‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 896 sur 1261 · RAMBOUILLET DE LA SABLIÈRE. V. LA SABLIÈRE · texte numérisé non relu

RAMBOUILLET DE LA SABLIÈRE. V. LA SABLIÈRE

rambouillet ( Hôtel de ). Un nommait ainsi la société qui se réunissait à l’hôtel de la marquise de Rambouillet (rue Saint-Thomas-du-Louvre, à Paris) elle se composait de personnes choisies, distinguées par la naissance, la vertu ou l’esprit. On fait remonter l’origine de cetle société à Tan 1600, époque du mariage du marquis de Rambouillet avec Catherine de Vivonne ; mais c’est surtout au milieu du xvne siècle (de 1635 à 1665) qu’elle fut en faveur. On y remarquait, parmi les grands seigneurs, outre le marquis de Rambouillet, le cardinal de Richelieu, Condé, Montausier; parmi les beaux esprits, Racan, Voiture, Benserade, Balzac, Ménage, Chapelain, La Calprenède, les Scudéry, d’Urfé, Sarrasin, Desmarets de Saint-Sorlin , l’abbé Coltin ; parmi les femmes, la duchesse (le Longueville, la marquise de Lafayette, Mm* de Sévigné, Mœe Deshoulières et Julie d’Angennes (depuis duchesse de Montausier), fille de la marquise de Rambouillet, et Le plus bel ornement du cercle. Cette société rendit d’incontestables servicess soit aux mœurs en proscrivant les déréglementa dont Henri IV avait donné l’exemple, soit aux lettres en épurant la langue, en dirigeant le goût , en répandant l’étude des littératures italienne et espagnole; mais elle finit par tomber dans la pruderie et dans Taffeclation , et devint un objet de ridicule. Les femmes qui en faisaient partie se donnaient à elles - mêmes le nom de précieuses ( qui ne se prenait alors qu’en bonne part); elles n’employaient entre elles qu’un langage de convention ; chacune des personnes de la société recevait un nom emprunté à la Grèce ou tiré des romansà la mode. Molière leur a porté le coup mortel dans ses Précieuses ridicules. Rœderer, dans son Histoire de la Société polie. a fait I histoire de l’hôtel de Rambouillet.

RAMBOUR , bourg du dép. de la Somme, à22 kil.

d’Abbeville ; 800 hab. Célèbre par ses pommes.

RAMEAU (J.-Phil.) , fameux compositeur , né à Dijon enl683, mort en 1764, quitta sa ville natale à 18 ans, et voyagea d’abord en Italie et dans la France méridionale. 11 eut beaucoup d’obstacles à surmonter avant de trouver un poëte qui voulût lui confier un opéra à mettre en musique, et ayant enfin obtenu de Voltaire l’opéra de Samson (l 732), de l’abbé Pellegrin celui d’Hippolyie et Aride ( l^), il se vit applaudi avec ardeur ; il continua pendant 30 an9 à travailler pour la scène, sans rien perdre de ses qualités, et donna successivement Castor et Pollux (1 737), Dardanus (1739), Pyymalion (1748), et une foule d’autres opéras. H fut nommé compositeur du cabinet du roi, reçut le cordon de Saint-Michel avec une pension, et fut anobli. 11 a beaucoup écrit sur la théorie de la musique ( Traité de l'harmonie , 1722, iiî-4 ; Génération harmonique , 1737, in-8, etc.), il est l’auteur du Système de la basse fondamentale , qui a eu une grande vogue , mais qui est aujour-

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