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AUNE - 134 — AUBE

d’Harcourt. Sous Claude U, petit-fils de René II, oe comté fut érigé en duché-pairie, 1547. ( Voy. ciaprès l’art, historiq.) Anne de Lorraine, fille de Charles de Lorraine, épousa, en 1618, Henri de Savoie, duc de Nemours, et transporta le duché d’Aumale dans la maison de Savoie, où il resta jusqu’en 1675. Il fut alors acheté par Louis XIV, et donné à Louis- Auguste de Bourbon , duc du Maine , prince légitimé de France. Enfin, par le mariage d’une petitefille de ce prince avec le duc d’Orléans (1769), il entra dans la maison d’Orléans qui possède encore la terre d’Aumale. Auj. le titre de duc d’Aumale est porté par le 4* fils de Louis-Philippe.

AUMALE (Claude 1 de lorraine, comte d’), 5e fils de René II , duc de Lorraine , qui avait acquis le comté d’Aumale par son mariage avec l’héritière de cette maison, Marie d'Harcourt, fut fait duc de Cuise par François I, et devint ainsi le chef de la célèbre maison de Guise. (Voy. ce nom.)

a uh ale (Claude 11 de lorraine, duc d’), 3e fils du précédent, jouit de la faveur de Henri II, qui, à son avènement (1547), érigea en duché son comté d’Aumale et le nomma gouverneur de la Bourgogne. Il s’illustra à la défense de Metz, assiégé par Charles- Quint, et aux batailles de Dreux, Saint-Denis et Moncontour; il fut l’un des ardents promoteurs de la Saint-Barthélemy. 11 périt au siège de la Rochelle (1573).

Aumale (Charles de lorraine, ducd’), fils du précédent, un des héros de la Ligue, né en 1556, fut nommé par les Seize gouverneur de Paris (1589), fut défait près de Senlis, et perdit les batailles d’ Arques et d’Ivry contre Henri IV. Cependant, au siège de Paris, il força le roi de lever le siège. Ayant, après l’avénement de ce prince, livré quelques places de la Picardie aux Espagnols, il fut condamné à mort par le parlement (1595) ; il se réfugia en pays étranger, et mourut à Bruxelles en 1631. — Il eut un frère, Claude , dit le chevalier d’Aumale , qui périt en combattant contre Henri IV, à Saint-Denis, en 3591. C’est par une fiction toute poétique que Voltaire, dans le 10° chant de la Henriade , le fait périr au siège de Paris.

AUMONT, ch.-l. de cant. (Lozère), à 10 kil. S. de St.-Chely; 900 hab.

AUMONT (sires, puis ducs d’), famille noble et ancienne qui, pendant un grand nombre d’années, a été en possession de la charge de premier gentilhomme de la chambre du roi. Les personnages les plus connus de cette famille sont ; Jean d’Aumont, maréchal de France, né en 1522, qui se distingua sous Henri III et Henri IV, et périt d’un coup de mousqueton (1595), à Camper près de Rennes, où il combattait le duc de Mcrcoeur, l’un des chefs des Ligueurs; — Antoine d’Aumont, petit-fils du précédent, maréchal de France, né en 1601 , mort en 1669, qui se distingua à Réthel; — Louis-Marie de Rochebaron, duc d’Aumont, né en 1632, mort en 1704, un des plus zélés serviteurs de Louis XIV; il se distingua dans la campagne de Flandres. 11 contribua beaucoup aux progrès de la science des médailles et fût membre de l’Académie des Inscriptions.

AUNAY, ch.-l. de cant. (Charente-lnf.), à 35 kil. de Saintes; 1,700 hab.

aunay-sur-odon , ch.-l. de canton (Calvados), à 56 kil. N. E. de Vire; 2,000 hab. On y nourrit beaucoup de moutons.

AUNAY (Philippe et Pierre gautier d’), noms de deux frères, gentilshommes normands, qui furent tous deux au nombre des amants de Marguerite de Bourgogne et que Philippe-le-Bel fit mettre à mort (1314 ).

AUNE ou AULNE, riv. de France, dite aussi riv. de Châteaulin , passe à Châteauncuf et à Châteaulin, et tombe dans la rade de Brest à Landeveûec. Cours, 135 kil., d’abord au N., puis à l’O.

AUNEAU, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), à 10

kil. S. O. de Gallardon ; 1,600 hab. Fontaine do St- Maur. Guise y battit les Allemands en 1587.

AUNEUIL, ch.-l. de cant. (Oise), à 10 kil. S. O. de Beauvais ; 1,300 hab. Patrie du peintre Lebrun.

AUN1S, Alniiium en latin moderne, petite prot. de France, au S. du Poitou, sur l’Atlantique, forme auj. les arr. de Rochefort et la Rochelle, et une partie de celui de Marennes dans le dép. de la Charente-lnf. Ch.-l., la Rochelle. Réuni à la Saintonge et à l’Angoumois, l’Aunis formait autrefois un des grands-gouvernements de France.

AUNÔY. Voy. aulnoy.

AURAIOKI, riv.de la Russie d’Europe (Finlande), reçoit la Lappoïoki, baigne Abo et se jette dans le golfe de Botnie. On l’appelle aussi rivière d’Abo, parce qu’elle a son embouchure aux environs de cette ville.

AURAS, chaîne de l’Atlas. Voy. aurès et aurasius.

AURAS1 US mons , auj. Djebel-Aurès , mont. d’Afrique, au S. de la Numidie, s’étendait des monts Audus à l’O. au lac Libyque ( Libyca palus ) à l’E, ACette mont, fait partie de l’Atlas actuel.

AURAY, ch.-l. de cant. (Morbihan), sur l’Auray et la mer, à 17 k. 0. de Vannes; 3,895 h. Collège Cabotage, assez de commerce. Pour les Bretons, Auray est une v. sainte. Près de là, cél. église S.-Anne. En 1364 y fut livrée la célèbre bataille d’Auray, entre Jean de Montfort et Charles de Blois; Duguesclin y fut fait prisonnier, et Charles de Blois y perdit la vie ; elle mit fin à la guerre de la succession de Bretagne.

AURE (Ste), abbesse à Paris, 631-66, est hon. le 4 oct. — Une autre Ste Aure, née musulmane, se fit religieuse à Séville, et fut martyrisée par les Maures, 856.

AURE, p. riv. qui limite les dép. de l’Eure et d’Eure-et Loir, passe à Verneuil,etse jet. dansl'Eure.

AURÈLE - ANTON1N (marc-), Marcus Ælius Aurelius Verus Antoninus, dit le Philosophe , naquit à Rome l’an 121 de J.-C., d’une famille illustre, et fut élevé sous les yeux de son aïeul Annius Verus, personnage consulaire. L’empereur Adrien l'avait nommé préfet de Rome, quoique fort jeune, en imposant à son successeur désigné, Antonin, la condition de l’adopter. Marc-Aurèle succéda en effet à Antonin (161). Les commencements de son règne furent marqués par de grands malheurs : un débordement du Tibre et du Pô, une famine, une pe3te, une révolte en Bretagne, une invasion des Cattes et des Quades en Germanie, des Parthes en Asie. Il fitsoumettre les Bretons par ses lieutenants; envoya son frère adoptif, Lucius Verus, contre les Parthes, prévint le retour des disettes par l’établissement de greniers publics, et au retour de Vérus marcha avec lui contre les Quades et les Marcomans (169). Vérus mourut pendant l’expédition; mais Marc-Aurèle remporta sur les Barbares une suite de victoires qui ne furent interrompues que par la nouvelle de la révolte d’Avidius Cassius, gouverneur de Syrie. Marc-Aurèle était en marche pour combattre les rebelles, lorsqu’on lui apporta la tête de leur chef. H visita les provinces d’Orient, et les pacifia par sa clémence. De retour à Rome, il y reçut les honneurs du triomphe (177). L’année suivante, il repartit pour la Germanie et remporta une victoire signalée sur les Barbares ; mais affaibli par l’âge, les fatigues de la guerre et la maladie, il mourut peu de temps après à Sirmium (180), laissant l’empire à son fils Commode. On reproche à Marc-Aurèle d’avoir persécuté les Chrétiens, et toléré les désordres de l’impératrice Faustine. Du reste, par sa modération,, son équité, sa valeur, il a représenté en quelque sorte la philosophie assise sur le trône, et a justifié ce mot de Platon, que les peuples ne seraient heureux que quand les philosophes seraient rois. Il avait montré de bonne heure une vive prédilection pour le stoïcisme, et on possède de lui 12 livres de réflexions morales

ACRE — 135 — - AUSO

ten grec), sous ce titre : À moi-même , où il résume pour son propre usage les nobles doctrines de cette école. Les Pensées de Marc-Aurèle ont étéimpr. pour lali-'foisparXylander, avectrad. lat. (Zurich, 1558); et depuis avec les notes de Gataker et de Stanhope, Lond. , 1707 ; traduit en franç. par Bacier, Paris, 1691, 2 vol. in-12, ensuite par J. -P. Jcly, Paris, 1770, En 1819, M. AngeloMaïa publié une partie considérable de la correspondance de Marc-Aurèle et d® Fronton [voy. ce nom), découverte dans la bibl. du Vatican. Thomas a écrit un bel Éloge de Marc-Aurèle.

AURELIA CIVITÀS AQDENS1S , auj. BADE-BADEN.

AUREL1ANI, peuple de la Gaule (Lyonnaise 4®), entre les Carnutes et les Senones ; leur territoire répond à peu près au ci-devant Orléanais (moins le pays Ghartrain et une partie de la Sologne). Ils avaient pour capit. Aureliani , auj. Orléans , qui se nommait primitivement Genabum.

AURÉL1EN , Lucius Domitius Aurelianus , empereur romain, né en 212, dans le territoire de Sirmium en Pannonie, était fils d’un paysan. Après avoir passé par tous les grades de la ^milice, il fut élevé au consulat en 258, et parvint à l’empire en 270, après la mort de Claude 11. 11 défit les Goths, les Sarmates, les Marcomans et les Vandales. Il vainquit Tétricus, gouverneur des Gaules, qui voulait lui disputer le trône; ainsi que Zénobie, reine de Palmyre (274). Aurélien, resté tranquille possesseur de l’empire, embellit Rome, la réforma, réduisit les impôts, et fit de sages lois somptuaires. 11 marchait contre les Perses lorsque Mnesthée, l’un de ses affranchis, le fit assassiner, en 275. On a reproché à ce prime trop de sévérité. Sur la fin de son règne, il persécuta cruellement les Chrétiens.

AURÉL1US VICTOR (Sextus), historien latin, né en Afrique, vivait dans le ive siècle, sous Julien et ses successeurs ; il fut préfet de Rome et consul en 369. On a de lui De viris illustribus urbis Romcc, attribué aussi à Pline-le-Jeune, à Suétone, à Cornélius Népos ; De Cœsaribus historia (depuis Auguste jusqu'à Julien) ; De vita et moribus imperaiorum. Ces ouvrages ont été publiés à Paris, 1681. cum nais varier.; à Amsterdam, 1733, par Arntzenius ; le De viris a été traduit par Savin, 1776.

A.URENG-ZEYB, un des plus grands empereurs du Mogol , né en 1619, descendait d’Akbar. 11 usurpa le trône en emprisonnant son père et faisant périr ses frères, et se fit couronner à Delhy en 1659. 11 gouverna avec une grande sagesse, et agrandit beaucoup ses états par les conquêtes qu’il fit du Thibet, du Decan et des riches royaume? de Golconde et de Visapour (ou Bedjapour). Il eut de longues guerres avec les Mahrattes. Il mourut en 1707, dans une grande vieillesse. Ce prince unissait à de grands talents politiques et militaires une profonde hypocrisie et un caractère sanguinaire. 11 mit à mort plusieurs de ses enfants qui s’étaient révoltés contre lui.

AURENGABAD, ville du roy. de Decan, à 35 kil. N. du Godavéry, par 73° 13’ long. E., 19° 54’ lat. N.; 60,000 hab. en 1825. Grande, mais à moitié ruinée et déserte. Beau bazar de plus de 2 kil. de long. C’était jadis un simple village, dit Gourkah ou Kerki : la ville fut créée en quelque sorte par Aureng- Zeyb, qui l’orna de plusieurs monuments et qui y mourut (1707). Cette ville est la capitale de la province d’ Aurengabad ; elle a même été la capitale de tout le royaume de Decan, mais ce rang appartient aujourd’hui à Haïder-Abad.

AURENGABAD, prov. d’Hindoustan, entre 70° 10’ et 74° 50’ long. E., 18° et 21° lat. N., bornée par les prov. de Kandeych, Goudjerate, Berar, Bedjapour, Beyder, Haïder-Abad : 440 kil. sur 242 ; traversée par les monts Gates., par la riv. Godavéry ; port et baies sur les côtes ; climat malsain en été ; sol fertile. Les ch.-l. de cette prov. ont été successivement Alimed- Nagar, Daoulet-Abad et Aurengabad. — L’Aurenga-

bad appartient entièrement aujourd'hui aux Anglais.

ÀLREOLUS (Manius Acilius), général romain sous les empereurs Valérien et Gallien, né dans la Dacie, prit la pourpre impériale en 267, fut battu par Gallien, ensuite par Claude II, et périt dans une bataille qu’il perdit sous les murs de Milan (268).

AURÈS (mont), Aurasius mous, chaîne de mont, en Afrique (Constantine), se détache du grand Atlas, à 150 kil. S. de Constantine, dans le pays de Zab, et se prolonge à l’E. dans l’état de Tunis.

AURIGH, ville de Hanovre, ch.-l. de l’Ostfrise, à 20 kil. N. E. d’Embden ; 2,560 hab.

AURIGERA, riv. de la Gaule, auj. I’ariége.

AUR1GNAC, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 17 kil. N. E. de St^Gaudens; 1,200 hab.

AURIGNY, Riduna, YAlderney des Anglais, îlot de la Manche, par 4° 28’ long. 0., 49° 45’ lat. N., vis-à-vis du cap de la Hogue, à 40 kil. des côtes de France (Manche), a 15 kil. de tour; il appartient aux Anglais, et relève du petit gouvernement de Jersey ; Sle-Anno en est l’unique ville.

AURILLAC, Aureliacum , ch.-l. du dép. du Cantal, sur la Jordanne, à 546 kil. S. de Paris ; 10,889 hab. Coll. comm. Industrie: tapisseries, etc., et quelque commerce. Rues nettoyées par des eaux courantes. Fondée au ix® siècle. Patrie du pape Sylvestre II (Gerbert), de Carrier, de Piganiol de la Force, — L’arr. d’Aurillac a 8 cant. (la Roquebrou, Maurs, Montsalvy, St-Cernin, St-Mamet , Yic-sur-Cère plus Auriîlac, qui en forme 2), 94 comm. et 98,092 hab.

AURON, 2 riv. de France (Cher) : l’une passe à Bannegon, D un-su r-Auron, Bourges, où elle tomba dans l’Evre, affluent de droite du Cher; l’autre joint la rive gauche du Cher, après avoir passé à Cullan, Lignières, Mareuil et Charost.

AURORE, divinité païenne, chargée d’ouvrir au char du Soleil les portes du ciel, était fille de Titan et de la Terre. Elle devint éprise d’un jeune mortel, le beau Tithon, l’enleva au ciel et l'épousa. (Voy. titon.) Elle aima aussi Céphale et Orion. On la représente couverte d’un voile et assise dans ud char de vermeil que traînent quatre chevaux blancs. Les poètes lui donnent des doigts de rose, et disent que ses larmes forment la rosée.

AUROS, ch.-l. de cant. (Gironde), à 8 kil. N. E. de Bazas; 500 hab.

AURUNCI, ancien peuple d’Italie, plus connu sous le nom d 'Ausones.

AUSA, auj. Vie d'Osona, capit. des Ausetani (Hispanie).

AUSCI ou AUSCII, peuple de la Gaule (Novempopulanie), habitait au S. des Elusaies , dans ce qui fut depuis le comté d’Ârmagnac , et avait pour ch.-l. Ausci ou Elimberris , auj. Auch.

AUSETANI, peuple de la Tarragonaise, au N. , à l’E. des Ilergètes, avait pour capitale Ausa (auj. Vie d' Osona ).

AUSONE .DecimusMagnus Ausonius , poète latin, né vers l’an 309 à Rurdigala (Bordeaux), mort vers 394 , était fils d’un sénateur. Il professa la rhétorique dans sa ville natale ; fut chargé de l’éducation du jeune Gratien , depuis empereur, et fut élevé aux plus hautes dignités. Après avoir été questeur, gouverneur de l’Italie, de l’Afrique et dea Gaules, consul (379), et enfin proconsul d'Asie, il se retira dans une terre près de sa patrie. C’est là qu’il composa la plupart de ses ouvrages. On a de lui des épigrammes, des idylles et des églogues. Les morceaux les plus estimés sont les Parentales , Y Éloge de la Moselle et le Crucifiement de l'Amour. On trouve dans ses poésies assez d’élégance et d'esprit, mais de l’affectation , de la monotonie , quelques obscénités, et surtout bien des puérilités. Les œuvrea d’Ausone ont été publiées à Bordeaux, 1580, in-4, avec les notes de \ inet ; à Paris, cum nolis varxorum, 1730, par l’abbé Souchay ; et dans les Postes latir.i

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minores de Wernsdorff. Elles ont été traduites en français par J aubert, 1769, etCorpet, 1843.

AUSONES ou AURUNCI , peuple d’Italie, de la famille opique ou osque ( à laquelle appartenaient aussi lesÉqueset les Yolsques), habitait le long de la jner Tyrrhénienne, entre la côte et l’Apennin, depuis les Yolsques jusqu’à Noie. Ce pays se nommait Ausonie, et formait une partie de Y Opica ; souvent même Opica et Ausonie sont synonymes. La principale place des Ausoncs était Suessa Pometia.

AUSONIE, pays des Ausones. Chez les poêles, Ausonie et Italie sont synonymes.

AUSTERLITZ, en morave Slawkow , ville des États autrichiens (Moravie), à 17 kil. S. E. de Brünn; 2,000 hab. Château et jardins superbes. Cette ville est devenue célèbre par l'éclatante victoire qu’y remporta, le 2 décembre 1805, l’empereur Napoléon sur les armées réunies de l’Autriche et de ia Russie , commandées par les empereurs François et Alexandre en personne; c’est pour celte raison que cette bataille a reçu le nom de bataille des Trois-Empereurs. Le résultat de cette victoire fut la paix de Presbourg, signée le 26 décembre suivant.

AUSTIN, ville du Texas. V. sàn-felipe et texàs.

AUSTRALASIE. Voy. Australie.

AUSTRALIE ou OCÉANIE CENTRALE, une des trois grandes divisions de l’Océanie, dans l’Océan Austral, entre laMalaisie à l’O. et la Polynésie à l’E., s'étend de 1° lat. N. à 55° lat. S., de 76° E. à 179° O. pour la long. La Nouvelle -Hollande , que quelques géographes nomment Australie propre ou continent Austral , en forme la plus grande portion. Le reste lie range en dix groupes : 1° Papouasie ; 2° archipel de la Louisiade ; 3° archipel de la Nouvelle- Grenade ; 4° archipel de Salomon ; 5° archipel de la Pérouse ; 6° archipel de Quiros ; 7° groupe de la Nouvelle-Calédonie ; 8° groupe de Norfolk ; 9° groupe de la Nouvelle-Zélande ; 10° groupe de la Diéménie eu Tasmanie. Voy. ces divers noms.

AUSTRASIE (roy. d’), Osterrych ou roy. de l’Est, royaume franc qui subsista du vie au vnr siècle; on l’oppose à laNeustrie, qui formait la partie occid. et septentr. des états francs. Il se composa d’abord de l’ancien royaume de Metz ou France rhénane occidentale ( Lorraine ), de l’ancien royaume de Thuringe ou France rhénane orientale (Franconie), du duché d’Alémannie (Bade, Alsace, Wurtemberg), du duché de Bavière et de la Frise. Accru dans la suite par de nouvelles conquêtes, il embrassa pendant quelque temps , outre l’Austrasie proprement dite, la plus grande partie de l’Aquitaine (Auvergne, Marche, Bourbonnais, Limousin, Bordelais, Béarn), une partie de la Provence, etc. — Le royaume d’Austrasie naquit du partage des possessions de Clovis entre ses quatre fils (511), et échut à Thierry; Metz devint la capitale et la résidence de ce prince (5l 1-534 ) , ainsi que de sept rois, ses successeurs; ThéodebertI (534-548) Théodebald (548-555), Sigebert I (561-575), Childebert 11 (575-596), Théodebert II (596-612) Thierry (612 638) , Sigebert II (638-656), et Childéric (656-673). Pendant cet espace de temps l’Austrasie fut deux fois réunie à la couronne; sous Clotaire 1, de 555 à 561; et sous Clotaire II et Dagobert, de 612 à 638. Aprèslam. de Dagobert 11(679), l’Àustrasie, un instant réunie à là couronne de Thierry III par le maire du palais Ébroin, se révolta et prit pour gouverneur Pépin d’Héristal. Charles Martel lui succéda (7l4) : il défendit l’Austrasie contre Rainfroi, maire de Dagobert 111, roi de Neustrie, et devint même en 721, sous Thierry IV qui n était roi que de nom, maître de tout l’empire des * rancs. A la mort de Charles Martel, l’Austrasie fut le partage de Carloman, frère de Pepin-le-Bref. Mais co prince, s étant. fait moine, céda son royaume à son Irere, élu roi des Francs en 752. A dater de

ce moment le nom d’Austrasie disparaît de l’histoire.

AUTARIATES, peuple de la Dalmatie , vers le N., avait pour place principale Salone; il futdétruit par les Scordisques.

AUTER1YE, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), eut l’Ariége, à 26 kil. de Toulouse ; 2,800 hab.

AUTEROCHE (chàppe d’). Voy. chàppe.

AUTEUIL, petit village du dép. de la Seine, à 2 kil. O. de Paris, 3,236 hab., est remarquable par un grand nombre de villas ; Molière , Boileau , La Fontaine, Helvétius, Condorcet, etc., y ont eu leurs maisons de campagne. Tombeau de d’Aguesseau.

AUTHAR1S, roi des Lombards, 584-591 , soumit l’Istrie, fit des courses jusqu’aux portes de Rome et de Ravenne , défit Childebert 11 , roi d’Austrasie, qui était venu en Italie au secours de l’empereur Maurice, et s’empara de plusieurs provinces au-delà du Pô. On lui reproche quelques actions de cruauté. C’était un arien zélé.

AUTH1E, riv. de France , sépare les dép. de la Somme et du Pas-de-Calais, baigne Doulens,Auxy, Broyé, Boiste, Dourier, Nam pont, et tombe dans la Manche après un cours de 88 kil.

AUTH10N ou rivière du DOIL , arrose Bourgueil (Indre-et-Loire) , puis coule parallèlement à la Loire, où elle tombe après 97 kil. de cours.

AUTHON, ch.-l. de cant. ( Eure-et-Loir), à 16 kil. S. E. de Nogent-le-Rotrou ; 1,300 hab. Etamines.

AUTHON ou AUTUN (Jehan d’), vieil historien, né vers 1466, mort en 1527, entra dans l’ordre de« Augustins. Louis XI I le nomma son chroniqueur , le pourvut de bons bénéfices et l’emmena avec lui dans tous ses voyages. On a de lui les Annales du roi Louis XII , 1499-1508, dont une partie a été publiée en 1620, in-4, et quelques poésies. Le Bibliophile Jacob a publié sa Chronique entière, Par. 1835, 4v.in-8.

AUT1SS10DURUM, auj. auxerre.

AUTO-DA-FE, c.-à-d. acte de foi. C’est ainsi que les Espagnols appelaient l’exécution solennelle des sentences de l’inquisition contre les hérétiques condamnés au bûcher ou à la torture. La cour assistait à ces affreux spectacles, que le peuple recherchait avec avidité. Ils cessèrent au xvme siècle.

AUTOLOL1 , Gétules des côtes occidentales de l’Afrique , habitaient depuis le cap Soloé ou Atlas major (Bojador) jusqu’au fleuve Nunius (Noun).

ÀUTOLYCUS, aïeul maternel d'Ulysse, était un habile voleur; ce qui fit dire qu’il était fils de Mercure. Sa fille Ànticlée eut, dit-on, commerce avec Sisyphe, quî la rendit mère d’Ulysse.

Autolycus, savent grec, né à Pitane en Ëolie, vers 360 av. J.-C., a laissé deux traités: De sphœra quœ movetur ; De ortu et occasu siderum , publié eu grec par Conrad Dasypodius, Strasbourg, 1572 ; traduit en latin par J. Auria, Rome, 1587, et en français par Forcadel, Paris, 1572.

AUTOMÉDON, habile écuyer, conduisait le char d’Achille. Son nom a depuis servi à désigner les bons écuyers.

AUTREAU (Jacques d’) , peintre et poëte , né à Paris en 1656 , mort dans la misère à l’hôpital des Incurables, en 1745. Il commença à travailler pour le théâtre à 60 ans. Il a donné des comédies qui ont eu assez de succès. Ses œuvres ont été publiées en 1749, 4 vol. in-12. Comme peintre, il n’a joui que d’une réputation médiocre.

AUTRE Y, ch.-l. de cant. (H. -Saône), à 10 kil. N. O. de Gray ; 200 hab. Forges, hauts-fourneaux.

AUTRICHE. Ce nom désigne : 1° l’empire-d’ Autriche, 2° l’Autriche propre ou archiduché d’Autriche.

1° empire d’autricre ou états autrichiens (Œs‘lerreich en allemand), un des grands états de l’Europe actuelle, borné au N. par la Prusse et le roy. de Saxe, à 1 E. par la Russie et la Moldavie, au S. par la Turquie et l’Italie, à l’O. par la Bavière, la Suisse, et les Etats sardes, a 1,350 kil. de l’O. à t’E. et 540

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