OUED — 1470 — QUER
dans des salles dépourvues de tout ornement, ils attendent avec recueillement l’arrivée de l’Esprit— Saint; si l’un d’eux sent l’inspiration, qui s’annonce par le tremblement de l’inspiré, il se lève, prend la parole, et tous l’écoutent en silence. Les Quakers ne prêtent pas de serment, et sont crus devant les tribunaux sur leur simple aflinnation ; ils se refusent à
prendre part à la guerre, condamnent le spectacle, le
chant, les jeux de hasard, la chasse ; leur costume est de la plus grande simplicité : les hommes portent de§ chapeaux à larges bords et des habits de couleur sombre, sans boutons ; les femmes ont une mantille noire et un tablier vert. Us se dispensent de toutes les formes de la politesse , tutoient tout le monde, et ne se découvrent jamais la tête pas même devant les magistrats et le roi. Ces singularités leur valurent des persécutions sans nombre : longtemps en Angleterre ils furent emprisonnés ou enfermés comme fous ; l’acte de tolérance en 1689 leur permit enfin de vivre à leur guise. Ils se répandirent
Sîu sur le continent ; cependant ils fondèrent en olîande , en 1658, des établissements qui subsistent encore. C’est aux États-Unis que leur secte est le plus florissante ; ils débarquèrent dans le New- Jersey dès 1660 , et reçurent de Guillaume Penn , en 1684, le vaste territoire appelé depuis Pensylvanie. Aujourd’hui ces sectaires , qui perdent tous les jours de leur singularité première, forment dans les Etats-Unis une population de 300,000 âmes, répandue dans les provinces du centre, surtout dans le Rhode-Island, le Maryland et la Pensylvanie. Les Quakers se distinguent, assure-t-on, par la pureté de leur mœurs, par leur probité et leur philanthropie; ils s’adonnent surtout au commerce, et sont généralement riches. Les Quakers forment aujourd hui plusieurs sectes ; on remarque surtout les Nicolites ou Nouveaux Quukeis, très nombreux au Maryland.
QUARENTOLA, v. du duché de Modène, au N. de Mirandola, appartenait aux Pic de la Mirandole.
QUARNERO ou QUÀRNEROLO (golfe de), Flanadcus sinus des anciens, dans l’Adriatique, entre l’Il— lyrie à l’0.. la Croatie à l’E. et au N., la Dalmatie au S. Beaucoup d'îles : Cherso, Veglia, Pago, Osero.
QUARRË-LES-TOMBES, ch.-l. de cant. (Yonne), à 15 kil. S. E. d’Àvallon; 2,000 hab.
QUARTO, ville de Sardaigne, à 6 kil. E. de Gagliari, à 1 kil. du golfe de Quarto ; 5,300 hab. Sel.
QUATRE-BRAS (les), ville de Belgique (Brabant mérid.), à 9 kil. S. E. de Nivelle, à l’intersection de 2 routes (d’où son nom). — Combat acharné entre les Français et les Anglais, où périt le duc de Brunswick , et qui précéda la bataille de Waterloo ( 16 juin 1815).
QUATRE -CANTONS (lac des). Voy. wald-
STÆTTES et LUCERNE.
QUEBEC, v. de l’Amérique angl., anc. cap. de tout le Canada, auj. chef-lieu du Bas-Canada , pas 46* 47’ lat. N., 73e 30’ long. O., sur le Saint-Laurent et le Saint-Charles; 40,000 hab. Evêché catholique et évêché anglican. Port très vaste , fortifications importantes. On y distingue la haute-ville (mal bâtie , rues étroites et irrégulières ) et la basseville (maisons spacieuses et commodes); deux cathédrales, églises des Ursulines, des Ecossais, belles casernes , arsenal. Commerce d'importation et d’exportation. — Fondée par les Français en 1608, prise par les Anglais en 1629 , rendue par eux en 1632, et assiégée vainement en 1690 et 1711 ; elle resta aux Français jusqu’en 1759. La paix de 1763 l’assura à l’Angleterre. En 1775 , les Américains firent sur cette place une tentative infructueuse.
QUEDL1NBOURG , ville murée des Etats prussiens (Saxe), à 50 kil. S. O. de Magdebourg ; 12,000 h. Château, où sont les restes de l’emp. Henri I; bibliothèque, gymnase.. Lainage, toile, cire à cacheter, eau-de-vie de grains, bière. — Quedlinbourg avait
une abbaye souveraine , mais abbaye de femmes, fondée de 932 à 937 ; elle fut supprimée en 1801.
QUEEN’S-COUNTY (c.-à-d. comté de la Reine), comté d'Irlande (Leinster), entre ceux du Roi au N. et à 10., do Kildare à l’E., de Carlow au S. E., de Kilkenny au S. et de Tipperary au S. O. ; 90,000 hab. Ch.-l., Maryborough. Plaines, marécages. On en exporte grains, bestiaux, beurre, fromage, fil, toiles, etc. Ce comté doit son nom à la reine Marie.
queen’ s-ferry, ville d’Ecosse (Linlithgow), à 15 kil. O. d’Edimbourg, sur le golfe de Forth ; 700 hab. Bac (ferry) où l’on passe le golfe. Bains de mer.
QUEISS, riv. des États prussiens (Silésie), coule au N., sépare les Ëlats prussiens et la Saxe, tombe dans la Bober, à 8 kil. S. E. de Sagan. Cours, llO kil.
QUËLEN (Hyacinthe de), archevêque de Paris, né en 1778, d’une famille noble de Bretagne, mort en 1839, fut successivement grand-vicaire de l’évêque de Saint-Brieuc , évêque in partibus de Samosate, coadjuteur de l'archevêque de Paris (Talleyrand de Périgord), et succéda à ce prélat en 1821. R se signala par sa piété, par sa charité, et sut toujours unir la douceur à la fermeté. Après la l'évolution de 1830, il se tint éloigné du nouv. gouvernem., et se renferma dans ses fonctions. Il n’en vit pas moins éclater contre sa personne, eD février 1831, une terrible émeute, dans laquelle l’archevêché fut dévasté. U ne s’empressa pas moins, lorsque le choléra-morbus vint affliger Paris, d’offrir un asile aux malades dans son château de Conflans : il leur prodigua ses soins, et obtint de la charité publique les fonds nécessaires pour créer l’établissement des Orphelins du choléra , On a de lui, outre de nombreux Mandements, l'Oraison funèbre de Louis XVI, et celle du duc de Berry. U était de l’Académie Française, et eut potf" successeur M. Molé, qui l’a dignement loué dans son discours de réception.
QUËLUS (Jacq. de jjévis, comte de), un des mignons de Henri 111, fut tué en duel par d’Entragues, et vint expirer dans les bras du roi, qui lui fit élever un mausolée avec cette épitaphe :
Non injuriant , sed mortem, patienter tulit.
QUELUZ, v. et château de Portugal (Estram.), à 12 kil. N. O. de Lisbonne. Résidence royale; beau parc.
QUENTIN (saint), souffrit le martyre dans le Vermandois en 287 ; il a donné son nom à la ville de Saint-Quentin où ses reliques furent transportées en 825. On le fête le 31 octobre.
QUER-Y-MARTINEZ (Jos.), botaniste, né à Perpignan en 1695, mort en 1764, était chirurgien-major au service d’Espagne. Il recueillit beaucoup de plantes et graines en Espagne, en Afrique, etc., forma un jardin botanique privé, qui donna l’idée au roi Charles 111 d’en créer un dans le Prado, fut nommé professeur au Jardin du Roi sous Ferdinand VI, et fit paraître une Flore espagnole, Madrid, 1762, terminée par Ortega, 1784 ; c’est le premier ouvrage de ce genre qui ait paru en Espagne.
QU FRASQUE. Voy. cherasco.
QUERBOEUF (l'abbé), jésuite, né à Landernan en 1726, enseigna la rhétorique dans différents collèges, émigra en 1792, et mourut en Allemagne vers 1799. Il a donné une édition des Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères, etc., Paris, 1780, 1783, 26 vol. in- 1 2 ; des Mémoires pour servir à l'histoire de Louis , dauphin de France , Paris, 1777 2 vol. in- 1 2 , a publié des Sermons du père de Neuville, 1776, 8 vol. in-1 2, et a fait paraître 9 vol. d’une belle édition in-4 de Fénelon (1787-92), qui n’a pu être achevée. Il avait une riche bibliothèque, qui a été confisquée et transportée à la Bibliothèque royale.
QUERCETANUS. Voy. duchesne.
QUERCY, Cadurci, ancien petit pays de Franc®) dans la Guyenne, était divisé en Haut-Quercy (ch.-l. , Cahors), et Bas-Quercy (ch.-l., Montaüban). Il es compris dans les dép. du Lot et de Tarn-et-Garonn,