BEAU — 1488 — BED
READ1NG , ville d’Angleterre , ch.-l. du comté de Berks, au confluent du Kenneth et de la Tamise, à 60 kil. O. de Londres ; 15,900 hab. Hôtelde-ville, tour de l’église Sainte-Marie. Gaze et rubans, toile à voiles, épingles. Très bon commerce. Patrie de Laud, archevêque de Cantorbéry. Ville très ancienne; ruines d’une célèbre abbaye. — Une autre Reading, aux États-Unis (Pensylvanie), sur le Schuylkill, à 100 kil. N. O. de Philadelphie, comptait en 1840 8,410 hab. (la plupart Allemands).
REAL, riv. du Brésil, tombe dans l'Océan, à 31 kil. S. O. de Sergipe-do-Rey, après avoir servi de limites entre les prov. de Bahia et de Sergipe-do- Rey. Cours, 310 kil.
RÉAL (André) , conventionnel , né en 1 7 52 à Grenoble, mort en 1832, était avocat à Grenoble en 1789. Député à la Convention en 1792, il se montra modéré, vota pour la détention du roi, s’occupa surtout de finances, fut envoyé en mission auprès de l’armée des Alpes (1795), comprima les mouvements séditieux de Toulon, Àix, Marseille, fit en 1796 partie du conseil des Cinq-Cents, présenta un projet sur le régime hypothécaire qui fut converti en loi , entra en 1800 dans la magistrature, devint en 1812 président de la cour de Grenoble, se démit après la Restauration, et depuis vécut dans la retraite.
réal (Pierre-Franç., comte), préfet de police sous l’Empire, né v. 1765 au bourg de Chatouprèsde Paris, mort en 1834, était en 1789 procureur au Châtelet. 11 se lia avec Danton, fut nommé après le 10 août accusateur public, puis procureur de la commune de Paris, fut emprisonné par Robespierre après la mortde Danton, et ne recouvra sa liberté qu’au9thermidor ; depuis celte époque, il remplit avec éclat les fonctions de défenseur officieux près des tribunaux ; il rédigea en même temps plusieurs journaux de l’opposition. Au 18 brumaire, il seconda Bonaparte, qui l’appela au conseil d’Etat, puis le nomma adjoint au ministère de la police ; c’est lui qui découvrit en 1 804 les projets de G. Cadoudal. Nommé préfet de police pendant les Cent-Jours, il fut exilé à la seconde Restauration , se retira dans les Pays- Bas, puis aux États-Unis, et ne rentra en France qu’en 1818. On a de lui quelques écrits politiques.
RÉALISTES, secte scholastique opposée à celle des Nominaux, soutenait que les idées générales ont un objet réel, séparé à la fois des choses et de notre esprit. Cette doctrine, qui a son origine dans la philosophie de Platon, domina au moyen âge, ei eut pour principaux défenseurs aux xi® et xii® siècles saint Anselme de Cantorbéry, Guillaume de Champeaux, Amaury de Chartres, saint Thomas, etc. Les Réalistes firent condamner les Nominaux comme hérétiques dans plusieurs conciles. Ils ont été à leur tour vivement combattus par la plupart des philosophes modernes ( Voy . nominaux); le Réalisme compte aujourd’hui fort peu de partisans.
RÉALMONT, ch.-l. de cant. (Tarn), à 17 kil. S. d’Alby; 2,660 hab. Houille, fabrique d’étoffes.
REALV1LLE, ville du dép. de Tarn-et-Garonne, sur 1) Aveyron, à 8 kil. S. O. deCaussade ; 3,030 hab.
RÉATE, auj. Rieli, ville de l’Ombrie, sur les confins du pays des Sabins. Cybèle y était vénérée.
REAUMUR (René-Ant. ferchault de), physicien et naturaliste, né à La Rochelle en 1683, mort en 1757, fut reçu à l’Académie des Sciences dès 1708, et pendant 50 ans porta ses recherches sur l’histoire naturelle, la physique générale et la technologie. Ses travaux sur la cémentation et l’adoucissement des fers fondus, sur la fabrication du ferblanc, sur la porcelaine, sont au nombre des plus utiles et des plus beaux que puisse citer la science. On lui doit le thermomètre qui porte son nom, et gui est divisé en 80 degrés : il le fit connaître en 1731. Réaumur est i’ auteur de la première méthode
botanique à laquelle on ait pu donner le nom da système. Il contribua par son influence, plus encore que par ses travaux, à l’essor que prirent les sciences d’observation et d’application au xviii* siècle. Outre nombre de Mémoires insérés dans le Recueil de l’Académie des Sciences, on lui doit des Mémoires pour servir à l’histoire des insectes , 6 vol. in-4, 1734-42 ; un Traité sur l’art de convertir le fer en acier et d’adoucir le fer fondu, 1722, etc.
RÉAUX ou REALISTES. Voy. réalistes.
RÉAUX (tallemant des). Voy. tallemant.
RKBA1S, ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), à 11 kil. N. E. de Coulommiers; 1,200 hab. Commerce de grains et laine. — Ruines d’une abbaye de Bénédictins fondée en 634. Ecole milit. supprimée en 1793.
REBECCA, fille de Balhuel, et femme d’isaac, fût mère d’Esaü et de Jacob.
REBECQUE (Benj .-Constant de). Voy. constant.
REBOULET (Simon), né à Avignon en 1687, mort en 1752, entra chez les Jésuites, puis se fit avocat. Il est auteur d’une Histoire de Louis XIV, Avignon, 1742-44, 3 vol. in-4; de l’ Histoire de Clément XI, Avignon, 2 vol. in-4 ; de l’Histoire de la congrégation des filles de l’Enfance, 1734, 2 vol. in- 12; des Mémoires du chevalier de Forbin, etc.
RECANAT1, Recinctum, ville murée de l’Etat ecclésiastique (Macerata-et-Camerino) , près de l’Adriatique , à 6 kil. S. O. de Loreto ; 4,000 hab. Évêché érigé en 1240 et réuni à celui de Lorette au xvi* siècle. Aux environs, bel aqueduc.
RÉCARÈDE I, dit le Catholique, roi des Wisigoths d’Espagne (586-601), fit anathématiser l’arianisme au iii® concile de Tolède (589) , repoussa de se* états le roi Gontran, déploya autant de bonté que de ferveur pour l’Église. 11 fut le premier qui se fit couronner solennellement. — Rccarède II,roiwisigoth, fils et successeur de Sisebut (en 620 et 21), ne régna que quelques mois.
RECEY-SUR-OURCE, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or) sur l’Ource, à 17 kil. N. E. d’Aignay ; 1,036 hab.
RÉCHAB1TËS, secte juive fondée par Jonadab, fils de Réchab, sous le règne de Jéhu. Ils prétendaieit observer rigoureusement la loi de Moïse, s’abste-^ naient du vin , vivaient sous des tentes , ne cultivaient point la terre et ne possédaient rien en propre.
RECH1COURT-LE-CHATEAU , ch.-l. de canton (Meurthe), à 17 kil. S. O. de Sarrebourg; 900 hab.
RECHT, grande ville de l’Iran, ch.-l. de la prov. de Ghilan, à 10 kil. de la baie d’Inzéli, à 310 kil. S. E. de Tauris , par 47° 22’ long.E., 37* 17’ lat.N.; 60,000 hab. Manufactures de soie. Recht est un des principaux entrepôts de la mer Caspienne; elle commerce surtout avec Astracan.
RECKEN1TZ, riv. d’Allemagne, entre le grandduché de Mecklembourg-Schwérin et la régence prussienne de Stralsund ; cours 150 kil.
RECKL1NGHAUSEN , ville des États prussiens (Westphalie) , à 26 kil. N. O. de Dortmund; 5,600 hab. Toile, brasseries, distilleries de grains.
RÉCOLLETS, religieux réformés de l’ordre de S. François, s’établirent d’abord en Espagne, puis en Italie et furent introduits en France,àNevers,en 1592, par le ducL.de Gonzague. Ainsi appelés du mot latin recollectus (recueilli), à cause de leur recueillement.
REDEMPTION (ordre de la). Voy. mathurins. RÉDEMPTOR1STES. Voy. liguori.
RED! (Fr.), naturaliste italien né à Àrezzo en 1626 , mort en 1697 , s’établit de bonne heure à Florence , y devint médecin des ducs de Toscane, Ferdinand 11 et Cosme 111 , et cultiva à la fois les sciences et les lettres. 11 est connu surtout par se* Expériences sur la génération des insectes , Florence, 1688 , in-4, en italien, trad. en latin, Amsterdam, 1688 , 3 vol. in-12. Redi est un des meilleurs observateurs qu’ait eus l ltalie. On a encore de lui de* poésies fort estimées, et même des recherches gnua-
REFO — 1489 — REGG
maticales. Ses Œuvres forment 6 vol., Venise, 1712.
REDJEB , pacha, né en Anatolie, avait été chef de klephtes (voleurs). Il prit du service dans l’armée ottomane, s'éleva par l’intrigue plus que par es talents militaires au rang de beglerbeg de Roumélie, et de séraskier (1689), fut vaincu à Passarovitz par Louis de Bade , perdit encore la bataille de Nissa, qui ouvrit la Bulgarie aux Impériaux. Soliman 1 1 1 le üt étrangler.
REDN1TZ , Radantia, riv. de Bavière, naît à 7 kil. N. O. de Pappenheim, reçoit le Roth à droite et la Rézat proprement dite à gauche, coule au N. , reçoit encore la Pegnitz , et prend alors le nom de Regnitz ; elle se jette dans le Mein après un cours de 100 kil. On lui donne quelquefois le nom de Basse- Rézat ou Rézat de Franconie avant son confluent avec la Rézat propre. Charlemagne avait essayé de la réunir à l’AItmuhl : ce qui a été récemment exécuté.
REDON, ch.-l.d’arr. (Ille-et-Vilaine), à 60 kil. S. O. de Rennes, sur la Vilaine; 4,608 hab. Port abordable à l’aide de la marée; grand bassin, canal. Trib. delre inst., collège communal. Entrepôtde sel, construction de navires , commerce de bois. Vin blanc estimé. Jadis célèbre abbaye de Bénédictins fondée en 818. — L’arr. de Redon a 7 cantons (Bain, Fougeray, Guichen , Maure, Pipriac, Redon et le Sel), 46 communes et 76,884 hab.
REDONES, peuple de la Gaule dans la Lyonnaise 3e, à 10. des Diablintes , des Arvii et des Andecavi. Ch.-l., Condate ou Redones (auj. Rennes).
REDOUTÉ (P.-Joseph), peintre de fleurs , né en Belgique en 1769, mort à Paris en 1840, vint de bonne heure s’établir en France (1784), où son talent fut bientôt distingué, fut chargé avec Gérard Van Spaëndonck de dessiner les plantes pour le cabinet du roi, et enseigna le dessin des fleurs au Jardin-des-Plantes. Entre autres collections, il a publié les Liliacées, 8 vol. in-fol. (486 pl.); les Roses (228 pl.) ; la Flora Ailantica , de M. Desfontaines; la Flora borealis Americana; les Plantes du jardin de la Malmaison ; la Flore de Navarre , Y Histoire des champignons , Y Histoire des plantes grasses , etc.
RED-R1VER. Voy. rouge (rivière).
REDRUTH, villed’Angleterre (Cornouailles), à 80 kil. S. O. de Launceston ; 9,000 hab. Aux env. étain, cuivre. Elle se nommait jadis ville des Druides.
REES (Abraham), savant anglais, né dans le pays de Galles en 1743, d’une famille de ministres dissidents , mort en 1826, fut vingt ans professeur de mathématiques à l’institut d’Hoxton près de Londres, puis eut la chaire de théologie et de sciences naturelles au collège d’Hackney. Il donna d’abord une nouvelle édition de Y Encyclopédie de Chambers, puis publia lui-même un nouvel ouvrage du même genre, la New Cyclopœdia (Londres, 1803, etc., 44 vol. gr. in-8), monument d’une immense érudition, dans l’exécution duquel il eut de nombreux collaborateurs.
REFORME. On donne ce nom à la révolution opérée dans la Chrétienté au xvi* siècle, et qui sépara de l’Église retnaine une grande partie de l’Europe. Déjà plusieurs fois les Albigeois en France, Arnauld de Brescia en Italie, Wiclef en Angleterre, Jean Huss en Bohême s’étaient élevés contre l’ Eglise rom. et avaient refusé de se soumettre à son autorité ; mais ils avaient échoué, et leurs partisans avaient disparu peu à peu. Luther, qui marcha sur leurs traces, commença à dogmatiser en 1617 , et entraîna une partie de l’Allemagne. Zwingle introduisit la réforme en Suisse ; Calvin la répandit à Genève et clans une grande partie de la h rance; Knox en Ecosse; Henri VIII l’établit en Angleterre. Aujourd'hui les partisans de la réforme se sont répaudus dans la plus grande partie du Nouveau-Monde , et s’élèvent à plus de 60,000,000 d’individus ; mais aussi Ils se sont subdivisés en un nombre infini de sectes paiticulières : Zwingliens, Luthériens , Calvinistes ,
Presbytériens, Anglicans, Arminiens, Quakers Méthodistes, etc. Voy. ces noms.
RÉFORMÉS , nom par lequel on désigne généralement tous ceux qui, depuis le xvi* siècle, adoptèrent les idées nouvelles en religion. Les Calvinistes le prenaient plus particulièrementque les Luthériens pendant les guerres de religion au xvi* siècle. Les Catholiques les appelaient prétendus Réformés.
REFUG10, île de l Océanie. Voy. caen (île de).
RÉGALE, droitqu’exerçaitle roi de Francede percevoir les fruitsdes évêch. et monastères vacants, et de pourvoir pendant ce temps-là aux bénéfices qui étaient à la collation de l’évêque. Ce droit fut presque toujours contesté aux rois par les papes , surtout le droit de collation , qui était appelé régale spirituelle. Ce fut l’occasion de vifs débats entre Louis XIV et Innocent XL
REGEN, riv. de Bavière, sort des monts Bœhmerwald, à 22 kil. N. E. de la ville de Regen, coule généralement au S. O., et tombe dans le Danube, visà-vis de Ratisbonne (en allemand Regens burg), après un cours de 140 kil. — Elle donne son nom au cercle de la Regen , borné au N. par celui du Haut- Mein, au S. par ceux de l’Isar et du Haut-Danube. Ch.-l., Ratisbonne: 160 kil. sur 80 ; 420,000 hab. Climat doux et sain. Grains, fruits, lin ; fer, cuivre, plomb, soufre, houille, carrières. Forges, verreries.
RÉGENCE ( la ). On désigne spécialement sous ce nom l’époque qui s’écoula depuis la mort de Louis XIV jusqu’à la majorité de Louis XV (1715- 1723), et pendant laquelle Philippe, duc d’Orléans, fut chargé du gouvernement avec le titre de régent. Ce fut une époque de corruption et d'agiotage. Voy. Orléans (Philippe II, duc d ), law, etc.
RÉGENCES BARBARESQUES. On désigne quelquefois ainsi les Etats du N. O. de l’Afrique ; c’est ainsi que l’on dit : les régences de Tripoli , de Tunis , d'Alger , etc.
RÉGENT, nom par lequel on désigne celui qui exerce le pouvoir souverain à la place du roi absent, mineur ou incapable. On l’applique spécialement à Philippe , duc d’Orléans , régent pendant la minorité de Louis XV ; — et à Georges, prince de Galles (depuis Georges IV) , qui gouverna pendant la démence de son père, Georges 111, de 1811 à 1820.
REGGIO, nom commun à deux villes d’Italie très distinctes et très éloignées l’une de l’autre.
La première, le Regium ou Rhegium Lepidi des Latins , est dans le duché de Modène , sur le Tassone, à 23 kil. N. O. de Modène, et compte 18,000 hab. Evêché. Château-fort, cathédrale, belle église (Notre- Dame de la Giara), beau théâtre, gymnase, bibliothèque, cabinet d’histoire naturelle. Commerce. — Regium était dans la Gaule cisalpine, chez les Boïens; Æmil. Lepidus la colonisa. Détruite par les Goths en 409, relevée par Charlemagne ; elle fut au moyen âge une des républiques lombardes, et finit par tomber sous la domination de la maison d’Este. Prise par les Français en 1702, par le prince Eugène en 1706 et par le roi de Sardaigne en 1742. Elle fut le chef-lieu du dép. du Crostolo (dans la républ. Cisalpine, depuis roy. d’Italie) ; le congrès de Vienne la rendit au duché de Modène. En 1831 , une révolte y éclata contre le duc de Modène ; mais elle fut comprimée bientôt par les Autrichiens, qui prir. la ville. Pat, de l’Arioslc, de Panciroti etc. Napoléon donna le titre de duc de Reggio au maréchal üudinot.
La deuxième ville de Reggio, dite aussi Santa- Agata delle Galline , Rhegium des anciens ou Rhegium Julii , se trouve dans le roy. de Naples , et est le ch.-l. delà Calabre Ultér. lre; elle est sur le détroit de Messine, à la pointe S. O. de l’Italie, à 620 kil. S. E. de Naples ; 10,000 hab. Archevêché. Cathédrale et quai remarquables , collège royal , bibliothèque , tribunal civil et criminel. Grande industrie : soieries, damas, byssus, eaux de senteur, essences, etc.
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