 au plus tard, on institua pour les remplir le prévôt de l’hôtel; et en 1572 cet officier joignit à ces fonctions celles de grand-prévôt de France; — 5° le prévôt des marchands, à Paris, chargé de visiter et de taxer les marchandises qui venaient par eau et se vendaient sur les ports, et d’ordonner les cérémonies publiques. Le prévôt des marchands joua souvent un rôle important dans les troubles de Paris; on connaît surtout Marcel, qui conspira pendant la captivité du roi Jean ( Voy . Marcel). Le dernier prévôt des marchands fut Flesselles, massacré en 1789. Et. Boyleaux est le plus célèbre.
PREYSSAS. Voy. praissas.
PREZ-EN-PAIL. Voy. pré-en-pail.
PR1AM, Priamus (c.-à-d. en grec acheté ), dernier roi de Troie , fils de Laomédon , avait été dans sa jeunesse emmené captif par Hercule , fut ensuite racheté et mis sur le trône (1311 av. J.-C.), eut 50 enfants, parmi lesquels 19 d’Hécube, sa femme légitime, entre autres Hector, Pàris , Ilélénus, Déiphobe, Polyxène , Cassandre, Créuse. Sous son règne , le rapt d’Hélène par Pâris donna lieu à la guerre de Troie ; après dix ans de siège Troie fut
prise, et Priant égorgé par Pyrrhus au pied des autels (1270). Homère le montre allant, après la mort d’Hector, demander son corps à Achille.
PRIAPE, Priapus , fils de Vénus et de Bacchus, était le dieu des jardins, des vergers et des plaisirs obscènes. Ou 1 honorait surtout à Lampsaque, et ses fêtes étaient accompagnées de honteux désordres. A Rome, son culte fut moins scandaleux. On représente le plus Houvent Priape velu , avec des jambes et des corner bouc , tenant à là main une baguette ou une faucille. Ses fêtes se nommaient priapées.
PRICE (Richard) , ministre dissident et écrivain anglais, né en 1723 à Tynton, dans le pays de Galles, mort en 1791 , se fit connaître en 1757 par sa Revue des principales difficultés en morale , qui lui fit une grande réputation comme philosophe, s’occupa ensuite de questions de politique et de finances, se montra en toute occasion favorable à la liberté civile , et fut secrétaire particulier de lord Shelburne, premier ministre. En religion, il défendit la doctrine des Unitaires ; en métaphysique, il combattit Priestley, et eut avec lui une correspondance qui a été publiée sous le titre de Discussion des doctrines du matérialisme et de la nécessité.
PR1DEAUX (Humphrey), savant historien et antiquaire , né en 1648 , mort en 1724 , doyen de Norwich, a laissé entre autres ouvrages : Marmora oxoniensia ex Arundellianis , Oxford, 1676, in-fol. ; Histoire des Juifs et des peuples voisins , Londres, 17 15-18, 6 vol. in-8 (trad.en franç., Amsterd., 1722) ; Vie de Mahomet, avec une lettre aux Déistes, etc.
PRIE (la marquise de), femme intrigante, d’une beauté remarquable, était la maîtresse du duc de Bourbon, qui fut premier ministre pendant la jeunesse de Louis XV, après la mort du régent (de 1723 à 1726). Vendue à l’Angleterre, menée par Pâris- Duverney, elle exerça pendant le ministère du duc de Bourbon une influence funeste. Elle partagea la disgrâce de son amant. La marq. de Pl ie était fille d’Etienne Bertelot, seigneur de Pléneuf, directeurgénéral de l'artillerie, et avait épousé en 1718 le marquis de Prie, alors ambassadeur à Turin, depuis attaché à l’éducation du jeune roi (Louis XV), et chevalier de ses ordres; elle s’empoisonna en 1727
PRIEGNITZ ou MARCHE-ANTÉRIEURE, Vor-
mark en allemand, une des divisions de l’ancienne Marche Électorale , dans le nord de l’Allemagne, avait pour ch.-l. Perleberg. Auj. elle forme les cercles d’Ost-Priegnitz et de West-Priegnitz dans la régence de Potsdam et la province de Brandebourg.
PRIEGO, ville d'Espagne (Cordoue) , à 75 kil. S. E. de Cordoue , dans les montagnes; 16,700 hab. Soieries, toiles de lin, huile, farines. Ch.-l. de marquisat. — Un bourg de Priego (Cuença) , à 35 kil. N. O. de Cuença (1,180 hab.), est remarquable par son couvent de moines.
PR1ÈNE, auj. Samsoun, ville de l’Asie-Mineure, en Ionie , près de l’embouchure du Méandre , au pied du Mycale. Patrie de Bias, un des Sept-Sages.
PRIESTLEY (Jos.), physicien et théologien, né en 1733 à Fieldhead, aux environs de Leeds, mort en 1804, se plaça, par ses nombreuses découvertes en chimie et en physique, au nombre des premiers savants de l’Europe, mais s’attira des persécutions en son pays par l'ardeur avec laquelle il défendit l’unitarianisme et propagea les principes de la révolution française. Tandis qu’en France il était nommé citoyen français et membre de la Convention, le gouvernement anglais le forçait à se réfugier en Amérique. 11 se fixa à Northnmberland (Pensylvanie) et y mourut. Les Œuvres de Priestley forment 70 vol. On vante surtout son Histoire de l'éleclri cité, 1767 (trad. en français par Brisson, 1771,3 vol. in— 12); son Histoire et état actuel des découvertes relatives à la vision, etc., 177E in-4 ; et surtout ses