PU YL
au Roc de Corneille, église St-Laurent, où sont les restes de Duguesclin; ruines d’un temple de Diane, etc. Evêché, lycée, bibliothèque, musée. Société d’agriculture, sciences, arts et commerce. Blondes et dentelles, couvertures, lainages, clouterie, etc. Le Puy fut la capitale de l’ancien Velay. Cette ville a beaucoup souffert des guerres religieuses. Patrie du cardinal de Polignac. — L’arr. du Puy a 14 cant/ (Allègre, Cayres , Craponne, Fay-le-Froid, Loude, le Monastier , Pradelles , Saugues, Solignac, Saint- Julien-de-Chapteuil, Saint-Paulien, Vorey, plus le Puy, qui compte pour deux); 118 comm. et 130,844 h.
PUY (Raimond du), 2* chef de l’ordre des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem, d’une famille noble du Dauphiné, succéda v. 1121 à Gérard, instituteur de l’ordre. 11 rendit cet ordre militaire, de simple hospitalier qu’il était, établit la division des membres en trois rangs (chevaliers, servants et chapelains) , s’illustra à la tête de ses chevaliers par ses exploits, prit Ascalon en 1163 et mourut en 1160. puy (Ch. du), dit Montbrun. Voy. montbrun. puy (Henri du), Puteanus. Voy. dupuy.
PUYCERDA, mieux puigcerda, Julia Livia , ville forte d’Espagne (Barcelone), à 46 k. N. E. d’Urgel , à 2 kil. de la frontière de France; 2,300 hab. Place de guerre. Forges, lainages, cotonnades, Jaspe, sources minérales. Jadis capitale de la Cerdagne.
PUY-DE-DOME , petite chaîne de montagnes en France, au centre du dép. de même nom, se lie par le S. au Mont-Dore: 46 kil. de long; sommets dits Puys , presque tous volcaniques : le plus haut, dit par excellence le Puy-de-Dôme , situé tout près de Clermont, a 1,466 mètres de hauteur : c’est là qu’eut lieu la première expérience barométrique.
puy-de-dôme (dép. du), un des dép. de l’intérieur, entre ceux de l’Ailier au N., de la Haute-Loire et du Cantal au S., de la Loire à l’E., de la Corrèze et de la Creuse à l’O. : 7,972 kil. carr. ; 689,466 hab. Ch.-l., Clermont-Ferrand. Il est formé en partie de l’Auvergne, du Bourbonnais et du Lyonnais. Plusieurs montagnes : Puy-de-Dôme, Mont-Dore;vallées et plaines au N.; l’Ailier le traverse. Ce dép. est très important sous le point de vue géologique. 11 a beaucoup de volcans éteints et de formations volcaniques. Plomb argentifère et autres, cuivre, alun, antimoine, beaucoup de houille ; marbre, granit, pierres meulières et à plâtre, pierres de taille, lave, schistes argileux, bitumeux, tripoli, pouzzolane, etc. Sol fertile, surtout au N. : céréales, fruits, châtaignes, chanvre, vin, beaucoup de bois, excellents pâturages. Chevaux petits ; gros et menu bétail. Industrie active : tissus de laine, de coton, de fil; ouvrages en cuivre, fer, quincaillerie, coutellerie; faïence ; papiers; produits chimiques, raffinerie de sucre ; pâte d’abricots, fromages estimés. — Ce dép. a 5 arr. ( Clermont- Ferrand, lssoire, Riom, Thiers, Ambert), 47 caiît. et 444 comm. Il appartient à la 20e division militaire, a une cour impér. à Riom et un évêché à Clermont. PUY-EN-VELAY (le). Voy. puy (le).
PUY-LA-ROQUE, ville du dép. de Tarn-et-Garonne, à 32 kil. N. E. de Montauban; 2,126 hab.
PUYLAURENS, Podium Luurentii, ch.-l. de cant. (Tarn) , à 22 kil. S. E. de Lavaur ; 6,160 h. Les Protestants l'occupèrent au xvie s., et y fondèrent une école de théol. protest. Ses fortificat. furent rasées en 1629.
PUYLAURENS (Guill. de), chapelain de Raymond le Jeune, comte de Toulouse, écrivit vers 1246 une Histoire des Albigeois , qui est fort estimée.
PUYLAURENS (Ant. de lage, duc de), d’une famille noble du Languedoc, fut le favori de Gaston, duc d’Orléans, frère de Louis XIII, le suivit dans ses deux retraites à Bruxelles et en Lorraine, puis, gagné par Richelieu, travailla à réconcilier Gaston avec le roi. Richelieu, en récompense, lui donna la seigneurie d’Aiguillon, qui fut érigée en duché-pairie sous le titre de Puylaurens, et lui fit épouser une de
PYBN — 1480 —
sm cousines (Marguerite-Philippine de Coîslm), 1 634 . Puylaurens n’en fut pas moins conduit à Mncennes Vannée suivante, comme entretenant la dissension entre les deux frères; il mourut en prison en ibib.
PUY-L’ ÉVÊQUE, ch.-l. de cant. (Lot), sur le Lot, à 24 kil. N. O. de Cahors; 2,506 hab.
PUY-MIROL, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à 22 kil S E. d’Agen; 1,613 hab.
PUŸSÂYE. PUYSET. Voy. puisaye, puiset.
PUYSEGUR (Jacq. de chasïenet, seigneur de), lieutenant-général, né vers 1600, mort en 1682, d’une ancienne famille de l’Armagnac, servit quarante-un ans, eut part à trente combats et à centvingt sièges, sans être jamais blessé. 11 a laissé des Mémoires (de 1617 à 1668), publiés en 1747, et reproduits dans la collection Petitot.
puységur (Jacq.-Franç. de chastenet, marq. de), fils du précédent, né en 1655, mort en 1743, entra su service en 1677 , remplit des missions diplomatiques sous Louis XIV, devint maréchal de France en 1734. On lui doit 1 ' Art de la guerre, 1748, in-fol.
puységur (Jacq.-Fr.-Maxime de chastenet, marq. de), fils du précédent, 1716-1782, fit avec distinction les guerres du règne de Louis XV et fut fait lieutenant général en 1759. 11 laissa plusieurs ouvrages, la plupart anonymes, sur l’art militaire, les sciences, la philosophie , et publia Y Art de /oyiœrre de son père.
puységur (Amand-Marc-Jacq. de chastenet, marquis de), fils du précédent, né en 1751, mort en 1825,
4 r> r, y 1 n n n UamI 111 » . i . A n ^ 1 .
PYRA
PYGMÀL10N, fameux sculpteur, prince ou roi de l’île de Cypre, devint, selon la fable, amoureux de la statue de Galatée, qui était son propre ouvrage, obtint de Vénus que ce marbre s’animât, et 1 épousa. De ce mariage naquit un fils nommé Paphus.
pygmalion, roi de Tyr, frère de Didon, régnait au ix® siècle av. J. -C. (874-827 av. J.-C.). 11 tua Sichée, son beau-frère, afin de s’emparer de ses trésors, et força sa soeur Didon à fuir. 11 fut empoisonné par sa femme Astarbé.
PYGMËR1S, Pygmcei, peuple imaginaire que les Grecs plaçaient en Thrace, en Inde ou en Ethiopie, et toujours aux extrémités de la terre. Ils étaient d’une taille excessivement petite (on leur donnait un pygmê, c.-à-d. 1 pied grec 1/8, ou 34 centimètres). Ils coupaient les épis avec des cognées et avaient dans les grues de redoutables ennemis, auxquels ils faisaient sans cesse la guerre. Ils voulurent une fois attaquer Hercule endormi ; le héros les mit dans sa peau de lion et les porta à Eurysthée.
PYLADE, le fidèle ami d’Oreste, était fils de Strophius, roi de Phocide. 11 suivit Oreste partout, jusqu’en Tauride, et épousa sa sœur Electre. Il monta sur le trône à la mort de son père.
pylade , pantomime , natif de Cilicie , porta son art au plus haut point, acquit un immense renom à Rome, et forma sous Auguste une troupe spéciale qui hérita de sa méthode et de son jeu.
PYLÆ ou PORTES, nom donné par les Grecs
entra dans rarlillerie, et se trouva, comme major de (ou les Romains) aux pas qui mènent d’un pays à tranchée, au siège de Gibraltar, en 1782. Il commandait en 1792 l’école de la Fère; il donna sa démission, fut deux ans retenu prisonnier à Soissons pour avoir correspondu avec ses frères émigrés, puisse retira dans sa terre de Buzancy. *11 fut maire de Soissons de 1800 à 1805. C’est surtout comme propagateur et champion du magnétisme animal qu’il s’est rendu célèbre. 11 fut un desplus fervents disciples
un autre au travers de hautes chaînes de moefaf gnes. Les plus célèbres étaient : 1° les Pylœ Ama nicœ, conduisant de Cilicie en Syrie par le mont Amanus ; 2° les Pylœ Ciliciœ, de Cappadoce en Cilicie; 3° les Pylœ Caspiœ ou Caucasiœ , nommées depuis porte des Alains , auj. porte de Dariel , d’ibérie chez les Alains par le milieu de la chaîne du Caucase ; 4® les Pylœ Albanicœ , auj. le pas de Derbend ou
de Mesmer, et observa le premier le merveilleuyphé- porte de fer , d’Albanie en Sarmatie (ou plus tard nomène du somnambulisme magnétique (1787). 11 eut d’Albanie chez les Huns Tétraxites), par l’extrémité part aux Annales de magnétisme, à la Bibliothèque magnétique , aux A rchives du magnétisme , et donna lui-même d’intéressants Mémoires pour servir à l'histoire du magnétisme , 1788 ; et des Recherches sur l’homme dans l’état de somnambulisme, 181 i. Dan? tous ses écrits, il soutien t avec courage et loyauté ce qui était à ses yeux la plus importante des découvertes.
Hommed’une bienfaisance rare, le marq. de Puységur n’employa jamais le magnétisme qu’à faire le bien.
puységur (Ant.-IIyac.-Anne de chastenet, comte de), dit longtemps le comte de Chastenet, frèrecadet du précéd., néen 1752, m. en 1809, petit-fils du maré chai, servit dans la marine, visita les cavernes des Guanches à Ténériffe et en rapporta de belles momies, dressa par ordre du gouvernem. les cartes de tous les débouquements de Saint-Domingue, émigra en 1791, joignit l’armée de Condé, passa au service de l’Angleterre, puis du Portugal, devint contre-amiral de la flotte portugaise, sauva le roi de Naples Ferdinand IV et sa famille en les recevant à son bord et les conduisit en Sicile (1793). Il rentra en France en 1803.
puységur (Pierre-Louis de chastenet, comte de), d’une branche cadette, 1727-1807, était lieuten.-gén. lorsque LouisX VI lui confia le portefeui lie de la guerre (1788). 11 sévit obligé de se retirer en 1789 : l’Assemblée déclara qu’il emportait les regrets de la nation.
PYDNA, d'abord Citron , auj. Charo ou Kitros , ville de Macédoine, en Piérie, sur le golfe Thermaïque, au S. des embouchures du Ludias et de l’Haliacmon.
Colonie de la Grèce méridionale, elle ?ut prise par le roi de Macédoine Archélaüs I. En 316 av. J.-C.
Olympia» y soutint un siège célèbre contre Cassandre, mais elle fut forcée de rendre la place et mise à mort. En 168, Paul-Emile y défit complètement
Persée ; en 147, Q. Metellus y battit Andriscus. Ces - , - - - -
ueux victoires anéantirent l’indép. delà Macedoine 1 donné rendez-voua eous un mûrier, à quelque dis¬
orient. du Caucase; 5° les Pylœ Persicœ ou Susides, de Susiane en Perside.
PYLÉMÈNE, Pylœmenes , nom commun à plusieurs rois de Paphlagonie. Homère nomme un prince de ce nom comme auxiliaire de Priam, et le fait mourir sous les murs de Troie. — Un Pylémène I régnait en Paphlagonie vers 131 av. J.-C. ;
— Pylémène II (121-81) fut chassé de ses états par Mithridate VU , rétabli par Pompée, céda aux Romains la Paphlagonie maritime de son vivant , puis leur légua tout son royaume par testament.
PYLOS, auj. Zouchio ou Vieux-Navarin , ville de Messénie , sur la côte, vis-à-vis de Sphactérie , était le chef-lieu d’un petit état où régnait Nestor au temps de la guerre de Troie. Les Athéniens , pendant la première partie de la guerre du Péloponèse , firent de Pylos un quartier-général d’où ils s’élançaient pour ravager et piller les environs.
— Il y avait un autre Pylos en Llide, dans la Triphylie, entre les embouchures du Pénée et du Scilléis .
P YM (John), homme d’Etat anglais, né en 1584, mort en 1643 , fut de l’opposition sous Jacques I, et prit part sous Charles 1 à la rédaction de l’acte d’accusation contre Buckingham. Il voulait passer en Amérique pour y fonder un établissement où régnerait la liberté religieuse , mais il fut retenu par ordre du conseil au moment de mettre à la voile avec Cromwell, il fut un des membres les plus énergiques du parlement de 1640, ainsi que du Long- Parlement. 11 montra pourtant quelque intérêt pour Charles quand son sort devint périlleux.
PYRAME et TH1SBÈ , étaient tous deux de Babylone, et s’aimaient en dépit de leurs parents, qui étaient ennemis. Décidés à s’unir , ils convinrent de quitter chacun la maison paternelle, après s’être
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tance de Babyîone. Thisbé arriva la première, mais l’approche d’un lion la fit fuir et se cacher; son voile tomba, et le lion le froissa de sa gueule ensanglantée. Pyrame survint bientôt ; reconnaissant les traces de l’animal et le voile sanglant de son amante, il se perça de son épée. Thtsbé, qui revenait au même instant, ne voulut pas lui survivre, et se tua près de lui. Le mûrier sous lequel avait lieu cette scène sanglante portait alors des fruits blancs; les mûres en dev. noires. Ovide a mis en beaux vers cctle catastrophe.
PYRAME, Djihoun , riv. de Cilicie, naissait dansla Lycaonie à l’E. de Comana, coulait au S., arrosait une ville du nom de Pyrame, puis Mopsueste, etse jetait dans le golfe d’issus au-dessous de Mallos.
PYRAMIDES, monuments gigantesques que l’on admire en Egypte ; ils étaient de forme carrée, se composaient d’assises de plus en plus étroites, et se terminaient en pointe ou par une petite plateforme. Les Pyramides étaient consacrées à la sépulture des rois ou des animaux sacrés ; on y entrait par des ouvertures fort étroites, placées à une certaine hauteur. Les plus célèbres sont celles de Chéops (233“ de large à la base, l50m de haut), de Ché* phrem (215“ à la base, 133“ de haut), de Mycérinus(107m de base, 54“ de haut) ; elles furent érigées à uneépoque incert. (xv'ou xxes. av. J .-G.), et subsistent encore. Elles se trouvent à peu de distance de l’anc. Memphis, et portent auj. le nom de Pyramides de Djizeh. — On trouve nombre de pyramides sur divers points de l’Egypte, notamment près de Méroé , et même dans plusieurs autres pays. Les plus remarquables sont celles du Mexique, qui ont une grande analogie avec celles d'Egvpb : on les nomme téocallis. — On croit que le nom le Pyramides vient du grec pyr , feu, parce que, comme la flamme, elles se terminent en pointe.
pyramides (bataille des), bataille que le général Bonaparte gagna sur les Mamelouks, le 21 juillet 1798, près des pyramides de Memphis ou de Djizeh PYRARD (Fr.), voyageur, né à Laval vers 1575, s’embarqua en 1 GO 1 à Saint-Malo sur un navirequi devait chercher un chemin aux Indes orientales, fit naufrage sur les Maldives, tomba aux maios d’un prince de Bengale, puis servit deux ans chez les Portugais, et, après mille aventures, revintpar l’Espagne en France. Il publia la relation de ;es voyages, sous le titre de ; Discours du voyage des Français aux Indes orientales , Paris, 1611, iu-£ ;ct ouvrage a été amélioré depuis par Jér. Bignonet Bergeron, sur les renseignements nouveaux fournis par Pyrard lui-même, et publié sous le titre des Voyage des Français aux Indes orientales , Maldives, Moluques et au Brésil de 1601 à 1611, Paris. 1615, 2 vol. in-8. Ce voyage est intéressant et très exact, PYRENEES, Pyrenæi montes ou Pyrehœuu », grande chaîne de montagnes , part de la Méditerranée au cap Creux , et court à peu près à l’O. vers le coude de l’Océan Atlantique qui sépare la France d’avec l’Espagne, puis vers les confins de la Galice, où elle se partage en diverses ramifications; la première partie (correspondant à l’isthme qui s’étend entre l’Espagne et la France) a 380 kil. de long; la deuxième en a 400 etse nomme plus. spécialement Pyrénées Asturiques ou monts Camabres . La pente est plus brusque du côté de l'Espagne que du côté de la France; dans les Pyrénées Asturiques, au contraire, la pente S. est moins raide que la pente N. La limite des neiges perpétuelles est à 2,400 mètres. Les principaux sommets des Pyrénées sont : le Maladetta ou Nélhou , 3,574“ ; le pic Poset, 3,528“; le mont Perdu, 3,492“; le Vignemale, 3,444“; le Taillon, 3,284“; le pic Long, 3,260“; le mont Carlus, 3,240“; le mont Vallier, 2,890“; le Canigou, 2,850“, etc. On compte dans les Pyrénées isthmiques 69 pas, ports ou cols (c.-à-d. passages) de quelque importance; les principaux
sont , en allant de l’E. à l’O. : i« celui de Pertuls (que commande la forteresse de Bellegarde) • 2° la Perche (que défend le fort de Mont-Louis) ; 3* Car.» franc (route d'Oléron à Jaca); 4° Orisson-et-Roncêvaux (route de Saint-Jean-Pied-de-Port à Montréal).
Pyrénées (traité des), fameux traité négocié en 1659 par Mazarin et Louis de Haro , signé par Louis XIV et Philippe IV, est ainsi nommé de ce que l’île des Faisans sur la Bidassoa, où eut réellement lieu la conférence, est située au pied des Pyrénées. Ce traité laissait à la France le Roussillon, presque tout l’Artois, et diverses places sur la frontière des Pays-Bas, donnait à Louis XIV l’infante Marie - Thérèse pour épouse , mais stipulait renonciation pour la France à toute éventualité de succession aux possessions de la branche Autriche-Espagne.
Pyrénées (dép. des basses-), dép. français limitrophe de l’Espagne, à l’O., sur le golfe de Gascogne, borné à TE. par le dép. des Hautes-Pyrénées, à 10. par celui des Landes; 7,494 kil.c. : 446,398 hab. Ch.-l. Pau. Il est formé de l’ancien Béarn , de la Navarre , et d’une portion de l’ancienne Gascogne. Mont., collines, vallées, landes, sites pittoresques ; beaucoup de rivières et torrents, dits gaves. Fer , cuivre, soufre, cobalt, houille, marbre, granit, albâtre, ardoise, pierre à bâtir, marnes; eaux minérales, sources salées. Sol peu fertile ; froment, millet, maïs, lin, noix de galle , fruits à cidre et autres; bons vins; bois de charpente, de construction, de mâture. Gros et menu bétail, chevaux, mulets, porcs oies. Toiles et tissus de coton, bonnets tunisiens, tapis; cidre, eau-de-vie et liqueurs, chocolats, jambons. Commerce actif à Bayonne, peu florissant partout ailleurs ; armements, pêches. — . Ce départ, a 5 arr. (Pau , Bayonne, Orthès, Oloron, Mauléon), 40 cantons, 630 communes ; il appartient à la 13* division militaire, a une courimpér.à Pau, et un évêché à Bayonne.
Pyrénées (dép. des hautes-), au N. de l’Espagne, à l'O. de celui de la Haute-Garonne, à l’E. de celui des Basses-Pyrénées, au S. de celui du Gers; 4,527 kil. carrés ; 244,170 hab. Ch.-l. Tarbes. Il est formé de cinq pays de la Gascogne ( Bigorre , Nebouzan, Quatre-vallées , parties d’Astarac et d’Armagnac). Très montagneux au S., quelques collines au N. Bois. Climat varié d’après les hauteurs. Richesses minérales : les mêmes que dans les Basses- Pyrénées, et de plus, ardoises, ocres, kaolin, etc. Eaux minérales nombreuses et célèbres. Riches pâturages, bois de construction et de mâture, pommes de terre, lin, plantes médicinales. Etamines, cordelats , grosse toile, crêpes, baréges ; coutellerie, clous; vins, eaux-devie. Peu de commerce. — Ce dép. a 3 arr. (Tarbes, Argelès, Bagnères en Bigorre! , 26 cantons, 492 communes ; il appartient a la 13* division militaire, a une cour impér.à Pau , et un évêché à Tarbes.
pyrénées-orientales (dép. des) , borné au S. par l’Espagne, à l'O. par le dép. de l’Ariége, au N. par celui de l’Aude, à TE» par la Méditerranée : 4,116 kil. carrés; 164,325 hab. Ch.-l., Perpignan. Formé du Roussillon et d’une partie de la Gerdagne et du Razès. Beaucoup de hautes montagnes au S. , vastes plaines à TE., vallées, étangs le long de la mer, torrents impétueux, climat très chaud dans la partie basse , aspect espagnol. Fer , cuivre, plomb, antimoine , alun , houille , albâtre , marbre , granit , pierre à chaux ; sources thermales. Sol fertile près de la mer, sec et maigre ailleurs. Vins fins, grenadiers, orangers , citronniers en pleine terre, mûriers, oliviers, lin, chanvre, céréales, plantes odoriférantes. Très peu de bois ; mérinos et mulets excellents, abeilles; pêche de thons et sardines sur les côtes. Forges à la catalane , gros draps , bonnets de laine, cercles, clous, tanneries; du reste, peu d’industrie. Assez de commerce, surtout avec l’Espagne Ce dép. a 3 arr. (Perpignan, Céret, Prades); 17
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cantons et 226 communes. Il appartient à lal 1* division militaire , a une cour impér. à Montpellier, et un évêché à Perpignan.
PYRGO, Pyrgos, ville du roy. de Grèce (Elide), à 48 kil. N. O. d’Arcadia. Evêché. — Un autre Pyrgo (Cyclades mérid.) , sur la côte E. de l’île Santorin, est aussi évêché.
PYRGOTÈLE, graveur en pierres fines du temps d’Alexandre, excella dans son art, et partagea avec Apelle et Lysippe l’honneur de pouvoir retracer les traits du conquérant. On a quelques pierres qui portent son nom, mais elles sont contestées.
PYR1TZ, ville des Etats prussiens (Poméranie), à 36 kil. S. E. de Stettin; 3,420 hab. Drap, lainages.
PYRMONT , ville de la principauté de Waldeck, Burl’Emmer, à 100 kil. N. de Waldeck: 2,600 hab. Château, résidence du prince. Eaux minérales ferrugineuses, dont on vante les vertus curatives. Aux envir. se trouvent le Bromberg (d’où l’on a une superbe vue), la colonie des Quakers à Friedenthal, le château de Schœll-Pyrmont, etc.
PYRRHA , fille d’Epiméthée et de Pandore, épousa Deucalion, roi de Thessalie, sous lequel eut lieu un déluge célèbre. Voy. deucalion.
PYRRH1QÜE, danse militaire que l’on croit avoir été instituée par Pyrrhus, fils d’Achille, était usitée chez les Grecs, surtout à Sparte et en Crète. Les danseurs avaient des tuniques écarlates , et dansaient tout armés, portant une épée ou une lance ; les musiciens avaient un casque orné d’aigrettes et de plumes.
PYRRHON, philosophe grec, chef des Sceptiques, né à Elis dans le Péloponèse, florissait vers l’an 340 av. J .-G., et mourut vers 288, ou, selon d’autres, vers 304 av. J.-C., âgé, dit-on, de plus de 90 ans. Il avait, dans sa jeunesse, exercé la profession de peintre, puis il reçut les leçons du philosophe Anaxarque, et le suivit en Asie pendant l’expédition d’Alexandre. 11 devint dans la suite grand-prêtre à Elis, et obtint une telle considération par sa sagesse et se3 vertus , que les Athéniens lui conférèrent, dit-on, le droit de cité. Pyrrhon prétendait que rien n'est certain , qu’à chaque proposition on peut opposer une proposition contraire également probable , que par conséquent le sage doit suspendre son jugement, et tout soumettre à l’examen, scepsis (d’où se3 disciples prirent le nom de sceptiques). Il avait pour maximes : non liquet; nil potius. Il ramena à dix tous les motifs de doute, qu’il nommait raisons d'époque (d ’épokhê, suspension du jugement); il les tirait, soit de la contradiction qui se trouve entre les sensations des divers animaux (1), entre les jugements portés par diverses personnes sur un même objet (2), ou par la même personne (3) etle même sens(4), mais en des circonstances différentes ; soit des altérations perpétuelles que subissent les choses matérielles, (5), de la variabilité des lois, des usages (6); soit enfin des changements que nous semblent offrir les choses selon leur position (7), selon le mélange de leurs éléments (8) , les relations qu'elles ont entre elles (9), leur nouveauté, leur rareté ou leur fréquence (10). 11 nommait aussi ces arguments tropes (de tropos , changement), parce qu’ils étaient fondés pour la plupart sur les variations des hommes ou des choses. Pyrrhon disait que tout était indifférent , et se proposait par là de produire Y apathie (l’absence des passions) et Yataruxie (le repos inaltérable). On raconte de lui mille extravagances, qui découlent de son système. Bayle a vainement tenlé de le réhabiliter. Sa Vie a été écrite par Diogène Laërce; sa doctrine a été exposée par Sextus Empiricus dans ses Hypoty poses pyrrhoniennes. Les plus célèbres pyrrhoniens •ont Timon, Énésidème, Sextus Empiricus.
PYRRHUS ou NÉOPTOLÈME , fils d’Achille et de Déidamie, vint trèsjeune au siège de Troie, dans la dixième année du siège, ramena Philoctète de Lemnoe, tua devant Troie Eurypyle, fils de Télèphe,
et institua en mémoire de ce triomphe la pyrrhique ou danse armée ; il entra le premier dans le cheval de bois, et se montra impitoyable lorsque Troie fut prise ; il massacra Polite et Priam au pied des autels, précipita Astyanax du haut d'une tour, et égorgea Polyxène sur la tombe d’Achille. 11 eut en partage Andromaque dont il fit son esclave, épousa Hermione , alla fonder un royaume en Epire, et périt à Delphes assass. par Üreste, amant d’Herraione.
PYRRHUS, roi d’Epire, fils d’Eacide. A la mort de son père (312), il était enfant; il fut supplanté par ISéoptolème, son cousin, et ne dut son salut qu’à un oncle, Glaucias, roi dlllyrie, qui l’éleva. Ai 5 ans, il combattit héroïquement à la bataille d’Ipsus (301 av. J.-C.), sous les drapeaux de Démétrius Poliorcète ; il alla en Egypte comme ôtage près de Ptolémée, épousa Antigone , fille de la reine Bérénice, revint en Epire (296), tua Néoptolème dans un festin , et depuis régna seul. 11 s’empara de la Macédoine sur Démétrius (291), et y fut reconnu roi, mais seulement pendant 7 mois. Appelé en Italie par les Tarentins (280), il remporta sur les Romains les victoires d’Héraclée (280) et d’Asculum (279), puis il alla délivrer la Sicile des Carthaginois et de ses petits tyrans, et y joua plus d’un an le rôle de maître, mais il se fit bientôt haïr et quitta le pays ; il ne revint en Italie que pour être vaincu à Bénévent par Curius Dentatus (275) , et reprit la route d’Epire, sans conquêtes, sans argent et presque sans troupes. Néanmoins, il soumit encore une fois presque toute la Macédoine, puis il eourut tenter la conquête du Péloponèse (27 2) ;tnais il échoua au siège de Sparte et périt à la prise d’Argos, tué par une tuile qu’une vieille femme jeta sur lui du haut d’un toit (272). Pyr. étaitrempli de talents militaires, mais ambitieux, inconstant; il n’a laissé d’autre réputation que celle d’un aventurier. Il avait un sage ministre, Cinéas, dont pour son malheur il n’écouta pas toujours les conseils.
PYTHAGORE, Pythagoras , philosophe grec, fondateur de l’école italique, né à Samos v. 608, selon les uns, en 570, selon d’autres; eut pour maître dans sa patrie Phérécyde, voyagea longtemps pour s’instruire, séjourna quelque temps en Egypte, se fit initier aux mystères de Bacchus et d’Orphée, alla vers l’an 540 av. J.-C. s’établir à Crotone en Italie, où il fonda une école nouvelle, qui prit du lieu de sa résidence le nom d école italique , et se vit bientôt environné d’une foule de disciples. 11 en forma une sorte de congrégation ou d’institut moral et politique : on n’était admis dans son école qu’après un long noviciat; les aspirants étaient soumis à diverses épreuves , entre autres à un silence de plusieurs années. Les pythagoriciens menaient la vie la plus frugale et s’abstenaient de la chair des animaux. Pythagore exerçait sur ses disciples un empire absolu et en obtenait une foi aveugle : quand on leur demandait raison de leurs dogmes, ils se contentaient de répondre ; le maître l'a dit. On ne connaît pas bien les détails de sa mort. On croit qu’il périt à Métaponte dans une émeute suscitée contre les Pythagoriciens par les tyrans de l’Italie, qui craignaient leur influence. Sa mort eut lieu vers l’an 609 ou selon d’au très en472; il avai t près de 100 ans.Py tha • gore substitua au nom de sage [soplios), qu’avaient porté ses devanciers, le nom plus modeste de philosophe, ou ami de la sagesse. Il embrassa toutes les sciences connues de son temps, et cultiva surtout avec le plus grand succès les sciences mathématiques; l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la mi^ sique ; il fit plusieurs découvertes, entre autres celle de la fameuse démonstration du carré de l'hypoténuse. La considération assidue des rapports mathématiques le conduisit à un système universel, dans lequel il donne les nombres pour principes des choses : les nombres ont eux-mêmes pour prin-
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cipe l’unité ou la monade ; les dix premiers nombres ont chacun des vertus merveilleuses, surtout le nombre 10 ou la décade. Dieu est l’unité absolue et primordiale, la monade des monades ; l’âme est un nombre qui se meut lui-même ; le monde est un tout harmonieusement ordonné ( kosmos , mundus ) ; le soleil en est le centre, et les autres corps célestes se meuvent autour de lui en formant une musique divine. Le bien moral est l’unité, le mal la diversité; la justice est l’égalité. Pythagore enseignait la métempsycose, et c’est pour ce motif qu’il proscrivait l’usage des viandes; il prétendait, dit-on, se souvenir d’avoir existé autrefois dans le corps d’Euphorbe, qui assista au siège de Troie. Au reste, on ne sait rien de bien certain sur les vraies doctrines de Pylhagore, parce qu’on n’a aucun écrit de lui. On a sous son nom des préceptes moraux connus sous le nom de Vers dorés , qui paraissent être d’une époque bien postérieure. La Vie de Pylhagore a été écrite en grec par Porphyre et par Jamblique (publiée par Kuster et Holstenius, avec notes de Ritterhusius, Amst., 1707), et en franç. par Daeier, Paris, 1807. Les plus célèbres pythagoriciens sont Alcméon, Ocellus de Lucanie, Timée de Locres, Philolaüs, Archytas, et, plus tard, Apollonius de Tyane.
PYTHEAS, astronome et voyageur, de Marseille, vivait au commencement du iv* siècle av. J.-C. Il fut, à ce qu’on croit, envoyé par sa ville natale dans le nord pour y faire des découvertes, tandis qu’Euthymène était chargé d’une exploration au sud. Pythéas côtoya l’Hispanie, l’Aquitaine, l’Armorique, parcourut la Manche, franchit le Pas-de-Calais et parvint à Thulé (les îles Shetland ou, selon d'autres, le Jutland). 11 est parlé d’un second voyage dont le résultat aurait été l’exploration de la mer Baltique ; mais les savants modernes regardent cette expédition comme imaginaire. Pythéas avait écrit une Description de L'Océan (Atlantique), et un Période ou Périple : il n’en reste que de courts fragments
(dans Pline et Strabon). On donne Pythéas comm le premier qui soupçonna la liaison des marées avec le cours de la lune, et qui découvrit que l’étoile polaire ne coïncide pas exactement avec le pôle.
PYTHIAS, ami de Damon. Voy. damon.
PYTHIE, Pylhia , prêtresse de Delphes, rendait ses oracles au nom d’Apollon. A cet effet, elle mâchait des feuilles de laurier, et, en proie à une exaltation qui peut-être était aidée par le suc de cette plante, elle montait sur un trépied placé audessus d’une ouverture d’où sortaient des vapeurs méphitiques. Ses oracles étaient en vers, souvent assez mauvais, toujours très ambigus. La Pythie devait être vierge. Primitivement on la choisissait jeune, mais plus tard on voulut qu’elle eût 60 ans.
PYTH1QUES (jeux), jeux que l’on célébrait à Delphes de quatre en quatre ans, en mémoire de la victoire d’Apollon sur le serpent Python. On y disputait les mêmes prix qu’à Olympie, et de plus un prix de musique.
PYTHO, ancien nom de Delphes. Voy. python.
PYTHON, serpent énorme, apparut sur la terre lorsque les eaux du déluge de Deucalion se retirèrent, et choisit pour demeure le Parnasse. Apollon le tua à coups de flèches. Delphes, voisine du lieu où il fut tué, prit de là le nom de Pytho, et les jeux qu’on y célébra s’appelèrent pyiliiques. On donne à Python pour enfants la Gorgone, le Sphinx, l’hydre de Lerne, etc. Le serpent Python représente sans doute l’humidité de la terre après le déluge, et les miasmes malfaisants qui sortaient des marécages. Apollon, vainqueur de Python, est le soleil, dont les rayons séchèrent le sol. — Voy. pithon.
PYTHON1SSE. Ce nom, qui le plus souvent est synonyme de Pythie, est aussi donné dans l’antiquité aux devineresses. L’histoire sainte cite la fameuse pythonisse d’Endor, qui, la veille de la bataille de Gelboé, évoqua devant Saiil l’ombre de Samuel.
PYXUS, ville de Lucanie, auj. policastro.
N. B. Cherchez aux lettres C et K les mots qui ne seraient pas ici.
Q, dans les abréviations, s’employait chez les Romains pour Quiniüs , Quinctius , Quintilianus , Quintes , Quæstor, etc. , .
QALABCHEH (el), Talmis, village de Nubie, sur le Nil, à 45 kil. S. d’Assouan, par 23° 33’ lat. N., 30° 26’ long. E. ; 200 maisons. Ruines magnifiques d’un temple du soleil ou de Sérapis.
QOUA ou QUA, roy. de la Guinée supérieure, sur la côte de Calabar, est traversé par le Bongo ou Calabar. Ch.-l. , Yieux-Calabar. Habitants très noirs , cruels et extrêmement sauvages.
QUADES, Quadi, peuple de Germanie, à l’E. des Marcomans , étaient issus des Suèves et habitaient la Moravie actuelle. Les Romains les soumirent un instant, mais ils se révoltèrent bientôt, et unis aux Marcomans, firent la guerre à Rome sous Marc-Aurèle, Caracalla et Gallien.
QUADRA- ET -VANCOUVER , île du Grand- Océan boréal, sur la côte N. O. de l’Amérique sept., par 48° 21’-60° 64’ lat. N., et par 126° 9 - 130° 41’ long. O., fait partie de la Nouvelle-Bretagne, et est séparée du continent par le golfe de Georges à 1 E., les détroits de Johnstone et de la Reine-Charlotte au N., et celui de Jean-de-Fuca au S. ; 490 kil. sur 130. Lieuprincip., Noutka, sur une baie. Les indig. sont très sauvages. — Les Anglais s’y établirent en 1786 , mais les Espagnols s’emparèrent de leurs comptoirs en 1789; cependant Us furent rendus a
la Grande-Bretagne, et l’île reçut son nom de la rencontre qui eut lieu à cette occasion entre l’officier espagnol Quadra et l’anglais Vancouver.
QUADRAGÉSIME (du latin quadrayesimus , quarantième), mot qui désigne le temps du Carême, qui dure 40 jours. Le dimanche de la Quadragésime e st le premier dimanche du Carême.
QUADRAT (saint), Quadratus , évêque d’Athènew présenta en 131, à l’empereur Adrien, un Apologétique des chrétien*. Eusèbe en cite un fragment. On le fête le 26 mai.
QUADRIGAR1US (q. claudius), historien romain du temps de Sylla, est, après Fabius Pictor, un des plus anciens auteurs qui aient écrit les annales de la république; il est cité souvent par Tite-Live et Aulu- Gelle. Havercamp a publié ses fragments à la suite de son Salluste (édit. Variorum, Amst., 1742, in-4).
QUADRUPLE ALLIANCE. Voy. alliance.
QUAKERS ou TREMBLEURS , secte religieuse dont les membres se donnent le nom de Société chrétienne des Amis, prit naissance en Angleterre; elle fut fondée en 1647 par Georges Fox, cordonnier de Leicester (\oy. Fox), et eut pour principaux propagateurs Guillaume Penn , Robert Barclay et Samuel Fisher. Les Quakers rejettent tout sacrement et n’admettent aucun culte extérieur , .ixueune hiérarchie ecclésiastique. Selon eux , tout t homme peut être inspiré de l’esprit divin. Réuni*