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ptolémée (Claude), Claudius Ptolemœus , astronome grec ou égyptien, florissait au n* siècle de notre ère, vers l’an 175, et vécut longtemps dans Alexandrie. Homme laborieux plutôt qu’homme de génie, il n’a guère fait que rassembler et coordonner les travaux de ses devanciers (notamment d’IIipparque); il ne rectifie pas leurs inexactitudes ou il les corrige mal. Il a donné son nom à ce système astronomique suivant lequel le soleil , les planètes, les astres décrivent leurs orbes autour de la terre qui reste immobile, système conforme à l’apparence, mais contraire à la réalité, et que renversa Copernic. Les œuvres de Ptolémée que nous possédons sont : la Syntaxis mathematica ou Composition maihémaliquet traité d’astronomie, connu aussi sous le nom arabe d 'Almaqeste ; YAnalemme , V Optique, la Géographie (en 8 liv.), les Harmoniques, le Quadripartitum ou Tétrabiblon, qui traite d’astrologie judiciaire ; un Abrégé de ses Tables astronomiques, dit Tables manuelles , et des tables chronologiques dites Canon royal. C’est à tort qu’on a regardé Ptolémée comme l’auteur du Traité de projection stéréographique, dit Planisphère de Ptolémée (en latin, Bâle, 1536, in-4). L ’Analemme et Y Optique n’existent qu’en arabe, et Y Optique n’a pas été traduite. Plusieurs des ouvrages de Ptolémée ont été commentés parThéon. Les œuvres de Ptolémée ont été très souvent imprimées. L’édition la moins incomplète est celle de Bâle, 1551, in-f.WilbergetCrasshol'en ont donné une éd.compl., gr.-l.,Essen,18i4.0n a des éd.sép.delaGdogr.,Amst., 1618; Berlin , 1838 (par Wilberg) ; des Harmoniq. (tome 3 des Œuvres de Wallis, Oxford, 1699); du Quadripartitum (grec-latin, Bâle, 1533, in-8); de YAlmagesle (Bâle, 1538, in-fol., grec-franç.). M. l’abbé Halma a traduit en franç. : YAlmagesle , sous le titre de Composition mathématique de Cl. Ptolémée , grec-franç., avec notes de Delambre, 1813-15, 2 vol. in-4 ; les Tables chronologiques des règnes, 1819; les Hypothèses et époques des planètes , 1820; Commentaires de Thèon sur la Composition , 1821-22; Tables manuelles astronomiques , avec les Commentaires de Thèon, 1822-25 ; la Géographie de Ptolémée , 1828.

PUBLICAINS , nom donné dans l’antiquité aux collecteurs d’impôts, notamment aux chevaliers romains, fermiers des taxes de la république et à leurs agents. — On l’appliqua dans le xii* siècle à des hérétiques de Bourgogne et de Flandre qui rejetaient l’Ancien- Testament, le mariage, le serment, etc.

PCBL1COLA (P. valerius), fut collègue de Brutus dans le consulat, après que Tarquin Collatin se fut démis (509 av. J.-C.), fijl partager entre les citoyens pauvres les richesses des Tarquins , acheva la défaite des ennemis après la mort de Brutus, et rentra dans Rome triomphalement; il fut un instant suspect au peuple par sa puissance, mais il réussit à dissiper ces nuages, et devint l’idole de Rome, d’où le surnom de Publicola (ami du peuple). II fut encore 3 fois consul, battit les Sabins, et mourut si pauvre que l’état se chargea de ses funérailles.

PUBLILIUS PHILO, illustre plébéien, fut 4 fois consul (339, 327, 320, 315), et dictateur (339), prit Palépolis, et battit les Samnites. 11 est le premier plébéien qui ait été nommé préteur (337 av. J.-C.). En 339, il fit passer 3 fameuses lois qui prescrivaient : 1° la soumission des patriciens aux plébiscites ; 2* la ratification préalable des actes du peuple par le sénat ; 3° l’obligation de prendre un des censeurs parmi les plébéiens.

PUBL1US SYRUS, poëte latin, probablement natif de Syrie, fut amené esclave à Rome dans sa jeunesse, fut élevé avec soin par le maître aux mains duquel il tomba, reçut ensuite la liberté, se mit à écrire et à jouer des mimes , espèce de parades burlesque» sans intrigue , parcourut ainsi diverses villes de l’Italie , puis se produisit à Rome même. César lui donnait la préférence sur Laberius. Les mimes de

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