‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 886 sur 1261 · PUER — 1463 — PUIS · texte numérisé non relu

PUER — 1463 — PUIS

Pubïiua étaient remplis de traits de morale. Quelques-unes de ses sentences ont été conservées, et on les imprime ordinairement à la suite de Phèdre. La meilleure édition à part est celle de J. C. Orellius, Leips.,1822,in-8 ycumnot. Variorum. Levasseur (1811) et J. Chenu (1835, coll. Panckoucke) ont trad. Pub. S.

PUCELLE D’ORLEANS (la). Voy. jeanne d’arc.

PUEBLA (la), ville de l’île de Majorque, près de la baie d’ Alcudia, à 1 2 kil. S. O. d’ Aleudia ; 3, 1 60 h.

PUEBLA-de-alcocer , ville d’Espagne (Budajoz), à 40 kil. S. O. de Villanueva-la-Serena ; 3,100 hab.

puebla-de-almuradiel, ville d’Espagne (Manche), sur le Gijuela, à 18 kil. N. d’Aleazar; 3,330 hab.

püebla-de-cazaba , Corula , ville d’Espagne (Séville), à 17 kil. S. O. d’Ossuna ; 3,100 hab.

püebla-de-don-fadrique, nom de 2 villes d’Espagne :l’une dans l’intendance de Grenade, à 26 kil.

N. E. d’Huesca; 7,600 hab. ; l’autre dans l’intend. de Tolède, à 40 kil. S. E, d’Ocana ; 3,400 hab.

puebla-de-gusman , Præsidium , ville d’Espagne (Séville), à 16 kil N. E. de San-Lucar ; 4,000 hab.

PUEBLa-de-los-angeles (la) , ville du Mexique , ch.-l. de l’état de la Puebla, par 100° 22’ long.

O. , 19° 0’ lat. N. ; 60,000 hab. Evêché ; 60 églises ( toutes remarquables ) ; industrie et commerce actifs. Fondée en 1533; occupée en 1847 parles Américains, prise d’assaut en 1863 par les Français. — L’État de P. , entre ceux de Vera-Cruz , d’Oaxaca, Mexico, Queretaro et le Grand-Océan, à 500 k. sur 225; 1,000,000 d’hab. Ch.-l. , Puebla-de-los- .Angeles; autres villes : Cholula et Tehuacan. Montagnes : la Cordillière d’Anahuac (où se trouve le PopocatepetI) ; rivière principale, la Hasca. Sol fertile, mais mal cultivé; salines et mines d’argent. Commerce (jadis plus florissant). — Ce pays, appelé Tlasca avant la conquête , était indépendant du Mexique; il fournit des secours à Cortez.

puebla-de-varzim , ville de Portugal (Minho) , à 4 kil. N. O. de Porto; 5,700 hab. Château-fort.

PUELCHES ou PULCHES , nation indigène de l’Amérique du Sud, et répandue dans le S. du Buenos-Ayres , le N. de la Patagonie et le S. E. du Chili. Elle est aujourd’hui réduite à un petit nombre d’individus par l’effet des guerres qu’elle a eues à soutenir contre les Araucaniens.

PUENTE - DE - LA - REYNA (c.-à-d. pont de la Reine), ville d’Espagne (Pampelune), à 16 kil. S. de Pampelune ; 3,700 hab.

PUENTE-del-arzobispo, ville d’Espagne (Tolède), sur le Tage, à 35 kil. S. O. de Talaveyra ; 1,140 hab. Verreries, briqueteries, etc. Aux environs, mines d’or non exploitées.

puente-de-ume, ville d’Espagne (Santiago), à 22 kil. N. E. de la Corogne, à l’embouchure de l’Urne ; 2,200 hab. Môle. Ruines. Pêche de la sardine.

PUENTE-XENIL OU DE-DON-GONZALE , ville d’Es-

pagne (Cordoue), sur le Xenil, à 24 kil. S. O. de Montilla; 7,000 hab.

PUERTO-BELLO (c.-à-d. beau port), ville de la Nouvelle-Grenade (dép. de 1 Isthme), à 61 kil. N. O. de Panama, par 81° 55’ long. O., 9° 33 lat. N., près de la mer des Antilles; 1,200 hab. (jadis 8,000). Excellent port, 2 châteaux-forts; 200 maisons. — Elle fut fondée en 1584 (le port avait été découvert en 1502 par Colomb) ; les Anglais et les flibustiers l’ont souvent ravagée. Climat meurtrier.

puerto-Cabello ou porto-cavallo, ville de la république de Vénézuela, sur le golfe Triste, par 70° 37’ long. O., 10° 28’ lat. N., à 97 kil. O. de Caracas: 7 500 h. Port beau et sûr; fortificat. en ruine. La ville propre est bâtie dans u ne île jointe au continent par un pont. Le séjour en est peu sain à. cause de marais voisins. — Elle doit sa naissance à des pêcheurs età des contrebandiers de la colonie holl. de Curaçao.

puerto-llano, ville d’Espagne (Manche) , à 6 kil. S. E. d’ Almodovar- del-Campo; 4,900 hab. Po¬

terie , dentelles. Aux environs , eaux minérales.

^ PUERTO-DEL-PRINCIPE ( SANTA-MARIA DE ) , ville dfc l’île de Cuba, ch.-l. du dép. du centre, à 520 kil. S. E. de la Havane ; 49,000 hab. Haute-cour dé justice des Antilles espagnoles. Mal bâtie, malsaine.

puerto-real , ville d’Espagne (Cadix) , près dé l’embouchure du Guadalete , à 11 kil. N. E. de Cadix ; 5,000 hab. Port que ferme un môle. Pêche active. Entrepôt des immenses marais salants circonvoisins. C’était le quartier-général des Français lorsqu’ils assiégèrent Cadix en 1811-12 et en 1823.

PUERTO-SANTA-MAR1A. Voy . PORT-SAINTE-MARIE.

PUFENDORF (Samuel, baron de), publiciste et historien, né près de Chemnitz (Saxe) en 1632, mort en 1694, fils d’un ministre luthérien , étudia surtout Descartes, Grotius, Weigel, et acquit dès sa jeunesse tant de réputation qu’on créa pour lui une chaire de droit naturel à l’université de Heidelberg. Il fut nommé en 1670 historiographe et secrétaire d’état par Charles XI, roi de Suède, professa le droit à l’université de Lund, nouvellement fondée , et devint enfin conseiller de l’électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume. Ses ouvrages, tant de droit public et naturel que d’histoire, ont longtemps été les modèles du genre et se lisent encore avec fruit. Comme Grotius, il fonde la morale et le droit sur le principe de la sociabilité humaine. Les principaux écrits de Pufendorf sont: De jure naturœ et gentium, en 8 liv., Londres, 1672, in-4 (traduit en français par Barbeyrac, Amsterdam, 3e édition, 1754, 2 vol. in-4); De statu imperii Germanici , 1660 (traduit en français, Amsterdam, 1669, in-12); De rebus gestis Caroli Gustavi Sueciœ regis , Nuremberg, 1695, 1729, 2 vol. in-fol. ; Introduction à l'histoire des états européens , en allemand, Francfort, 1682, in-8, traduite en français par Rouxel, 1710; continuée en allemand par OEhlenschlæger ; et en français par La Martinière, Amsterd., 1722 (le tout a été réimpr. sous le titre d'Introd. à l'hist.gén. et politique de V Univers, par De Grâce, Paris, 1753) Pufendorf n’y est pas toujours impartial envers les Catholiques ; plusieurs de ses écrits sont à l 'Index.

PUGET (Pierre), artiste" français , célèbre surtout comme statuaire, né à Marseille en 1622, mort en 1694, parcourut l’Italie et commença par construire des galères , peignit ensuite à Marseille, Aix, Toulon, la Ciotat, quitta la peinture pour l’architecture et la sculpture en 1655, exécuta la porte et le balcon de l’hôtel-de-ville de Toulon, fut chargé par Fouquet des sculptures de son château de Vaux, partit pour aller choisir des marbres en Italie, et chemin faisant reçut à Gênes un accueil tel, qu’il s’y fixa momentanément , et y fit plusieurs superbes ouvrages, revint en France à la sollicitation de Colbert, et fut nommé directeur de la déco ration des vaisseaux à Toulon. On cite de lui entre ses chefs-d’œuvre : un Alexandre Sauli, Saint Sébastien, Saint Philippe-Néri (tous 3 à Gènes), les groupes de Milon (au Louvre) et à' Andromède (à Versailles); les bas-reliefs de V Assomption et de la Peste d( Milan; Alexandre et Diogène (au Louvre). — Son fils Fr. Puget, fut architecte et bon peintre de portraits

PÜ1SAYE (le), petit pavs de l’ancienne France, faisait partie du Gâtinais Orléanais, au sud, sur la rive droite de la Loire. Villes : Saint-Fargeau, Bléneau, Bonny, Saint-Amand.

PUISAYE (Joseph, comte de), général royaliste, né en 1755 à Mortagne, de famille noble, était en 1789 officier dans les Cent -Suisses. Il siégea à l'Assemblée Constituante, y défendit les idées nouvelles, et devint en 1791 maréchal -de -camp; mais en 1793 il prit parti contre la Convention, et se mit à la tête de l’armée départementale de l’Eure. Vaincu à Pacy, il se réfugia en Bretagne, y réorganisa la chouannerie, puis alla en Angleterre pour préparer l’expédition de Quiberen ; mais ayant

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khoué devant l’habileté de Hoche, il donna sa démission : on l’accusa de trahison. 11 obtint des ministres anglais un établissement au Canada , et finit par se faire naturaliser anglais. 11 mourut fort pauvre en 1827 à Hammersmith, près de Londres. Il a publié des Mémoires justificatifs , Londres, 1803.

PU1SEAUX, ch.-l. de canton (Loiret) , à 14 kil. E. N. E. de Pithiviers; 2,000 hab. Vins, miel, cire.

PU1SET (le) , village du dép. d’Eure-et-Loir , près de Janville et à 45 kil. S. E. de Chartres ; 400 hab. Jadis ch.-l. d’une sirerie. Célèbre château dont la prise coûta trois années de guerre à Louis VI.

PUJOLS , ch.-l. de canton (Gironde) , à 20 kil. S. E. de Libourne ; 2,000 hab. — Un autre Pujols (Lot-et-Garonne ) est à 3 kil. S. O. de Villeneuvesur-Lot, et a 2,150 h*b.

PULAYVY, v. de la Pologne russe, sur la Vistule, à 42 kil. N. O. de Lublin ; 3,000 hab. Beau château qui fut longtemps la résidence du prince Czartoryiski : on y remarquait une bibliothèque de 60,000 vol. et le temple de Sibylle , où avaient été réunies les plus rares antiquités de la nation polonaise; les Russes ont saccagé ce château en 1831.

PULCHERIE (Ste), Ælia Pulcheria, impératrice d’Orient, fille d’Arcadius, née en 399, m. en 453. Proclamée augusta en 414, elle exerça un heureux ascendantsur son jeune frère l’empereur Théodose 11 : c’est par son conseil qu’il épousa Athenaïs. Ses mérites ne purent cependant la mettre à l’abri de l’envie: elle fut un instant disgraciée en 4 47, mais elle recouvra bientôt tout son crédit. A la mort deTliéodose, en450,elle monta sur le trône sans opposition. Elle donna alors ta main à Marcien ; mais, comme elle avait fait vœu de virginité, elle lui fit promettre de respecter ce vœu ; ce qu’il fit. C’est par son influence que furent convoqués es conciles œcuméniques d’Éphèse et de Clialcédoine. dette pieuse princesse se livrait dans le palais à tous les exercices du cloître. On l’honore le 1er juillet et le 10 sept. Pulchérie est l'héroïne d’une pièce de Corneille.

PULCI (Louis), né à Florence en 1432, mort vers 1487, était chanoine de Florence ; il jouit de la faveur de Laurent de Médicis et de l’amitié de Politien. Il est auteur d'un poëme intitulé, Morgante maggiore, mélange bizarre de sérieux et de comique. Les meilleures éditions de ce poëme sont; celles de Venise, 1494 ; de Naples (Florence), 1732; do Paris, 1768, 3 vol. in-12. C’est Pulci qui le premier a introduit le genre qu’on a depuis nommé le bernesque , parce que Berni y excella. On a de lui un recueil d 'Odes, de Sonnets, etc., qui fut mis à l’/mte#.

PULTAVA, qu’on écrit aussi Pullaxva ou Pollava, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de même nom, dans l’anc. Ukraine, à 1,280 kil. S. O. de Saint-Pétersbourg; 8,000 hab. Citadelle bâtie en bois. Pierre-le-Grand y remporta, en 1709, sur Charles XII, roi de Suède, une célèbre victoire, après laquelle ce dernier fut forcé de se réfugier à Bender en Turquie. — Le gouv. de Pultava, situé entre ceux de Tchernigov, de Koursk, de Kharkov, d’Iékatérinoslav et de Kiev, a 400 kil. sur 200, et 1,900,000 hab. Vastes plaines, pâturages, chevaux.

PULTENEY (Guillaume), comte de Bath, homme d’état, né en 1682 dans le comté de Leicester, mort en 1764, débuta, sous la reine Anne, à la chambre des communes par une forte opposition au ministère tory, devint sous George 1 (1714) membre du conseil privé , secrétaire d'état de la guerre , trésorier de l’épargne, sortit du ministère en 1731 par suite de sa haine pour Walpole, revint à la cour *n 1742 après la chute de ce ministre, et jouit d’une grande influence jusqu’à sa mort.

PULTUSK, ville de la Russie d’Europe (Pologne),

1 à 160 kil. N. E. de Plock ; 2,200 hab. Jadis ré- Bid. des évêques de Plock. Victoire de Charles XII sur les Saxons, 1703; des Franç. sur les Russes, 1806,

PUNDJAB. Voy. pendjab et pandjnad.

PUKC

I PUNIQUES (guerres), nom commun à trois guerres célèbres qui eurent lieu entre les Carthaginois (Pœni) et les Romains. La première commença en 264 av. J.-C., et dura vingt-deux ans. Elle eut lieu à la suite des démêlés de Hiéron, tyran de Syracuse, avec les Mamertins, qui, après avoir envahi Messine, appelèrent les Romains à leur secours; les Carthaginois prirent parti pour les Syracusains. Àmilcar, du côté des Carthaginois; Duillius , Atilius Calatinus, M. At. Regulus, Lulalius, du côté des Romains, s’y distinguèrent. Les bat. nav. de Mylesou Tyndaris, d’Ecnome, de Drépane , et le siège de Lilybée , en furent les principaux événements. Enfin , l’an 242 av. J.-C. , les Romains y mirent fin en remportant un avantage décisif aux îles Êgates. Cette guerre leur donna l’empire de la Sicile. — La deuxième guerre commença en 219 par le siège et la prise de Sagonte, attaquée au milieu de la paix par Annibal, et dura dix -huit ans. Le passage des Alpes par Annibal, ses victoires sur le Tésin , sur la Trébie, au lac Trasimène, à Cannes, les batailles de Noie, de Séna , l’expédition des deux Scipions en Espagne , enfin le passage du grand Scipion en Afrique, et la victoire définitive de Zaïna (202), en sont les faits principaux ; Annibal, Asdrubal, les Scipions, Fabius Maximus, Marcellus en furent les héros. La deuxième guerre punique, après avoir mis Rome à deux doigts de sa perte, finit par la rendre maîtresse de l’Espagne, et anéantit pour toujours la puissance de Carthage. — La troisième ne fut autre chose que le siège de Carthage. Elle eut lieu de l’an 149 à l’an 146 av. J.-C. Après trois ans de la plus héroïque résistance, Carthage fut prise et incendiée, et son territoire fut converti en prov. romaine par Scipion Ëmilien. Voy. rome et Carthage.

PUNO, ville du Pérou, à 350 kil. S. E. de Cuzco; 7,000 hab. Aux env., mines d’argent, auj. inondées.

PUNTA-UELGADA. Voy. ponta-delgadà.

PUNT1DO , couvent situé entre Milan et Bergame , est célèbre par la formation de la lre ligue lombarde, par laquelle Milan, Vérone, Vicencc, Trévise, Padoue, Brescia, Bergame, Mantoue, Crémone, Parme, Plaisance, Reggio, Modène, Bologne se confédérèrent en avril 1167, sous l’influence du pape Alexandre 111, pour résister à l’emp. Frédéric Barberousse. Dès l’année suivante , Frédéric se vit obligé de quitter précipitamment l’Italie ; presque toute l’Italie supérieure entra dans la ligue lombarde ; Alexandrie fut bâtie par elle en l'honneur d’Alexandre III. Après plusieurs campagnes, Frédéric, défait à Lignano (1176), fut contraint de signer la paix de Venise (1177).

PUP1EN, empereur romain. Voy. maxime.

PURACE ou PUSAMBIO , ville de la Nouvelle- Grenade (Cauca) , à 17 kil. S. E. de Popayan , dans les Andes , au pied du volcan de Purace ( qui l’a presque détruite en 1827), sur le Pusambio , dont les eaux sont favorables à la teinture.

PURANAS, nom de 18 poëmes sanscrits qui contiennent les traditions relatives à la théogonie et à la cosmogonie des Hindous, et qui servent de commentaires aux Védas.

PURBACH1US, astronome. Voy. peurbach.

PURBECK (presqu’île de) , dite vulgairement île de Purbeck, en Angleterre, à l’extrémité S. E. du comté de Dorset; 20 kil. sur 16. Carrières.

PURCHAS (Sam.) , savant ecclésiastique anglais, né dans le comté d’Essex en 1577, mort en 1628, chapelain de l’archevêque de Cantorbéry , forma une collection de voyages, tant imprimés que manuscrits , la plus riche qu’on eût encore vue, et fit paraître ce beau recueil en 5 vol. in-fol. Le premier est intitulé : Purchas , his pilgrimages or relations of the world and lhe religion , 1613 et 1626; les quatre autres ont pour titre ; Hakluytus pesthumust Londres, 1625, in-fol. Ils se composent

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